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9782210104044 ldp hist2e chapitre4 .pdf



Nom original: 9782210104044-ldp-hist2e-chapitre4.pdf
Titre: Histoire 2e - Livre du professeur - Chapitre 4
Auteur: Éditions Magnard

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chapitre 4 La chrétienté médiévale
(xie-xiiie siècles)
DU PROGRAMME AU MANUEL
Ce chapitre appelle à exposer les fondements et les caractéristiques d’un christianisme omniprésent
dans l’Europe médiévale. Les trois siècles de notre étude voient le christianisme catholique devenir
une forte puissance à la fois religieuse contre les hérétiques et les juifs, politique par son poids
économique et féodal, et culturelle par le très dense tissu architectural qu’elle met en place, tant
dans les campagnes que dans les espaces urbains alors en extension.
Nous avons donc voulu rappeler les fondements du christianisme médiéval afin d’y expliquer
la volonté d’extirpation de l’hérésie. Nous avons choisi, pour ne pas multiplier les exemples
illustratifs, de proposer dans tous ses aspects un élément du patrimoine religieux, l’abbaye de
Conques, à la fois centre de pèlerinage, route de pèlerinage, et livre de pierre. On retrouvera dans
le chapitre 6 un certain nombre d’éléments sur les cathédrales comme lieux de la prière urbaine
(p. 116-117).
La christianisation en Europe s’est fait à la fois par l’exclusion des hérétiques, mais aussi par
l’évangélisation des campagnes et des villes. Le monachisme se modifie au cours de ce Moyen
Âge central, et nous avons isolé les parcours de deux moines, un homme et une femme, pour
dépasser l’image d’une chrétienté médiévale masculine et monolithe.

Programme • Durée : 4 à 5 heures

Sommaire

La chrétienté médiévale

La chrétienté médiévale (XI -XIIIe siècles)

La question traite de la place fondamentale
de la chrétienté dans l’Europe médiévale en prenant
appui sur deux études :
– d’un élément de patrimoine religieux au choix
(église, cathédrale, abbaye, œuvre d’art,…),
replacé dans son contexte historique ;
– d’un exemple au choix pour éclairer
les dimensions de la christianisation en Europe
(évangélisation, intégration, exclusion,
répression…).

Cours 1 Un monde croyant (p. 42-43)
Dossier Les hérétiques, entre intégration et répression (p. 42-43)

e

Cours 2 Un monde encadré par l’Église (p. 42-43)
Dossier L’abbaye de Conques (p. 42-43)
Dossier Histoire des Arts Un livre de pierre, le tympan de l’abbaye
de Conques (p. 42-43)
Cours 3 Le monachisme, instrument de la christianisation (p. 42-43)
Dossier Bernard de Clairvaux (1090-1153), et la réforme du monachisme
(p. 42-43)
Dossier Hildegarde de Bingen (1098-1179) et le monachisme féminin
(p. 42-43)
Exercices / Révisions / @ctivités

26

© Magnard, 2010 – Histoire 2 de – Livre du professeur

COMMENTAIRES ET RÉPONSES AUX QUESTIONS
Ouverture de chapitre

manuel p. 76-77

« Mater Ecclesia » : l’Église se présente, à l’apogée du
Moyen Âge, comme source et le cœur de toute légitimité
et de toute croyance en Europe. En séparant clerus (le
clergé) et populus (les laïcs), l’Église donne à chacun la
place qui lui revient dans une hiérarchie temporelle qui
correspond aux idées d’Augustin d’Hippone séparant
la Cité de Dieu et la cité des hommes. Si ce système
hiérarchisé, dévolu au Salut de tous, s’étend presque
aux confins du continent européen, certains confins
extérieurs sont combattus, tel les royaumes musulmans
d’Espagne, mais d’autres frontières, intérieures cette fois,
celles des hérésies, fleurissent aux xiie et xiiie siècles.
La frise chronologique permet, en rappelant la réforme
grégorienne ou la croisade contre les Cathares, de mettre
en perspective les temps forts qui ont permis l’omniprésence catholique médiévale en Europe.

