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les sources du coran .pdf



Nom original: les-sources-du-coran.pdf
Titre: CANAL DE TRANSMISSION :
Auteur: Appolinaire Noël KOULAMA

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Le saint coran.

LE SOURCES DU CORAN :
ORIGINE – CONSTRUCTION – RÉCUPÉRATION - REMANIEMENT – COMPILATION

Interview de Leila Qadr, auteur des « Trois Visages du Coran »
Transcription Appolinaire Noël KOULAMA.

1

INTRODUCTION
Depuis un siècle et demi, les écrits et l’histoire du judaïsme et du christianisme ont été
scrutés par tous les moyens de la recherche historique. Les mêmes méthodes sont
maintenant appliquées au Coran et à l’histoire de la formation de l’islam.
La Bible et les Évangiles, l’histoire du judaïsme archaïque et de la première église chrétienne
ont été passés au crible de la critique historique, et toutes les méthodes modernes
d’exploration du passé ont été mises à contribution pour comprendre ce qui s’est passé, et
comment ces textes ont été constitués.
Les mêmes démarches sont maintenant appliquées à l’islam. On peut se faire une idée de ce
qu’elles produiront en regardant leurs effets sur le judaïsme et le christianisme.
Ce travail commence seulement pour le Coran et pour les débuts de l’islam. L’exégèse
moderne, développée pour l’étude du christianisme et du judaïsme, a certes été appliquée à
l’islam et au Coran depuis déjà un siècle et demi, mais c’est depuis une quinzaine d’années
seulement que des percées décisives ont été réalisées, grâce à une pluralité de méthodes
nouvelles.
Aujourd’hui, les connaissances sur la formation du Coran et les débuts de l’islam deviennent
ce qu’elles sont depuis longtemps pour le judaïsme et le christianisme. Naturellement,
certains musulmans s’effraient aujourd’hui, comme des juifs et des chrétiens se sont effrayés
jadis. C’est une réaction naturelle devant les changements, une réaction que nous
partageons tous à une époque où la rapidité des évolutions devient un torrent qui emporte
bien des symboles chéris dans notre enfance. Il vaut mieux cependant comprendre les
travaux d’aujourd’hui plutôt que refuser d’en prendre connaissance. Les juifs et les chrétiens
tentés par le refus se sont marginalisés, ceux qui ont accepté l’usage universel de la science
sont entrés dans le monde moderne.
Les musulmans sont aujourd’hui devant le passage que les juifs et les chrétiens ont dû
franchir il y a plusieurs générations. Un monde nouveau, celui du troisième millénaire, les
attend de l’autre côté. Il n’y a pas de raison que les musulmans soient plus réfractaires à la
science que les juifs et les chrétiens ne l’ont finalement été.

2

1ÈRE PARTIE : LE CORAN ET LA FALSIFICATION
Le Coran serait-il un livre incréé comme le font croire les musulmans ?, le Coran serait-il
descendu du ciel ? Il y aurait aucun ajout, aucun écrit humain, à l'inverse du nouveau
testament des chrétiens, qui est écrit par des hommes.
Selon la thèse musulmane, le Coran est apparût au même temps que Mahomet et il n'a pas
subit de modification. Comment peut-on avoir des intuitions, des éléments parlant pour ne
pas aller dans le sens, que le Coran est écrit une fois pour toute par Dieu.
Lorsque vous achetez un Coran version islamique, et vous le feuilletez attentivement, on se
rend compte de plusieurs choses :
- La première, est qu'il y a énormément des commentaires en bas de chaque page. C'est la
première chose qui est flagrante et qui saute aux yeux
- La deuxième chose qui saute aux yeux, c'est le nombre des commentaires, vous
rencontrerez des parenthèses (à nos messagers), qui sont des précisions rajoutées. Par
exemple le mot [Mohamed] apparaît, que 4 fois dans le Coran, lorsque l'on le cherche, et le
reste c'est que des ajouts. Par exemple : la [sourate 4 :41] :
Sourate 4 AN-NISA' (LES FEMMES) Post-Hégire verset 41
« Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que
Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ? ».
Si on lit cette sourate, le mot Mohamed apparaît, mais c'est toujours des insertions. Même si,
l'on est pas spécialiste, on s'en rend compte, qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
Sourate 4 AN-NISA' (LES FEMMES) Post-Hégire verset 78
« Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables.
Qu'un bien les atteigne, ils disent : + C'est de la part d'Allah +.Qu'un mal les atteigne, ils
disent : + C'est dû à toi (Muhammad) +. Dis : + Tout est d'Allah +. Mais qu'ont-ils ces gens,
à ne comprendre presque aucune parole ? »
Sans avoir aucune source, vous remarquerez que le mot (Mohamed), le mot (Mecque), le
mot (Gabriel) apparaissent entre parenthèse. Ils sont tous des ajouts. On se demande
pourquoi Allah n'a pas donné clairement la sourate avec le nom de Mahomet ?
Sourate 25 AL FURQANE (LE DISCERNEMENT) Pré-Hégire verset 32
« Et ceux qui ne croient pas disent : + Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui
(Muhammad) le Coran en une seule fois ? + Nous l'avons révélé ainsi pour raffermir ton
cœur. Et Nous l'avons récité soigneusement ».
Vous verrez à chaque fois, les mots clés du Coran, apparaissent toujours entre parenthèse.
Le Coran est quand même associé à Mahomet, mais ce mot clé est tout le temps entre
parenthèse.
Tous les spécialistes de la linguistique et de la philologie, disent que le mot (Mohamed)
apparaît que 4 fois dans le Coran, les autres mots de (Mohamed) sont des ajouts.
Effectivement c'est pas beaucoup pour un personnage central du Coran. Aujourd’hui, il y a

