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Titre: Microsoft Word - Evang-etude-101.doc
Auteur: papa

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Les quatre Evangiles, par D.C.

101. LES DEUX DEMONIAQUES GADARENIENS
(Mt. 8:28-34 ; Mc. 5:1-20 ; Lc. 8:26-39)
MATTHIEU
MARC
LUC
8
5
8
28. Lorsqu’il fut sur 1 . Ils arrivèrent sur 26. Ils abordèrent
l’autre bord,
l’autre bord de la mer,
dans le pays des
dans le pays des
dans le pays des
Gadaréniens,
Gadaréniens.
Géraséniens,
qui est vis-à-vis de la
Galilée.
2. Aussitôt
27. Lorsque
que Jésus fut hors de la Jésus fut descendu à
barque,
terre,
il vint au-devant de lui
il vint au-devant de lui
deux démoniaques,
un homme,
un homme
de la ville,
sortant des sépulcres,
sortant des sépulcres,
et possédé
qui était possédé
d’un esprit impur.
de plusieurs démons.
vinrent au-devant de lui.
3. Cet homme
Depuis longtemps
il ne portait point de
vêtement,
avait sa demeure
et avait sa demeure
non dans une maison,
dans les sépulcres,
mais dans les sépulcres.
et personne ne pouvait
plus le lier, même avec
une chaîne.
4. Car souvent il avait
eu les fers aux pieds et
avait été lié de chaînes,
mais il avait rompu les
chaînes et brisé les fers,
et personne n’avait la
force de le dompter.
5. Il était sans cesse,
nuit et jour, dans les
sépulcres et sur les
montagnes, criant, et se
meurtrissant avec des
pierres.
Ils étaient si furieux que
personne n’osait passer
par là.

JEAN

• Mt. 8:28, Mc. 5:1 “… sur l'autre bord de la mer, dans le pays des Gadaréniens”, Lc.
8:27 “… dans le pays des Géraséniens, qui est vis-à-vis de la Galilée” :
La ville de Gadara, de l'autre côté du Jourdain, à 9 km environ de la rive sud de la mer de
Galilée, était une ville importante de la Décapole. Des Grecs y étaient implantés depuis
les conquêtes d'Alexandre.

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Les quatre Evangiles, par D.C.

Gerasa était, soit la même ville avec une orthographe différente, soit une autre ville
moins influente de cette zone. Des grottes et des caveaux étaient creusés dans les collines
proches de la ville.
• Mt. 8:28 “deux démoniaques”, Mc. 5:2 "un homme”, Lc. 8:27 “un homme” :
a) Les critiques trouvent ces récits contradictoires : Matthieu parle de d e u x
démoniaques sortant des sépulcres, alors que Marc et Luc n'en comptent qu'un seul. Les
critiques en concluent que les Evangiles ne sont pas fiables.
Ils réagissent pareillement
• face au récit de la guérison du serviteur du centenier (selon Mat. 8:5-13, le
centenier parle directement à Jésus, alors que selon Lc. 7:1-10, le centenier ne
rencontre jamais Jésus),
• face au récit de la guérison de la fille de Jaïrus (selon Mat. 9:18-19 et 23-25, la
fille est déjà morte quand le père aborde Jésus, alors que selon Lc. 8:41-42 elle n'est
que mourante),
• face au récit de la guérison des aveugles de Jéricho (il y a deux aveugles selon
Mat. 20:29-34, alors que, selon Lc. 18:35-42 et Mc. 10:46-53, il n'y en a qu'un), etc.
Pour répondre, il suffit de s'en tenir au texte :
Il y avait deux démoniaques (le texte de Matthieu est incontournable) partageant
le même destin désespéré en un même lieu, dans un sinistre compagnonnage.
Mais il semble que l'un des deux hommes a eu un comportement particulier,
surtout après sa délivrance quand un ministère spécial lui a été assigné, et Marc et
Luc se sont plus spécialement intéressés à lui.
b) La situation de ces deux hommes était épouvantable :
• Ils vivaient dans des grottes servant occasionnellement de tombes (Lc. 8:27). Ces
lieux considérés comme impurs convenaient aux démons, et en ces tanières les
deux hommes étaient moins persécutés qu'ailleurs par les villageois.
• Ils vivaient nus (Lc. 8:27), sous-alimentés, sales, hirsutes, en mauvaise santé,
couverts de parasites.
• Sans vêtements et sans chaussures, les pieds et tout le corps étaient couverts de
blessures (Mc. 5:5) mal soignées. Ils étaient soumis à toutes les intempéries.
• Ils ne pouvaient pas se reposer comme ils en avaient besoin, car les démons les
entraînaient sur les chemins et sur les terrains sauvages à leur guise, nuit et jour
(Mc. 5:5).
• Ils étaient contrôlés par plusieurs démons (Lc. 8:27) dirigés sans doute par un
esprit impur qui parlait en leur nom (Mc. 5:2).
• Les villageois avaient essayé de les lier avec des chaînes (Mc. 5:4) pour les
protéger et se protéger eux-mêmes. L'angoisse intérieure de ces hommes entravés
devait être insupportable. En brisant ces liens, ces possédés avaient dû se blesser
gravement.
• L'action des démons était violente, agressive, sans pitié : elle se traduisait parfois
par une force physique momentanée qui devait nécessairement nuire au corps, et
qui représentait un danger pour les passants.
• Pour les villageois, ces deux hommes étaient fous, haineux, imprévisibles, et
donc dangereux (Mt. 8:28).
• Ils ne recevaient que des regards de colère, de peur, de dégoût, de mépris. Les
enfants les fuyaient.
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Les quatre Evangiles, par D.C.