Dossier Les hérétiques entre
intégration et répression
manuel p. 80-81

D Problématique : Quels sont les rapports
entre l’Église et les hérétiques ?
Ce qu’il faut savoir

en Occident entre le xie et le xiiie siècle ?

La naissance des hérésies accompagne et explique la
fixation du dogme dès le début de l’histoire du christianisme. L’Église a toujours dû préciser ce qu’il fallait croire
pour être véritablement chrétien. Entre le xe siècle et le
xiiie siècle, la présence de l’Église est manifeste dans le
domaine politique : pouvoir de la papauté ou de grands
ordres religieux, comme celui de Cluny ou de Cîteaux,
extrêmement influents. Elle l’est aussi dans le domaine
économique : l’Église est aussi une puissance seigneuriale.
Cette puissance et ses liens avec les autorités politiques
suscitent des contestations dans un monde hanté par la
quête du salut éternel. La prédication, l’exemple et parfois
la force sont utilisés contre les hérétiques qui sont vus
comme une menace pour l’unité religieuse de l’Occident
mais aussi pour son unité politique.

Ce qu’il faut savoir

Réponses aux questions

Au Moyen Âge, la croyance en l’Au-delà est partagée par
tous. La mort est considérée comme la séparation de l’âme
et du corps qui n’est qu’une simple enveloppe corporelle.
L’idée d’un jugement dernier est acceptée par tous. La
question est alors de gagner son salut ce qui pousse certains chrétiens à s’écarter de l’Église pour vivre au plus
près du message de l’Évangile. La recherche de la pureté
mène souvent à l’hérésie.

1. Leutard de Vertus conteste certaines croyances de

Cours 1 Un monde croyant manuel p. 78-79

D Problématique : Quelles sont les croyances

2. Les idées des Vaudois peuvent apparaître comme une
critique de la richesse de l’Église. Par ailleurs, elles remettent en cause l’existence du clergé.
3. Le document traduit la volonté de discussion mais
surtout son achoppement. L’Église juge et son autorité
s’appuie sur celle des Écritures.

Réponses aux questions

Doc. 1

1. Le culte au saint lévrier est rendu par des rites comme
passer l’enfant nu entre le tronc de deux arbres, évoquer
les démons…

2. Le culte est très éloigné du culte catholique. On y
observe la survivance du paganisme, le rapport particulier avec la nature…

Doc. 2

1. L’enfer est représenté par un monstre dévorant les âmes
impures.

2. L’église est un lieu dans lequel on éduque les fidèles.
L’esprit repoussant des monstres est censé les prévenir de
pêcher.

Doc. 3

1. À gauche, les juifs ; à droite, les hérétiques.
2. L’Église les représente ensemble car les deux ne suivent
pas son message.

l’Église et le paiement de la dîme. En se faisant interprète
des Écritures, il remet en cause l’autorité et la mission du
clergé.

4. Les peines encourues par les hérétiques sont variées.
Elles vont du pèlerinage au bûcher en passant par la croisade. Elles dépendent de la gravité de la faute et de l’attitude du condamné.
5. Les Cathares confessent l’existence d’un second principe créateur au côté de dieu, le mal. Ils rejettent aussi
l’autorité du pape. L’hérésie se développe principalement
chez les seigneurs du sud de la France aussi ceux du nord
les combattent-t-ils.

Réponse organisée
Quels sont les rapports entre l’Église
et les hérétiques ?
1. Des oppositions nombreuses aux fondements communs.

2. La recherche du dialogue et du repentir.
3. L’usage de la force.

© Magnard, 2010 – Histoire 2 de – Livre du professeur

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Cours 2 Un monde encadré
manuel p. 82-83
par l’Église
encadre-t-elle les communautés rurales ?

pouvoirs sacrés et manifestent une forme de présence
divine sur terre. Le pèlerinage permet de se mettre dans
les pas du Christ et de convertir sa vie pour trouver le
chemin du paradis. Conques doit son succès au fait de
réunir ces deux pratiques populaires.