3

des éditions qui sont moins honnêtes que d'autres qui ont commencé à introduire le mot
(Mohamed) directement dans le texte. Donc, c'est quand même inquiétant.
Sourate 11 HUD Pré-Hégire verset 17
« Est-ce que celui qui se fonde sur une preuve évidente (le Coran) venant de son Seigneur
et récitée par un témoin (l'archange Gabriel) de Sa part, cependant qu'avant lui
(Muhammad) il y a le livre de Moïse tenant lieu de guide et de miséricorde... + est meilleur
ou bien celui qui ne se fonde sur aucune preuve valable ? + : Ceux-là y croient ; mais
quiconque d'entre les factions n'y croit pas, aura le Feu comme rendez-vous. Ne sois donc
pas en doute au sujet de ceci (le Coran). Oui, c'est la vérité venant de ton Seigneur; mais la
plupart des gens n'y croient pas ».
Regardez les 3 mots clés de la sourate sont entre parenthèse:
- (Mohamed)
- (Coran)
- (Gabriel)
Même si vous n'avez pas de sources, vous pouvez vous demander, pourquoi, c'est pas écrit
dans un langage clair qui désigne clairement chaque mot clé ? Alors que les personnages qui
ne sont pas des mots clés du Coran : Moïse va apparaître 150 fois , Jésus 40 fois, Marie 28
fois, avec des grosses prises de l'ancien testament, beaucoup de redite, beaucoup de
paraphrase de l'ancien testament. On peut se poser la question, pourquoi Dieu redis les
mêmes choses que l'ancien testament ?
Et dans le Coran, il y a beaucoup de modification, par exemple Isaac et Ismaël sont inversés,
un verset de l'ancien testament des enfants d'Abraham.
Il y a aussi autre chose, même si vous n'avez pas de livre de référence, il y a le mot
« rappel » qui apparaît constamment. Le Coran se définit comme « rappel » une quarantaine
de fois. Sans arrêt, le mot rappel revient : « Ceci n'est qu'un rappel » ; « Ceci n'est qu'un
sage rappel » ; « Ceci est une récitation ». Donc, on est loin d'un texte qui se prétend être
une nouveauté. Le texte en lui-même ne se prétend pas être une nouveauté qui descend du
ciel.
Si vous lisez vraiment le texte du Coran, version islamique, vous n'avez pas du tout cette
vision qui est donnée par la paraphrase, par les commentaires. On peut se poser la
question : Qui sont ces commentateurs ?
Donc, là, on est obligé de consulter l'histoire et de regarder un peu, comment le Coran a été
compilé ? Comment le Coran a été fabriqué ?
À-t-on des preuves vraiment que le Coran a évolué pendant les différentes époques, par
exemple celles des califes ?

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Le Coran primitif (gauche) en scripto-defectiva et le Coran du 9ème siècle (droite).

