L1 Chimie Biologie Géologie(CM,TP TD)N'GUESSAN Koffi .pdf



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LABORATOIRE DE BOTANIQUE

LICENCE 1 : CHIMIE-BIOLOGIE-GÉOLOGIE

DIVERSITÉ VÉGÉTALE

N’GUESSAN KOFFI
Docteur d’État-Maître de Conférences
Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)
U.F.R. Biosciences, Laboratoire de Botanique
7ème Edition, Février 2015

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PRÉFACE
Cet ouvrage est un support didactique qui retrace le programme des enseignements en Licence I de
Biologie et Ecologie Végétales. Il se révèle un outil précieux et indispensable pour l’étudiant, comme
source de documentation assez complète, ordonnée et adaptée à la préparation des Cours Magistraux (CM),
des travaux Dirigés (TD) et des Travaux Pratiques (TP) ainsi que des examens.
Le document comporte une section réservée aux dessins et aux schémas. Certaines de ces
illustrations sont déjà annotées. L’étudiant devra donner un titre et annoter les autres illustrations
comportant ou non des traits de rappel. Cet exercice lui permettra d’identifier les structures indiquées et
d’en connaître les différentes parties.
Une section se consacre à des exercices d’application calqués sur le modèle des épreuves écrites de
CM et TD et des épreuves pratiques proposées en évaluation de fin d’enseignement. Ces exercices, sans
complexité excessive, nécessitent divers degrés de réflexion.
L’étudiant sera en possession de son document lors du déroulement des différents enseignements.

N’GUESSAN KOFFI
Docteur d’État-Maître de Conférences

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SOMMAIRE
COURS MAGISTRAUX (CM) ...........................................................................................06
I. QUELQUES NOTIONS .....................................................................................................................06
1. Concept de cellule................................................................................................................................06
2. Notion de Botanique............................................................................................................................06
3. Notions de végétal et de plante............................................................................................................06
4. Diverses autres notions.........................................................................................................................06
II. TAXONOMIE ET NOMENCLATURE SYSTÉMATIQUE............................................................08
1. Classification scientifique traditionnelle..............................................................................................08
2. Classification phylogénétique...............................................................................................................09
III. DIVERSITÉ MORPHOLOGIQUE CHEZ QUELQUES ORGANISMES...................................10
1. Algues..................................................................................................................................................10
2. Bryophytes...........................................................................................................................................12
3. Ptéridophytes.......................................................................................................................................12
3. Spermaphytes.......................................................................................................................................15
IV. DIVERSITÉ DES ORGANES.........................................................................................................16
1. Diversité racinaire.................................................................................................................................16
2. Diversité caulinaire...............................................................................................................................18
3. Diversité foliaire...................................................................................................................................24
4. Diversité florale....................................................................................................................................31
5. Diversité de fruits.................................................................................................................................32

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TRAVAUX PRATIQUES (TP) ET TRAVAUX DIRIGÉS (TD)...................40
SÉANCE 1 : DIVERSITÉ CELLULAIRE............................................................................................40
I. INITIATION À LA MANIPULATION DU MICROSCOPE OPTIQUE........................................40
II. OBSERVATION DE QUELQUES CELLULES.............................................................................40

SÉANCE 2 : DIVERSITÉ RACINAIRE ET CAULINAIRE..............................................................41
I. DIFFÉRENTS TYPES DE RACINES...............................................................................................41
II. DIFFÉRENTS TYPES DE TIGES....................................................................................................42

SÉANCE 3 : DIVERSITÉ FOLIAIRE..................................................................................................43
I. ORGANISATION DE LA FEUILLE................................................................................................43
II. DIFFÉRENTS TYPES DE FEUILLES............................................................................................44
III. PHYLLOTAXIE...............................................................................................................................44

SÉANCE 4: DIVERSITÉ DE FLEURS ET DE FRUITS.....................................................................45
I. DIVERSITÉ FLORALE.....................................................................................................................45
II. DIVERSITÉ DE FRUITS..................................................................................................................45

EXERCICES D’APPLICATION.......................................................................................46
CORRECTION DES EXERCICES D'APPLICATION.....................................64
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES......................................................................72

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MATÉRIEL D’ÉTUDE
I. MATERIEL DE LABORATOIRE
1. Matériel technique
Lames porte-objets et lamelles de recouvrement
Lame de rasoir neuve et entière
Pinces à dissection
Boîte de pétri
Verre de montre
2. Matériel optique et accessoires
Vidéoprojecteur
Microscope optique
Loupe binoculaire
Loupe à main
Lames porte-objets
Lamelle de recouvrement
3. Produits chimiques
Bleu de crésyl brillant
Bleu de méthylène
Rouge neutre
Eau iodée
II. MATÉRIEL DE L’ETUDIANT
-1 Blouse blanche
-1 Eponge pour nettoyer le poste occupé
-1 Règle, 1 gomme, 1 crayon, 1 taille-crayon

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COURS MAGISTRAUX (CM)
I. QUELQUES NOTIONS
1. Concept de cellule
1.1. Origine du concept
Le mot cellule dérive du latin cellula qui signifie petite chambre, appelée ainsi par le physicien anglais
ROBERT HOOK (1665) qui découvrit, en examinant les coupes de liège, que ce tissu comportait de
nombreuses petites alvéoles juxtaposées auxquelles il donna le nom de cellule. On admet aujourd’hui que
la cellule est l’unité de la vie, unité structurale, fondamentale et fonctionnelle de tout être vivant. C’est
donc la plus petite quantité de matière vivante, capable d’exister en tant qu’élément autonome chez les
végétaux comme chez les animaux. Du point de vue fonctionnel, la cellule est donc spécifique.
1.2. Formes et dimensions des cellules
Exercice 2 : observez les figures 1 à 5 : annotez-les et indiquez les différentes formes cellulaires. Qu’en
déduisez-vous ?
1.3. Organisation de la cellule végétale
Malgré la diversité de formes et de dimensions des cellules, le plan d’organisation est le même. En effet,
toutes les cellules végétales sont constituées de 3 éléments fondamentaux : la paroi pecto-cellulosique qui
forme une sorte de squelette tout autour de la cellule, le cytoplasme, substance fondamentale où baignent
les organites cellulaires et le noyau. Organite cellulaire de 10 à 50 µm, le noyau est généralement
sphérique ou ovoïde et occupe une position variable dans la cellule. Siège des acides nucléiques (ADN,
ARN), il dirige toutes les activités de la cellule, notamment la synthèse des substances (protéines,
hormones), la régénération des cellules usées, la croissance et les divisions cellulaires.
2. Notion de Botanique
La Botanique est la partie de l’histoire naturelle qui a pour objet l’étude des végétaux (Biologie Végétale)
et celle des champignons (Mycologie). La Botanique s’intéresse donc à la façon ces organismes sont
constitués, à la façon dont ils vivent, se reproduisent, s’organisent et à la façon dont on peut les utiliser.
3. Notions de végétal et de plante
Organisme pluricellulaire, autotrophe, avec la possibilité de multiplication (croissance) végétative. Cette
notion s’applique à deux types de taxons distincts : Algues (Algae), en général aquatiques et les plantes
(Plantae), en général terrestres.
4. Diverses autres notions
Le terme Eucaryote dérive de deux mots grecs : Eu = Préfixe indiquant l’idée de bien être, d’achèvement
et Karyon : suffixe qui signifie noyau. Les Eucaryotes sont donc des végétaux qui comportent un noyau
véritable avec divers organites cellulaires ainsi que du matériel génétique (ADN et ARN). Ce groupe
compte les Cryptogames et les Spermaphytes. Le terme Cryptogame dérive de deux mots : le mot
Cryptos (Grec) ou Crypticus (latin) qui veulent dire caché et Gamos (grec) qui signifie union, mariage,
soudure. Les Cryptogames sont donc des végétaux dont les organes reproducteurs sont cachés (non
évidents, non manifestes), passant donc inaperçus. Dans ce groupe, il y a les Thallophytes, les Bryophytes
et les Ptéridophytes. Chez les Thallophytes, le corps de l’individu est constitué d’une seule partie
représentée par une masse cellulaire dénommée thalle. Les Thallophytes comprennent les Champignons
(végétaux non chlorophylliens), les Algues (végétaux chlorophylliens) et les Lichens (végétaux
chlorophylliens) formés par l’association symbiotique entre Champignons et Algues. Le terme
Spermaphyte dérive de deux mots grecques : Sperma = Semence (fruit, graine) et Phuton = Plante. Les
Spermaphytes sont des plantes à fleurs dont l'ovule se transforme en graine après fécondation. Les plantes
supérieures sont dénommées Phanérogames ou Spermaphytes. Le terme Phanérogame dérive des mots
grecs Phaneros = Apparent, manifeste et Gamos = Union, mariage. Les Phanérogames sont donc des
plantes à fleurs, des plantes dont les organes reproducteurs sont manifestes (non cachés).

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1
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3

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Fig. 2 :

Fig. 1 :

1

2
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1000Å

Fig. 4 :

Fig. 5 :

Fig. 3 :

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Même si étymologiquement, les termes Phanérogame et Spermaphyte sont différents, ils désignent et
s'appliquent à un même groupe de végétaux, les végétaux supérieurs ou plantes à fleurs. Lors de la
fécondation, si l'ovule est nu, la graine qui en dérive est aussi nue autrement dit se trouve au contact direct
de l'air et c'est le cas des Gymnospermes; le terme Gymnosperme provient de 2 mots grecques à savoir
Gymnos = Nu et Sperma = Semence (graine à l'occurrence). Les Gymnospermes produisent donc des
graines sans fruits. Si l'ovule est situé à l'intérieur d'un organe particulier, clos (l'ovaire), la graine se
formera à l'intérieur d'un fruit : c'est le cas des Angiospermes; ce terme Angiosperme provient des mots
grecques Aggeion = Récipients et Sperma = Semence. Chez les Angiospermes, d'après les caractères des
premières feuilles de l'embryon ou cotylédons et du nombre d’apertures des grains de pollens, on distingue
3 clades : les Monocotylédones (1 cotylédon, 1 aperture), les Paléodicotylédones (2 cotylédons, 1
aperture) et les Eudicotylédones (2 cotylédons, 3 apertures). Les Monocotylédones se reconnaissent par
des feuilles curvinerves, parallélinerves, palmatinerves. Les racines sont de type fasciculé ; les tiges sont
des rhizomes, parfois des bulbes ; lorsqu’elles sont ligneuses, elles ne comportent pas de bois véritable.
Les Spermaphytes et les Ptéridophytes constituent les Rhizophytes (Rhiza = Racine en grec et Phuton =
plante). Les Rhizophytes sont encore désignées par les expressions de plantes vasculaires, de Xylophytes
(xylon = bois en grec) ou de Trachéophytes (Trachéo = Vaisseaux conducteurs). Les Rhizophytes et les
Bryophytes constituent les Cormophytes (Cormus = Tige ou Tronc en grec).
II. TAXONOMIE ET NOMENCLATURE SYSTÉMATIQUE
1. Classification scientifique traditionnelle
La systématique ou reine des sciences botaniques est une subdivision de la Botanique qui s’occupe de
décrire les plantes, de leur donner un nom, de les cataloguer et de les classer dans un système basé
généralement sur la morphologie en soulignant les différences ainsi que les affinités. La taxonomie ou
taxinomie s’occupe de décrire les végétaux en les comparant entre eux et en les classant, dans des systèmes
homogènes suivant des critères précis. Carl Von Linné (1707-1778), Botaniste suédois, appelé le père de la
taxonomie, proposa une classification fixiste où le vivant étai classé selon un ordre divin autour de sept
niveaux hiérarchiques à savoir : Règne, Embranchement, Classe, Ordre, Famille, Genre et Espèce. Il a
ainsi inventé une classification des végétaux basée sur les caractères morphologiques observables
(phénotypes) et utilisé ce que l’on appelle encore aujourd’hui, la nomenclature binominale ou binaire.
Selon lui, le nom de l’espèce est une combinaison binaire formée de deux mots latins. Le premier mot est
le genre, un substantif qui prend une majuscule. Le deuxième mot est l’épithète spécifique, un adjectif qui
s’accorde avec le genre et commence par une minuscule. Dans ces conditions, on parle de binôme linnéen.
On peut ajouter au nom scientifique de l’espèce le nom de l’auteur (la personne qui a découvert et décrit
l’espèce pour la première fois) ainsi que la famille qui est mise entre parenthèses. Le genre et l’épithète
spécifique sont soulignés d’un trait discontinu.

