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I. GÉO-GRAPHIE, UNE HISTOIRE DE FRONTIÈRES

1. Des frontières et des géographes : une question fractale

2ème conception : membrane d’un
organisme
Révèle la présence d’un peuple et
l’évolution de sa culture

et la forme (marge ou ligne) de ses frontières dépendent, toujours selon
ces auteurs, de son degré de "civilisation" (du développement de sa
culture, de son potentiel économique, etc.).

Géopolitique ltps discréditée
Instrumentalisation du sc.q
perverti par le pol.q

Le développement théorique du géographe allemand F. Ratzel sera repris
après sa mort et connaîtra l'instrumentalisation politique mortifère qu'on
lui connaît. D'ailleurs, le glissement de cette conception scientifique vers
la sphère politique contribua à ce que la géopolitique reste attachée à
l'image du régime nazi et qu'elle soit frappée d'un durable discrédit. Malgré
tout, en France, quelques auteurs comme André Siegfried (1875-1959),
Yann-Marie Goblet (1881-1955) ou Jean Gottman (1915 - 1994)
persistèrent dans cette réflexion de facture politique et proposèrent des
conceptions scientifiques renouvelées.

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TRANSITION
[Fondements théoriques et
méthodologiques]

Des avancées à la fois théoriques et méthodologiques sont à retenir de
cette première période dans les études consacrées aux frontières s'étalant
schématiquement de la fin du XIXe siècle jusque dans les années 1970.

b/ Modernité
Émancipation : les
frontières deviennent objet
d’étude scientifique

D'un point de vue théorique, il fut acquis très précocement que la frontière
ne relève en rien de la nature, elle est au contraire un "construit" politique
dont les formes matérielles peuvent être diverses (tout autant une
montagne qu'une muraille). Dans une visée organiciste, elle est aussi
considérée comme vivante, plus ou moins étanche, plus ou moins stable,
mais jamais figée et pérenne. Pour les auteurs, et de façon générale, la
frontière est à la fois une ligne (qui sépare et crée de la discontinuité) tout
en étant zone (permettant toutes sortes d'échanges à la fois symboliques,
matériels, pacifiques ou violents).

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Frontière étatique = artifice
politique ds ts les cas
Les 2 conceptions se rejoignent
sur ce pt

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Ce qui dét. la f. des frontières
ne ft ps l’unanimité
2 manières de les v. ds le tps

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La q° se heurte à 1 écueil (moral)
Complexité qui engendre la
bascule ds autres sphères, vs
d’autres pb.q

Mais les approches diffèrent quant à la temporalité accordée tant à la
ligne qu'à la zone. Pour les géographes français, les deux formes
coexistent, la ligne est coexistante de la zone. Dans la conception
allemande, la zone précède la ligne au motif invoqué que plus un État sera
fort et plus il marquera avec vigueur ses frontières jusqu'à une linéarité
parfaite.
L'objectif en creux qui sous-tendait ces conjectures théoriques était de
définir, ou du moins de cerner, ce que pourrait être une "bonne frontière".
Aucune définition ne sera donnée ou du moins retenue car finalement
donner une réponse ce fut immédiatement quitter la sphère de la
connaissance scientifique et entrer dans la sphère du politique et de
l'engagement avec tous les risques qui lui sont liés. Nous ne retiendrons
ici et sans plus de commentaires, que les propos de Jacques Ancel : "la
nature ne trace pas des bornes toutes faites à l'activité d'un groupe
d'hommes ; il n'y a pas de bonne ou de mauvaise frontière : le qualificatif
dépend des conjonctures".
À côté de ces prémisses théoriques, ce sont les approches
méthodologiques qui sont à relever et notamment un recours quasi

État des lieux des frontières en Europe et situation de la France

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