Ce qu’il faut savoir

Réponses aux questions

La vie quotidienne des chrétiens se déroule à l’intérieur de la
paroisse. Le curé y joue un rôle central : il veille sur les âmes de
sa communauté, il est également le porte-parole de l’autorité
politique. Les fidèles, quant à eux, ont certaines obligations :
celles d’assister à la messe dominicale, de se confesser et de
communier au moins une fois par an (Latran IV). Certains,
pour assurer leur Salut, participent à des pèlerinages.

1. L’église a la forme d’une croix qui rappelle celle du Christ.

D Problématique : Comment l’Église

Réponses aux questions

Doc. 1
1. La tonsure distingue le prêtre (au centre) des futurs
époux, qu’il unit.
2. Le document montre la présence d’un prêtre entre les
deux futurs époux ce qui témoigne de la volonté de l’Église
de contrôler l’union.
Doc. 2
1. Ces reliques sont créées en violant les sépultures et en
dérobant les os des morts.
2. L’intérêt de ce trafic est financier : « il les vendait à de
très nombreuses personnes ».
Doc. 3
1. La communion désigne l’eucharistie : le partage du
corps (pain) et du sang (vin) du Christ.
2. Un lieu de culte a également pour but d’éduquer les
fidèles.
Doc. 4
1. Le décret oblige à communier et à se confesser au moins
une fois par an sous peine d’être privé de sépulture chrétienne et de ne pouvoir entrer dans une église de son
vivant.
2. Ce décret témoigne de la non application de ces préoccupations par les fidèles.



Dossier L’abbaye de Conques
manuel p. 84-85

D Problématique : Que montre Conques
des pratiques religieuses médiévales ?
Ce qu’il faut savoir
Le monde médiéval est habité par la question du Salut
éternel. Les pratiques religieuses sont destinées à répondre
à cette angoisse et donner aux fidèles les clés pour y accéder. Parmi elles deux connaissent une ferveur particulière
et sont fortement encouragées par l’Église, non sans que
s’ y manifestent des survivances du paganisme : le culte
des reliques et le pèlerinage. Les reliques, celles des saints
mais aussi celles de la croix du Christ sont investies de

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Elle est orientée vers l’ouest, en direction de Saint-Jacquesde-Compostelle.

2. Conques est une étape centrale pour les pèlerins en
provenance de la ville mariale du Puy. Cet axe est une des
plus importantes routes de pèlerinage d’Europe.

3. L’importance des reliques est rendue par la valeur du
reliquaire et sa disposition dans le chœur de l’église. Les
reliques viennent d’Agen. Elles sont investies de pouvoirs
miraculeux.
4. Elles sont comparées à l’Arche d’Alliance qui contenait
les Tables de la Loi données par dieu à Moïse.
5. Le culte est justifié par les miracles que les reliques
opèrent. C’est un devoir religieux d’aller les adorer, elles
sont les preuves de l’action de Dieu.

Réponse organisée
Que montre Conques des pratiques religieuses
médiévales ?
1. Le dogme est gravé dans la pierre, permettant à tous
de le comprendre

2. L’importance du pèlerinage pour faire son Salut
3. Le développement du culte des reliques.

Dossier Un livre de pierre, le tympan
de l’abbaye de Conques
manuel p. 86-87

D Problématique : Comment ce tympan

explique-t-il aux croyants le chemin vers le salut ?
Ce qu’il faut savoir

Pour sa pastorale, l’Église a conscience du faible nombre de lecteurs et elle se méfie par ailleurs des lectures
individuelles des textes sacrés. Les risques d’erreurs et
d’incompréhension seraient selon elle trop importants.
La peinture et la statuaire sont donc mises au service de
l’enseignement religieux. Le thème du Jugement dernier,
celui qui interviendra à la fin des temps lors du retour du
Christ, se développe à partir du xe siècle et occupe une
place majeure au xiiie siècle où il gagne le tympan des
églises et des cathédrales. Son développement traduit
l’importance de la question du salut pour les chrétiens.