Manihot esculenta Crantz (Euphorbiaceae) : Manioc

Genre

Epithète
Spécifique

Nom de l’espèce

Nom de l’auteur Famille Nom vulgaire en français

Remarque :
Le nom de l’espèce, à défaut d’être souligné, peut être mis en italique. On peut donc écrire Manihot
esculenta (Euphorbiaceae) de la façon suivante : Manihot esculenta (Euphorbiaceae).
Si exceptionnellement l’épithète spécifique est faite de deux vocables, il convient de les réunir par
un trait d’union et de les souligner d’un seul trait. Exemple :

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Hibiscus rosa-sinensis L. (Malvaceae) : Hibiscus

Genre

Epithète
Spécifique

Nom de l’espèce

Auteur Famille Nom vulgaire en français

La classification scientifique traditionnelle en deux règnes (végétal / animal) a évolué pour aboutir à la
vision à 3 règnes de Aristote (1945) et actuellement à la vision à 5 règnes de Whittaker (1969) :
MONERA ou PROCARYOTES (bactéries et Cyanophyceae, anciennement Algues bleues)
PROTISTA ou EUCARYOTES UNICELLULAIRES
ANIMALIA (eucaryotes multicellulaires)
FUNGI ou CHAMPIGNONS (eucaryotes multicellulaires fixés, non prédateurs mais hétérotrophes)
PLANTAE (eucaryotes multicellulaires).
2. Classification phylogénétique
La classification créationniste de Linné a été contestée par Charles Darwin qui recommande, en 1859, une
classification purement généalogique. Ainsi, depuis la théorie de Charles Darwin (1809-1882), on a
supposé que les êtres vivants « évoluaient » et que la classification du vivant doit refléter
« l’évolution des espèces et non l’ordre divin », ce qui a conduit à ce que l’on appelle aujourd’hui la
classification phylogénétique qui a pour but de classer les vivants à partir de leurs liens de parenté. Le
principe de base de cette classification mis en place sur la base de la théorie darwinienne par Willi Hennig
(1913-1976) est de placer les êtres vivants à l’intérieur de groupes monophylétiques appelés clades et qui
comprennent tous les descendants d’un être commun et de cet ancêtre. Un clade, du grec « clados »,
signifie branche. Le clade est l’unité de base de la classification phylogénétique ou cladistique qui
remplace peu à peu la classification linnéenne (ou traditionnelle) qui assigne des rangs taxonomiques à la
classification des êtres vivants (classes, ordres, familles, etc.), sur des bases principalement de similarités
morphologiques. La classification phylogénétique du vivant ne reconnaît actuellement que les clades
ou taxons monophylétiques. Actuellement, hormis l’étude des caractères morphologiques, la réalisation
d’arbre phylogénétique repose sur l’étude des molécules d’acides nucléiques (ADN et ARN), donc sur le
génotype des individus. APG I (1998) est une classification botanique des Angiospermes établie selon les
travaux de l'Angiosperms Phylogeny Group. Elle est la première classification publiée par ce groupe. La
deuxième classification phylogénétique est APG II (2003), la troisième est APG III (2009).
Les principaux rangs de taxons, par ordre croissant, sont les suivants :
-l’espèce (species)
-le genre (genus)
-la famille (familia)
-l’ordre (ordo)
-le clade (clados)
-le sous-phylum (subphylum ou subdivisio ou sous-embranchement)
-le phylum (divisio ou embranchement)
-le règne (regnum)
-le domaine ou empire
Ci-après, nous indiquons un exemple de classification phylogénétique

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RANG
Domaine
Règne
Phylum ou Division
Sous-phylum
Clade
Clade
Clade
Clade
Ordre
Famille
Genre
Espèce

GROUPES
: Eukaryota (Eucaryotes)
: Plantae (Plantes)
: Embryophyta (Embryophytes ou P. terrestres)
: Tracheophytinae (Trachéophytes ou P. vasculaires)
: Angiospermopsida (Angiospermes)
: Eudicotylédones (Dicotylédones vraies)
: Rosidées
: Malvidées
: Malvales
: Malvaceae
: Theobroma
: Theobroma cacao

III. DIVERSITÉ MORPHOLOGIQUE DE QUELQUES ORGANISMES VÉGÉTAUX
1. Algues
Encore appelées Phycophytes, les Algues sont des Thallophytes chlorophylliens dont l'appareil végétatif,
le thalle, ne comporte ni racines, ni tiges, ni feuilles, ni vaisseaux conducteurs. Leurs dimensions sont
extrêmement variables. On note les Chlorophycophytes (Algues vertes), les Rhodophycophytes (Algues
rouges) et les Chrysophycophytes (Algues brunes).
1.1. Formes coloniales et cœnobiales
La colonie est formée de cellules toutes semblables, disposées en vrac. Lorsque les cellules sont bien
ordonnées, la colonie prend le nom cœnobe.
-Gonium sp. (Volvocaceae) : métaphyte à statut particulier est une colonie monadoïde (fig. 39) de cellules
disposées en surface plane ; l’intérieur des cellules est creux. Les cellules, de grandes tailles, plus ou moins
déformées par le contact, sont entourées par une gaine. Chaque cellule comporte deux flagelles qui battent
à l’intérieur, pour permettre le déplacement du coenobe.
-Scenedesmus sp. (Scenedesmaceae) : métaphyte à statut particulier est un cœnobe monadoïde (fig. 40) ; il
se compose d’une rangée de cellules elliptiques ou en forme de fuseau. Le cœnobe comporte 4 à 8 cellules
voire 16 ou 32. Les cellules terminales, c’est aussi le cas de certaines cellules intermédiaires, portent des
aiguillons qui assurent la mobilité du cœnobe.

1.2. Formes filamenteuses
-Oedogonium sp. (Oedogoniaceae) : Les cellules uninucléées sont cylindriques (fig. 41). Les plastes
réticulés renferment de nombreux pyrénoïdes. A la limite de deux cellules, on observe des formations en
forme de disques emboîtés ; ce sont les calottes de reproduction où se forment des zoospores, cellules
intervenant dans la reproduction sexuée.
-Spirogyra sp. (Zygnemataceae) : Les filaments non ramifiés comportent des cellules cylindriques (fig.
44). Le chloroplaste, en forme de ruban plat, spiralé, est appliqué contre les parois internes de la cellule. Le
chloroplaste est sinueux sur les bords. Il renferme de nombreux pyrénoïdes disposés sur un rang, le long de
la région médiane. Le noyau est central. La vacuole est fragmentée. On observe des travées cytoplasmiques
ainsi qu’un cytoplasme périvasculaire.
1.3. Algues pluricellulaires ni coloniales ni filamenteuses
1.3.1. Fucus vesiculosus
Algue brune à thalle non découpé, ses ramifications sont dichotomiques. Le végétal comporte des
renflements (vésicules aérifères) servant à l’allègement et permettant de flotter sur l’eau de mer.
1.3.2. Fucus serratus
Algue brune à thalle découpé en lanières, ses ramifications sont dichotomiques.

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Fig. 39 : Gonium sp. (Volvocaceae)

Fig. 40 : Scenedesmus sp.
(Scenedesmaceae)

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Fig. 41 : Oedogonium sp.
(Oedogoniaceae)

Fig. 42 :
Mougeotia sp.

Fig. 43 :
Desmidium sp.

Fig. 44 : Spirogyra sp.
(Zygnemataceae)

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2. Bryophytes
L’expression Bryophyte dérive des termes grecs Bryon = Mousse et Phuton = Plante. Les Bryophytes sont
des végétaux chlorophylliens de dimensions modestes, ne comportant ni racines véritables, ni fleurs, ni
vaisseaux conducteurs différenciés ; leur appareil végétatif est fixé au substratum par des rhizoïdes (fausses
racines). Leur corps constitué de 2 parties comporte tige et feuilles rudimentaires. On considère les
Bryophytes comme des Cryptogames non vasculaires, des Cormophytes primitifs et des
Archégoniates. Les Bryophytes sont surtout connues sous le nom de Mousses ; les Bryophytes se
subdivisent en 3 classes : Mousses ou Muscinées, Hépatiques et Anthocérotées. La classe des Mousses
étant la plus communément rencontrée, donc la plus connue. L’étude des Bryophytes est la bryologie.
Chez la mousse (fig. 45 à 48), la plante feuille est représentée par le gamétophyte (N) prépondérant,
porteur des organes reproducteurs (mâle = anthéridies et femelle = archégone). L’archégone, en forme de
bouteille, présente une partie ventrale renflée, renfermant l’oosphère et un col traversé par un canal. Après
la fécondation de l’oosphère par un anthérozoïde, l’archégone dont le col s’est flétri, réalise autour de
l’embryon fusiforme, une sorte d’enveloppe, la calyptra. La croissance de l’embryon entraîne la rupture
de la calyptra ; le résidu basal, fixé au gamétophyte, forme la vaginule alors que le résidu apical forme la
coiffe que l’on retrouve au niveau du sporophyte. Le sporophyte, éphémère, issu du développement du
zygote (2N), comporte 3 parties : le pédicelle ou base du pied, le pied ou soie et la capsule ou urne. On
distingue 3 clades : Bryophytes S.S ou Mousses, Anthocérophytes et Marchantiophytes ou Hépatiques.

3. Ptéridophytes
L’expression Ptéridophyte dérive de deux mots grecs : Pteris = Aile et Phuton = Plante. Ainsi donc
Ptéridophyte = Plante aileuse. Ces plantes ont été appelées ainsi parce que les feuilles de certaines fougères
ressemblent à des ailes étalées d’oiseau et c’est LINNÉ qui a donné à l’ensemble des fougères le nom de
Ptéridophytes. Les Ptéridophytes sont des Cormophytes, des Cryptogames, des Archégoniates mais aussi
des Trachéophytes ou Xylophytes, des Rhizophytes. Les Ptéridophytes (fig. 49 à 55) sont des plantes
sans fleurs mais possédant un appareil vasculaire différencié. Leur corps, constitué de 3 parties, comporte
racines, tige et feuilles. Les Ptéridophytes ont des formes et des tailles variées. Le sporophyte (2N), la
plante feuillée, autotrophe, est indépendant du gamétophyte ou prothalle (N) sauf pendant une courte
période embryonnaire. Le gamétophyte (lame verte cordiforme) porte les organes sexuels (anthéridie et
archégone). Du point de vue des dimensions des feuilles, on distingue les microphylles (petites feuilles) et
les macrophylles (grandes feuilles). Les microphylles ne possèdent, en général, qu’une nervure non
ramifiée. Elles caractérisent les Lycopodes, les Prêles ou Equisetums, les Sélaginelles, les Isoètes, que l’on
groupe dans la Série des Lycopsida. Les macrophylles sont de grandes feuilles qui caractérisent la Série
des Pteropsida. Chez les Filicinées ou Fougères vraies, les grandes feuilles prennent le nom de frondes.
Sur la face inférieure des frondes, apparaissent, à certaines périodes de l’année, des amas d’éléments
arrondis, de couleur brunâtre ou orangée. Ce sont des sores qui sont formés par les sporanges.
Nephrolepis biserrata (Davalliaceae), Phymatodes scolopendria (Polypodiaceae), Microgramma
owariensis (Polypodiaceae), Microsorium punctatum (Polypodiaceae) et Platycerium stemaria
(Polypodiaceae), sont quelques exemples de Fougères à grandes feuilles. On distingue 3 clades :
Lycophytes, Sphénophytes et Filicophytes.

