Lettre du Mayo Kani Numero 08 2014 .pdf



Nom original: Lettre du Mayo-Kani Numero 08-2014.pdf
Titre: Lettre du Mayo-Kani Numero 08-2014
Auteur: BrunoPatchoaké-FrançoisWassouni

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La lettre du
Septembre 2014
Numéro 08

… pour un monde meilleur.

Dynamisme et compétences

Deux modèles de référence pour la jeunesse
Modeste Mopa Fatoing officie dans la haute administration publique et Rosalie
Zouyanné Amada tisse ses armes dans le secteur privé
Pour des NTIC au service

La sorcellerie du « saa »,

Interrogations sur les points

du développement rural

réalités ou représentations

d’eau édifiés dans le cadre du

et de la sécurité
alimentaire
Pp. 8 - 10

en pays tupuri.
Pp. 16—20

projet de reboisement dans
le Mayo-Kani.
Pp. 21—23

tupuri.org, le site qui oeuvre « pour une bonne connaissance
du peuple tupuri »

Extrait :
L’éditorial signé par le
Prof. Dr-Ing Habil KOLYANG DINA TAÏWE
Un appel. Un signe de ralliement. Un sursaut d'orgueil. Un
mariage de modernité... Tout
y va pour qui connaît le dynamisme de ce peuple, et aussi
paradoxalement pour qui y
juge le caractère réfractaire
de l'acceptation de la modern
i
t
é
.
Un site internet, une présence sur la toile mondiale, est-ce
un effet de mode, une occupation de l'espace, une pérennisation de culture ? ...
L'initiative est privée, celle
d'un féru de la culture tpuri,
d'un grand et de la voix la
plus autorisée dans le maintien et la sauvegarde de notre
patrimoine, celle de GESSE
ROY qui s'est assurément mis
au service de notre communauté, notre peuple qui est,
loin s'en faut, le dernier à occuper l'espace de la toile.

La lettre du Mayo Kani— N° 8

Ce site se veut aussi fédérateur, innovateur et
promoteur d'une certaine
identité, je dirai d'une
identité certaine, pour
une présence effective
des Tpuri dans le concert
d e s
c u l t u r e s .
Ce site se veut aussi et
surtout rassembleur et
créateur,
rassembleur
des forces culturelles,
centrifuges dans le maintien culturel et centripètes dans la diffusion de
notre conviction et de
nos
acquis
culturels.
Ce site se veut enfin un
centre
d'expérimentation, un lieu d'essai et de

brassage, de discussion
et surtout de franche
c o l l a b o r a t i o n .
Nous avons besoin de
vos critiques, de vos
suggestions, de vos encouragement s.
Je sais que les encouragements
destructeurs
sont parfois plus rapidement exprimés que les
critiques constructives
mais la caravane continuera à passer, n'en déplaise à ceux qui souffrent de voir le Tpuri
émerger. Parfois et paradoxalem ent
souvent nos propres frères
sont les plus destructeurs de nos tentatives
de pérennisation cultur e l l e .
Pour notre part, nous
continuerons à construire contre vents et marées, contre critiques et
insultes
d'émergence
culturelle !
Pour que
vivent la culture tupuri
et les initiatives salutaires comme celles du
TUPURI.ORG.

LA LETTRE DU MAYO KANI
Direction de la Rédaction : Wassouni François
Equipe de Rédaction : Binbalbé Wassouo Francis, Balga
Jean, Amadou Gafoubé, Watang Z. Félix, Taïno Kari Alain D.,
Prospère Louabalbé, Yanné Etienne, Pahimi Patrice, Alain Passah , Patchoaké Bruno

Septembre 2014 • P 2

La lettre du Mayo-Kani n’est pas morte

Mettons tous la main à la pâte pour la rendre plus vivante

C

’est avec un ouf de soulagement que nous faisons paraitre ce huitième
numéro de la Lettre du MayoKani (LMK), tribune à laquelle
nous avions habitué nos lecteurs, mais qui semblait avoir
définitivement disparu pour
beaucoup. Loin s’en faut, car
mettre un terme à une initiative
qui a été saluée par de nombreuses personnes serait sans
doute un crime contre le progrès de notre département. Et
si des mois durant nous n’avions pas pu satisfaire notre
lectorat, cela était dû aux nombreuses difficultés que l’équipe
de rédaction a traversées,
compte-tenu de la dispersion
des uns et des autres à travers
le territoire national et surtout
aux nombreuses contraintes
professionnelles. Au moment où
ce numéro est mis en circulation, nous tenons à présenter
nos sincères excuses à tous
ceux-là qui avaient pris l’habitu-