Si l'on regarde la graphie sur ces deux corans (image ci-dessus), vous avez le Coran, le plus
ancien que tous les spécialistes reconnaissent, s'appelle le fragment 328 (à droite). Et donc,
la graphie est purement consonantique, donc, il y a aucune voyelle. Ça s'appelle « Scriptodefectiva », au fait que l'écriture est défective. Si vous le présentez à n'importe quel
musulman, tous ces corans primitifs du 7ème siècle, sont écrits en « scripto-defectiva (sans
voyelles) ».
Non seulement, c'est sans voyelles, il y a certaines consonnes qui ne sont pas déchiffrables.
Par exemple, pour la même graphie, vous pouvez avoir 3 consonnes différentes, c'est-à-dire
pour un mot, il y a jusqu'à 30 possibilités de sens.
À droite de l'image c'est un exemplaire du 7ème siècle, se sont des traces exemplaires du
7ème siècle et le Coran du 7ème siècle n'est pas complet. Il faut savoir que Mahomet est
mort au 7ème siècle en 632. Donc, il n'y a pas de Coran d'origine de l'époque de Mahomet.
Mahomet n'avait pas dut tout l'idée ou l'intention d'écrire un Coran. Il se définissait comme
un analphabète
(…)
2 manuscrits existent à notre époque : Le Codex Sarmacante 654 (Istanbul) et le Codex de
Londres 772 (British Museum). Ces 2 codex présentent 750 divergences par rapport à celui
de Othman. Le Coran de San'a (1970) présente de nombreuses différences (Palimpseste)
complètement différents, pas de signes diacritiques, 30 lectures différentes pour un seul
mot. Sur les feuilles, de l'encre a été effacée, ce qui fait coexister deux textes, des
différences et des dessins d'architecture.
(...)
Mystère :
Les premiers fragments coraniques, là aussi, on ne sait pas pourquoi, ils ont été écrits sur
des taisons de bouteille, sur des omoplates des chameaux, sur des nervures des palmiers,
alors que, lorsqu'on regarde la Torah, qui a des textes écrits avant - 500 ans après J.C., elle
était écrite sur les parchemins, déjà à cette époque. Donc à l'époque de Mahomet, les
parchemins existaient un peu partout.

5

Pourquoi Mahomet, s'il se considérait comme un prophète détenant la parole de Dieu,
pourquoi n'a-t-il pas demander à ses compagnons d'écrire avec sérieux, et pourquoi ces
compagnons n'ont-il pas pris le soin d'écrire avec l'écriture arabe non-défective (avec
consonne), car l'écriture arabe existait déjà en non-défective. Pourquoi tant de négligence ?
Si l'écriture arabe défective est impossible à lire, qu'est ce qui s'est passé pour que cette
écriture soit interprétée ?
Au 8ème et au 9ème siècle, le Coran a une structure plana, c'est-à-dire, on a ajouté des
signes diacritiques ou voyelles pour la rendre lisible, pour permettre de faire une lecture
complète, intégrale et non-ambiguë.
C'est au 8ème siècle, qu'on trouve les premiers Corans écrits avec le style plana, mais n'ont
pas les commentaires ajoutés en bas de page. Les Corans, avec commentaires ajoutés en
bas des pages, n'arrivent qu'au 9ème siècle.
Finalement, les musulmans lisent le Coran primitif et le Coran actuel avec des commentaires
faits par des commentateurs perses du 9ème siècle : Al-Tabari, Muslim, Calife abbasside
etc ... C'est eux qui vont fixer le sens.
En effet, si l’écriture était fixée au 8ème siècle, le sens était resté toujours flou, par exemple,
la sourate 111 Al-Massad (Les fibres) :
(...)
SOURATE 111 AL-MASAD (LES FIBRES) 5 versets Pré-hég. nº 6
- Bismi Allahi alrrahmani alrraheemi
1. Tabbat yada abee lahabin watabba
2. Ma aghna ‘anhu maluhu wama kasaba
3. Sayasla naran thata lahabin
4. Waimraatuhu hammalata alhatabi
5. Fee jeediha hablun min masadin
- Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
1. Que périssent les deux mains d’Abū-Lahab(2) et que lui-même périsse.
2. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquis.
3. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes,
4. de même sa femme, la porteuse de bois(3),
5. à son cou, une corde de fibres.
(...)