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Fig. 46 : C L d’archégone de Polytrichum
formosum (Polytricaceae)

Fig. 45 : Mousse (plante entière)

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Fig. 48 : Anthérozoide Polytrichum
formosum (Polytricaceae)
3

Fig. 47 : Anthéridies de Polytrichum
formosum (Polytricaceae)

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Fig. 49 : Prothalle de fougère

Fig. 50 : Spermatozoide de fougère

Fig. 51 : Sporophyte en
formation sur le prothalle

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Fig. 52 : Microgramma owariensis (Polypodiaceae)
Fig. 53 : Microsorium punctatum
(Polypodiaceae)
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Fig. 54 : Phymatodes scolopendria
(Polypodiaceae)

Fig. 55: Nephrolepis biserrata (Davalliaceae

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4. Spermaphytes
Les Spermaphytes ou plantes supérieures ont un corps comportant 4 parties : racine, tige, feuille et fleur
qui donne naissance au fruit. Racine, tige et feuille forment l’appareil végétatif tant disque les fleurs et les
fruits constituent l’appareil reproducteur. La taille et la consistance des Spermaphytes varient d’un individu
à l’autre. Parmi les types morphologiques, on distingue: arbres, arbustes, lianes et herbes.
Arbre
Grand végétal ligneux d'au moins 7 m de hauteur, sa tige ne porte de branches qu'à partir d'une certaine
hauteur du sol. L'arbre présente 4 parties: racines, base du tronc, tronc, cime. En général souterraines, les
racines chez certains grands arbres, émergent et serpentent hors du sol. On note des formes différentes en
ce qui concerne la base du tronc de l’arbre. On peut avoir une base cylindrique, conique, une base avec
empattements ou bourrelets et une base avec contreforts ou accotements. Le tronc est la partie inférieure
dénudée de la tige ligneuse des arbres, entre la base et les branches maîtresses. La surface externe du tronc,
c'est l'écorce. On distingue les écorces en apparence sans rhytidome et les écorces avec rhytidome. Le
rhytidome est la partie superficielle de l'écorce, partie morte qui, chez certains arbres, se détache. La cime
est la partie haute de la tige; elle comprend les branches, les rameaux, les ramilles ainsi que le feuillage.
Milicia excelsa (Moraceae) : Iroko, Triplochiton scleroxylon (Malvaceae) : Samba, Tieghemella heckelii
(Sapotaceae) : Makoré, sont quelques exemples de grands arbres de Côte-d’Ivoire.
ARBUSTES/ARBRISSEAUX
Les arbustes sont de petits arbres qui comportent une tige ligneuse, ramifiée à la base et dont la hauteur
peut atteindre 7-8 m. Annona muricata (Annonaceae) : Corossol à épines molles, Cassia siamea
(Fabaceae), Citrus aurantifolia (Rutaceae) : Citronnier, Coffea canephora (Rubiaceae) : Caféier,
Crescentia cujete (Bignoniaceae) : Calebassier, Manihot esculenta (Euphorbiaceae) : Manioc,
Abelmoschus esculentus (Malvaceae) : Gombo, Caesalpinia pulcherrima (Fabaceae) : Orgueil de Chine,
Jatropha curcas (Euphorbiaceae) : Purghère, en sont quelques exemples. Un arbrisseau est un sousarbuste, une plante ligneuse, ramifiée dès la base et atteignant 2 m de hauteur. Le qualitatif frutescent
(frutex : latin) se rapporte aux arbrisseaux. Un suffrutex est un sous-arbrisseau ligneux à la base et qui
mesure moins d’un mètre : Cassia occidentalis (Fabaceae) : Faux Quinqueliba, Hibicus sabdariffa
(Malvaceae) : Bissap, Ocimum gratissimum (Lamiaceae), Solanum distichum (Solanaceae) : Gnagna.
LIANES
Ce sont des végétaux dont la tige trop longue ou trop flexible pour se soutenir d'elle même, croit le long
d'un support ou traîne sur le sol. Les lianes grimpantes possèdent divers organes de préhension: vrilles,
crochets, épines, crampons adhésifs. Suivant la consistance de la tige, on distingue les lianes ligneuses et
les lianes herbacées. Les lianes sont dites volubiles lorsqu'elles s'enroulent autour de leur support. Voici
quelques exemples. Abrus precatorius (Fabaceae) : Liane réglisse, liane semi-ligneuse volubile,
Bougainvillea glabra (Nyctaginaceae) : Bougainvillée, liane ligneuse épineuse, Caesalpinia bonduc
(Fabaceae) : Awalé, liane ligneuse, épineuse et grimpante, Cucumeropsis edulis (Cucurbitaceae) : Pistache,
liane herbacée grimpante munie de vrilles, Dioclea reflexa (Fabaceae) : Toupie, liane ligneuse grimpante,
Disocorea alata (Dioscoreaceae) : Igname bètè bètè, liane herbacée grimpante et volubile, Eremospatha
macrocarpa (Arecaceae) : Rotin, liane ligneuse grimpante munie de crochets, d’épines et de flagelles,
Ipomoea batatas (Convolvulaceae) : Patate douce, liane herbacée rampante, Passiflora edulis
(Passifloraceae) : Fruit de la passion, liane semi ligneuse grimpante munie de vrilles, Schrankia leptocarpa
(Fabaceae) : liane ligneuse rampante épineuse.
HERBES
Plantes non ligneuses leurs parties aériennes meurent, en général, chaque année. Leur hauteur est comprise
entre quelques cm et 5 m. Certaines plantes herbacées sont annuelles ou bisannuelles. Après germination
de la graine, la plante fleurit, fructifie en quelques mois voire 1 an ou 2 et meurt. C’est le cas de Arachis
hypogaea (Fabaceae) : Arachide, Brassica oleracea (Brassicaceae) : Chou, Cymbopogon citratus
(Poaceae) : Citronnelle, Kalanchoe crenata (Crassulaceae), Musa paradisiaca (Musaceae) : Banane
plantain, Musa sapientum (Musaceae) : Banane poyo, Nicotiana tabacum (solanaceae) : Tabac, Oryza
sativa (Poaceae) : Riz, Petroselinum crispum (Apiaceae) : Persil. D'autres plantes herbacées possèdent une
souche (rhizome, bulbe, tubercule) qui dure plusieurs années en terre. Ce sont des plantes vivaces ou
pérennes. On peut citer : Allium cepa (Liliaceae) : Oignon, Colocasia esculenta (Araceae) : Taro. Il existe
de grandes herbes qui ont des tiges pérennes : Bambusa vulgaris (Poaceae) : Bambou de Chine,
Chromolaena odorata (Asteraceae) : Indépendance, Saccharum officinarum (Poaceae) : Canne à sucre.

16
IV. DIVERSITÉ DES ORGANES
1. Diversité racinaire
1.1. Différentes parties d’une racine
Elles sont perceptibles lorsqu’on examine une jeune racine, dans une plante en cours de germination ou
l’extrémité d’une racine plus âgée. On remarque 4 parties (fig. 56): la coiffe (étui ou manchon protecteur
de l’extrémité de la racine), la zone subterminale, la zone pilifère et la zone subéreuse. La zone
subterminale ou zone lisse ou encore zone d’élongation correspond à la zone méristématique qui assure
la croissance en longueur de la racine. Située à quelques cm de la coiffe, la zone pilifère est le revêtement
qui assure la nutrition de la plante par l’absorption d’eau et de sels minéraux. La longueur et la position du
manchon pileux restent sensiblement constantes ; en effet, au fur et à mesure que la racine s’allonge, les
poils supérieurs se flétrissent et tombent en même temps que de nouveaux poils apparaissent vers le bas.
Du fait de ce renouvellement, le revêtement pilifère occupe toujours la même position et la même étendue.
Après avoir fonctionné activement, les poils absorbants vieillissent, meurent et disparaissent. A cet endroit,
la racine montre une surface rugueuse, d’aspect brunâtre, qui imprègne ses membranes de subérine ; cette
zone formera la zone subéreuse d’où naîtront les ramifications racinaires.
1.2. Différentes catégories ou systèmes de racines
Il existe trois grandes catégories de racines qui constituent en fait des systèmes de racines ou des modes
d’enracinement : ce sont les systèmes pivotant, fasciculé et adventif.
1.2.1-Racine pivotante
Issue de la radicule, c’est une racine très développée qui s’enfonce profondément dans le sol. On lui donne
aussi le nom de racine principale (fig. 57, 58). Elle produit des radicelles (ramifications de divers ordres)
qui sont moins importantes. Dans le système pivotant ou mode d’enracinement pivotant, le pivot porte les
ramifications secondaires.
1.2.2-Racines fasciculées
Racines de même importance, elles sont disposées en faisceau en divergeant de la base de la tige (fig. 59).
Elles sont superficielles.
1.2.3. Racines adventives
Elles prennent naissance sur un organe autre qu’une racine (tiges ou leurs ramifications, feuilles).
1.3. Types de racines
La variation morphologique des racines, chez les Spermaphytes angiospermiens, est liée au milieu de vie
de la plante mais aussi aux fonctions spéciales de celles-ci. Ainsi, au sein de chaque catégorie de racines,
on définit les types de racines
1.3.3 Racines pneumatophores
Elles caractérisent les espèces vivant dans les vallées forestières marécageuses, les mangroves littorales ;
ayant à subir les conditions asphyxiantes du sol, ces espèces produisent de longues racines spongieuses,
très faiblement enterrées sur lesquelles apparaissent des pneumatophores du grec pneuma = air et phoros =
qui porte. Ces pneumatophores (fig. 60) sont des racines secondaires fortement lignifiées, parfois molles
ou spongieuses qui peuvent atteindre 1,5 m de hauteur. C’est par exemple le cas de Avicennia africana
(Avicenniaceae) : Palétuvier blanc. A l'inverse des autres racines, ces racines secondaires ont un
géotropisme négatif en émergeant de la vase. Des pores leur permettent d'absorber l'oxygène qui est
transmis aux zones les plus profondes du système racinaire, par l'intermédiaire d'un tissu aérifère:
l'aérenchyme.
13.2. Racines échasses
Comparées à des jambes de force, des arc-boutants, ces racines (fig. 61) partent de la base du tronc,
pendent dans l’air avant de toucher le sol.