La lettre du Mayo Kani— N° 8

de et le plaisir de lire entre les lignes notre journal. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux m’ont personnellement saisi
à plusieurs reprises pour demander ce qui arrivait à la
LMK, témoignage de l’intérêt qu’ils accordent à ce que
nous faisons.
Après ces quelques lignes introductives, je voudrais à nouveau m’adresser à toutes les filles et fils du
Mayo-Kani au sujet du journal. En fait, si nous avons bien
voulu créer cette tribune pour informer les uns et les autres, susciter des débats constructifs sur notre département, il ne revient cependant pas à l’équipe de rédaction
l’exclusivité d’y publier des articles. Dans l’éditorial du
numéro 7, j’invitais tous ceux qui voudraient partager
des sujets intéressants avec les lecteurs à se rapprocher
de nous pour que vive ce journal et qu’il contribue de façon efficiente à la réflexion sur le développement. Mais
jusque-là, tout montre que mon interpellation est restée
lettre morte auprès des uns et des autres. Il faut que toutes les âmes de bonne volonté et les amoureux du débat
se joignent à nous pour faire grandir la LMK, notre journal
à nous tous. Contribuer à donner vie à la LMK peut se faire de plusieurs façons.
Vous pouvez contribuer à donner vie à la LMK en
étant un fidèle lecteur et en renvoyant à la rédaction de
façon régulière vos critiques et suggestions, éléments qui
peuvent aider l’équipe de rédaction à améliorer la qualité
du journal. C’est une attitude simple qui ne demande pas
de trop sacrifices, mais qui revêt une grande importance.
Contribuer à la vie de ce journal peut passer par
un engagement personnel à l’alimenter à travers l’envoi
des articles portant sur des débats ou des questions d’actualité. L’équipe de rédaction n’a pas le monopole de la
pertinence des débats proposés, et surtout qu’elle n’est
pas toujours au parfum de certains faits importants qui
se passent dans des coins reculés du département ou au
sein de sa diaspora dispersée à travers le pays tout entier. C’est ainsi des informations très importantes qui auraient pu faire la une de nos numéros nous échappent
régulièrement. Filles et fils du Mayo-Kani, je voudrais
vous supplier de faire de ce journal notre affaire et non
celle de l’équipe de rédaction uniquement. Les associations d’étudiants dans les universités d’Etat du Cameroun, les écoles secondaires, les milieux missionnaires,
les Groupements d’Initiative commune (GIC), les Organi-

Septembre 2014 • P 3

sations Non Gouvernementales qui ont
des ramifications avec le département
sont des cadres où circulent de nombreuses informations. Pourquoi leurs responsables à l’instar des présidents ou de
secrétaires ne nous enverraient pas régulièrement ces informations pour garnir
la LMK et informer au maximum sur tout
ce qui se passe dans le département ou
au sein des communautés du département vivant ailleurs. Je voudrais à ce niveau titiller aussi nos frères et sœurs qui
se trouvent hors du Cameroun, dans des
pays occidentaux notamment et dont la
vie et les activités nous intéresse à plus
d’un titre. Beaucoup d’entre eux s’abreuvent à la source de la LMK et il serait utile qu’ils nous envoient leurs nouvelles et
initient des débats constructeurs en édifiant par exemple les communes, les
GIC, les écoles et autres sur ce qu’ils
pourraient par exemple apporter comme
contribution au développement du département. Eux qui disposent d’une expertise dans des domaines rares, expertise qui peut être partagée dans le processus de développement local ; eux qui
peuvent aussi initier ou financer des projets dans les villages par le canal des
communes ou des comités de développement. Aussi peuvent-ils aider les communes de notre département à nouer
des partenariats fructueux à l’extérieur à
l’heure où la coopération décentralisée
est à l’ordre du jour et constitue dorénavant un créneau salvateur à exploiter
minutieusement. Mais pour l’instant,
beaucoup de communes n’ont pas encore saisi cette grande opportunité à elles
offertes et c’est le lieu de les interpeller
dans ce se sens.
Donner vie à la LMK, passe aussi
et surtout par sa vulgarisation au sein de
votre entourage et d’en parler à chaque
fois que vous avez l’occasion et l’espace : cercles d’associations de développement, associations à caractère culturel
ou ethnique, politique, etc. En parlant de
ce journal à ceux qui ne la connaissent
pas encore, vous contribuez à le rendre