• Ils n'avaient plus d'amis. Seules quelques âmes charitables leur apportaient-elles
un peu de nourriture (… des restes de porc ?) et de vieux vêtements.
c) Cette armée de démons qui contrôlaient leurs émotions, leur langue, et leurs
muscles, pouvait les empêcher d'aller à la rencontre de Jésus. Mais ils n'ont pas pu
empêcher Jésus de passer par là, au bon moment, au bon endroit. C'est Dieu qui
contrôlait tout !
Dieu avait permis que ces malheureux endurent ces terribles souffrances pendant peutêtre des années (Lc. 8:27 “depuis longtemps”).
L'homme naturel, dont le regard est limité, ne comprend pas et n'accepte pas ces
décisions divines ! Et cependant la Bible relate qu'un homme est resté aveugle de sa
naissance jusqu'à l'âge adulte pour la gloire de Dieu :
Jn. 9:3 “Jésus répondit : Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché; mais
c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.”
Une telle réponse scandalise l'homme naturel. Mais ce dernier oublie
d'interroger le principal intéressé : quand cet aveugle a été guéri, il s'est
prosterné devant Jésus ! Quant au démoniaque libéré, il a voulu rester avec
Jésus !
d) C'est vers de tels “hommes”, sans espoir à vue humaine, et dont la vie semble un
rictus du destin, que Dieu a envoyé Jésus. Dieu seul pouvait voir en eux des “âmes
précieuses” et même des “élus” qui resplendiront dans l'éternité ! Tout croyant se
demande un jour ou l'autre comment il réagirait face à un cas semblable, deux mille ans
après la Croix.
• Mc. 5:2 “… possédé d'un esprit impur”, Lc. 8:27 “possédé de plusieurs démons” :
Les expressions “esprits impurs” et “démons” sont synonymes (Comparer aussi Mc
5:13 et Lc. 8:33). Les démons sont des “souffles”.
Il semble que l'un des deux hommes avait un ascendant naturel sur l'autre, et que cet
ascendant a été utilisé par les démons. Le chef des démons demeurait dans cet homme, et
son influence s'exerçait depuis ce trône.
• Mc. 5:3 “… cet homme avait sa demeure dans les sépulcres” :
Le monde offre de nombreux “sépulcres” spirituels où les démons donnent rendez-vous
aux hommes qu'ils séduisent puis contrôlent par la puissance séductrice des convoitises.
• Mc. 5:4 “personne n'avait la force de le dompter” :
Il s'agit ici de force physique. Les démons sont capables d'imiter le “don de force”
dont l'Eternel avait oint Samson. Cela suppose un contrôle d'une partie du système
nerveux, des tendons, des fibres musculaires.
• Mc. 5:5 “il était sans cesse, nuit et jour, dans les sépulcres et sur les montagnes,
criant, et se meurtrissant avec des pierres” :
Avec leur puissance de contrôle, ces démons auraient pu conduire ces deux hommes à
faire des actions les menant à la mort. Ils ne l'ont pas fait :
• parce qu'ils trouvaient un intérêt à les garder en vie : ils avaient une demeure
qu'ils pouvaient souiller à volonté.
• parce que Dieu le leur interdisait et, du même coup, la fureur et la peur des
démons devait en être accrue.
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Les quatre Evangiles, par D.C.

MATTHIEU
8

MARC
5
6. Ayant vu Jésus
de loin,

LUC
8
28. Ayant vu Jésus,

JEAN

il poussa un cri,
il accourut,
se jeta à ses pieds,
se prosterna devant lui.
2 9 . Et voici, ils 7. et s’écria
s’écrièrent :
d’une voix forte :
Qu’y a-t-il entre nous et Qu’y a-t-il entre moi et
toi,
toi,
Jésus,
Fils de Dieu ?
Fils du Dieu TrèsEs-tu venu pour nous Haut ?
tourmenter avant le
temps ?
Je t’en conjure
au nom de Dieu,
ne me tourmente pas.

et dit
d’une voix forte :
Qu’y a-t-il entre moi et
toi,
Jésus,
Fils du Dieu TrèsHaut ?

Je t’en supplie,
ne me tourmente pas.

• Mc. 5:6, Lc. 8:28 “ayant vu Jésus de loin il poussa un cri … accourut … se jeta à
ses pieds … se prosterna” :
a) Le texte n'indique pas la raison de ce mouvement.
Cependant, les deux possédés n'avaient sans doute pas entendu parler de Jésus. Il est
donc peu probable que leur volonté ait pu vouloir le secours de Jésus. Ils n'avaient peutêtre même pas auparavant cherché le secours des rabbis, et, s'ils l'avaient fait, cela avait
été en vain.
b) L'esprit impur avait peut-être reçu l'ordre d'affronter Jésus et de détruire Jésus par
deux possédés interposés. Ayant échoué lors de la tempête, Satan ne désarme pas.
Quoi qu'il en soit, Dieu a dirigé les pas de Jésus pour que cette rencontre ait lieu.
c) L'esprit impur “a vu Jésus de loin”. Il a vu de loin ce que les hommes ne voyaient
pas de près ! Il a vu la Shékinah. Les démons discernent aussi les hommes qui n'ont pas
l'onction (Act. 19:15).
Le démon a aussitôt su qu'il était dévoilé, impuissant, sans espoir. Il était devant son
Juge !
C'est une préfiguration de ce qui se passera lors de l'avènement en gloire de Jésus.
2 Thes. 2:8 “Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle
de sa bouche, et qu'il écrasera par l'éclat de son avènement.”
d) Le “cri” est celui de la terreur, de la colère et du désespoir.
Si l'esprit impur court au devant de Jésus, c'est qu'il se sait vulnérable, même à distance.
S'il s'approche, c'est pour donner plus de force à sa requête.
Il n'y a aucune adoration dans ce geste, mais seulement de l'épouvante servile. Seul
l'amour bannit la crainte, et il n'y a aucun amour en ce démon.
Il se prosterne devant plus fort que lui, comme il a l'habitude de le faire devant Satan.
S'il devenait le plus fort, il mordrait aussitôt.
Sur le thème des esprits impurs, voir l'étude n° 38.

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Les quatre Evangiles, par D.C.

• Mt. 8:29 “ils s'écrièrent” :
Ce sont les démons qui parlent en contrôlant les cordes vocales, la langue et les lèvres
des deux hommes.
Il semble difficile aux démons de chuchoter !
Mc. 1:23-24 “(23) Il se trouva dans leur synagogue un homme qui avait un esprit
impur, et qui s'écria : (24) Qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es
venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.”
• Il est donc possible à certains démons d'imiter le don du “parler en
langues”. Ce charisme ne peut donc pas être la preuve absolue du baptême de
l'Esprit.
• La pythonisse qui harcelait Paul et Silas à Philippe (Act. 16:16-18) était
esclave d'un tel démon parleur.
• Mt. 8:29, Mc. 5:6 “qu'y a-t-il entre nous et toi … entre moi et toi ?” :
Littéralement, le texte dit : “Quoi pour nous et pour toi ?” : Cette expression est un
hébraïsme déjà utilisé dans l’AT :
• Lorsque Abischaï, fils de Tseruja, veut abattre Schimeï qui insulte David en fuite,
David répond : “Qu’ai-je affaire avec vous, fils de Tseruja ?” (2 Sam. 16:10 ; litt.
“quoi pour moi et pour vous”).
• Lorsque le fils de la femme de Sarepta meurt, la mère s’adresse à Elie en ces
termes : “Qu’y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour
rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils ?” (1 R. 17:18).
• Quand Joram, roi impie d’Israël, vient consulter Elisée en compagnie du roi
d’Edom et de Josaphat roi de Juda, le prophète rétorque vertement : “ Qu’y a-t-il
entre moi et toi ? Va vers les prophètes de ton père (Achazia, ennemi d’Elie) et vers
les prophètes de ta mère” (2 R. 3:13).
Jésus a utilisé la même expression en s'adressant à Marie lors des noces de Cana (Jn.
2:4).
C’est le même hébraïsme qui est dans la bouche de l’homme possédé de Marc 1:24
(“Quoi pour nous et pour toi ?”).
• Mt. 8:29, Mc. 5:6 “… Fils de Dieu … Jésus, Fils du Dieu Très-Haut” :
a) La confession que Jésus est le “Fils de Dieu” n'a aucune valeur rédemptrice pour
ces démons qui vivent dans le monde des esprits ! Il n'a cette valeur que pour les hommes
vivant sur terre, car l'acceptation de la Vérité manifestée est le critère de l'élection.
L'acceptation de la puissance manifestée n'est pas un critère de salut.
Mc. 1:23-24 (déjà cité).
Mc.1:34 “Il guérit beaucoup de gens qui avaient diverses maladies ; il chassa
aussi beaucoup de démons, et il ne permettait pas aux démons de parler, parce
qu'ils le connaissaient.”
Mc. 3:11-12 “(11) Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient
devant lui, et s'écriaient : Tu es le Fils de Dieu. (12) Mais il leur recommandait
très sévèrement de ne pas le faire connaître.”
Lc. 4:41 “Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en
disant : Tu es le Fils de Dieu. Mais il les menaçait et ne leur permettait pas de
parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.”
1 Cor. 12:3 “C'est pourquoi je vous déclare que nul, s'il parle par l'Esprit de
Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et que nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur !
si ce n'est par le Saint-Esprit.”
Act. 16:16-18 “(16) Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait
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Les quatre Evangiles, par D.C.