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1
1
2
3
2

4

3

4

Fig. 56 : Différentes parties d’une racine
Fig. 57 : Système racinaire pivotant

Fig. 58 : Système racinaire pivotant

Fig. 59 : Système racinaire fasciculé

18
1.3.1. Racines contreforts
Elles caractérisent les espèces arborescentes, ripicoles. Ces racines consolident l’individu, assurant ainsi sa
stabilité (fig. 62).
1.3.4. Racines piliers ou rhizophores
Ce sont des racines aériennes, adventives, présentes chez les espèces de milieu saumâtre comme c’est le
cas chez Rhizophora racemosa (Rhizophoraceae).
1.3.5. Racines lianes ou racines étrangleuses
Elles se rencontrent chez les figuiers (g. Ficus). Ces racines soutiennent les Ficus (fig. 63) qui sont en fait
de faux arbres car sans tronc véritable ; ce tronc est un ensemble de racines étrangleuses anastomosées.
1.36. Racines tubéreuses
Ce sont des réservoirs de substances nutritives, des racines tubérisées (fig. 64).
1.3.7. Racines épiphytoïdes : Il s’agit de racines propres aux épiphytes.
2. Diversité caulinaire
2.1. Différentes catégories de tiges
La tige ou caule est un axe généralement aérien qui porte diverses expansions (branches, rameaux, feuilles,
bourgeons, fleurs et fruits (fig. 65).
2.1.1. Tiges aériennes
Née du développement de la gemmule embryonnaire, la tige aérienne est un axe à croissance basifuge, un
axe orthotrope à géotropisme négatif. Les tiges rampantes et les stolons sont les tiges qui traînent sur le
sol. Les tiges grimpantes s’élèvent grâce à des supports. La tige aérienne prolonge la racine principale à
laquelle elle se raccorde par le collet très visible chez la jeune plante en développement. La tige porte
diverses expansions : feuilles, bourgeons, ramifications de divers ordres et organes reproducteurs. Les
feuilles s‘insèrent sur la tige en des points nommés nœuds séparés par des entre-nœuds. Un bourgeon est
un ensemble de feuilles rapprochées, recourbées, se recouvrant les unes les autres et abritant un méristème.
Le bourgeon terminal ou apical abrite un méristème apical dont le fonctionnement aboutit à la mise en
place des différents organes de la tige. Les bourgeons axillaires émettent soit des rameaux végétatifs soit
des rameaux reproducteurs. Les bourgeons adventifs se forment ailleurs qu’à l’aisselle des feuilles, à un
endroit quelconque de la tige, à la suite d’une mutilation ou d’un abattage. Les organes reproducteurs
(fleurs, fruits et graines) se forment à certains moments de l’année. Certaines tiges portent des épines,
d’autres des aiguillons. Les tiges aériennes peuvent être dressées, rampantes, grimpantes. Les tiges
dressées sont ramifiées (fig. 66) ou pas. Les tiges ligneuses ramifiées se rencontrent chez certaines
Gymnospermes et chez les Dicotylédones. Chez les arbres, le tronc est la partie inférieure et dénudée de la
tige. Les ramifications maîtresses sont les branches. Les rameaux sont les dernières ramifications portant
les feuilles. Les tiges grimpantes sont des lianes qui s’élèvent grâce à des appendices (vrilles, crochets,
épines, crampons etc.) ou s’enroulent autour de leur support ; dans ce dernier cas elles sont dites volubiles.
2.1.2. Tiges souterraines
Lorsqu’elles occupent une position souterraine, les tiges assurent souvent la conservation de l’espèce ;
protégées par le sol, elles peuvent demeurer vivantes pendant la mauvaise saison et donner facilement
naissance à de nouvelles tiges aériennes à partir de leurs bourgeons quand les circonstances redeviennent
favorables. A ce groupe de tiges profondément modifiées appartiennent les rhizomes, les bulbes et les
tubercules caulinaires.

19

R. respiratoire
R. horizontale

A

B

Fig. 60 : Pneumatophores de Avicennia africana (Avicenniaceae). A : Système souterrain ; B : A marée
basse, les pneumatophores sortent de la vase ; à marée haute, ils sont, pour la plupart, immergés.

R. pivotante ou
r. principale
A : droites

R. secondaire

B : arquées

Fig. 61 : Racines échasses

Fig. 63 : Racines lianes ou r. étrangleuses
de Ficus religiosa (Moraceae)

Fig. 64 : Racine tubéreuse de
Daucus carota (Apiaceae)

Fig. 62 : Racines contreforts

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2.1.3. Fausses tiges
Certains organes donnent l’apparence de tige sans l’être véritablement. Chez le genre Ficus (Moraceae),
le tronc de l’arbre est formé par un ensemble anastomosé de racines lianes ou racines étrangleuses. Les
Ficus sont donc des faux arbres car possèdent un faux tronc formé de racines. Chez le genre Musa
(Musaceae), la tige apparente, le faux tronc, est constitué par l’ensemble des gaines foliaires emboîtées les
unes dans les autres. Le tronc est donc de nature foliaire.
2.1.4. Plantes acaules
Chez les plantes acaules, les entrenoeuds très courts donnent l’impression que les feuilles sont insérées au
même niveau ; les feuilles en rosette (rassemblées au même nœud) sont soit plaquées au sol à l’exemple de
Furcrea seloa (Asparagaceae) soit regroupées en bouquet, au sommet de la tige.
2.2. Différents types de tiges
2.2.1. Tiges dressées ramifiées
Tiges aériennes, ligneuses ou non, elles se rencontrent dans tous les types morphologiques suivants :
arbres, arbrisseaux, arbustes, herbes.
2.2.2. Lianes grimpantes
Les lianes sont des tiges minces, longues, flexibles ; dépourvus d’éléments de soutien, elles ne peuvent se
soutenir d’elles mêmes. Les lianes grimpantes s’élèvent grâce à des appendices le long d’un tuteur. Ces
appendices peuvent être des vrilles (fig. 67), des crochets, des épines (fig. 68), des flagelles. Lorsqu’elles
s’enroulent autour de leur support, les lianes sont dites volubiles (fig. 69, 70).
2.2.3. Lianes rampantes
Ce sont des lianes qui traînent sur le sol. Lorsque la liane rampante s’enracine au niveau des nœuds
régulièrement espacés où naissent des rosettes de feuilles, elle est désignée par l’expression stolon (fig. 71,
72).
2.2.4. Stipe
Un stipe (fig. 73) est une tige simple dressée, pérenne, ligneuse, cylindrique, ne comportant pas de bois
véritable ; les stipes sont terminés par un bouquet de feuilles. Les stipes comportent des cicatrices foliaires
laissées par la base des pétioles lors de leur chute. Ils n’ont pas d’écorce distincte.
2.2.5. Chaume
Un chaume (fig. 74) est une tige fistuleuse ou creuse, par résorption de la région médullaire ; cloisonnée ou
pleine au niveau des nœuds, le chaume peut ou non être ramifiée.
2.2.6. Rhizomes
Tiges plagiotropes, les rhizomes (fig. 75, 76) portent des feuilles écailleuses, des racines adventives et des
bourgeons. Ils sont caractéristiques des Monocotylédones.
2.2.7. Bulbes
Tiges orthotropes, les bulbes (fig. 77) portent des feuilles développées dont les parties souterraines sont
achlorophylliennes.
2.2.8. Tubercules caulinaires
Ce sont des portions hypertrophiées de tiges (fig. 78) portant des feuilles rudimentaires (=écailles) à
l’aisselle desquelles se développent des bourgeons appelés yeux.

21

Fig. 65 : Diverses expansions de la tige

Fig. 67

Fig. 66 : Arbre, plante ligneuse à tige ramifiée, de forme
cylindrique et comportant des contreforts à la base

Fig. 68

Fig. 69

Lianes grimpantes, avec vrilles (fig. 67) : liane grimpante épineuse (fig. 68; lianes
volubiles (fig. 69, 70). Vrilles et épines sont des organes de préhension.

Fig. 70

22

Fig. 71 : Stolon avec 2 plantes sœurs et 2 bourgeons

Fig. 72 : Rhizome stolonifère

23

A

B

C

Fig. 73 : Stipes chez les Arecaceae (A : Elaeis guineensis ;
B : Borassus aethiopum ; C : Cocos nucifera ; D : Raphia sp.)

Rhizome

Fig. 74 : Chaume chez
Zea mays (Poaceae)

Fig. 75 : Rhizomes de Xanthosoma mafaffa (Araceae) ;
Fig. 76 : Rhizome de Musa paradisiaca (Musaceae)

D

24
2.3. Quelques caractéristiques des tiges
2.3.1. Port
Le port d’une plante, c’est son allure générale. On distingue les ports dressés, buissonnants, rampants et
grimpants. Le port dressé caractérise les végétaux dont la tige principale est plus ou moins verticale. C’est
le cas des plantes ligneuses (arbres et arbustes). Le port buissonnant caractérise les touffes d’arbustes
comme c’est le cas de Sorrindea warckenei (Anacardiaceae). L’appareil caulinaire des plantes à port
rampant est appliqué contre le sol. Généralement herbacées, ces plantes sont caractérisées par un manque
de consistance de la tige qui est souvent mince, flexible, dépourvue d’éléments de soutien.
Les plantes à port grimpant se développent en hauteur, en prenant appui sur un support, parfois grâce à
des organes de préhension.
2.3.2. Forme, contour de la tige et aspects de l’écorce
Très généralement, la tige est cylindrique ; elle peut aussi être triangulaire (fig.79) comme chez les
Cyperaceae, quadrangulaire (fig.80) comme chez les Rubiaceae, les Lamiaceae ou pentagonale comme
chez les Cucurbitaceae. Les contours sont différents : les tiges peuvent être cannelées, épineuses (fig.81),
sinueuses ou torsadées. Les écorces de tige comportent ou non des rhytidomes (fig. 82).
3. Diversité foliaire
Expansions latérales de la tige ou de ses ramifications, les feuilles sont des organes souvent verts, lieu des
échanges de types respiratoire, transpiratoire et photosynthétique. Trois faits caractérisent la feuille : la
symétrie bilatérale, le mode de croissance limitée chez les Spermaphytes, la présence à son aisselle d'un
bourgeon végétatif ou reproducteur. Les végétaux dépourvus de feuilles sont aphylles (Ex.: Cuscuta
australis, Cuscutaceae). On nomme bractée, la feuille particulière, à l'aisselle de laquelle naît la fleur ou
l’inflorescence. Parfois les bractées prennent un grand développement et constituent des spathes qui
entourent des inflorescences entières dénommées spadices (Araceae, Arecaceae).
3.1. Organisation
Une feuille complète comporte 3 parties : la base foliaire, le pétiole et le limbe. La base foliaire ou gaine
est la partie en contact avec le nœud qui est le point d’insertion de la feuille sur son axe ; la gaine est plus
ou moins renflée, en général. Parfois elle embrasse plus ou moins complètement l’axe d’insertion et la
feuille est dite engainante comme chez Canna indica : Cannaceae (fig. 83), Musa paradisiaca : Musaceae,
Zea mays : Poaceae. Le pétiole est un cordon rigide comparé à la queue de la feuille, qui s’étend entre la
gaine et le limbe. Le pétiole peut être latéralement pourvu d’ailes constituées par le prolongement du
limbe ; le pétiole dans ce cas est dit ailé et le limbe quant à lui est décurrent. Les feuilles sans pétiole
sont dites sessiles. Lorsque le pétiole est très court ou presque inexistant, la feuille est dite subsessile. Le
pétiole peut être sillonné ou canaliculé (fig. 84). La feuille amplexicaule (fig. 85) est une feuille sessile
dont la base du limbe embrasse la tige. Le limbe, lame aplatie, est parcouru par une nervure principale
saillante en dessous faisant suite au pétiole et se ramifiant en nervures secondaires qui se divisent en
nervrilles. La nervation est la disposition des nervures. Lame aplatie de la feuille, le limbe peut être
glabre, pubescent, glanduleux.
3.2. Variation morphologique de la feuille
La variation morphologique des feuilles peut toucher chaque partie de la feuille : la gaine, le pétiole et le
limbe. En tenant compte de la bordure du limbe et du mode d’insertion des folioles sur la nervure
principale, on distingue différentes catégories ainsi que divers types de feuilles.
3.2.1. Feuilles simples
3.2.1.1 Feuilles simples entières
Leur limbe ne comporte pas de découpures ou d’incisions (fig. 86).
3.2.1.2. Feuilles simples découpées
Lorsque le limbe est découpé, les découpures même très profondes n’atteignent pas la nervure principale ;
parmi les feuilles à limbe découpé on distingue les feuilles dentées (fig. 87), crénelées et lobées (fig. 88 à
90).

