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INTRODUCTION
Au fur et à mesure des nouvelles urgences et crises internationales majeures
auxquelles sont confrontés les acteurs de l’aide, les relations croisées se multiplient :
coordinations des Etats entre eux et avec les membres de leur société civile,
coordination entre institutions internationales et ONG sous forme de « clusters »
notamment, création de fonds dédiés, appel à la générosité relayé par les médias…
Ces crises de grande ampleur, souvent complexes car résultant de différentes
problématiques à la fois économique, géopolitique, ethnique, sociale ou
environnementale, et appelées pour certaines à durer, demandent des réponses
adaptées qui nécessitent une mobilisation et une coordination générale de tous les
acteurs de l’aide. Elles appellent à la mise en place d’une aide d’urgence dans des
délais les plus brefs possibles, mais aussi de réfléchir très en amont à la mise en
œuvre d’action prenant en compte la sortie de crise et les phases à venir de post
urgence et de réhabilitation.
Dans ce contexte, les stratégies d’intervention opérationnelles, de mobilisation de
moyens financiers, de communication et de plaidoyer (parfois) doivent prendre en
compte la multiplicité des acteurs et de leur nature.
Les ONG humanitaires françaises, depuis bientôt 30 ans pour certaines, apportent
de l’aide aux populations victimes des crises et des catastrophes qui secouent le
monde. On citera par exemple parmi les plus récentes le séisme d’Haïti en 2010 pour
lequel les ONG françaises ont été capables à la fois de déployer des équipes et des
moyens considérables dès les premiers heures de l’urgence et de collecter 40 M€ en
15 jours, le typhon Haiyan ayant touché les Philippines en 2013, la guerre civile en
Syrie qui dure depuis plus de 3 années, ou bien encore le Mali luttant pour le
contrôle d’une partie de son territoire depuis plus d’un an maintenant.
Les ONG, par nécessité mais aussi par souci d’une plus grande efficacité et
efficience, nouent alors des relations, et parfois des partenariats, avec un nombre de
plus en plus grands d’acteurs divers : institutions internationales, Etats, mais aussi
fondations, entreprises et collectivités territoriales.
Les collectivités territoriales, elles, n’ont cessé de développer, dans le cadre de la
coopération décentralisée qu’elles mènent, une action extérieure de plus en plus
structurée et dynamique dans le domaine de l’appui au développement, parfois de la
reconstruction, voire de l’urgence.
Elles ont su pour cela, faire évoluer progressivement le cadre juridique encadrant
leur action afin de répondre mieux à ces défis. A ce titre, les lois Oudin-Santini et
Thiollière, en créant un levier financier considérable dans le secteur de l’eau et
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