un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres,
vint au-devant de nous, (17) et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces
hommes sont les serviteurs du Dieu Très Haut, et ils vous annoncent la voie du
salut. (18) Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à
l'esprit : Je t'ordonne, au nom de Jésus Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure
même.”
Jac. 2:19 “Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient
aussi, et ils tremblent.”
b) Seul le Saint-Esprit doit témoigner de Jésus-Christ aux hommes, et non pas les
démons, car seul le Saint-Esprit peut apposer le Sceau de Dieu sur ceux qui reçoivent la
révélation de l'identité du Christ. L'Eglise est fondée sur l'Onction de cette révélation :
Mat. 16:16-18 “(16) Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu
vivant. (17) Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ;
car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui
est dans les cieux. (18) Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre
(celle de l'Onction) je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne
prévaudront point contre elle.”
• Mt. 8:29 “es-tu venu nous tourmenter avant le temps ?” :
Les démons savent donc qui est Jésus. Ils connaissent aussi les Ecritures. Satan a même
essayé de s'en servir pour tenter Jésus dans le désert. Mais il ne les comprenait pas toutes
clairement.
Les démons reconnaissent que Jésus est le Fils de Dieu, mais ils ne le désignent jamais
comme l'Agneau de Dieu, car l'œuvre de la Croix leur est encore inintelligible.
Depuis le jugement du “serpent ancien” en Eden, les démons savent quel destin leur
est réservé selon les Ecritures.
Gen. 3:15 “Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa
postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.”
Mc. 1:23-24 “(23) Il se trouva dans leur synagogue un homme qui avait un esprit
impur, et qui s'écria : (24) Qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es
venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.”
Les démons savent que Satan, pour la première fois, a subi une défaite devant Jésus, lors
de la tentation dans le désert
Ils ont tout essayé pour que la prophétie ne s'accomplisse pas, en tuant Abel, en
souillant la génération pré-diluvienne, en tuant les premiers-nés des Hébreux, en tuant
les enfants de Bethléhem, en jetant les chrétiens dans les arènes, etc.
Les défaites déjà subies par les démons devant Jésus et devant de simples hommes
leur ont confirmé leur défaite finale inéluctable :
Lc. 10:17-20 “(17) Les soixante-dix revinrent avec joie, disant : Seigneur, les
démons mêmes nous sont soumis en ton nom (cf. Mc. 16:17). (18) Jésus leur dit :
Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. (19) Voici, je vous ai donné le
pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de
l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. (20) Cependant, ne vous réjouissez pas de
ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont
écrits dans les cieux.”
Le Ciel se réjouit de la beauté, et ne prononce même pas le nom de la
laideur.
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Les quatre Evangiles, par D.C.

Leur tourment permanent est de savoir qu'ils sont déjà condamnés, qu'une heure est
prévue pour l'exécution de la sentence et vient inexorablement, mais ils n'en connaissent
pas la date.
Mieux que ne le font les hommes, les démons scrutent d'éventuels signes avantcoureurs.
S'ils sont capables, dans un geste de fureur désespérée, de jeter à terre un homme
dont ils sont chassés (Mc.9:26), ils seraient capables de causer de graves dommages
dans le monde s'ils découvraient que le moment est imminent.
C'est pourquoi cette date est tenue secrète par Dieu (Mt. 24:35).
• Mc. 5:7 “je t’en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas”, Lc. 8:28 “je t'en
supplie …” :
a) Ce démon invoque même “le nom de Dieu”, à l'existence duquel il croit (Jc. 2:19),
mais qu'il hait. C'est une prière religieuse, à la fois fervente mais entièrement égoïste et
hypocrite, sans aucune repentance. Ces démons n'ont jamais eu pitié de l'homme qu'ils
tourmentaient. S'ils le pouvaient ils recommenceraient.
Le démon argumente en avançant que l'heure du jugement final n'est pas encore
venue. C'est pourquoi il ose invoquer le nom de Dieu. Mais Jésus sait très bien quel
est son ministère, et ne s'en écarte pas : il ne vient pas “tourmenter” mais expulser.
b) Ces démons pensent que Jésus a le pouvoir de les “tourmenter” (gr. : "basanizo") dès
cet instant. Quel “tourment” peut donc infliger le Christ ?
La racine grecque “basanos” du verbe “tourmenter” désigne une pierre de touche, et
suggère donc un examen.
Pour un démon, comme pour les hommes perdus, les “tourments” ne sont pas causés
par des tenailles rougies au feu, mais par la mise en pleine lumière des pensées et des
actes impurs selon les critères de la Parole de Dieu. Un esprit ne peut être tourmenté que
par une réalité spirituelle. Le mensonge est tourmenté par la vérité. Pour les esprits de
ténèbres, la Lumière divine est un brasier.
• L'une des pires souffrances pour les exilés Juifs à Babylone était de se souvenir
des occasions manquées en méprisant les avertissements des prophètes.
• Lors du dernier des jugements, quand les réalités spirituelles seront pleinement
exposées, et que les consciences seront pleinement éveillées, alors ce “tourment”
sera la nature même des condamnés. C'est cela le feu de la géhenne, le ver qui ne
meurt pas, les grincements de dents, les pleurs, etc.
• On est très loin de l'imagerie païenne et sans support scripturaire de l'enfer,
imagerie reprise par une grande partie du christianisme au début de son histoire.
• On peut certes avancer qu'en fin de compte, imagerie païenne ou non, le résultat
final est tout aussi épouvantable. Mais l'imagerie païenne est si grossière qu'elle a
contribué à éloigner beaucoup d'âmes des églises.
c) Le “tourment” que redoutent les démons de Gadara, ce n'est pas tant d'être chassés,
mais que leur laideur morale soit exposée à la pleine Lumière publiquement. C'est
seulement dans les ténèbres et le mensonge qu'ils se trouvent beaux (ils sont orgueilleux)
!
C'est aussi pourquoi les pharisiens se glorifient réciproquement les uns les autres en
s'attribuant des titres qui cachent la nudité.
Jn. 5:44 “Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des
autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ?”
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Les quatre Evangiles, par D.C.