25

1
2
3

Fig. 77 : Allium cepa (Liliaceae)

Fig. 78 : Solanum tuberosum (Solanaceae)

B
A

Fig. 79 :

A1

Fig. 80 :

A2

A3

B1

Fig. 81 : Contour de la tige (A : tige
cannelée ; B : tige épineuse)

B2

B3

B4

Fig. 82 : Aspects de l’écorce : A : Ecorces lisses (A1 : Lisse ; A2 : légèrement fissurée longitudinalement ;
A3 : légèrement rugueuse) ; B : Ecorces avec rhytidome (B1 : rhytidome crevassé longitudinalement ; B2,
B3 et B4 : rhytidome se détachant en plaques)

26
3.2.2. Feuilles composées
La découpure du limbe atteint la nervure principale. Ainsi chaque ramification se termine par un limbe
particulier appelé foliole ; les folioles se détachent individuellement au moment de la chute des feuilles. Il
n’y a pas de bourgeon à l’aisselle des folioles.
3.2.2.1. Feuilles composées pennées
Les folioles sont disposées sur la nervure principale (le rachis) comme les barbes d’une plume. Elles lui
sont rattachées par des pétiolules. Le rachis est ramifié une fois. On distingue les feuilles composées
imparipennées (fig. 91) qui se terminent par une foliole et les feuilles composées paripennées (fig. 92) où
la foliole terminale est remplacée par une pointe ou une vrille. Dans les feuilles composées bipennées (fig.
93), le rachis est ramifié deux fois ; le rachis primaire porte un pétiole primaire et des pennes. Le rachis
secondaire supporte les pétiolules ainsi que les pinnules. Très exceptionnellement il existe des feuilles
tripennées.
3.2.2.2. Feuilles composées palmées ou digitées
Les folioles s’insèrent toutes au même point, au sommet du pétiole principal et sont disposées comme les
doigts de la main ou sous forme de pattes de canard. On distingue les feuilles composées unifoliées,
bifoliées (fig. 94), trifoliées (95) ou n folioles (96).

3.3. Phyllotaxie
C’est la disposition des feuilles sur leur axe (tige ou ses ramifications). Les feuilles alternes ou
isolées sont échelonnées le long de leur axe à des niveaux différents (fig. 86, 91, 96, 97). Les feuilles
opposées (fig. 87) sont insérées par deux aux extrémités d’un même diamètre. Les feuilles opposées
soudées à leur base sont dites connées (fig. 99) ; les feuilles opposées disposées en deux verticilles
successifs ou superposées orientées dans deux plans différents perpendiculairement l’un à l’autre sont dites
décussées (fig. 98, 101). Les feuilles verticillées (fig. 100) sont des feuilles insérées au même niveau, en
nombre supérieur à deux. Les feuilles en rosette sont des feuilles en touffe (fig. 102, 103). On distingue les
feuilles en rosette basilaire et feuilles en bouquet apical. Encore appelées feuilles radicales, les feuilles en
rosette basilaires sont situées au ras du sol. Les feuilles pédalées (fig. 104) ont l’aspect de cyme bipare
scorpioïde ; elles peuvent être simples ou composées.
III- Exercice n°……..Donnez un titre à chacune des figures suivantes

27

Fig. 84 :

Fig. 83 :

Fig. 85 :

28

Fig. 87 :

Fig. 86 :

Fig. 88:

Fig. 91 :

Fig. 89 :

Fig. 92 :

Fig. 90 :

Fig. 93 :

29

Fig. 94 :

Fig. 104 :
Fig. 96:

Fig. 95 :

30

Fig. 98 :

Fig. 97 :

Fig. 99 :

Fig. 101 :

Fig. 100 :

Fig. 102 :

Fig. 103 :

31
4. Diversité florale
Feuille modifiée apparaissant à divers endroits de la plante chez les Spermaphytes, la fleur (fig. 105)
comporte différentes pièces insérées sur le réceptacle, extrémité élargie du pédoncule, le pied de la fleur.
Le pédoncule peut être inexistant ou très court. La fleur naît d’un bourgeon qui peut être apical, axillaire,
caulinaire ou basilaire. La fleur non épanouie est nommée bouton floral (fig. 106).
4.1. Organisation de la fleur
Organe diversement coloré, la fleur est rattachée à son axe par un pied, le pédoncule. A la base du
pédoncule, au point d’insertion sur l’axe floral, se trouve la bractée. Les fleurs les plus complètes
comportent deux types de pièces (périanthe = pièces stériles et organes reproducteurs = pièces fertiles).
4.1.1. Périanthe
Le terme périanthe dérive de deux mots grecs : Péri = Autour et Anthos = Fleur. Le périanthe est donc
l’ensemble des pièces stériles, pièces qui entourent ou protègent les pièces fertiles, les éléments qui
assurent la pérennité de l'espèce. Il est formé du calice et de la corolle.
Calice
Premier verticille de la fleur, le calice est formé de l'ensemble des sépales, pièces généralement vertes. Le
calice a un double rôle : rôle assimilateur (photosynthétique) et rôle protecteur contre l'action des agents
extérieurs. Chez Hibiscus rosa-sinensis (Malvaceae), il existe un calice supplémentaire nommé calicule.
Les sépales ont parfois la structure des pétales ; lorsque sépales et pétales se ressemblent par leur forme,
leurs dimensions, leur couleur; il est alors difficile de les distinguer ; dans ce cas ils prennent
uniformément le nom de tépales (cas de Bougainvillea glabra: Nyctaginaceae, Musa paradisiaca:
Musaceae). Quand les sépales sont indépendants ou libres, ce sont des dialysépales. Quand ils sont soudés,
ce sont des gamosépales. Le calice peut être caduc (il tombe lors de l’épanouissement de la fleur) ; parfois
il est persistant à la base du fruit (il est alors marcescent) ; on en rencontre chez la tomate (Solanum
lycopersicum : Solanaceae), le gombo (Abelmoschus esculentus : Malvaceae), l’aubergine (Solanum
macrocarpum : Solanaceae), le cocotier (Cocos nucifera : Arecaceae). Le calice peut s’accroître après
fécondation (il est accrescent) comme c’est le cas chez Physalis angulata (Solanaceae). Chez les
Asteraceae, le calice réduit à l'origine, se développe en une aigrette de poils, le pappus qui aide à la
dissémination des fruits.
Corolle
La corolle est l’ensemble des pétales, pièces diversement colorées. Le pétale comporte un limbe élargi et
une partie inférieure plus étroite, l'onglet. Les pétales portent souvent à leur base des nectaires excrétant un
liquide sucré, le nectar recherché par les insectes. On distingue les fleurs dialypétales et les fleurs
gamopétales.
4.1.2. Organes reproducteurs
Organe reproducteur mâle
On le nomme étamine ; l’ensemble des étamines constitue l’androcée. Une étamine comporte trois
parties : le filet, le connectif et l’anthère. Le filet, c’est le pied de l’étamine ; c'est le support grêle par
lequel l'étamine s'insère sur le réceptacle. Lorsqu’il manque, l’étamine est dite sessile. Le connectif est le
prolongement du filet ; c’est aussi la partie médiane de l’anthère. L’anthère est une masse renflée, formée
de sacs polliniques qui peuvent confluer, à maturité, pour constituer une ou plusieurs loges polliniques.
Quand l'anthère avorte ou devient incapable de produire des grains de pollen, l'étamine rudimentaire qui en
résulte est appelée staminode. L'anthère renferme des grains de pollen qui, à maturité, sont libérés grâce à
divers types d'ouvertures ou de déhiscences (fig. 107). Dans la déhiscence longitudinale, les grains de
pollen sortent par une fente. Lorsque la déhiscence est poricide, l'anthère s'ouvre par un orifice (un pore)
situé en position apicale le plus souvent. Dans la déhiscence valvaire, les grains de pollen (fig 109) sont
libérés par le soulèvement d'une sorte de valve ou de clapet. Il existe également une déhiscence
transversale.
Organe reproducteur femelle
On le nomme pistil. L’ensemble des pistils constitue le gynécée ; cependant comme les fleurs connues et
décrites ne comportent en général qu’un seul pistil, l’appareil reproducteur femelle (le gynécée) se confond
à l’organe reproducteur femelle (le pistil) et ainsi on utilise indifféremment les deux termes pistil et

32
gynécée. Situé au centre de la fleur, le pistil comporte trois parties : l’ovaire, le style et le stigmate.
L’ovaire, la partie basale renflée, contient un ou plusieurs ovules. Le style, partie médiane, surmonte
l’ovaire. Le stigmate, partie apicale, est l’extrémité plus ou moins élargie du style ; c'est le stigmate qui
recueille le grain de pollen qui, dans les conditions f1avorables, germe pour donner naissance au tube
pollinique. L'ovaire est supère lorsqu'il est situé au-dessus du point d'insertion des pièces du périanthe et
des étamines. Il est infère lorsqu'il est situé en-dessous du point d'insertion des pièces du périanthe et des
étamines. Dans un ovaire semi-infère, les pièces florales sont situées à mi hauteur de l'ovaire.
4.2. Différents types de fleurs
Les fleurs peuvent être unisexuées ou bisexuées. Les fleurs unisexuées ne comportent qu’un seul type
d’organes reproducteurs (fleurs unisexuées mâles ou bien fleurs unisexuées femelles). Lorsque les deux
types de fleurs se rencontrent sur le même individu même à des niveaux (rameaux) différents, l’espèce est
dite monoïque ; elle est dioïque lorsque les deux types de fleurs se rencontrent sur deux individus (pieds)
différents. Les fleurs bisexuées, encore appelées fleurs hermaphrodites, comportent à la fois les deux
types d’organes reproducteurs (mâles et femelles) et caractérisent les espèces monoïques. Une plante est
dite polygame lorsqu’elle comporte à la fois des fleurs unisexuées et des fleurs bisexuées.
5. Diversité de fruits
Après fécondation, l’ovaire se transforme et donne les parois du fruit tandis que les ovules se transforment
en graines. Les autres pièces de la fleur, en général, disparaissent. Parfois elles persistent et constituent des
organes de dissémination du fruit. D’autres fois elles se transforment comme l’ovaire et forment le fruit.
Du point de vue de l’organisation, le fruit mûr comporte deux parties : le péricarpe et la graine.
5.1. Différentes parties du fruit
Le fruit comporte 2 parties: le péricarpe et la graine.
Péricarpe
Le mot péricarpe provient de deux termes grecs : Péri = Autour et karpos = Fruit. Le péricarpe est donc
l’ensemble des tissus tout autour de la graine. Le péricarpe constitue la paroi du fruit ; il est formé de trois
zones (épicarpe, mésocarpe et endocarpe). Le terme épicarpe dérive de Epi = Extérieur, surface et karpos
= Fruit. C’est le feuillet le plus externe du péricarpe. Le mot mésocarpe vient de Méso = Milieu et karpos
= Fruit. C’est donc la partie médiane des tissus du fruit. L’expression endocarpe vient de Endo ou endon
(Grec) = Intérieur et karpos = Fruit. C’est donc la partie la plus interne du fruit, en contact avec la graine
qui, noyée dans le péricarpe, s’est formée à partir de l’ovule transformé après fécondation.
Graine
Organe de survie et de dissémination des espèces, la graine provient du développement de l'ovule après
fécondation. La maturation de la graine s'achève par une dessiccation très poussée; la teneur en eau
diminue pour atteindre 4-5 % voire 1%. Il en résulte un arrêt de tous les phénomènes biochimiques et
métaboliques. La graine comporte 2 ou 3 parties: le tégument, l'embryon, l'albumen pouvant être absent
dans certains cas.