Réponses aux questions

1. Le sujet central est le Jugement dernier qui doit intervenir à la fin des temps pour décider qui doit aller en enfer
ou au paradis.

© Magnard, 2010 – Histoire 2 de – Livre du professeur

2. Le Christ est au centre de la scène. Selon le Credo, il
doit revenir à la fin des temps pour juger les vivants et
les morts. Il préside ici au jugement.

3. Outre les inscriptions explicites, les différentes scènes
racontent des histoires et expliquent le jugement, elles
constituent un livre d’images très parlantes. Le fait qu’il
soit sur le tympan permet à tout le monde de le voir.

4. Les principales causes de la condamnation tiennent
au non respect des règles morales (adultère…) ou civiles
(vol…). L’oubli de la foi est donc la raison centrale.

5. Le tympan explique le déroulement et les raisons du
Jugement. L’effet recherché est la prise de conscience des
fidèles de ce qu’ils risquent ou peuvent espérer selon leurs
actes, donc leur conversion.

Réponse organisée
Comment ce tympan explique-t-il aux croyants
le chemin vers le Salut ?
1. Une pédagogie par l’image (le livre de pierre)

Dossier Bernard de Clairvaux
(1090-1153) et la réforme
manuel p. 90-91
du monachisme

D Problématique : Comment Bernard de Clairvaux
veut-il réformer le monachisme ?
Ce qu’il faut savoir
Bernard de Clairvaux est un des théoriciens à la fois de la
pureté monastique mais aussi de la pureté des moinessoldats. En prêchant la deuxième Croisade, il appelle à la
purification des corps par le sacrifice de soi, et à la purification des âmes par l’ascèse. Ce peut être ici l’occasion
d’aborder les Croisades orientales, qui débordent du strict
cadre du programme. L’idéal monastique de Bernard de
Clairvaux rejoint celui d’une partie des hérétiques combattus alors, mais en restant dans le cadre de l’Église et en
posant les bases d’un monachisme de combat.

Réponses aux questions

2. Une pédagogie de la peur (enfer/paradis)
3. Une pédagogie par l’exemple (les saints)

1. Le cadre de vie cistercien est sobre : aucune fioriture

Cours 3 Le monachisme, instrument
manuel p. 88-89
de la christianisation

2. Bernard de Clairvaux oppose l’idéal du moine qui purifie

D Problématique : Comment le monachisme

3. L’étude, les conditions du travail de la terre, l’obéissance

permet-il de christianiser l’Europe ?
Ce qu’il faut savoir

Le monachisme, forme de vie religieuse que mènent les
moines et les moniales, se développe en Occident dès le
ive siècle. Il connaît un nouvel élan aux xi-xiie et xiiie siècles
avec plusieurs fondations importantes (Cluny). D’autres
formes de monachisme apparaissent : en milieu urbain
notamment avec les ordres mendiants, franciscains et
dominicains.

Réponses aux questions

Doc. 1

1. La prière ponctue la journée des moines. Il ne se passe
pas plus de deux heures entre chaque prière.

2. Le moine dispose d’un temps limité pour le travail (moins
de 3 heures) et pour s’occuper des affaires de la communauté.

Doc. 2

1. Le nombre de moines, l’architecture sont autant d’éléments qui révèlent la puissance de cette abbaye.
2. Les vêtements montrent cet éloignement.
Doc. 3
1. Cîteaux est fondé dans le but de mener une vie religieuse selon la règle de saint Benoît.

2. Les dons importants en terres et en troupeaux.

dans la décoration, la recherche de la lumière par des
ouvertures simples.
son âme en luttant contre les vices, à l’idéal du chevalier
qui combat l’ennemi.
à la hiérarchie de l’Église, la prière chantée et la prière
collective.