6

Avec cette sourate, on ne comprend absolument rien, c'est très ésotérique. Donc, il faut
avoir des commentaires des califats abbasside pour savoir, de quoi on parle.
Abbasside explique, qu'il s'agit d'un oncle de Mahomet, l'un des pires ennemis de l'Islam, sa
femme Umm Jamil, sœur d'Abu Sufyâne. Elle jetait des branches épineuses la nuit dans la
demeure debout dans la maison du prophète, qui rentrait par des rues non éclairées,
tardivement, après la prière à la Ka'aba. Question ?
- Pourquoi Allah n'a pas donné ce verset très clair, et pourquoi son explication n'a pas été
faite au 7ème siècle ou au 8ème siècle ?
- Si Allah voulait passer son message à l'humanité, pourquoi passer par ces convolutions ?
- Pourquoi ne pas parler, clairement, à Mahomet qui est illettré, pourquoi ces sens cachés ?
Or, par comparaison avec les paraboles de Jésus, les apôtres comprenaient clairement.
Même si, l'on n'est pas spécialiste, le Coran présente l'absence des compléments des
circonstances, des temps et et des lieux.
Le Coran, lorsque vous le parcourrez, vous êtes très vite perturbé et troublé, dans le sens.
C’est pas comme si dans la Bible, « on ne vous parle pas du tout du lieu où on est, on se
déplace, et on ne sait pas à quelle époque on est, et à quel jour de la semaine on est ».
Les personnages ne sont pas présentés comme dans la Bible, apparemment, on ne parle
jamais, ni des compagnons de Mahomet, ni des femmes de Mahomet, alors qu'à partir du
9ème siècle, les Hadiths sont très prolixes dans toutes ces histoires. On parle même de 6
millions de Hadiths, où les faits et gestes de Mahomet sont pris pour cible.
Pourquoi, le Coran est très différent des Hadiths ?
Et curieusement, les commentaires du Coran datent de la même époque que les Hadiths
(9ème siècle).
Les hadiths sont venus confirmer le sens voulu et donné par les commendataires perses :
Un Coran primitif du 7ème siècle qui n'est pas voyélisés, qui ressemble plutôt à des prières
judéo-chrétiennes, les spécialistes parlent des prières nazaréennes.
Les spécialistes disent que la strate primaire la plus importante est la strate chrétienne et ces
strates dans le Coran sont constituées de :
- 1/3 de prières et de psalmodies chrétienne (certains spécialistes parlent de 70%, il n'y a
pas d'accord dessus)
- 1/3 de la légende d'Alexandre Le Grand
- Mahomet lui-même n'apparaît que 4 fois
Dans la région du nord de la Syrie, il y avait énormément des juifs et des chrétiens et il y
avait énormément des variantes. Les spécialistes parlent d'une variante qui serait une secte
nazaréenne qui synthétiserait à la fois, le christianisme et le judaïsme.
Toutes les recherches scientifiques vont dans ce sens là, d'autant plus que ça confirme
l'écriture du Coran. Dans le Coran sans arrêt, il y a de polémique. Le Coran est un livre
polémique contre deux groupes. Le Coran prend à partie une attaque de deux groupes :

7

- Un groupe de Yahud (juif)
- Un groupe de Nassara (nazaréen ou juif-messianique) qui reconnaît Jésus comme un
prophète
Les Nassara attendent la venue de Jésus en tant que roi et instigateur du royaume terrestre.
Ils ne ressemblent pas aux chrétiens traditionnels, eux ont garder, tout le juridisme étroit de
la Torah : La purification des animaux, les ablutions avant de prier ... Tout un tas, qu'on
retrouve également dans l'Islam.
Ces nazaréens avaient un code commun avec le judaïsme, mais ces nazaréens est une secte
qu'on trouve des sources, dans l'histoire. Même les pères de l’Église parlent des nazaréens
au 7ème siècle. C'est Augustin, Origène et d’autres pères de l’Église comme Épiphane qui va
expliquer : « Ils ne sont ni juifs, ni chrétiens, ils sont juifs et chrétiens à la fois. Et,
archéologiquement, on trouve des lieux, des noms de ces nazaréens ».
On retrouve l'influence nazaréenne dans le Coran. Dans, le Coran il y a un texte particulier
qui lie le royaume terrestre au royaume céleste. C'est-à-dire, on peut utiliser la guerre, pour
faire venir installer le royaume de Dieu sur terre. Et, là, on replonge sur une thèse judaïque
messianique, si vous connaissez l'ancien testament, vous vous plongez dans Judas
Macchabée.
C'est la figure de Judas Macchabée qui sont dans les thèses nazaréennes, puisées dans
l'ancien testament et qui se retrouve dans le Coran. Dans le Coran, vous avez une sourate
qui s'appelle la sourate 106 AL-FIL (L'ÉLÉPHANT) :
(...)
SOURATE 105 AL-FĪL (L’ÉLÉPHANT) 5 versets Pré-hég. nº 19
- Bismi Allahi alrrahmani alrraheemi
1. Alam tara kayfa fa’ala rabbuka bi-as-habi alfeeli
2. Alam yaj’al kaydahum fee tadleelin
3. Waarsala ‘alayhim tayran ababeela
4. Tarmeehim bihijaratin min sijjeelin
5. Faja’alahum ka’asfin ma/koolin
- Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
1. N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Éléphant ?
2. N’a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine ?
3. et envoyé sur eux des oiseaux par volées
4. qui leur lançaient des pierres d’argile ?
5. Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée.