La lettre du Mayo Kani— N° 8

vivant. Et cela peut se passer en tirant par
exemple quelques exemplaires sur papier ou
en renvoyant à d’autres les versions numériques que nous avons pris l’habitude de faire
circuler sur internet.
Assurer une meilleure vie à notre tribune d’informations qu’est la LMK, passe
aussi par une forme de mécénat. Tous ceux
qui sont soucieux du développement de notre département pourraient aider l’équipe de
rédaction à perfectionner le journal. Ils peuvent par exemple lui donner à l’équipe de
production les moyens d’être produit plutôt
à l’imprimerie, ou du moins en lui fournissant du matériel qui puisse permettre de travailler sereinement (ordinateurs, imprimantes, scanner, appareils photos, encres, rames de papier, stylos, financement de création de site internet, etc). C’est ici le lieu
pour nous d’adresser nos sincères remerciements au Capitaine Philippe TCHINSSABE
du ministère de la défense qui a posé un
gros geste de cœur pour encourager et
booster les activités de la LMK. Des initiatives comme le mécénat permettront à ce
journal d’avoir une audience beaucoup plus
large pour le bien du Mayo-Kani. Dans le même sens, les maires, les opérateurs économiques et les élites influentes originaires du
département, pourraient y envoyer des communiqués, des messages publicitaires
moyennant le paiement de quelques centimes qui aideraient le journal à grandir.
Si chacun à son niveau essaye de faire un tout petit effort, notre journal grandira
très vite pour devenir une des tribunes les
plus lues et les plus fournies du NordCameroun. Aussi pourra-t-elle paraître régulièrement et être sollicitée aussi bien par les
populations avides d’informations que par
les partenaires au développement qui y
trouveraient une précieuse base de données
sur l’actualité et d’autres questions intéressantes relatives au département.
En espérant que ce petit message aura un écho favorable, je souhaite à tous une
agréable lecture de cet autre numéro.

Par François WASSOUNI/Dr.Ph.D.
Historien / Université de Maroua

Septembre 2014 • P 4

PUBLICATION d’ ADAMA ELOI

« Le traitement pénal de la récidive »
La répression par l’aggravation de la sanction pénale est le principal mode de
traitement de la récidive et se traduit généralement par l’emprisonnement du
délinquant récidiviste et par l’application de mesures de sureté, privatives ou
non privatives de liberté. Cependant le système carcéral ayant montré ses limites, une nouvelle approche du traitement de la récidive a vu le jour notamment
avec l’intrusion de l’informatique et de la médecine dans le champ pénal. La
surveillance électronique et le suivi socio-judiciaire avec l’injonction de soins
font désormais partie de l’arsenal juridique de lutte contre le phénomène de la
récidive.

Bio
Ancien étudiant de l’université de Ngaoundéré, Eloi Adama est actuellement magistrat. Il est juge et juge d’instruction dans son
pays le Cameroun. Il fut Professionnel invité à la Division des
Poursuites du Bureau du Procureur de la Cour Pénale à la Haye
aux Pays Bas. Actuellement, il prépare une thèse de doctorat en
droit pénal.

Dédicace de trois
livres d’Alain
Désiré TAÏNO KARI
(Diplomate, Chercheur en
Sciences Sociales, Lauréat de
plusieurs Prix Littéraires Universitaires)

Le Ministre Pierre Hélé, élite du Mayo Kani présent à la
cérémonie, fait dédicacer son exemplaire par l’auteur

Les relations américanosaoudiennes depuis la fin
de la guerre froide- L'alliance stratégique à
l'épreuve des cultures
(ISBN : 978-2-296-55446-7 • octobre 2011 • 226 pages)