4. Les monstres sont les figures représentées sur les chapiteaux des monastères clunisiens. Les cisterciens ont banni,
dans leur architecture, toute décoration qui pourrait troubler la prière.

Réponse organisée
Comment Bernard de Clairvaux veut-il réformer
le monachisme ?
1. En rappelant aux moines leur idéal de combat contre
les vices.

2. En luttant pour une plus grande simplicité des pratiques
monastiques.

3. En fondant un nouvel ordre religieux, l’ordre cistercien.

Dossier Hildegarde de Bingen
(1098-1179) et le monachisme
manuel p. 92-93
féminin

D Problématique : Comment une moniale
vit-elle sa foi ?

Ce qu’il faut savoir
L’histoire des moniales est connue. Plus rares sont les
moniales savantes des xie-xiiie siècles dont le modèle
a dépassé leur siècle. Hildegarde de Bingen n’est pas

© Magnard, 2010 – Histoire 2 de – Livre du professeur

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qu’une simple moniale : par ses relations familiales, par
la fondation de nombreux monastères et couvents, par
sa correspondance avec les grands personnages de son
époque, elle a laissé l’image d’une mystique savante que
les moniales des xive et xve siècles, comme les béguines,
vont imiter en partie.

6. Un sacrement est un acte par lequel un chrétien reçoit
une grâce divine. Il y en a sept : baptême, confirmation,
mariage, pénitence, extrême-onction, eucharistie et ordination.
7. Le rôle du curé est d’encadre ses paroissiens : enseigner,

Réponses aux questions

1. Hildegarde de Bingen garde le secret de ses visions par
peur de l’hérésie ou par crainte de l’incrédulité, les visions
ayant commencé lorsqu’elle était très jeune.
2. Dieu est au firmament, Hildegarde est sur le sol des
hommes, à l’étude. Pour atteindre Dieu, seule l’étude des
relations entre l’homme, son corps et le fonctionnement de
l’univers (on remarquera la présence des quatre éléments
terre, air, feu, eau) permettent à la moniale d’atteindre le
visage divin.
3. La description des différentes parties du corps, et le
constat que des mêmes symptômes résultent les mêmes
maladies, indiquent qu’Hildegarde de Bingen a observé
longuement les corps malades. Le vocabulaire utilisé indique qu’elle a eu accès à des traités savants.
4. L’ange du paradis et le démon de l’enfer se disputent
l’âme d’Hildegarde. Ils grossissent le poids de leurs mondes
respectifs dans l’au-delà, et montrent aux hommes qu’ils
sont partagés entre le bien et le mal dans leur vie comme
dans leur mort.
5. Le clerc qui juge Hildegarde de Bingen est à la fois élogieux et excessif, comme pour toute vie de saint, qui est
un type d’ouvrage qui a un grand succès du Moyen Âge
au xixe siècle.

Réponse organisée
Comment une moniale vit-elle sa foi ?
1. Par l’étude, qui permet de comprendre la création et
d’obéir à l’obligation de charité.
2. Par la prière, qui offre un accès direct au modèle à suivre,
le dieu des chrétiens.
3. Par le partage, à la fois avec ses correspondants et avec
les autres moniales de ses couvents.

Exercices

manuel p. 94

Exercice 1

1. Le Jugement dernier est accompli par le Christ. Il détermine qui ira en enfer ou au paradis.

2. La vie dans l’Au-delà est décidé au Jugement dernier,
les chrétiens vont soit en enfer, soit au paradis, soit au
purgatoire.

3. Une hérésie est une opinion religieuse contraire aux
dogmes.

4. Les Vaudois revendiquent la pauvreté évangélique, ils
nient le purgatoire et refusent l’idée de l’interprétation
des Ecritures par la seule Église.

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5. Le rôle de l’inquisition est de convertir voire de combattre les hérétiques.

distribuer les sacrements.