8

(...)
Ici, vous remarquerez qu'on a un texte très abscons. On parle des gens de l'éléphant, on ne
comprend pas trop. On parle également des oiseaux par volés, qui lancent des pierre
d'argile.
Mais cette sourate présente un grand problème de localisation. D'après les savants de
l'Islam, tout ceci se passe à la Mecque. D'après les fouilles archéologiques et d'après les
spécialistes et les historiens, tout s'est passé plutôt en Syrie.
Le Coran est plutôt un texte syriaque par rapport à la langue, par rapport à pleins d'autres
choses.
Quand on lit les commentaires en bas de pages des commentateurs perses, on nous parle
des Abyssiniens qui occupèrent le Yémen, qui voulaient évangéliser l'Arabie toute entière, et
la Ka'aba de la Mecque fut leur grand objectif. En raison des entraves qu'ils menaient à la
Mecque, un arabe se vengea en profanant une Église à San'a.
Les abyssiniens sont appelés les gens de l'éléphant de l’époque du grand-père de Mahomet,
qui étaient jaloux du site de la Mecque, qui étaient venus pour l'envahir et il y aurait une
revanche de la part du grand-père de Mahomet Abdul Mujtalib qui serait parti avec des
éléphants.
En effet, l'éléphant ne voulut pas marcher vers la Mecque et des volées d'oiseau vinrent
lapider et détruire l'armée, dont personne n'a été épargnée.
Les commentateurs précisent, lors de la révélation de cette sourate environ 40 ans après, il y
avait encore des témoins oculaires au sein des païens au sein de la Mecque, ceux la même
qui ridiculisait le Coran.
Cette histoire pose un grand problème, puisqu'il n'y a jamais eu d'éléphants au Yémen. Cette
histoire d'éléphant est à rapprocher avec le texte biblique de l'ancien testament de Judas
Macchabée, où vous avez des éléphants. Cette histoire d'éléphants est un emprunt
symbolique de la Bible.
Autre emprunt symbolique : Judas Macchabée et les troupes de Mahomet vont investir
toutes les deux, Jérusalem, après avoir traverser le Jourdain : « On peut dire que les
organisateurs de cette expéditions militaire avaient les yeux sur la Bible, y puisant jusqu'à
leur stratégie militaire, la prise de Jérusalem ».
Et là on voit bien, c'est vraiment une thèse messianique, on va avoir des thèses comme
celle-ci constamment dans le Coran. Le messianisme est en marche, qui est prêt à utiliser les
armes pour faire advenir, le royaume de Dieu sur terre.
On a tout un tas de vocabulaire très guerrier, exemple la sourate du « sabre », elle s'appelle
aussi le « repentir ». Dans ce tas de vocabulaire très guerrier, les mots tuer, massacrer,
étrangler, égorger vont apparaître très souvent dans certaines sourates.
Dans la version de la « Sira » on raconte, que ces sourates concernent les mecquois, or tous
les spécialistes, par exemple, le père Édouard-Marie Gallez auteur de : « Le Messie et son
prophète », il n'est pas le seul dans ce sens, toutes les recherches archéologiques vont
dans ce sens : C'est-à-dire, « tout se passe en Syrie et non à la Mecque, dans une remontée
pour prendre Jérusalem ».

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On peut le vérifier, avec l’histoire des califes arabes. il y a plusieurs sources des califes : Le
calife Omar, ses troupes sont arrivés à Jérusalem en 637 pour envahir Jérusalem, et la
première chose, que le Calife Omar fait : Il va sur l'esplanade du temple. Donc, on ne peut
pas concevoir qu l'hégire s'est fait en direction de la Mecque.
Pourquoi le calife Omar serait vite parti sur l'esplanade du temple pour construire rapidement
le temple, s'il n'y avait pas de thèses messianiques derrière ?
Et pour cette histoire d'invasion de Jérusalem, elle commence avec le voyage nocturne de
Mahomet. On peut dire qu'Omar a accompli le rêve de Mahomet. Mais, un autre problème, la
sourate du voyage nocturne est très tardive, elle a été écrite pour justifier l'invasion de
Jérusalem. Elle pose un gros problème : « Elle parle d'un voyage de la Mecque vers
Jérusalem », c'est-à-dire : De la Mosquée « Al-Haram » de la Mecque vers la Mosquée « AlAqsa » de Jérusalem. Un voyage de 1200 Km en 622, lorsque son épouse est morte.
C'est Gabriel qui vient le chercher pour effectuer ce voyage. La supercherie que présente
cette sourate : « C'est la Mosquée de Jérusalem, n'est pas construite avant 690 -710 par
Abdel Malick (Mahomet étant déjà mort) ». C'est plus un voyage dans le temps et dans
l'espace. Comment Mahomet a pu posé sa petite jument à visage de femme, la jument « AlBurak » en parcourant le temps dans le futur. Mahomet n'a pas des attributs de divin pour
faire un voyage dans le futur et voyager dans le temps.
Ceci pose le problème sur le temps de l'écriture du Coran. Certains spécialistes disent, que
certaines sourates ont été écrites après la mort de Mahomet, soit : Une construction tardive
et progressive tout au long de plusieurs califes.
Une autre supercherie, le bâtiment qui était construit sur le temple de Jérusalem, n'est pas
du tout une Mosquée, mais le dôme du rocher, qui ne ressemble pas du tout à une Mosquée,
plutôt qu'à une coupole de style byzantin. Sur les instructions des écritures arabes qui sont
tout autour du dôme du rocher, il n'y a aucune allusion au voyage de Mahomet à Jérusalem
et il y a un grand silence sur la Mecque et sur le Coran. Il y a aussi un grand silence autour
des pierres au niveau historique.
(...)
Lors du colloque du patriarche Jean I avec un émir de Syrie, compagnon du prophète (Amru
Bar Saad, il n'est évoqué, ni le Coran, ni la Mecque. Mekka = Vallée en araméen.
Saint Jean de Damas contemporain n'évoque pas de texte sacré du Coran, aucune mention
de Mahomet et du Coran dans le plus vieux papyrus (642)
(...)
Il faut se pencher aussi sur les sources épigraphiques : Un archéologue épigraphe qui
s'appelle Mevo, qui a fait des recherches dans les épigraphies des parois de Négève en
France. Il a fait une chronologie des épigraphies qui sont de nature religieuse (épigraphies
religieuses islamiques) dans les roches sur 200 ans, il a plus les dater et il a fait une
constatation : Que 5% des roches seulement parlent de Mahomet. Ces sources
épigraphiques montrent un très grand silence par rapport à l'origine de l'islam. Mahomet n'a
pas non plus, cette importance, cette incidence qu'il a sur les savants musulmans, qui prouve
qu'il y a une histoire de Mahomet à posteriori.
Dans les roches, on commence à trouver des inscriptions où il y a le nom de Mahomet à
partir 615, mais toujours très peu. Ça va passer de 5% à 10%. Mais, on trouve beaucoup
plus d'inscription sur Moïse et sur d'autres personnages bibliques du Coran.

