Hymnes Orphiques.pdf


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HYMNES ORPHIQUES
I
PARFUM DE PROTHYRAIA
Le Styrax
Entends-moi, ô vénérable Déesse, Daimôn aux mille noms, qui viens en
aide aux douleurs de l’enfantement, qui te plais aux unions nuptiales,
protectrice des femmes, qui aimes les enfants, douce et agréable, qui veilles
aux accouchements, Prothyraia ! toujours présente aux hommes, gardienne
des portes, amie des nourrissons, qui habites les demeures de tous et te
réjouis des festins. Invisible, tu dénoues les ceintures de celles qui
accouchent, tu viens en aide aux douleurs de l’enfantement et tu es joyeuse
de la fécondité. Eileithyia ! qui facilites le travail douloureux, c’est toi
seule, ô repos de l’âme, qu’invoquent celles qui accouchent, quand leurs
souffrances sont intolérables. Artémis Eileithyia, vénérable Prothyraia,
entends-moi, Bienheureuse ! Donne-moi des enfants et conserve-les,
puisque tu es la conservatrice de tous.

II
PARFUM DE NYX
Je célébrerai par mes chants Nyx, génératrice des Dieux et des hommes,
Nyx, source de toutes choses, celle que nous nommons Kypris.
Entends-moi, Déesse bienheureuse, qui as une noire splendeur, brillante
d’astres, qui te réjouis du repos et du profond sommeil, joyeuse, charmante,
qui aimes les longues veilles, mère des songes, oubli des peines, propice,
qui reposes des travaux, inspiratrice des hymnes, amie de tous, traînée par
des chevaux, qui luis dans l’obscurité, à moitié accomplie, terrestre et
ouranienne tour à tour, qui circules et te joues, glissant par les fuites de l’air,
qui chasses la lumière vers Aidès ou retournes vers lui, car la lourde
nécessité dompte toutes choses !
Maintenant, Bienheureuse Nyx, très-riche et désirable pour tous, sois
présente et entends la voix suppliante de ceux qui te prient ! Viens, pleine de
bienveillance, et dissipe les terreurs en luisant dans les ténèbres.