8. Le monachisme est un mode de vie religieuse qui se
pratique dans la solitude ou en communauté.
9. Le rôle des ordres monastiques est de prier de prier pour
le salut des autres et pour le sien quand on est moine.

Exercice 2

1. Le document est un texte d’un chanoine théologien,
Hugues de Saint-Victor. Il date du xiie siècle. Dans cet extrait,
il décrit l’essor de la vie monastique et l’importance de
son rôle.

2. Pour atteindre leur idéal, les moines doivent mener une
vie solitaire ou en communauté à l’écart du monde dans le
dénuement. Ils doivent prier et pratiquer la mortification
et la charité.

3. Leur idéal les conduit à la sainteté. Leur vie doit servir
d’exemple et apporter le réconfort au monde.
Exercice 3

1. Le document présente un des vantaux du portail en
bronze de la basilique Saint-Zénon de Vérone. Il date du
xie siècle et représente une scène d’exorcisme rappelant
la lutte entre le bien et le mal.

2. Une femme possédée par le diable est menée à l’évêque
qui la bénit. La créature diabolique sort alors par la bouche
de la femme.

3. Une telle représentation rappelle la menace toujours
présente du diable dont il faut se méfier en menant une
vie de foi. Le clergé seul peut en libérer.

À LIRE POUR LE CHAPITRE
• Jean Chélini, Histoire religieuse de l’Occident médiéval,
Hachette, coll. « Pluriel », réed. 2002. Une synthèse indispensable, d’une grande richesse et d’une grande clarté.
Elle peut nourrir l’ensemble des cours.
• Dominique Iogna-Prat, Ordonner et exclure. Cluny et la
société chrétienne face à l’hérésie, au judaïsme et à l’islam
(1000–1150), Aubier, 1998. Plus qu’un ouvrage sur le christianisme médiéval, cet ouvrage interroge, à l’époque où
Cluny traduit le Coran en latin, l’image des hérétiques et
des autres religions au sein de l’Église.
• Jean-Marie Mayeur, Charles et Luce Pietri, André Vauchez
et Marc Venard (dir.), Histoire du christianisme, tome 5,
Apogée de la papauté et expansion de la chrétienté (10541274), Desclée, 1993.

© Magnard, 2010 – Histoire 2 de – Livre du professeur

• La Bible !
• André Vauchez, La Spiritualité du Moyen Âge occidental
viiie-xiiie siècle, Seuil, coll. « Points-Histoire », réed.1994. Un
livre très utile pour comprendre les attentes des chrétiens,
il peut servir à compléter les connaissances pour les dossiers et les cours 1 et 2.

LES RESSOURCES NUMÉRIQUES
p. 75 Étude d’œuvre : Histoire des arts – Calendrier
du xiiie siècle. La présentation de la série de 12 enluminures sur le thème du calendrier, tirées du martyrologue-obituaire d’Usuard de Saint-Germain-des-Prés à
Paris (xiiie siècle) permettra d’introduire « la chrétienté
médiévale » (une vision du monde rendue par un livre
religieux) et les « sociétés et cultures rurales » (une vision
idéologique du travail de la terre et une vision idéalisée
de la féodalité).
❯ Accompagnement pédagogique sur le site enseignant.

p. 77 Copier/coller : Frise modifiable (format .ppt). La
frise présentant les principaux événements à l’apogée de
la chrétienté est modifiable, au format powerpoint, laissant
liberté à l’enseignant d’ajouter, retrancher, modifier une
partie des informations proposées, au gré de l’organisation
de son cours.
p. 77 Carte interactive : L’Occident chrétien. Cette carte
interactive permettra d’expliquer aux élèves chaque phénomène la carte du manuel en se servant de la légende.
La carte lie aussi les principaux termes de la légende à la
double-page du manuel où ils sont développés.
p. 87 Étude d’œuvre : Histoire des arts – Le tympan de
Conques. La présentation du tympan de l’abbatiale SainteFoy de Conques (début du xiie siècle) peut être utilisée
pour introduire « La découverte d’un lieu de culte : une
église ou une abbaye » et/ou « Les croyances et les pratiques religieuses dont témoignent les œuvres d’art » (les
chemins vers le Salut de l’âme, le pèlerinage).
❯ Accompagnement pédagogique sur le site enseignant.