10

Ces savants ont été prolixes sur Mahomet, curieusement au 9ème siècle, en effet, pour une
histoire à posteriori. Des textes différents ont été crées et rassemblés dans le Coran, pour un
but différent.
Il faut aussi regarder les résultats de la monnaie-statique : « Ça c'est des sources primaires,
On ne peut pas parler de trafic. Il y a eu au total 10 califes, les pièces de monnaies califales
jusqu'en 695 ne parlent toujours pas du personnage de Mahomet. On voit une croix sur les
pièces monnaies. Mahomet est mort en 632, jusqu'en 695, les pièces de monnaies ne
parlent toujours pas de ce personnage ».

Pièce de monnaie califale, gravée d'une croix chrétienne au dessus.

En 696, on est dans le califat d'Abdel Malick qui le est le 6ème calife. Surtout qu'à cette
époque, la réglementation islamique a réglementé les échanges et le commerce, on arrive à
démontrer qu'il y avait une structure étatique qui a fait remplacé les pièces de monnaie
chrétienne en monnaie califale. C'est-à-dire, c'est à partir d'Abdel Malick, qu'on va
commencer à imprimer les premières pièces califales et on va enlever progressivement la
croix pour la transformer dans la lettre Ψ qu'on appelle signe de Mahomet, mais ça se fait
vraiment de manière progressive.
En fait, entre 632 et 700, c'est comme si, l'épigraphie, la monnaie-statique, la numéroastatique, l'architecture et l'art vont dans le même sens, et dans le sens du Coran. C'est-àdire, que le personnage Mahomet n'est pas aussi significatif, aussi prégnant, que les savants
de l'Islam le soutiennent. C'est pourquoi, dans les Hadiths, il y a systématiquement, les
propos de Mahomet qui sont rapportés, il y a une chaîne des hadiths fiables en ligne directe
avec Mahomet qui racontait à ses compagnons. Comme ça été écrit 2 siècles après la mort
de Mahomet, toute invention des Hadiths et de leurs chaînes de transmission est possible :
Les études islamiques le prouvent, où il y a des chercheurs qui parlent des Hadiths sûrs
(fiables avec Muslim, Bukhary etc ...), des Hadiths moins sûrs, et, il y a tout un tas des
Hadiths qui sont dits : Farfelus.
Selon les spécialistes, sans la « Sira » et sans les « Hadiths », le Coran veut dire autre chose.
La « Sira » est la biographie officielle de Mahomet autorisée par les musulmans. Ça confirme
ce qu'on vient de dire sur les Hadiths, puisque la première autobiographie a été écrite par
Ibn Isham et que les sources principales sont perdues. En fait, on a des sources des
sources : La source Ibn Isham vient de Al-Tabary qui dit qu'il a lu la biographie de Mahomet
écrite au 7ème et au 8ème siècle et lui au 10ème siècle (en 923), il propose une biographie
de Mahomet, justement, 300 ans après sa mort.