5.2. Catégories de fruits
En fonction du nombre d’ovaires fécondés, du degré de développement du mésocarpe, de la consistance de
l’endocarpe, du mode de libération des graines ainsi que de la participation des pièces stériles dans la
formation du fruit, nous distinguons différentes catégories de fruits. A l’intérieur de ces catégories, nous
notons différents types.
5.2.1. Fruit simple
Le fruit simple est un fruit qui se forme, après fécondation, à partir de la transformation d’un seul ovaire
unicarpellaire ou d’un ovaire à plusieurs carpelles soudés. La paroi de l’ovaire forme la paroi du fruit
(péricarpe). En fonction de l’importance du mésocarpe et du mode de libération des graines, on distingue
les fruits charnus et les fruits secs.

33

1
2
10
3

4

9
8
5

7

6

Fig. 105 : C.L. d’une fleur

34

A
B

A

B

Calicule
Fig. 106 : Fleurs (A : bouton floral pédonculé ; B : bouton floral
sessile ; C : fleur épanouie)
C

Fig. 108 : Grains de pollen
diversement ornementés

Fig. 107 : Déhiscence des anthères

A1

B1

A2

B2

A3

B3

B4

Fig. 109 : Graines - A : Graines de haricot (Phaseolus lunatus : Fabaceae avec A1 : vue de profil ; A2 : vue de
face ; A3 : g. débarrassée de ses téguments) ; B : Graines de ricin (Ricinus communis : Euphorbiaceae avec B1,
B2 : aspect extérieur ; B3, B4 : C.L.)

35
Fruits charnus
Entourés par une peau extérieure ou épicarpe, ils renferment intérieurement de la chair. Autrement dit, le
mésocarpe est développé. En général, ces fruits ne s’ouvrent pas à maturité mais pourrissent pour libérer
leurs graines. En tenant compte de la consistance de l’endocarpe, on note deux types de fruits : les baies et
les drupes.
Fruits secs
Fruits sans mésocarpe charnu, le péricarpe est réduit à une couche mince et dure. Selon qu’ils s’ouvrent ou
non, on distingue les fruits secs indéhiscents ou akénoïdes et les fruits secs déhiscents ou capsuloïdes.
5.2.2. Fruit multiple
Il provient du développement d’un seul ovaire constitué de plusieurs carpelles libres ; chacun des carpelles
donne naissance à une fraction de fruit que l’on nomme méricarpe. L’ensemble des méricarpes constitue le
fruit. Chaque méricarpe (fruit simple ou fruit élémentaire) peut être une baie, une drupe, un akène, une
gousse, un follicule, un caryopse.
5.2.3. Fruits complexes
La formation du fruit fait intervenir d’autres tissus que la simple paroi de l’ovaire. C’est par exemple le cas
chez Anacardium occidentale (Anacardiaceae). Dans ce fruit, le pédoncule se renfle en une masse
charnue ; le fruit proprement dit est un akène situé au plancher du pédoncule hypertrophié.
5.2.4. Fruit composé
Il provient du développement des ovaires d’une inflorescence. On peut les qualifier d’infrutescences.
Chaque ovaire se développe et donne naissance à un fruit simple. Le fruit composé est formé de plusieurs
fruits simples. C’est le cas des poly-baies ou baies composées chez Ananas comosus (Bromeliaceae) et des
poly-baies chez Myrianthus arboreus (Urticaceae) ; lorsque les différents fruits sont étroitement soudés en
une seule masse, on parle de syncarpe, comme c’est le cas chez Treculia africana (Moraceae). Chez le
genre Ananas, à maturité, l’axe inflorescentiel et les fleurs qui ont donné autant de baies soudées,
deviennent charnus et constituent l’ananas. L’ananas apparaît donc comme un fruit composé complexe.
5.2.5. Faux fruits
Ils donnent une fausse apparence (apparence de fruits sans l’être véritablement).
Fruits parthénocarpiques
Chez le genre Musa (Musaceae), les fruits sont qualifiés de fruits parthénocarpiques. Ce sont des faux
fruits ; en effet, ils sont dépourvus de graines. Cette absence des graines est due, non pas à une absence
d’ovules, mais a pour cause la stérilité des grains de pollen, ce qui est un cas particulier. Chez le genre
Musa, ces fruits parthénocarpiques sont en vérité des baies.
Figues
Chez le genre Ficus (Moraceae), ce qui à la vue apparaît comme un fruit (fig. 103C) est en réalité une
inflorescence complexe comportant des fleurs enfermées dans un réceptacle. Le vrai fruit est un fruit
composé de type poly-akènes.

5.3. Différents types de fruits
5.3.1. Baies
Les baies sont des fruits simples charnus dans lesquels l’endocarpe est membraneux. Chez les baies
monospermes dérivant d’ovaire uniovulé, il y a une seule graine. Les baies polyspermes renferment
plusieurs graines ou pépins. Les baies particulières chez les agrumes sont dénommées hespérides ; les
péponides sont des baies polyspermes avec un épicarpe dur, coriace ; l’on désigne encore les péponides
par l’expression calebasses.
5.3.2. Drupes
Les drupes sont des fruits simples charnus dans lesquels l’endocarpe dur, osseux, scléreux ou lignifié,
prend le nom de coque. La drupe possède un noyau formé d’une graine appelée amande et de l’endocarpe
(coque).

36
5.3.3. Akènes
Un akène est un fruit simple, sec, indéhiscent (akénoïde) et dont les parois sont distinctes de la graine. Une
samare est un akène particulier, donc un fruit simple, sec, indéhiscent (akénoïde) et dont le péricarpe s’est
prolongé sur le côté en une ou plusieurs ailes membraneuses ; il existe : des samares simples ou samares à
une seule aile, des bisamares (samares à 2 ailes), des trisamares ou samares à 3 ailes et des tétrasamares ou
samares à 4 ailes. Un caryopse est un akène particulier, donc un fruit simple, sec, indéhiscent et dont le
péricarpe adhère étroitement au tégument.
5.3.4. Follicule
Un follicule est un fruit simple, sec, déhiscent s’ouvrant par une seule fente, sur la ligne de suture et
donnant ainsi deux valves. La déhiscence peut être ventrale ou dorsale.
5.3.5. Gousse
Une gousse est un fruit sec déhiscent, s’ouvrant par deux fentes ; les gousses caractérisent les
Légumineuses ou plantes de la famille des Fabaceae. Elles sont lomentacées c’est-à-dire qu’elles
s’étranglent entre chaque graine, pour former des articles monospermes ; une silique est une gousse
particulière qui s’ouvre par 4 fentes : cette gousse particulière ménage en son centre une cloison sur
laquelle les graines se fixent.
5.3.6. Capsule
Une capsule est un fruit sec déhiscent s’ouvrant par plus de deux fentes. On nomme pyxide une capsule
particulière s’ouvrant par une fente circulaire délimitant un opercule. Il existe également des capsules
particulières qui s’ouvrent par deux fentes.
Exercice : Indiquez le type de fruit et annotez la figure correspondante

37
1

2

3
4
Fig. 112
5

Fig. 110

Fig 113

Fig. 111

Fig. 110 : Baies monosperme chez Persea americana ; fig. 111 : Baie polysperme chez Carica papaya ; fig.
112 : Hespéride de Citrus sinensis (Rutaceae) ; fig. 113 : Péponide de Lagenaria siceraria (Cucurbitaceae)
1
1
2
3
4

2
3
4
5
6

5

A

B

Fig. 114 : Drupes de (A : Mangifera indica, Anacardiaceae ; B : Cocos nucifera, Arecaceae)

A

B

C

D

E

Fig. 116 : Akènes (A : Akène proprement dit de Pissenlit ; B : Samare simple de Triplochiton scleroxylon ;
C : Bisamare ; D : Samare à 4 ailes de Combretum racemosum, Combretaceae ; E : Caryopse de Zea mays)

38

A

Fig. 116 :

B

D

C

Fig. 117 : Gousses (A : Arachis hypogaea, Fabaceae ;
B : Abrus precatorius, Fabaceae ; C : Dioclea reflexa,
Fabaceae ; D : Entada pursaetha, Fabaceae)

A

B

Fig. 118 : Capsules (A : Khaya ivorense, Meliaceae ; B : Hura crepitans, Euphorbiaceae)

39

A

B

Fig. 120

Fig. 119 : Fruits multiple (A : Poly-baies de Enantia polycarpa : Annonaceae ; B : poly-follicules de Cola
nitida : Malvaceae ; Fig. 120 : Fruit complexe de Anacardium occidentale : Anacardiaceae)

B

A

Fig. 122

Fig. 121 : Fruits composés (A : Ananas comosus, Bromeliaceae ; B : Myrianthus arboreus
(Urticaceae) ; Fig. 122 : Faux fruit de Ficus sur (Moraceae)

40

TRAVAUX PRATIQUES (TP) ET TRAVAUX DIRIGÉS (TD)
SÉANCE I : OBSERVATIONS DE CELLULES CHEZ LES EUCARYOTES VÉGÉTAUX
I. INITIATION A LA MANIPULATION DU MICROSCOPE OPTIQUE
1. Technique de la manipulation
-Nettoyez les lentilles (oculaires, objectifs) avec un chiffon doux
-Branchez puis allumez le microscope
-Placez le plus petit objectif en faisant pivoter le revolver ou la tourelle
-Placez un œil sur l'oculaire
-Réglez la lumière grâce au miroir et au diaphragme. Vous devez apercevoir un disque bien éclairé
-Placez la préparation montée entre lame et lamelle dans une goutte de liquide approprié sur la platine et la
maintenir en place grâce aux valets
-Centrez la préparation grâce au chariot
-Faire remonter ou descendre le tube optique en jouant sur le système de vis
-Pour des dessins de détail, passez au moyen puis aux forts grossissements
-Faire la mise au point chaque fois que vous changez d'objectifs.

2. Calcul du grandissement
Grandissement à partir des observations faites
Soient g1 et g2, grossissements respectifs de l’oculaire et de l’objectif. Le grandissement final G représente
en fait le nombre de fois l’image de l’objet a été multiplié, pour que l’on puisse l’observer dans cet état. G
= g1 x g2. Les valeurs g1 et g2 se lisent directement sur le microscope. Par exemple g1 = 10X et g2 = 40X.
G = 10 x 40 = 400X

II. OBSERVATION DE QUELQUES ORGANISMES
1. Montez entre lame et lamelle, dans une goutte d'eau de son milieu de vie, un filament de spirogyre
Spirogyra (Zygnemataceae : Algue verte) : Observez et décrivez.
2. Prélevez un fragment de 5 x 5 mm d’épiderme interne de Allium cepa (Liliaceae) ou Hibiscus rosasinensis (Malvaceae). Faites le montage dans une goutte d'eau, en plaçant la face arrachée contre la lame.
Observez au faible puis aux forts grossissements. Combien de cellules comptez-vous à chaque fois?
Qu’elle est la forme et la disposition des cellules ?

3. Cellules de feuilles d'élodée (Elodea canadensis : Hydrocharidaceae)
Détachez et montez à plat une feuille d'élodée (Elodea canadensis : Hydrocharidaceae), dans une goutte
d'eau de son milieu de vie, entre lame et lamelle. Observez au faible puis aux forts grossissements. Quelle

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est la forme des cellules ? Identifiez et décrivez les chloroplastes. Quelle position occupent-ils dans la
cellule? Recherchez le noyau qui peut être invisible par suite de son altération. Recherchez les
chloroplastes en mouvement de cyclose.

