Les travailleurs du bâtiment.pdf


Aperçu du fichier PDF les-travailleurs-du-ba-timent.pdf - page 4/609

Page 1 2 3 456609




Aperçu texte


Remerciements

Il est difficile de citer toutes les personnes envers qui je suis redevable pour cette thèse – en
particulier, et pour cause, celles qui doivent rester anonymes.
Je remercie Alain Morice, mon directeur de thèse, pour l’écoute et la disponibilité dont il a
fait preuve durant quatre ans. « Diriger » une thèse sans être dirigiste, s’y investir sans la
commander, poser clairement ses préférences et ses critiques sans les imposer, telle est la
posture que, me semble-t-il, il a adoptée.
Je réserve un lot de remerciements à Karim Hammou, aussi bien pour ses lectures attentives et
la rudesse de ses critiques, autorisée par la confiance amicale (et la réciprocité !), que pour les
longues discussions sur nos sujets respectifs. La possibilité de parler à bâtons rompus et
d’exprimer crûment, sans précautions académiques, mes thèses et mes impasses, cette
possibilité-là fut précieuse.
Je remercie les chercheuses et doctorantes du laboratoire URMIS qui à un moment ou à un
autre ont lu et critiqué certains de mes textes, ou avec qui j’ai pu discuter de mon enquête :
Fatima Aït Ben Lmadani, Sandra Bascougnano, Véronique De Rudder, Isabelle Desrues,
Marie Lejeune, Corinne Mélis et Maryse Tripier. Je remercie les autres personnes, hors de
l’URMIS, qui ont également tenu ce rôle : Elisabeth Campagnac, Rokhaya Diallo, Nehera
Feldman, Stéphanie Gallioz, Alix Le Gall, Thomas Morinière et Julie Savary.
Je remercie toutes les personnes qui, dans les organisations professionnelles ou syndicales,
m’ont reçu et donné accès à des documents, notamment João Ramos de la fédération
construction de la CGT.
Je remercie tous ceux qui, sur les chantiers, m’ont accueilli et aidé, que ce soit comme ouvrier
ou comme enquêteur. Merci en particulier à Serge pour sa bienveillance et son amitié, ainsi
qu’à Antoño, Nordine, Saïd et Youssef, pour ne citer qu’eux.
Je ne remercie pas le ministère de l’Education pour les refus répétés à ma demande de
suspension d’allocation de recherche afin de pouvoir travailler (et observer) sur des chantiers,
sans parler des soupçons exprimés par certains agents m’imaginant détourner une telle
dérogation pour aller faire carrière dans le bâtiment (on verra pourtant que le poste de
manœuvre intérimaire n’y aide pas tellement…). La suspension provisoire de cette allocation
était nécessaire pour éviter le cumul d’emploi, mais aussi pour retrouver un revenu durant la
période de rédaction. Dix-huit mois de démarches furent nécessaires pour obtenir cette
suspension (c'est-à-dire, concrètement, pour que l’université retienne trois mois de salaire),
qui fut présentée comme une « faveur ». Autrement dit, cela ne crée pas de précédent, et le
futur allocataire de recherche qui voudra user de l’observation participante dans un milieu de
travail sera en butte aux mêmes difficultés.

1