Voici un beau livre qui, en
plus d’être intéressant, se lit
agréablement. Il fournit, à
bien des égards, quelques
clés importantes de lecture
pour comprendre l’actualité
internationale et la géopolitique des relations internationales au Moyen-Orient. Il met
en scène deux grands pays,
en l’occurrence les Etats-Unis
d’Amérique et le Royaume
wahhabite d’Arabie saoudite,
chacun résolument engagé
dans la conquête des zones
d’influence, ce qui les rend
mutuellement vulnérables et
dépendants.
Le livre tente en effet, à la
lumière des thèses de Samuel
Huntington sur les conflits
post guerre froide, d’appréhender les places de l’alliance
et des cultures dans les relations américano-saoudiennes.
Tout en examinant les rapports
politico-stratégiques
liant les deux pays sur fond
d’intérêt économique et de
lutte croisée contre les nouveaux djihadistes dont une
bonne partie serait constituée
de Saoudiens, l’auteur s’attelle à mettre en évidence les
contradictions
qui
soustendent les rapports entre ces
deux univers et leurs perspectives à court et moyen

La lettre du Mayo Kani— N° 8

termes.
Faisant au-delà une analyse pointue sur la reconfiguration des relations internationales
au
MoyenOrient, au regard de la reformulation
des
modes
d’adhésion idéologique et
des mutations des formes
d’expansion des impérialismes américain et saoudien,
l’auteur, s’y est honorablement illustré notamment
dans
la
théorisation
conceptuelle des relations
internationales. Il est un
homme de culture ou plutôt
des cultures tant et si bien
qu’il s’en accommode au
point de faire de l’éloge de
la diversité et du pluralisme
culturels un ferment de son
engagement laïc, au sens
de dialogue et d’ouverture
à toute forme de religiosité.
Son livre est une contribution importante à la compréhension de la géopolitique du Moyen-Orient et de
la complexité de l’actualité
des relations internationales.
Pour un nouvel
enseignement moral au
Cameroun
(ISBN : 978-2-296-55447-4 • octobre 2011 • 182 pages)

Ce livre Pour un nouvel
enseignement moral au Cameroun, est une invitation
à une réflexion soutenue
sur l’éducation nationale
Camerounaise, notamment
dans
ses
composantes maternelle,
primaire,
secondaire et supérieure.

Le regard de l’auteur scrute
cet univers de production et
de transmission du savoir,
du savoir-faire et du savoirêtre, pour le peindre en une
étrange arène où tous les
acteurs s’affrontent, se côtoient sans se voir, se parlent sans se comprendre. Le
quiproquo y est assourdissant.
A travers une analyse
profonde et critique, Alain
Désiré Taïno Kari juge sévèrement le système éducatif
de son pays, le Cameroun,
faisant ressortir ce qu’il pense à son sens être les principales lacunes du système
éducatif camerounais. C’est
ainsi qu’il aborde et dénonce
particulièrement
certains
programmes et méthodes
d’enseignement qu’il juge
désuets, obsolètes, tendancieux, inefficaces et dangereux ainsi que les attitudes
aussi bien des apprenants
que d’une certaine catégorie
d’enseignants
lacunaires,
grincheux et déviants qu’il
nomme les « enseigneurs ».
Abondamment illustré de
tableaux statistiques, des
faits et des chiffres, son ouvrage permet d’apprécier le
maillage du territoire camerounais par des milliers de
centres de formation. La
densité du paysage éducatif
y est impressionnante ! La
carte scolaire et universitaire du Cameroun est en effet
merveilleusement étoffée et
la dynamique est toujours
de saison au cœur du systè-

Septembre 2014 • P 6

me.
Pour réussir le pari
de
l’avènement d’un
« nouvel enseignement
au Cameroun », l’auteur propose « un Plan
prospérité ». Au centre
de son projet, se trouvent l’auto-formation,
l’égalité et l’efficacité,
et surtout le retour d’une dimension morale
qu’il juge jusqu’à présent trop négligée. Un
ouvrage extrêmement
intéressant qui bouscule les idées reçues et
qui mérite d’être lu.
Âme vivante- Mes visions du monde
(ISBN : 978-2-336-00090-9•
octobre 2012 • 132 pages)

Ame vivante (Mes
visions du monde) : voici le titre d’un ouvrage
tendre, fort, profond qui
nous parle et qui nous
fait découvrir qui est
celui qui parle : un Être
vivant, pas n’importe
lequel : un homme, un
humain tout simplement ! Un homme qui
vit, un homme qui pense, un homme qui aime
et un homme qui croit.
C'est-à-dire un homme
comme tous les autres,
mais unique, spécial,
qui a sa propre expérience de la vie et qui la
partage volontiers avec
d’autres humains comme lui.
En voyant le soustitre Mes visions du
monde, on penserait
qu’il s’agit là d’une œuvre autobiographique.
Mais l’auteur n’y parle