Se juger soi-même, c'est ôter les feuilles de figuier (Gen. 3:7,21). Alors Dieu peut nous
revêtir du manteau de l'Agneau vivant.
MATTHIEU
8

MARC
5
8. Car Jésus

LUC
8
29. Car Jésus
commandait à l’esprit
impur
de sortir de cet homme,

lui disait :
Sors de cet homme,
esprit impur !

JEAN

dont il s’était emparé
depuis longtemps ;
on le gardait lié de
chaînes et les fers aux
pieds, mais il rompait
les liens, et il était
entraîné par le démon
dans les déserts.
30. Jésus lui demanda :
Quel est ton nom ?
Légion,
répondit-il.

9. Et il lui demanda :
Quel est ton nom ?
Légion est mon nom,
lui répondit-il,
car nous sommes
plusieurs.
Car plusieurs démons
étaient entrés en lui.
1 0 . Et il le priait 3 1 . Et ils priaient
instamment
instamment Jésus
de ne pas les envoyer
hors du pays.

de ne pas leur ordonner
d’aller dans l’abîme.

• Lc. 8:29 “car Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, dont il
s'était emparé depuis longtemps” :
Cet homme n'est pas possédé de naissance. Il n'est pas écrit comment ni pourquoi ces
démons ont pu ainsi s'emparer de lui. C'est sans doute une cause grave qui leur a permis
cette action.
NB : La version King James traduit : “souvent”, au lieu de : “depuis longtemps”.
• Mc. 5:10, Lc. 8:31 “il le priait instamment de ne pas les envoyer hors du pays … de
ne pas leur ordonner d’aller dans l'abîme (gr. : "abussos" = "sans fond")” :
Etre “tourmenté”, être “envoyé hors du pays”, et “aller dans l'abîme” sont trois choses
différentes.
a) Plus qu'un lieu géographiquement identifiable, l'“abîme” représente surtout un état
de déchéance absolue et d'obscurité pire qu'une absence de lumière extérieure. “L'abîme”
est la matrice de Satan, le domaine de la Mort. 2 P. 2:4 parle “des abîmes de ténèbres”.
Le récit de la sorcière d'En Dor voyant Samuel “monter de la terre” (1 Sam. 28:13) ne
permet pas d'affirmer que l'“abîme” est localisé sous terre. En effet :
• il s'agit en effet d'une vision où s'exprime un esprit humain prenant une
apparence reconnaissable,
• Samuel n'est pas un démon,
• Samuel n'a pas été enterré en cet endroit et ne sort pas d'une tombe,
• la vision le décrit comme montant de la terre pour souligner qu'il vient de la
société des morts,
• cette vision n'a pas pour but d'enseigner des mystères à un roi déchu.
8

Les quatre Evangiles, par D.C.

Le mot “abîme” est une image qui désigne une réalité insondable. C'est pourquoi ce
mot est utilisé tel quel par l'Apocalypse, un livre écrit essentiellement avec des images. Il
en va de même avec les mots “shéol, tombeau, hadès, séjour des morts” au contenu
indéfinissable.
L'origine des démons n'est pas clairement exposée dans la Bible, et il n'est écrit nulle
part que ces démons sont sortis de l'abîme. Ce verset indique que les démons peuvent y
être envoyés, mais non y retourner comme s'ils en étaient sortis. Par contre, selon 2 P.
2:4, des esprits impurs y sont déjà confinés sur ordre de Dieu.
Cet “abîme” est d'une nature inconcevable aux hommes. Le mot est présent dix fois
avec ce sens dans le NT (une seule fois dans les Evangiles) : Lc. 8:31 ; Rom. 10:7 : 2 P.
2:4 ; Ap. 9:1,2,11 ; Ap. 11:7 ; Ap. 17:8 ; Ap. 20:1,3.
Le mot désigne une autre réalité en Lc. 16:26 “il y a entre nous un grand abîme”,
en 2 Cor. 11:25 où l'abîme désigne la mer)
b) Dans l'Apocalypse, lors du “premier malheur” qui accompagne la sonnerie de la
“cinquième trompette”, des hordes de “sauterelles” monstrueuses, des puissances
tourmenteuses, sont dégorgées de “l'abîme” contre les hommes impurs, et en particulier
contre l'église infidèle. Leur chef est “l'étoile tombée du ciel” (Ap. 9:1), Satan lui-même :
Ap. 9:11 “Elles avaient sur elles comme roi l'ange de l'abîme, nommé en hébreu
Abaddon, et en grec Apollyon.”
Pour les démons, cet “abîme” est un état d'impuissance, une prison, où la souillure
souille la souillure (Es. 49:26).
Le stade suivant pour les démons est leur destruction dans “l'étang ardent de feu et de
soufre” qui est “la seconde mort” (Ap. 19:20, 20:14-15, 21:8). La destruction sera alors
détruite.
c) Un seul démon prend la parole : il s'agit probablement de leur chef. On peut
imaginer que dans une armée ainsi hiérarchisée, les plus forts et les plus méchants
dominent sur les autres sans ménagement. Il ne peut y avoir que des rapports de crainte,
d'égoïsme, d'orgueil, de colère, de vengeance, et pas une seule trace de fraternité.
d) Les démons savent qu'une date est fixée pour leur châtiment qui sera l'annihilation
irrévocable dans “l'étang de feu”.
Mt. 25:41 (parabole des brebis et des boucs) “Ensuite il dira à ceux qui seront à sa
gauche : Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé
pour le diable et pour ses anges.”
Jude 6 “(5) Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses,
que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l'avoir tiré du pays d'Égypte, fit
ensuite périr les incrédules (ce n'est qu'un jugement terrestre apparent) ; (6) qu'il a
réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres,
les anges qui n'ont pas gardé leur dignité (ce sont des messagers humains apostats),
mais qui ont abandonné leur propre demeure ; (7) que Sodome et Gomorrhe …
subissent la peine d'un feu éternel.''
Selon ces démons, il y a une hiérarchie du châtiment :
• Le pire pour eux serait d'être “jetés dans l'abîme” (Lc. 8:31), le verbe “jeter”
suggérant une action violente des anges de Dieu contre eux.
9

Les quatre Evangiles, par D.C.