11

Là, on est étonné, parce qu'il n'y a pas de sources historiques, ni scripturaires. On peut
confronter la biographie de Mahomet avec des sources byzantines de l'époque. Et, on peut
se poser la question : Qui était ce personnage si important de l'Islam ? L'empire Byzantin
allait bien jusqu'en Syrie à l'époque. Dans les sources byzantines, il y a bien un personnage
qui s’appelait Mohamed, qui était responsable militaire, qui faisait des incursions avec ses
troupes en Syrie et en Palestine (une sorte de coupeur de route) et qui prétendait,
également, détenir les clés du paradis : C'était sa principale prétention, comme s'il se
prétendait prophète.
Vous avez ici la Doctrina Jacobi :
La Doctrina Jacobi est le texte grec, qui fut rédigée entre 630 et 640, donc, immédiatement
après la présumé date de la mort de Mahomet. Ce document romancé relate la discussion
entre un juif nommé Jacob et l’empereur byzantin Héraclius. Un autre protagoniste à ce
débat, Justus rapporte, quand à lui, avoir reçu une lettre de son frère Abraham, installée à
Césarée en Palestine :
(…)
« Lorsque le candidat fut tué par les saracènes [arabes], me dit Abraham, j'étais à Césarée
[…] + On disait le candidat a été tué +. Et nous les juifs, nous étions dans une grande joie.
On disait que le prophète était apparue, venant avec les saracènes et il proclamait la venue
du Messie Jésus qui allais à venir. Et, moi Abraham étant arrivé à Sykamina, je m'arrêtai chez
un ancien très versé dans l'écriture et je lui dit : + Que me dis-tu du prophète qui est apparu
avec les saracènes ? +. Il me répondit en gémissant : « + C'est un faux prophète +. Les
prophètes viennent-ils armés de pied en cap ? Vraiment les événements de ces derniers
temps sont des œuvres du désordre +, et je crains que le premier christ qui est venu, celui
qu'adore les chrétiens ne soit le vrai envoyé de Dieu + […] Mais, va Abraham, renseignes-toi
sur ce prophète qui est apparu +. Et, moi Abraham ayant poussé l'enquête, j'appris de ceux
qui l'ont rencontré, qu'on ne trouve rien d'authentique dans ce prétendu prophète : Il n'est
question que d'effusion de sang. Il dit aussi, qu'il détient les clés du paradis, ce qui est
incroyable ».
(…)
Ce texte est reconnu chez tous les spécialistes. Dans ce texte datant de l'époque de
Mahomet et sa troupe militaire des croyants, on ne parle jamais de l'Islam, ni de musulmans.
On parle, plutôt, des saracènes (ou arabes), qui proclamaient la venue du Messie Jésus.
Donc Mahomet annonçait, seulement, la venue de Jésus.
Il y a un autre texte :
(...)
Ce prêtre jacobite vivait à Resaina, dans ce qui est aujourd’hui l’Irak. Il écrivait en 640, six
ans seulement après les événements qu’il relate :
« En l’année 945 Indiction VII, vendredi 4 Shebat (cette date du calendrier byzantin
correspond au 4 février 634 de l’ère chrétienne) à 9 heures, eut lieu le combat des Romains
(les Byzantins) contre les + Tayayê (les Arabes) + de Mahomet, en Palestine, à 12 miles à
l’est de Gaza. Les Romains s’enfuirent, abandonnant le patrice Bar Yardan, que les + Tayayé
+ tuèrent. Furent tués là environ 4.000 paysans pauvres de Palestine, chrétiens, juifs et
Samaritains. Et les Tayayê dévastèrent toute la région ».
(…)