7

pas que de lui, de ses visions
du monde. Il va en réalité plus
loin : il parle des autres, il parle aux autres. Il parle même
de ce qu’on ne voit pas mais
qu’on sent, qu’on sait, qu’on
perçoit : des choses, des Êtres
qui existent à l’instar de l’amour, du bien, du mal, de
Dieu, du diable. Un cocktail de
faits, un ensemble de messages évocateurs, pertinents,
actuels, utiles qui ne laissent
pas indifférents.
Ce recueil est assurément
très remarquable, très intéressant et très riche.
Il est très remarquable par
sa qualité : il comprend à la
fois des poèmes et des chansons classiques, ainsi que des
textes poétiques en prose
dont la saveur est inédite,
dont l’originalité ne souffre
d’aucun doute.
Il est intéressant aussi bien
par la tonalité des messages
véhiculés que par leurs profondeurs, leur densité, leur
musicalité et leur pertinence.
Ses textes s’adressent à notre
être entier, mais beaucoup
plus à notre cœur, à notre cerveau, centres des sentiments
et de la pensée.

Il est riche enfin parce qu’il
comprend plusieurs dizaines de
textes, abordant des thématiques variées, allant de l’amour
(qui y occupe une place de choix)
à la guerre en passant par l’amitié, la paix, les traits de caractère
chez les humains, les faits de sociétés, des hommages à des
Êtres chers, des conseils, des encouragements…Bref, on dirait
que tout y passe sauf rien. Du
moins, tout ce qui est Bien, Beau,
Utile et Vrai comme l’auteur aime
à le dire lui-même.
Âme Vivante-Mes visions du
monde est certainement un très
beau recueil de poèmes. Ecrit de
main de maître avec un subtil art
de persuasion, il nous parle et
nous fait davantage connaître
son auteur : un homme simple,
ouvert, très cultivé, plein d’amour et très croyant.
C’est un livre qui amuse, fascine, détend, conscientise et motive ; un livre qui fait rêver et réfléchir ; un livre qui fait aimer la
Vie, et l’Amour ; un livre qui, en
vrai, invite à… une vie d’amour,
d’amour et d’amour !
Où trouver ces trois livres ?
Les livres sont disponibles aux
Editions L’Harmattan-Cameroun
situées à la montée SNI (Maison
Don Bosco). Ils peuvent être
commandés à Paris à partir du
site ci-après: http://www.editionsharmattan.fr/index.asp?
navig=catalogue&sr=7&r=1
On peut aussi les acquérir en
prenant contact avec l’auteur des
karitaino@yahoo.fr
livres :

Septembre 2014 • P 7

Pour des NTIC au service du développement rural et de la sécurité alimentaire
Par BINBALBE WASSOUO Francis
Ingénieur en génie logiciel au Centre National de
Développements Informatiques du Cameroun,
Consultant en Gestion des Risques des Projets Informatiques,
Tel : 75258308 Email : frankyself@gmail.com

D

ans un climat économique et social en
pleine mutation, la communication
peut jouer un rôle fondamental dans
la promotion du développement rural et de la
sécurité alimentaire en général et dans le département du Mayo-Kani en particulier Il ne
servira à rien d'investir dans les apports scientifiques et matériels, si l’on n'investit pas parallèlement dans le "capital humain"- en informant la population rurale, en entamant un
dialogue afin de bâtir un consensus pour l'action et en développant les connaissances et
compétences nécessaires pour tirer le meilleur parti des investissements matériels. A
mesure que les sociétés se démocratisent, se
tournent vers une plus grande décentralisation et l’économie de marché, les gens bénéficient de conditions plus propices pour orienter
leur propre croissance. La communication
peut encourager la prise de conscience collective, donner voix au chapitre aux parties prenantes et renforcer leur participation dans les
activités de prise de décision et de développement. Les médias et les techniques de communication peuvent aider à surmonter les
obstacles d'alphabétisation, de la langue, des
différences culturelles et de l'isolement physique. Ce sont de puissants outils pour échanger les informations et les connaissances afin
d’ accroître les moyens des populations rurales.
Nous vivons à "l'âge de l'information" caractérisé par la couverture de la planète par les
mass media et les autoroutes de l'information
électronique. Cette ère offre des possibilités
sans précédent pour la communication, l'accès, le stockage, l'extraction et la transmis-