• En second lieu, ils craignent de devoir “quitter la région” (Mc. 5:10) : selon
l'enseignement donné par ailleurs (Mt. 12:43 “Lorsque l'esprit impur est sorti d'un
homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point.”), ils
se retrouveraient en territoire hostile, esclaves de mauvais esprits sans pitié. Pour
l'orgueil de “Légion” ce serait une souffrance inévitable et insupportable.
La notion de territoire chez les démons est suggérée en Dan. 10:13, à
l'occasion d'une prière de Daniel.
• Ici, ils vont être condamnés à une peine moins douloureuse pour eux, mais
éphémère : ils sont exilés “dans les pourceaux”, ce qui leur permet de rester
incarnés dans la région.
• En fin de compte, après la mort des pourceaux, ils se retrouvent certes dans la
même région, mais errants hors d'une demeure de chair, dans un environnement
hostile où les esprits mauvais et cruels ne se font sans doute pas de cadeaux ! Ils
chercheront donc à s'introduire à nouveau dans l'homme qui vient d'être délivré,
mais, même s'ils réussissent, ils seront de toute façon soumis à des démons plus
forts qu'eux.
• Mc. 5:9 “… et il lui demanda : quel est ton nom ?” :
a) Il est surprenant que Jésus interroge un démon qui, par nature, est un menteur. Mais
c'est le travail d'un Juge.
Lors de soi-disant “cures d'âmes”, plusieurs serviteurs de Dieu ont été ainsi
trompés en croyant, à tort, dompter un démon, et en l'interrogeant sur son nom et
sur son activité !
Face au Fils de Dieu, le démon épouvanté savait que tout mensonge serait dévoilé, et il
avait une requête à présenter.
En fait, Jésus n'avait pas besoin de poser une telle question.
Mais, en obligeant le démon à répondre audiblement, Jésus voulait que ses disciples
entendent et soient informés de la situation par la bouche même des démons ! Sinon, ni les
disciples, ni les deux démoniaques, n'auraient déchiffré eux-mêmes ce que signifiait le
spectacle de centaines de pourceaux qui, au loin, se précipitaient dans les eaux.
b) En posant sa question, Jésus a mis les démons tout nus devant des hommes (ils
avaient eux-mêmes dénudé deux malheureux) !
Durant les semaines qui ont suivi, le témoignage de la délivrance n'en a été que plus
percutant.
• Mc. 5:9 “Légion est mon nom … car nous sommes plusieurs” :
a) Une légion comprenait quatre ou cinq mille hommes. Il y a effectivement plusieurs
démons présents comme le précisent Lc. 8:30 : “plusieurs démons étaient entrés en lui”,
et Mc. 5:13 : “LES esprits impurs sortirent”.
Il y a néanmoins un côté dérisoire dans cette forfanterie qui attache de l'importance au
nombre et au titre.
Une partie du clergé a de même oublié, comme le monde, que Dieu pèse et ne compte
pas. L'homme déchu attache du prix au nombre de chars, au nombre de membres de
l'assemblée, à la taille du clocher. L'homme naturel préfère Esaü à Jacob, et admire plus
Goliath que le frêle David.
Le choix de ce nom est une tentative maladroite de ce démon pour s'approprier un
honneur qu'il a discerné chez les hommes ayant ce titre, et que cependant il déteste. C'est
un comportement de barbare infantile, mais dangereux.
10

Les quatre Evangiles, par D.C.

Jésus pouvait, quant à lui, mobiliser douze légions d'anges (Mt. 26:53), une armée
invisible correspondant aux douze corps d'armée d'Israël au temps de sa splendeur.
b) On sait que Satan est le chef des démons (Mat. 9:34, 12:24, 25:41), mais l'origine
des “démons” reste une question controversée (Cf. étude n°79, Luc 8:2).
Plusieurs enseignements spécifiques sont dispensés dans cet épisode des Gadaréniens :
• Les démons peuvent faire d'un homme leur demeure, et sont donc des ennemis
redoutables.
• Plusieurs démons peuvent cohabiter dans un seul homme sans se faire voir.
• Les démons peuvent entrer et sortir d'un homme (Jésus nous apprend en Mat.
12:45 qu'ils peuvent aller chercher et ramener d'autres démons encore plus méchants
qu'eux auxquels ils se sont inféodés).
• Il y a une hiérarchie chez les démons.
• Dieu n'a pas hésité, pour sauver deux âmes que nul salon n'invitait, à détruire un
immense troupeau qui valait une fortune. Plus précisément, cette scène révèle
comment le diable utilise la Loi devant Dieu pour accuser les hommes et en tirer
un avantage. Le Juge divin écoute le démon. Ici, il l'exauce même ! En effet, ces
animaux, impurs selon la Loi, étaient élevés sur un territoire dévolu par Josué aux
douze tribus.
• Quand les démons demeurent dans un homme, ce dernier en subit de graves
dommages. Les démons peuvent porter atteinte à sa raison, contrôler ses fonctions,
s'emparer de ses cordes vocales et de sa langue pour parler, si bien que les témoins
croient que c'est la personne qui parle. Ils peuvent contrôler son système nerveux,
rendre infirme ou au contraire donner une force passagère, qui peut être
meurtrière. Ils peuvent commander des postures, des paroles, des sentiments, des
actions qui avilissent l'homme à des degrés divers. C'est pourquoi ils peuvent imiter
les dons de l'Esprit.
• Un homme a pu supporter longtemps la présence d'une armée de démons, mais
pas un seul pourceau n'a supporté la présence d'un ou deux démons. Ceci prouve
combien l'âme humaine est plus puissante qu'une âme animale. Elle est aussi plus
précieuse, puisque les démons, “le lion rugissant” (1 P. 5:8), préfèrent dévorer
l'âme d'un homme que celle d'un animal.
• Une armée de démons ne peut résister à la présence de Dieu. Si Dieu nous
accorde l'autorité nécessaire, aucun démon ne peut nous résister.
• Dès que les démons quittent une personne, elle recouvre ce qui lui a été volé : la
raison, la vue, la parole, etc. Il ne lui reste plus qu'à inviter le Saint-Esprit à entrer et
à s'installer en son cœur.
• Les démons peuvent se rendre très petits et intervenir au niveau cellulaire. Si les
démons le peuvent, les anges de Dieu le peuvent pareillement ! Ils peuvent eux
aussi entrer dans le corps humain, donner des visions, faire parler en langues ou
prophétiser, rafraîchir l'âme et l'inonder de joie, guérir, donner de la force physique
(comme chez Samson), donner des révélations, ouvrir les Ecritures, etc.
• Les démons peuvent être “jetés” dans l'abîme, ce qui implique qu'une puissance
supérieure invisible peut se rendre maître d'eux en un instant. Cette puissance est
sans doute mise en œuvre par des anges mandatés et revêtus non seulement
d'autorité, mais aussi d'une puissance dont la nature nous échappe.
c) Un grand nombre de questions restent néanmoins sans réponse claire ou font l'objet
de débats. Par exemple :
• Comment les démons choisissent-ils l'homme en qui ils vont demeurer ?
11

Les quatre Evangiles, par D.C.