SÉANCE II : DIVERSITÉ RACINAIRE ET CAULINAIRE

I. DIVERSITÉ RACINAIRE
1. Racines contreforts
Les racines contreforts (fig. 104) sont des racines aplaties qui remontent la base du tronc jusqu’à 2 m voire
3 ou plus du sol. Elles caractérisent les espèces ripicoles. C’est le cas chez Ceiba pentandra (Malvaceae) :
Fromager, Alstonia boonei (Apocynaceae) : Emien.

2. Racines échasses
Ce sont des racines adventives, des racines aériennes qui partent de la base du tronc, pendent dans l’air
libre avant de pénétrer dans le sol. Elles caractérisent surtout les espèces hélophiles (Uapaca esculenta,
Euphorbiaceae ; Pandanus utilis, Pandanaceae ; Musanga cecropioides, Urticaceae).

3. Racines pneumatophores
Le terme pneumatophore dérive de deux mots grecques : Pneuma = air et Phoros = qui porte. Ce sont
des racines secondaires fortement lignifiées, parfois molles ou spongieuses qui peuvent atteindre 1,5 m de
hauteur. Ces racines caractérisent les espèces vivant les mangroves littorales et leur permettent de se
ravitailler en air. A l'inverse des autres racines, ces racines secondaires ont un géotropisme négatif en
émergeant de la vase.

4. Racines piliers ou rhizophores
Ces racines aériennes, adventives, jouent un rôle de support en assurant le maintien des branches latérales,
comme c’est le cas chez Rhizophora racemosa (Rhizophoraceae).
5. Racines lianes ou racines étrangleuses
Ce sont des racines aériennes descendent le long du tronc de l’hôte ; elles s’anastomosent en un réseau de
plus en plus dense sous lequel l’arbre finit par mourir. Des branches des ces Ficus se détachent d’autres
racines qui rejoignent le sol. Ces racines caractérisent les espèces du genre Ficus. Ces plantes sont en fait
de faux arbres car sans tronc véritable ; ce tronc est un ensemble de racines étrangleuses anastomosées.
Ficus polita, F. benjamina, F. religiosa (fig. 107), F. leprieuri (Moraceae) en sont quelques exemples.

42
6. Racines aériennes des épiphytes
Elles constituent un moyen de fixation des tiges. Pendant dans l’air, elles peuvent absorber la vapeur d’eau
comme c’est le cas chez Calyptrochilon emarginatum (Orchidaceae). Il s’agit ici d’une adaptation pour
une fonction spéciale.

7. Racines tubéreuses
Ce sont des réservoirs de substances nutritives. Daucus carota (Apiaceae), Manihot esculenta
(Euphorbiaceae) sont des tubercules racinaires caractérisés par l’absence de bourgeon ; ces tubercules
racinaires (fig. 108, 109) sont donc incapables d’assurer la multiplication végétative.

II. DIVERSITÉ CAULINAIRE
1. Tiges arborescentes et arbustives
Tiges aériennes, dressées, ligneuses et ramifiées, elles se rencontrent chez les arbres ainsi que les
arbrisseaux et les arbustes.

2. Stipe
Un stipe est une tige simple (monocaule c’est-à-dire non ramifiée ou sans branche), dressée, pérenne,
ligneuse, cylindrique, ne comportant pas de bois véritable ; les stipes sont terminés par un bouquet de
feuilles. Les stipes comportent des cicatrices foliaires laissées par la base des pétioles lors de leur chute. Ils
n’ont pas d’écorce distincte. On rencontre les stipes chez les Monocotylédones arborescentes, dans la
famille des Arecaceae (Palmae ou famille des palmiers) notamment chez Borassus aethiopum, Cocos
nucifera, Elaeis guineensis, Pritchardia pacifica, Raphia hookeri, Raphia palma-pinus) ainsi que chez
certaines Gymnospermes à l’exemple de Cycas circinalis (Cycadaceae) et Encephalartos barteri
(Cycadaceae).

.

3. Chaume
Un chaume est une tige fistuleuse ou creuse, par résorption de la région médullaire ; cloisonnée ou pleine
au niveau des nœuds, elle peut ou non être ramifiée. Les chaumes, conférant une certaine légèreté à la
plante, se rencontrent chez les Poaceae ou Graminées à l’exemple de Bambusa vulgaris, Coix lacrymajobi, Sorghum bicolor, Zea mays.

4. Tiges lianescentes (lianes)
Les lianes sont des tiges minces, longues, flexibles ; dépourvus d’éléments de soutien, elles ne peuvent se
soutenir d’elles mêmes. Les lianes grimpantes (fig. 112) s’élèvent grâce à des appendices ou organes de
préhension (vrilles, crochets, épines, crampons etc.) ou s’enroulent autour de leur support ; dans ce dernier
cas elles sont dites volubiles. Ex. Passiflora edulis (Passifloraceae) : fruit de la passion. Les tiges

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rampantes sont celles qui traînent sur le sol. Lorsque la liane rampante s’enracine au niveau des nœuds
régulièrement espacés où naissent des rosettes de feuilles, elle est désignée par l’expression stolon (fig.
113). C’est le cas chez Ipomoea batatas (Convolvulaceae) et chez Pueraria phaseoloides (Fabaceae).

5. Rhizomes
Tiges plagiotropes, les rhizomes (fig. 114) portent des feuilles écailleuses, des racines adventives et des
bourgeons. Ils sont caractéristiques des Monocotylédones à l’exemple de Zingiber officinale
(Zingiberaceae), Musa paradisiaca (Musaceae), Xanthosoma mafaffa (Araceae).

6. Bulbes
Tiges orthotropes, les bulbes (fig. 115) portent des feuilles développées dont les parties souterraines sont
achlorophylliennes. Ex. Allium cepa (Liliaceae).

7. Tubercules caulinaires
Ce sont des portions hypertrophiées de tiges (fig. 116) portant des feuilles rudimentaires (=écailles) à
l’aisselle desquelles se développent des bourgeons appelés yeux comme c’est le cas chez Solanum
tuberosum (Solanaceae), Diocorea sp. (Dioscoreaceae).

TRAVAIL À FAIRE

Indiquez la catégorie ainsi que le type pour chacun des échantillons de racines et de tiges à votre
disposition.

SÉANCE III : DIVERSITÉ FOLIAIRE

I. ORGANISATION DE LA FEUILLE
Schéma et annotation d’une feuille simple par l’enseignant.

II. DIFFÉRENTS TYPES DE FEUILLES
Pour cette année, le degré de découpure du limbe nous servira à définir les différents types de feuilles.

1. Feuilles simples : Dans la catégorie des feuilles simples, on distingue les types suivants.
1.1. Feuilles simples entières : le limbe ne comporte pas de découpures ou d’incisions.
1.2. Feuilles simples dentées : le bord du limbe est découpé en dents de scie (en angles aigus) ; lorsque les
dents sont plus fines, la feuille est dite denticulée.

44
1.3. Feuilles simples crénelées : le bord du limbe est découpé en dents arrondies ; lorsque les dents
arrondies sont plus fines, la feuille est dite crénulée.
1.4. Feuilles simples lobées : le bord du limbe est plus ou moins profondément découpé. Les découpures
n’atteignent pas la nervure principale et chaque lobe ou portion du limbe est individuellement détachable.

2. Feuilles composées : La découpure du limbe atteint la nervure principale. Chaque ramification se
termine par un limbe particulier appelé foliole qui se détache individuellement lors de la chute de la feuille.
Il n’y a pas de bourgeon à l’aisselle des folioles. Dans cette catégorie, on distingue les types suivants.
2.1. Feuilles composées pennées
Les folioles sont disposées sur la nervure principale (le rachis) comme les barbes d’une plume. Elles lui
sont rattachées par des pétiolules. Le rachis est ramifié une fois. On distingue les feuilles composées
imparipennées qui se terminent par une foliole et les feuilles composées paripennées où la foliole terminale
est remplacée par une pointe ou une vrille. Dans les feuilles composées bipennées, le rachis est ramifié
deux fois ; le rachis primaire porte un pétiole primaire et des pennes. Le rachis secondaire supporte les
pétiolules ainsi que les pinnules. Très exceptionnellement il existe des feuilles tripennées.

2.2. Feuilles composées palmées ou digitées
Les folioles s’insèrent toutes au même point, au sommet du pétiole principal et sont disposées comme les
doigts de la main ou sous forme de pattes de canard. On distingue les feuilles composées unifoliées,
bifoliées, trifoliées, avec folioles supérieures à 3.

III. PHYLLOTAXIE
C’est la disposition des feuilles sur leur axe (tige ou ses ramifications)
1. Feuilles alternes ou isolées
Elles sont échelonnées le long de leur axe à des niveaux différents.

2. Feuilles opposées
Elles sont insérées par deux aux extrémités d’un même diamètre.
Les feuilles opposées soudées à leur base sont dites connées; les feuilles opposées disposées en deux
verticilles successifs ou superposées orientées dans deux plans différents perpendiculairement l’un à l’autre
sont dites décussées.

3. Feuilles verticillées
Ce sont des feuilles insérées au même niveau, en nombre supérieur à deux.

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4. Feuilles en rosette
On distingue 2 types de feuilles en rosette : feuilles en rosette basilaire et feuilles en bouquet apical.
Encore appelées feuilles radicales, les feuilles en rosette basilaires sont situées au ras du sol. Parfois les
feuilles en touffes forment des bouquets au sommet de la tige.

5. Feuilles pédalées
Feuilles pédalées : elles ont l’aspect de cyme bipare scorpioïde, elles peuvent être simples ou composées.

TRAVAIL À FAIRE
Indiquer, pour chacun des échantillons à votre disposition, le type de feuille ainsi que la phyllotaxie.

SÉANCE IV: DIVERSITÉ DE FLEURS ET DE FRUITS
I. DIVERSITÉ FLORALE
1. Organisation de la fleur
L’enseignant fera un schéma annoté d’une fleur complète.
2. Les différents types de fleurs
Les fleurs peuvent être unisexuées ou bisexuées. Les fleurs unisexuées ne comportent qu’un seul type
d’organes reproducteurs. On distingue les fleurs unisexuées mâles et les fleurs unisexuées femelles. Les
fleurs bisexuées, encore appelées fleurs hermaphrodites, comportent à la fois les deux types d’organes
reproducteurs (mâles et femelles).

II. DIVERSITÉ DE FRUITS
1. Rappel sur les différentes catégories de fruits
2. Différents types de fruits
2.1. Baies
Les baies sont des fruits simples charnus dans lesquels l’endocarpe est membraneux. Chez les baies
monospermes dérivant d’ovaire uniovulé, il y a une seule graine (cas de Persea americana, Lauraceae).
Les baies polyspermes renferment plusieurs graines ou pépins : cas de Carica papaya (Caricaceae),
Capsicum frutescens (Solanaceae). Les baies particulières chez les agrumes sont dénommées hespérides ;
les péponides sont des baies polyspermes avec un épicarpe dur, coriace ; l’on désigne encore les péponides
par l’expression calebasses ; on rencontre les péponides chez les Cucurbitaceae à l’exemple de Lagenaria
siceraria. Dans un fruit multiple, lorsque chaque fraction du fruit appelé méricarpe est une baie, on parle
de poly-baies ; on obtient des poly-baies libres chez Enantia polycarpa (Annonaceae), des bi-baies libres
chez Picralima nitida (Apocynaceae). Dans un fruit composé, il s’agit de baies composées (fig. 103A,
103B, p. 47) comme c’est le cas chez Ananas comosus (Bromeliaceae) et chez Myrianthus
arboreus (Urticaceae).