La lettre du Mayo Kani— N° 8

sion de l'information. En même temps,
on s'inquiète du fossé qui se creuse entre les populations ayant accès à l'information et les autres. Les communautés
rurales reculées des centres urbains,
sont rarement bénéficiaires de ces
technologies nouvelles. Elles manquent
encore d’ infrastructures de communication (téléphone, presse, télévision et
radio). L'enjeu pour les zones rurales
n'est pas seulement d'accroître la
quantité et l'accès aux technologies de
communication, mais aussi d'améliorer
l'utilité de l'information pour le développement local. Les technologies de
communication et les connaissances
existent; il reste à en faire bon usage
en faveur du développement rural et
d'une meilleure sécurité alimentaire.
Technologies de l'information et de
la communication
Internet, une des technologies les plus
récentes en matière d'information et de
communication, représente le plus vaste réseau informatique mondial.
Contrairement à d'autres médias ayant
une portée mondiale, Internet permet à
tout un chacun d'envoyer, de recevoir
et de transmettre à petite ou à grande
échelle. Aujourd'hui, Internet est un réseau mondial "populaire" de communication et de partage de l'information. Il
est utilisé par un nombre croissant de
personnes pour dialoguer, discuter, se
rencontrer, enseigner, apprendre, acheter, vendre et échanger quasiment tout
type d'information imaginable.
Le succès d'Internet dans les pays développés laisse entrevoir un énorme
potentiel aux fins du développement.
L'exploitation du réseau au service du
développement rural peut:
• réduire l'isolement et la marginalisation des communautés rurales;

Septembre 2014 • P 8

•faciliter le dialogue entre les communau-

tés
et
ceux
qui
les
influencent
(planificateurs gouvernementaux, organismes de développement, chercheurs, experts techniques, éducateurs, etc.;
•encourager la participation des commu-

nautés aux décisions qui influent sur leurs
vies;
•coordonner les efforts de développement
au niveau local, régional et national pour
améliorer l'efficacité et la productivité;
•dispenser une formation qualifiante sur
l'information et les connaissances d'une
manière souple et efficace; et
•aider à vaincre les obstacles physiques et

financiers qui empêchent les chercheurs
agronomes, les techniciens, les agriculteurs, ou d'autres encore, de mettre en
commun informations et compétences.
Internet offre un potentiel énorme, mais il
est important de rappeler qu'en réalité, de
nombreux pays en développement ne disposent pas des infrastructures de télécommunications nécessaires pour un accès généralisé au réseau. Dans ces cas-là, les
coûts liés à l'installation et à l'utilisation
du matériel nécessaire peuvent rendre
cette option impraticable. En outre, l'enthousiasme suscité par cette nouvelle
technologie devrait être nuancé par la
considération de son utilité. Le choix d'une
technologie de communication doit se fonder sur son efficacité à communiquer un
message, et non pas sur un parti pris en
faveur d'un outil particulier. Les médias
traditionnels, comme la radio rurale, la vidéo, les jeux de diapositives, les tableaux
d'affichage mobiles et les moyens populaires ont encore un rôle important à jouer
dans le partage de l'information et la communication, et , peuvent, dans certaines
situations, s'avérer le choix le plus approprié et le plus efficace.
Les Secteurs concernés le plus par les
NTIC
L'éducation qui occupe une place
primordiale dans le développement et la