• Que font les démons dans l'homme ? Comment les déceler ?
• Comment lutter contre eux ?
• Est-on délivré instantanément ou progressivement de leur présence ou de leur
influence ?
• Si deux mille pourceaux peuvent demeurer de façon spectaculaire dans un
homme, peuvent-ils se dissimuler discrètement et en nombre plus réduit dans la
plupart des hommes ?
• Certains démons peuvent-ils demeurer dans les chrétiens ?
• Quand Pierre dit que le diable rôde autour de nous pour “nous dévorer” (1 Pierre
5:8), s'agit-il de l'action des démons ? Puisque ce sont des esprits, que dévorent-ils
dans l'homme ?
• Comment faire la différence entre une possession et une influence démoniaque ?
Etc.
La Bible apporte certes des éléments de réponse pour le bien des hommes, mais elle n'a
pas pour but de satisfaire toutes les curiosités profanes !
MATTHIEU
8
30. Il y avait
loin d’eux
un grand troupeau de
pourc e a u x
qui
paissaient.
31. Les démons priaient
Jésus,
disant :
Si tu nous chasses,
envoie-nous

MARC
5
11. Il y avait là,
vers la montagne,

LUC
8
32. Il y avait là,
dans la montagne,

un grand troupeau de
pourc e a u x
qui
paissaient.
12. Et les démons le
prièrent,
disant :

un grand troupeau de
pourc e a u x
qui
paissaient.
Et
les
démons
supplièrent Jésus

Envoie-nous
de leur permettre
d’entrer
dans ces pourceaux.

dans ce troupeau de dans ces pourceaux,
pourceaux.
afin que nous entrions
en eux.
13. Il le leur permit.
Il le leur permit.
32. Il leur dit : Allez !
Ils sortirent, et
Et les esprits impurs 3 3 .
Les démons
sortirent,
sortirent
de cet homme,
entrèrent dans les entrèrent dans les entrèrent dans les
pourceaux.
pourceaux,
pourceaux,
Et voici, tout le et le troupeau se et le troupeau se
troupeau se précipita précipita des pentes précipita des pentes
des pentes escarpées escarpées dans la mer : escarpées dans le lac,
dans la mer,
il y en avait environ
deux mille,
et ils périrent dans les et ils se noyèrent dans la et se noya.
eaux.
mer.

12

JEAN

Les quatre Evangiles, par D.C.

• Mt. 8:31, Mc. 5:12 “si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux
… afin que nous entrions en eux” :
a) Ces esprits attachent un grand prix à leur incarnation !
Ils choisissent non pas des moineaux, mais une catégorie de mammifères considérés
par la Loi de Dieu (Lév. 11:7) comme impurs (cela leur rappellera l'ambiance des
sépulcres).
L'incarnation de l'Esprit de Dieu en Jésus-Christ, l'effusion de l'Esprit dans des
humains le jour de la Pentecôte, ont été pour eux un cataclysme terrifiant, une
invasion de leur domaine. Leur cheptel humain leur échappait !
b) L'incarnation des démons, qui a débuté en Eden, n'est en fait qu'une action de
parasitage et d'hybridation des humains, car ils ne peuvent pas créer.
Pour eux, s'incarner dans un homme vaut mieux que de s'incarner dans un animal. Ils
occupent ainsi les salons de ceux à qui avait été remis le gouvernement de la terre !
• Mc. 5:13 “il le leur permit …” :
a) Jésus n'a pas négocié avec les démons, mais il a écouté.
Jésus, le Juge, aurait pu envoyer les démons dans une autre région, il aurait pu ne pas
juger recevable leur requête, mais il a publiquement engagé un débat juridique avec
eux, et il les a laissé aller dans les deux mille cochons qui se trouvaient dans les parages :
• Cela a évité des manifestations de rage désespérée des démons vaincus, ce qui
aurait provoqué des mouvements qui auraient pu blesser les deux hommes.
Mc. 1:26 “Et l'esprit impur sortit de cet homme, en l'agitant avec violence, et
en poussant un grand cri (cf. Act. 8:7).”
Mc. 9:21-26 “(21) Jésus demanda au père : Combien y a-t-il de temps que cela
lui arrive ? Depuis son enfance, répondit-il. (22) Et souvent l'esprit l'a jeté dans
le feu et dans l'eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à
notre secours, aie compassion de nous. (23) Jésus lui dit : Si tu peux !... Tout est
possible à celui qui croit. (24) Aussitôt le père de l'enfant s'écria : Je crois !
Viens au secours de mon incrédulité ! (25) Jésus, voyant accourir la foule,
menaça l'esprit impur, et lui dit : Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de
cet enfant, et n'y rentre plus. (26) Et il sortit, en poussant des cris, et en
l'agitant avec une grande violence. L'enfant devint comme mort, de sorte que
plusieurs disaient qu'il était mort.”
• Cela va provoquer un phénomène inattendu (la panique du troupeau) qui rendra
plus éclatant le témoignage de délivrance.
• Cela nous permet d'obtenir quelques informations sur le monde invisible.
b) Si les démons ont dû avoir une autorisation préalable pour entrer dans des
pourceaux, à plus forte raison doivent-ils recevoir l'autorisation d'entrer dans des
hommes, et cela depuis la chute en Eden.
Paradoxalement, ce qui permet aux démons d'avoir un droit d'entrer dans l'homme, c'est
la Loi sainte de Dieu dont ils peuvent se prévaloir à chaque manquement, ou même “si
la maison est seulement ornée mais non marquée du Sceau de la Présence de Dieu”.
C'est pourquoi, la première activité des démons parmi les hommes est de susciter la
convoitise et de la faire mûrir. La séduction a commencé en Eden.
Rom. 7:7-8 “(7) Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais
je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la
13

Les quatre Evangiles, par D.C.

loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point. (8) Et le péché, saisissant l'occasion,
produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le
péché est mort.”
• Mc. 5:13 “les esprits impurs sortirent, entrèrent dans les pourceaux, …” :
Leur mode de locomotion, leur mode de perception de l'environnement quand ils sont
hors d'un corps, et leur manière de se repérer sur terre nous sont inconnus.
Si les démons ont ces facultés, elles doivent aussi être actives chez les âmes humaines
au moment de la mort. Les âmes des morts sont conscientes, perçoivent, pensent,
communiquent.
• Mc. 5:13 “… le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer : il y en avait
environ deux mille …” :
Même en supposant un seul démon par cochon, cela signifie qu'il y avait “deux mille”
démons dans deux hommes. Mais le démon s'appelant lui-même “légion”, ils devaient
être au moins quatre mille.
Deux mille pourceaux n'ont pas supporté la présence d'une armée de démons que deux
hommes ont dû supporter durant des années ! Il y avait eu “sept démons” en Marie de
Magdala (Lc. 8:2).
Dès qu'ils ont été envahis par cette horde d'esprits haineux et furieux, les animaux ont dû
ressentir à leur façon ce que les deux hommes avaient expérimenté.
• Le déplacement du troupeau semble avoir été coordonné et orienté en direction
du rivage escarpé.
• Or des pourceaux ne se comportent pas comme des moutons, et ne suivent pas
nécessairement le mouvement du troupeau. Par ailleurs, il n'était pas dans l'intérêt
des démons de faire périr ce troupeau qu'ils désiraient tant habiter. Ils avaient vu le
troupeau “de loin” (Mt. 8:30) et avaient donc une bonne connaissance de la
configuration du lieu.
• Il n'y a pas lieu d'imaginer que des anges de Dieu poussaient le troupeau vers la
mer (ce serait accuser Jésus de duplicité). Les démons n'ont pas eu le temps de
prendre le contrôle des organes visuels de ces animaux, et se sont contentés de
suivre l'influence de leur chef, lui-même désemparé, qui les a ainsi conduits à leur
perte.
• C'est une préfiguration du destin de Satan et de son armée. Les démons, eux
aussi, sont des aveugles conduits par un aveugle.
• Ce récit démontre notre ignorance du monde invisible, et cette ignorance a été
voulue par Dieu.
• Mc. 5:13 “… et ils se noyèrent dans la mer” :
a) A cinq cents mètres de Kersa, une pointe de terre aux pentes abruptes, avance en
mer. C'est l'extrémité de la seule avancée montagneuse de la zone.
b) Plusieurs bêtes se sont sans doute blessées sur les pentes escarpées et rocheuses du
rivage.
Un porc est capable de nager un peu si nécessaire. Il fallait une panique durable pour
qu'aucun porc ne puisse en réchapper, même si le rivage était abrupt sur une grande
longueur.
Si les pourceaux n'étaient pas morts noyés, il aurait été risqué pour les humains de
manger de leur chair, même après une bonne cuisson ! La mort des pourceaux a peut-être
14

Les quatre Evangiles, par D.C.