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2.2. Drupes
Les drupes sont des fruits simples charnus dans lesquels l’endocarpe dur, osseux, scléreux ou lignifié,
prend le nom de coque. La drupe possède un noyau formé d’une graine appelée amande et de l’endocarpe
(coque). C’est le cas chez Cocos nucifera (Arecaceae), Elaeis guineensis (Arecaceae), Mangifera indica
(Anacardiaceae). On note également des poly-drupes (cas des fruits multiples) et des drupes composées
(cas des fruits composés).

2.3. Akènes
Un akène est un fruit simple, sec, indéhiscent (akénoïde) et dont les parois sont distinctes de la graine. On
note les poly-akènes (cas des fruits multiples) et les akènes composés (cas des fruits composés). On peut
citer les akènes composés chez le genre Ficus (Moraceae). Une samare est un akène particulier, donc un
fruit simple, sec, indéhiscent (akénoïde) et dont le péricarpe s’est prolongé sur le côté en une ou plusieurs
ailes membraneuses ; il existe : des samares simples ou samares à une seule aile (Triplochiton scleroxylon :
Malvaceae), des bisamares (samares à 2 ailes), des trisamares ou samares à 3 ailes et des tétrasamares ou
samares à 4 ailes comme c’est le cas chez Combretum racemosum (Combretaceae). Un caryopse est un
akène particulier, donc un fruit simple, sec, indéhiscent et dont le péricarpe adhère étroitement au tégument
(Oryza sativa, Zea mays : Poaceae).

2.4. Follicule
Un follicule est un fruit simple, sec, déhiscent s’ouvrant par une seule fente, sur la ligne de suture et
donnant ainsi deux valves. La déhiscence peut être ventrale ou dorsale. On note également des polyfollicules (cas des fruits multiples, chez Cola nitida et des follicules composés (cas des fruits composés).

2.5. Gousse
Une gousse est un fruit sec déhiscent, s’ouvrant par deux fentes ; les gousses caractérisent les
Légumineuses, plantes de la famille des Fabaceae. Elles sont lomentacées c’est-à-dire qu’elles s’étranglent
entre chaque graine, pour former des articles monospermes ; un silique est une gousse particulière qui
s’ouvre par 4 fentes : cette gousse particulière ménage en son centre une cloison sur laquelle les graines se
fixent. On rencontre les gousses chez les plantes suivantes : Arachis hypogaea (Fabaceae) : Arachide ; Soja
hispida (Fabaceae) : Soja ; Phaseolus lunatus (Fabaceae) : Gros haricot ; Delonix regia (Fabaceae) :
Flamboyant ; Caesalpinia pulcherrima (Fabaceae) : Orgueil de Chine ; Caesalpinia bonduc (Fabaceae) :
Awalé ; Entada pursaetha (Fabaceae) : Awoko.

2.6. Capsule
Une capsule est un fruit sec déhiscent s’ouvrant par plus de deux fentes. C’est le cas chez Abelmoschus
esculentus (Malvaceae) : Gombo ; Manihot esculenta (Euphorbiacae) : Manioc. On nomme pyxide une

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capsule particulière s’ouvrant par une fente circulaire délimitant un opercule (cas chez Portulaca
oleracea : Portulacaceae). Il existe également des capsules qui s’ouvrent par deux fentes comme c’est le
cas chez Pycnanthus angolensis (Myristicaceae)

TRAVAIL À FAIRE
Déterminez, pour chacun des échantillons à votre disposition, le type de fleurs ainsi que le type de fruits.

48

EXERCICES D'APPLICATION
PREMIERE SÉRIE D'EXERCICES : TITRES - ANNOTATIONS
1-Mettez un titre et annotez complètement chacune des figures 142, 143 et 144.
2-La figure 145 se rapporte à une Bactérie: Escherichia coli. Annotez cette figure selon les indications des
flèches et en fonction des caractéristiques suivantes: 1: coloré en jaune par l'eau iodée ; 2: appliqué contre
l'élément 1 et mis en évidence lors de la plasmolyse ; 3: structures tubulaires ou replis, siège des
oxydations cellulaires ; 4: volume interne ; 5: se colore en rose par la pyronine ; 6: test positif avec le vert
de méthyle.
3-Mettez un titre et annotez la figure 146.
4-Représentez à partir de la figure 146, schématiquement et avec précision, le catalyseur de la réaction de
phosphorylation. Annotez ce schéma.
5-On donne les schémas a, b, c, d, e, de la figure 147. Classez ces schémas dans l'ordre chronologique,
suivant le développement de l'espèce dont vous indiquerez le nom scientifique ainsi que
l'embranchement. Annotez de façon complète le schéma c.
6-Annotez dans les détails chaque élément de la figure 148.
7-Indiquez les différentes parties de l'espèce représentée dans la figure 149. Déterminez son nom
scientifique ainsi que la famille et l'embranchement.
8-Mettez un titre et annotez la figure 150.
9-La figure 151 représente une coupe longitudinale dans une fleur. Annotez-la aussi complètement que
possible.
10-La figure 152 représente une coupe longitudinale dans un fruit. Donnez un titre en indiquant le type de
fruit.
DEUXIEME SÉRIE D'EXERCICES : QUESTIONS – RÉPONSES
Répondez de façon brève à chacune des questions suivantes.
1-Pourquoi dans une solution à une certaine concentration, la plasmolyse n'est-elle pas totale pour toutes
les cellules?
2-Sur quels critères repose la classification des fruits?
3-Quels indices aident à distinguer les types de feuilles?
4-Peut-on dire que la structure représentée dans la figure 153 est une cellule? Justifiez votre réponse.
5-Quels sont les organites cellulaires qui comportent des saccules? Indiquez le rôle des saccules dans
chaque cas.
6-Quelles sont les caractéristiques principales de chaque type d'éléments présents dans la figure 154?
7-Chez certaines Cyanophyceae filamenteuses, on rencontre deux types de cellules particulières:
-Nommez ces deux types de cellules. Qu'est ce qui leur confère cette particularité?
-Comment sur un même filament est-il possible de les distinguer?
8-En quoi le filament chez Oscillatoria sp. Diffère-t-il de celui de Lyngbya sp.
9-Après avoir défini les termes de coccoïde et de monadoïde, citez deux exemples d'espèces d'Algues se
rapportant à chaque cas.
10-A partir d'un exemple précis, justifiez le terme de Ptéridophyte attribué par LINNÉ à ce groupe de
végétaux.
11-A partir d'un exemple précis, justifiez le terme d'akène attribué à certains fruits.
12-Quel est le sens étymologique du mot périanthe?
13-En quoi les Bryophytes semblent-ils se rapprocher des plantes supérieures?
14-A partir d'un exemple précis, montrez que les Bryophytes peuvent aussi se rapprocher des
Thallophytes.

49
TROISIEME SÉRIES D'EXERCICES : ÉTUDES EXPÉRIMENTALES
PREMIERE EXPÉRIENCE
Chez la Tulipe, une plante bisexuée ou hermaphrodite, lorsque toutes les pièces florales sont présentes,
il y a possibilité de fécondation. Quand on procède à l'ablation des sépales seuls ou des pétales seuls ou des
sépales et des pétales simultanément (voir figure 155), dans ces trois cas les fleurs amputées donnent des
fruits et des graines.
DEUXIEME EXPÉRIENCE
Procéder à l'ablation des étamines non mûres, ensacher les fleurs ainsi castrées dans un sachet de gaze
fine (figure 156), à maturité des pistils, soulever le sachet de gaze qui recouvre la moitié du nombre de
fleurs ayant subi la castration mâle (ablation des étamines) et déposer à l'aide d'un pinceau, sur leur
stigmate, du pollen prélevé sur les étamines de fleurs normalement développées, l'autre moitié de fleurs
castrées ne recevant rien et leurs pistils restant isolés (ensachage): les fleurs pollinisées au pinceau
fructifient et grainent. Les fleurs maintenues isolées, non pollinisées, ne fructifient pas, ne produisent pas
de graines.
TROISIEME SÉRIE D'EXPÉRIENCE
Procéder à l'ablation du pistil, castration femelle (figure 157), les fleurs ne fructifient pas, ne grainent
pas. Quelle conclusion se dégage dans chacune de ces trois expériences?

QUATRIEME SÉRIE D'EXERCICES : TABLEAU A COMPLÉTER
TABLEAU 1
Faites correspondre au nom vulgaire en français, le nom scientifique de l'espèce, sa famille et une
caractéristique morphologique principale portant sur l'un quelconque de ses organes.
Nom vulgaire
Taro
Ail

Samba
Gombo
Cocotier
Parasolier
Petit piment
Pomme de terre
Patate douce
Liane réglisse

Nom scientifique

Famille

Caractéristique morphologie

50
TABLEAU 2
Complétez le tableau, en indiquant, pour chaque espèce, l'embranchement (Bactérie,
Cyanophyceae, Algues, Champignons, Lichens, Bryophytes, Ptéridophytes ou Spermaphytes) ainsi qu'une
caractéristique morphologique.

Nom scientifique

Embranchement

Morphologie

Scenedesmus quadricauda

Cola nitida
Lentinus tuber-regium
Vibrio cholerae
Polytrichum sp.
Closterium sp.
Nostoc sp.

CINQUIEME SÉRIE D'EXERCICES : QCM
Cochez par une croix la case appropriée de la grille-réponse. Ne cocher qu'une seule case par question.
Ne pas utiliser de crayon. Ne pas barrer les lettres, mais porter une croix devant la lettre correspondant à
la case appropriée.
1-Parmi les racines suivantes, quelles sont celles qui possèdent un géotropisme négatif?
A=Rhizophore; B=Pneumatophore; C=Racines échasses
2-La racine principale est une racine adventive. A=Vrai; B=Faux; C=Sans avis
3-Plusieurs espèces produisent des tubercules
1: Daucus carotta; 2: Manihot esculenta; 3: Dioscorea alata; 4: Xanthosoma mafaffa;
5: Solanum tuberosum. Quels sont les tubercules qui sont d'origine caulinaire?
A=1,2,3; B=2,3,4; C=1,3,5; D=3,4,5; E=2,4,5.
4-Indiquer parmi les racines ci-après, celles qui ont la même signification.
1: racine adventive; 2: Racine pivotante; 3: Racine latérale; 4: Racine échasse; 5: Rhizophore; 6:
Pneumatophore. A=1,2; B=1,3; C=2,3; D=1,4; E=5,6; F=3,6.
5-Les écailles que l'on rencontre sur certaines tiges souterraines sont des :
A=Feuilles; B=Bourgeons; C=fleurs.
6-Parmi les organes suivants, indiquer ceux qui ont une croissance plagiotrope.
A=Bulbe; B=Stipe; C=Chaume; D=Rhizome.
7-parmi les espèces suivantes, indiquer celles qui ont des racines échasses.
A=Ficus polita; B=Mitragyna sp.; C=Ancistrocladus barteri; D=Uapaca esculenta
8-L'élément représenté sur la figure 158 est : A=Rameau; B=Une feuille simple; C=Une feuille composée
Pennée ; D=Une feuille composée bipennée; E=une feuille composée digitée.
9-Ce qui est encadré sur la figure 159 représente :
A=Un rameau; B=Une feuille; C=Une branche; D=Une tige.
10-Quel nom porte la partie encadrée de la figure 160?
A=Foliole; B=Foliolule; C=Feuille; D=Lobe foliaire.


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