La lettre du Mayo Kani— N° 8

croissance économique a cet effet les
NTIC viennent optimiser les nouvelles
techniques d’apprentissage (E-learning ,
Ecole en ligne etc... ) nous invitons vivement nos élevés et étudiants d'exploiter
tous les avantages des qu'offre les NTIC
pour enfin être a niveau.
L'élevage et l'Agriculture : elles
sont les principales activités de notre département pour modérer la qualité de
production afin d’étendre le marche, les
acteurs du métier doivent s'arrimer aux
exigences du monde planétaire ceci via
les NTIC a travers les sites web, nos agriculteurs ou éleveurs peuvent changer
beaucoup des expériences sur les techniques de travail.
La médecine : de nos jours la médecine moderne utilise plus les NTIC pour
ses multiples services. Au niveau de notre
localité les spécialistes peuvent utiliser les
NTIC pour échanger avec leurs collègues
de l'autre cote du monde (Occident) sur
les différentes méthodes de traitement
des maladies en fonction de leur complexité. Grâce aux NTIC, il est possible de
faire des consultations et même la chirurgie en ligne.
Il ressort de tout ce qui précède qu’aujourd’hui, les NTIC s’appliquent à toutes
les activités du quotidien, même si elles
posent un certain nombre de problèmes.
Problèmes des NTICs à KAELE
accessibilité des informations : beaucoup
de secteurs ne sont pas informés de la
nécessité et de l'apport des NTIC sur leurs
activités ( par exemple, si un cultivateur
d'oignon sait que grâce à internet, il peut
nouer des partenariats d'affaires avec des
entreprises agro-alimentaires à travers le
monde et voir son chiffre d'affaire se multiplier par n, alors ce cultivateur ne tardera pas un instant d'utiliser les NTIC au
profit de son activité) .
La maitrise de l'informatique : de nos
jours l'utilisation du matériel informatique

Septembre 2014 • P 9

est incontournable, car l'ordinateur intervient dans tout les secteurs d’activités.
Mais les villes comme Kaélé et les autres
chefs-lieux d’arrondissements du Mayokani ne disposent pas beaucoup de centre
de formation en Informatique pour que le
bon nombre de personnes puissent en bénéficier.
Le cout du matériel informatique : il est
bien vrai que de nos jours le matériel informatique devient de moins en moins cher,
mais compte-tenu du niveau de vie dans
nos milieux ruraux ; il n’est pas facile que
les uns et les autres puissent se procurer
par exemple un ordinateur et une
connexion internet à domicile.
Le coût et la nature de connexion internet
dans nos zones rurales sont les facteurs
qui découragent de nos jours bon nombre
de personnes.
Solutions aux problèmes
- Les télécentres communautaires :
Les télécentres, centres de partage de l'information et de communication, sont un
phénomène relativement récent, les premiers ayant fait leur apparition en Europe
dans les années 80. Selon les besoins locaux, ils peuvent offrir des services comme le téléphone, la télécopie et Internet,
de même que fournir un accès à toute une
série d'outils comme les magnétophones à
cassette et les magnétoscopes, les photocopieuses et les ordinateurs.
Les télécentres peuvent offrir aux communautés des connaissances et des informations de source externe, qu'elles peuvent
intégrer au savoir local. Par exemple, un
télécentre pourrait servir à une organisation sanitaire locale pour recueillir des informations et renforcer ses programmes
de sensibilisation du public; ou encore, à
un établissement d'éducation pour accéder à des matériels d'enseignement à distance afin de compléter les cours dispensés localement.
Les séries de séminaires sur l'importance des NTIC : Apres avoir catégorisé

La lettre du Mayo Kani— N° 8

les secteurs d’activités et cibler les personnes ressources les spécialistes des
NTIC en accort avec les télécentres communautaires élaboreront les exposes débats et autres séances de rencontres
pour montrer l'avantage des NTIC dans
leurs activités. Ceci avec l'accort de nos
différents Collectives Territoriales Déconcentrées qui sont dans tout les arrondissements de KAELE.
Conclusion
Il n'existe pas de remède-miracle au
choix et à l'application des médias pour
une communication efficace en faveur du
développement. Internet offre plusieurs
avantages pour le partage de l'information et la communication, mais de nombreuses régions de pays en développement ne sont pas équipées des infrastructures nécessaires. Dans ces zones,
l'utilisation d'Internet peut être coûteuse
et incongrue.
Les systèmes d'information électroniques
ont été appliqués avec succès pour fournir aux agriculteurs les connaissances et
informations vitales. Les télécentres sont
une autre méthode utilisée par les organisations de développement afin d'améliorer l'accès des communautés rurales à
Internet et à d'autres technologies. Ils
facilitent l'accès à l'information de sources externes, permettent d'échanger les
informations locales avec l'extérieur et
peuvent être conjugués à d'autres médias afin de renforcer l'impact du télécentre.
Que les villageois soient connectés au
monde extérieur via Internet, ou qu'ils
aient connaissance des soins de santé
par des dictons populaires, c'est l'efficacité des processus de communication qui
déterminera l'incidence des activités de
développement. Il faut d'abord examiner
les besoins des communautés rurales
avant de choisir les médias les mieux
adaptés pour répondre à ces besoins

Septembre 2014 • P 10



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