évité des accidents ! En effet, les démons
(momentanément) d'éléments d'accusation !

accusateurs ont ainsi été privés

c) Cette armée de démons connaît le même sort que l'armée de Pharaon. L'homme
possédé, comme les Hébreux, a vu de ses propres yeux la fin de ses “maîtres de
corvée”. De même que les chars de pharaon avaient perdu leurs roues, les démons avaient
perdu tout contrôle de la situation.
Le Gadarénien pouvait chanter le cantique de Moïse et le chant de Myriam (Ex. 15:121).
Ex. 15:3-5 “(3) L'Éternel est un vaillant guerrier ; l'Éternel est son nom. (4) Il a
lancé dans la mer les chars de Pharaon et son armée ; ses combattants d'élite ont
été engloutis dans la mer Rouge. (5) Les flots les ont couverts : ils sont descendus
au fond des eaux, comme une pierre.”
Ex. 15:21 “Marie répondait aux enfants d'Israël : Chantez à l'Éternel, car il a fait
éclater sa gloire ; il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier.”
MATTHIEU
8
3 3 . Ceux qui
faisaient paître

s’enfuirent,
et allèrent

MARC
LUC
5
8
les 1 4 a . Ceux qui les 3 4 . Ceux qui les
faisaient paître
faisaient paître,
voyant ce qui était
arrivé,
s’enfuirent,
s’enfuirent,

dans la ville

et répandirent la
nouvelle
dans la ville
et dans les campagnes.

JEAN

et répandirent la
nouvelle
dans la ville
et dans les campagnes.

raconter tout ce qui
s’était passé et ce qui
était
arrivé
aux
démoniaques.

Mt. 8:33 “ceux qui les faisaient paître …” :
Ces hommes seront des témoins précieux ! Ils n'ont rien pu faire pour empêcher la
course éperdue du troupeau sur un terrain sans clôtures.
Devant cette catastrophe économique imprévisible, soudaine, devant ces milliers de
corps flottants, devant un phénomène de folie animale collective, ces hommes ont dû
être atterrés, puis épouvantés.
Puis ils se sont enfuis pour prévenir les autorités du village tout proche, ainsi que les
différents propriétaires de ce troupeau.
MATTHIEU
8
34. Alors

MARC
5

LUC
8

14b. Les gens allèrent 35. Les gens allèrent
voir ce qui était arrivé.
voir ce qui était arrivé.
toute la ville sortit à la
rencontre de Jésus ;
15. Ils vinrent auprès de Ils vinrent auprès de
Jésus,
Jésus,
et ils virent
le démoniaque,
et ils trouvèrent
15

JEAN

Les quatre Evangiles, par D.C.

et,

dès qu’ils le virent,

ils le supplièrent
de quitter leur territoire.

celui qui avait eu la
légion,
assis,
vêtu, et dans son bon
sens ;
et ils furent saisis de
frayeur.
16. Ceux qui avaient vu
ce qui s’était passé leur
racontèrent ce qui était
arrivé au démoniaque
et aux pourceaux.
17. Alors

l’homme de qui étaient
sortis les démons,
assis à ses pieds,
vêtu, et dans son bon
sens ;
et ils furent saisis de
frayeur.
36. Ceux qui avaient vu
ce qui s’était passé leur
racontèrent comment le
démoniaque avait été
guéri.

37a. Tous les habitants
du pays des Géraséniens
ils se mirent à supplier prièrent Jésus
Jésus
de quitter leur territoire. de s’éloigner d’eux,
car ils étaient saisis
d’une grande crainte.

• Mc. 5:15 “ils furent saisis de frayeur …” :
a) C'est ici une peur superstitieuse. La superstition infantilise. En outre, ils ressentent
plus ou moins confusément qu'ils ne sont pas purs devant le Dieu d'Israël.
Même les disciples, bien que consacrés, venaient d'être effrayés devant la manifestation
de la puissance de Dieu.
Mc. 4:41 “Ils furent saisis d'une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres
: Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ?”
Que ressentiront les âmes qui ne seront pas au bénéfice du Sang, face au Trône de Dieu
au dernier jour ?
b) La veuve de Sarepta, lorsque son fils est mort de maladie, s'est effondrée en présence
d'Elie, le représentant du Dieu saint :
1 Rois 17:18 “Cette femme dit alors à Élie : Qu'y a-t-il entre moi et toi, homme
de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour
faire mourir mon fils ?”
Lc. 5:8 “Quand il vit cela (la pêche miraculeuse), Simon Pierre tomba aux genoux
de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.”
• Mc. 5:15 “supplièrent Jésus de quitter leur territoire” :
a) Toute la population (Mt. 8:34) réagit ainsi, même les Juifs ! Job dénonce cette
attitude, et qualifie de tels gens de “méchants” :
Job 21:13-14 “(13) Ils passent leurs jours dans le bonheur, et ils descendent en un
instant au séjour des morts. (14) Ils disaient pourtant à Dieu : Retire-toi de nous ;
nous ne voulons pas connaître tes voies.”
Plusieurs de ces gens ont déjà entendu parler de Jésus (Mat. 4:25). Et cependant ils
ont peur du seul Etre qui pouvait les délivrer et leur apporter la Vie !
Lc. 19:14 (parabole des mines) “Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils
envoyèrent une ambassade après lui, pour dire : Nous ne voulons pas que cet
homme règne sur nous.”

16

Les quatre Evangiles, par D.C.

