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Essai sur le droit du crédit au Maroc

Plaidoirie pour l’intégration de la banque au
développement et le rapprochement des interprétations
moderniste et islamiste.

Introduction
Le mot crédit de langue française se dit aussi credit en anglais et se traduit
ietimane en arabe. Il signifie dans chacune de ces langues la confiance qui s’établie
autrement que par l'attachement émotionnel.
En dehors des liens affectifs, les gens gagnent la confiance les uns des autres
par leur aptitude à faire ou à donner. C'est un état de fait qui n'a pas échappé à la
réglementation. Les législateurs se sont occupés des relations d'affaires entre
personnes unies par la confiance, faisant ainsi naître le droit du crédit.
Il s’agit d’une branche de droit commercial appliqué qui a pour objet de
protéger les intérêts des créanciers et des débiteurs. Elle regroupe les règles
relatives aux contrats de crédit, aux sûretés réelles et personnelles, et aux
procédures de recours et d'exécution des créances en cas de défaillance du débiteur.
Le droit du crédit englobe également le régime des opérations de crédit
bancaire et d’emprunt obligataire en bourse. Il détermine le statut des agents
économiques qui en font profession et les autorités publiques et parapubliques qui y
interviennent.
Après l’approche du contexte du crédit au Maroc nous étudions dans le présent
ouvrage l’opération
de crédit en distinguant les actes isolés des actes
institutionnels.