p. 95 Exercice : Réviser et s’entraîner – La chrétienté
médiévale (xie-xiiie siècles). Les questions portant sur les
révisions permettent aux élèves d’évaluer leurs connaissances en autonomie et de s’entraîner sur les problématiques
et les plans des sujets suivants : « Un monde de croyants
(xie –xiie siècle) », « Un monde encadré par l’Église » et
« Monachisme et christianisation ».
❯ Corrections et solutions sur le site enseignant.

p. 95 Fiche d’activité Internet : Que savait-on en ville au
Moyen Âge ? Après avoir répondu à des questions permettant de découvrir sur le site de la Bibliothèque nationale
de France « le savoir aux mains de l’Église », et avoir étudié
« l’arbre de l’alphabet », on pourra proposer aux élèves un
travail permettant de comparer deux calendriers : celui

du martyrologue-obituaire du xiiie siècle (p. 74-75) et celui
d’un livre d’heures du xve siècle.
❯ Propositions de corrections sur le site enseignant.

p. 95 Fiche d’activité Internet : Interpréter un tympan,
Conques. Après avoir répondu à des questions permettant de découvrir un site très complet sur le tympan de
l’abbatiale de Conques, on pourra proposer aux élèves de
travailler plus particulièrement sur les péchés individuels
et collectifs, avant d’expliquer, à partir des FAQ du site, une
phrase du manuel expliquant qu’au xiiie siècle se diffuse
l’idée qu’un jugement particulier précède le Jugement
dernier collectif.
❯ Propositions de corrections sur le site enseignant.

p. 95 Fiche d’activité Internet : Les vitraux de Conques.
Après avoir répondu à des questions permettant de découvrir le site de l’office du tourisme de Conques présentant les
104 vitraux réalisés pour l’abbatiale de Conques par Pierre
Soulages, on pourra proposer aux élèves de comparer des
vitraux du xiiie siècle (chapelle du château de Rouen p. 81
ou ceux de la cathédrale Saint-Étienne de Bourges p. 83)
à ceux de l’abbatiale.
❯ Propositions de corrections sur le site enseignant.

p. 95 Copier/coller : Synthèse – La chrétienté médiévale
(format .doc). Les élèves pourront trouver un plan de synthèse répondant à la problématique suivante : « Quelle
place occupe la religion chrétienne dans l’Europe des xiexiiie siècles ? » ainsi que les principaux mots et les principales dates à retenir.

POUR ALLER ENCORE PLUS LOIN
• Les monuments nationaux
Le patrimoine archéologique et architectural pourra servir
de support lors de l’étude de l’Europe médiévale, soit
directement lors de sorties pédagogiques en région, soit
indirectement grâce à Internet. Le Centre des monuments
nationaux conserve, restaure, gère, anime, ouvre à la visite
près de cent monuments nationaux propriété de l’État.
Pour le Moyen Âge, citons les cathédrales de Chartres,
Reims, Paris, Amiens, l’abbaye du Thoronet, le Mont Saint
Michel…
http://www.monuments-nationaux.fr/
• La sculpture du xiiie siècle
Le superbe site du musée de Cluny propose une large
visite de la sculpture du xiiie siècle.
http://www.sculpturesmedievales-cluny.fr/
• La cathédrale de Chartres
La cathédrale de Chartres est très présente sur les sites
d’histoire des arts (« La cathédrale, expression d’une religion », le vitrail du Bon Samaritain…).
http://hist-des-arts.ac-orleans-tours.fr/php5/
http://www.vitraux-chartres.fr/

© Magnard, 2010 – Histoire 2 de – Livre du professeur

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