Il n'y a pas d'hostilité apparente dans cette population (ils ont encore trop peur pour être
menaçants), mais il y a de l'inconscience spirituelle.
Les conducteurs religieux qui les accompagnaient sans doute, étaient plus à l’aise avec
des porcs déclarés impurs par Dieu, qu’avec le Fils de Dieu. Ils ne voulaient surtout pas
perdre d’autres pourceaux ! Plusieurs se défendaient : “J'ai ma religion, je la garde !”
b) Ils voient bien que deux âmes cruellement opprimées ont été délivrées. Mais ils
comptent aussi les bêtes perdues, et ils repoussent celui qui vient de vaincre une armée
de démons sur leur territoire.
Par ce rejet, ils se livrent du même coup à ces démons qui, tout juste expulsés,
cherchent de nouvelles demeures.
c) Jésus n'était pas responsable de la perte économique subie par ces gens (les démons
étaient les coupables). Mais, en écartant Jésus, ils se privent d'une bénédiction qui n'a pas
de prix.
Il y a en cet instant-là des centaines de démons à la recherche d'un logement !
Jésus n'insiste pas, il ne leur prêche pas, il s'en va. Il sait qu'après sa résurrection,
d'autres viendront prêcher l'Evangile. Le terrain est préparé.
MATTHIEU
8

MARC
5
18. Comme il montait
dans la barque,
celui qui avait été
démoniaque
lui
demanda
la
permission de rester
avec lui.
19. Jésus
ne le lui permit pas,

LUC
8
37b. Jésus monta dans
la barque,
et s’en retourna.
38. L’homme de qui
étaient sortis les
démons
lui demandait la
permission de rester
avec lui.
Mais Jésus
le renvoya,
en disant :
39. Retourne dans ta
maison,

mais il lui dit :
Va dans ta maison,
vers les tiens,
et raconte-leur tout ce
que le Seigneur t’a fait,
et comment il a eu
pitié de toi.
20. Il s’en alla,
et se mit à publier
dans la Décapole
tout ce que Jésus avait
fait pour lui.
Et tous furent dans
l’étonnement.

17

et raconte tout ce que
Dieu t’a fait.

Il s’en alla,
et publia
par toute la ville
tout ce que Jésus avait
fait pour lui.

JEAN

Les quatre Evangiles, par D.C.

• Mc. 5:18 “… lui demanda la permission de rester avec lui” :
Es. 49:25-26 “(25) Oui, dit l'Éternel, la capture du puissant lui sera enlevée, et le
butin du tyran lui échappera ; je combattrai tes ennemis, et je sauverai tes fils. (26)
Je ferai manger à tes oppresseurs leur propre chair ; ils s'enivreront de leur sang
comme du moût ; et toute chair saura que je suis l'Éternel, ton sauveur, ton
rédempteur, le puissant de Jacob.”
La réaction de cet homme n'est pas celle d'un chien heureux que son maître ne le frappe
plus, mais exprime le bonheur de se savoir aimé par Dieu pour toujours.
Si Marc et Luc ne parlent que d'un seul démoniaque délivré, c'est peut-être qu'un
seul des deux a pensé à revenir vers Jésus.
Ou bien peut-être sont-ils revenus tous les deux, mais l'un était plus apte pour le
témoignage que l'autre. Cela n'empêchait pas une collaboration et une amitié entre ces
deux hommes.
• Mc. 5:19 “Jésus ne le lui permit pas” :
a) La place de cet homme, dont l'histoire n'a même pas retenu le nom, était de rester
fidèle dans ce lieu retiré, loin de celui qu'il aurait aimé suivre. Peut-être a-t-il eu
l'occasion de revoir Jésus lors d'un court passage au nord de cette région :
Mc. 7:31 “Jésus quitta le territoire de Tyr, et revint par Sidon vers la mer de
Galilée, en traversant le pays de la Décapole.”
b) Cet homme n'a pas suivi Jésus physiquement, mais son cœur a suivi l'invisible.
C'était l'inverse de Juda.
Cet homme a préparé le terrain pour les futures visites des apôtres.
Dans le Ciel nous découvrirons ce que cet homme inconnu a fait, et ce que Jésus en a
pensé !
• Mc. 5:19 “va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a
fait, et comment il a eu pitié de toi” :
a) Jésus ne dit pas : “Ce que JE t'ai fait”.
Contrairement aux hommes, même religieux, Jésus ne cherche pas à alimenter sa propre
gloire, mais celle du Père qu'il aime.
Il faut pour tout chrétien beaucoup de vigilance et d'expériences parfois douloureuses
pour assimiler profondément le verset suivant :
1 Cor. 4:7 “Car qui est-ce qui te distingue ? Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu
l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ?”
C'est Dieu qui a eu “pitié” de cet homme, selon son conseil secret inaccessible aux
hommes. La réaction de cet homme donne raison à Dieu et à sa prescience.
b) Cet homme est devenu missionnaire, avec bien plus qu'un certificat officiel : il avait
un mandat confirmé du Seigneur lui-même.
1 Tim. 1:16 “Mais j'ai obtenu miséricorde, afin que Jésus Christ fît voir en moi
le premier toute sa patience, pour que je servisse d'exemple à ceux qui croiraient en
lui pour la vie éternelle.”
A un lépreux qui venait d'être guéri, Jésus a demandé au contraire de ne parler qu'après
avoir été examiné par le sacrificateur.
18

Les quatre Evangiles, par D.C.

Lc. 5:14“Puis il lui ordonna de n'en parler à personne. Mais, dit-il, va te
montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin
que cela leur serve de témoignage.”
c) L'ancien démoniaque a témoigné non seulement à ses proches, mais à tout le peuple
de cette région. L'ancien squatter des sépulcres est devenu conférencier !
Act. 3:7-9 (guérison du boiteux à la porte du temple) “(7) Et le prenant par la
main droite, (Pierre) le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles
devinrent fermes ; (8) d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec
eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. (9) Tout le monde le vit
marchant et louant Dieu.”
d) A l'époque, ce miracle devait orienter les pensées des Juifs religieux, qui en ont été
témoins, vers des paroles redoutables du prophète Esaïe :
Es. 65:1-7 “(1) J'ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, je me suis laissé
trouver par ceux qui ne me cherchaient pas ; j'ai dit : Me voici, me voici ! A une
nation qui ne s'appelait pas de mon nom. (2) J'ai tendu mes mains tous les jours
vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie mauvaise, au gré de ses pensées ;
(3) vers un peuple qui ne cesse de m'irriter en face, sacrifiant dans les jardins, et
brûlant de l'encens sur les briques : (4) Qui fait des sépulcres sa demeure, et passe
la nuit dans les cavernes, mangeant de la chair de porc, et ayant dans ses vases des
mets impurs ; (5) qui dit : Retire-toi, ne m'approche pas, car je suis saint !... De
pareilles choses, c'est une fumée dans mes narines, c'est un feu qui brûle toujours.
(6) Voici ce que j'ai résolu par devers moi : Loin de me taire, je leur ferai porter la
peine, oui, je leur ferai porter la peine (7) de vos crimes, dit l'Éternel, et des crimes
de vos pères, qui ont brûlé de l'encens sur les montagnes, et qui m'ont outragé sur
les collines ; je leur mesurerai le salaire de leurs actions passées.”
• Cette prophétie avait été énoncée peu de temps avant la déportation à
Babylone.
• L'état moral et spirituel du royaume de Juda était alors comparable à
l'état de ces deux Gadaréniens. La même situation se reproduisait donc du
temps de Jésus, alors que les religieux embrassaient les idoles de leur
théologie humaine et repoussaient déjà le Messie.
La catastrophe annoncée par le prophète était imminente pour les contemporains
d'Esaïe. Cependant la grâce de Dieu était encore offerte in extremis pour quelques
rescapés (lire la suite d'Es. 65). Il en allait de même au temps de Jésus !
Il était significatif que l'homme le plus vil de la région ait été délivré,
tandis que la majorité de la population a demandé à Jésus de disparaître !

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