12

Ce prêtre Jacobite, contemporain de Mahomet écrira en 640 sur Mahomet et désignent les
arabes des « Tayayê ». Il parle aussi d'une bataille, c'est très intéressant, puisque cette
bataille est parlée dans le Coran. Pour une fois, on a une source historique sûre qui
corrobore avec le Coran : C'est la bataille de Mouta entre les arabes ( Tayayê) et les
byzantins (romains).
On trouve aussi, un évêque arménien qui parle des faits contemporains, une autre pièce de
dossier concernant l'historicité du prophète de l'Islam, un texte daté de 660 environ, donc,
30 ans après la supposée date de la mort de Mahomet. Extrait de l'histoire d'Héraclius,
chronique arménienne dite de Sébéos :
(…)
« Ils se mirent en route. Ils prirent le chemin du désert et arrivèrent en Arabie, chez les
enfants d’Ismaël : Ils les appelèrent à leurs secours et leurs firent savoir qu'ils étaient tous
parents, d'après la Bible. Bien que ceux-ci [les arabes] crussent volontiers à cette parenté
rapprochée, les juifs ne purent cependant pas convaincre toute la masse du peuple qu'ils
étaient tous descendant d'Abraham, parce que leurs cultes étaient différents ».
« À cette époque, il y avait un des enfants d'Ismaël du nom de Mahomet , + il se présenta à
eux comme sur l'ordre de Dieu en prédicateur +, comme étant le chemin de la vérité, et leur
apprit à connaître le Dieu d'Abraham ; + Car il [Mahomet] était très instruit et très versé sur
l'histoire de Moïse +. Comme l'ordre venait d'en haut, ils se rallièrent tous, sur l'autorité d'un
seul, à l'unité de loi, et, abandonnant les cultes de vanité, retournèrent au Dieu vivant qui
s'était révélé à leur père Abraham ».
« Mahomet leur prescrit de ne pas manger la chai d'un animal mort, de ne pas boire du vin,
de ne pas mentir et de pas forniquer. Il ajoutait aux arabes, Dieu a promis par serment ce
pays à Abraham et à sa postérité après lui en toute éternité. Il a agit selon sa promesse,
lorsqu'il aimait Israël ».
« Or, vous, vous êtes des fils d'Abraham et Dieu réalise en vous, la promesse faite à
Abraham et à sa postérité. Aimez seulement le Dieu d'Abraham, allez-vous emparer de votre
territoire que Dieu a donné à votre père Abraham, et personne ne pourra vous résister dans
le combat, car Dieu est avec vous ».
(…)
On parle dans ce texte, des juifs qui ont demandé de l'aide aux arabes, il y avait aussi un
contexte géo-politique qui est important de maîtriser. Pourquoi, les juifs sont venus
demandés de l'aides aux arabes . En 614, il y a eu le sacre de Jérusalem par les perses. Vous
avez donc, l'empire romain en conflit avec l'empire perse (les sassanides). En fait, les juifs
ont été chassée de Jérusalem en 130 après JC. Après la destruction du temple. Les juifs
étaient persécutés par l'empire Byzantin. Les perses, à un certain moment, permirent le
retour des juifs à Jérusalem. Puis, encore, il y a eu une dispute et les juifs ont été par la
suite dispersés par les perses.
Les juifs qui voulaient reprendre Jérusalem et restaurer le temple, se sont faits encore une
fois de plus mis à la porte et sont partis au désert. D'après certaines sources, ils sont partis
convaincre les arabes (Quand on dit les arabes, ça recouvre plusieurs tribus, plusieurs
confession, à cette époque l'Arabie était en point d'être très christianisée). Les arabes du sud
étaient des bédouins, les arabes du nord étaient syriens (nestoriens, jacobites et très
christianisés).

13

Les arabes de confession chrétienne n'étaient pas non plus content du joug byzantin, on
trouve des persécutions, où les moines nestoriens syriens étaient chassés, par l'empire
Byzantin. Cette atmosphère contribuait aussi à l'alliance avec cette hérésie naissante, qui est
l'Islam. Le Contemporain de Mahomet, Saint Jean damascène appelle l'Islam à cette époque,
de 100ème hérésie. Il y a eu une certaine coalition, s'il n'y avait pas eu cette alliance avec
des arabes christianisés contre les byzantins, l'Islam n'aurait pas eu cette ampleur dans la
région.
En Égypte, également, ce sont les chrétiens qui ont ouvert les portes à l'Islam contre le joug
byzantin, car l'empire byzantin ne traitait pas très bien, ces chrétiens Égypte.
Si, l'Islam a eu un écho dans cette région, il faut dire que ce sont les chrétiens qui ont ouvert
les portes. On sait, que l'empire byzantin ne traitait pas très bien les chrétiens d'Égypte. En
Égypte, 70.000 moines chrétiens quittèrent le désert et vinrent au devant de Amrou (le
diplomate de Mahomet) pour le complimenter. C'était une ouverture de porte notoire. En
effet :
Un colloque inter-religieux inattendue entre les différentes parties arabes en présence. Les
proto-musulmans n'ont pas eu trop de guerre à gagner, mais sous le joug grec dans l'empire
romain, les peuples de Syrie et d’Égypte ont ouvert leur porte au proto-musulman comme
des libérateurs. Ce texte historique est connu sous le nom de : « colloque du Patriarche
syrien jacobite Jean I avec l'émir Amr Ibn al- As le 9 mai 639 (An 18 de l'Hégire)
».
(…)
Dans son colloque avec le patriarche jacobite égyptien Benjamin, Amrou se montre
onctueux. Les Jacobites de son armée, en particulier le duc Sanutius, lui ont raconté les
persécutions des Grecs contre les Jacobites ; il sait en particulier que leur patriarche
Benjamin, chassé d'Alexandrie, erre depuis treize ans dans les monastères de la Haute
Égypte, et il conçoit le dessein de s'en faire un allié. Il lui adresse aussitôt un sauf-conduit,
puis, lorsqu'il le voit venir, il s'écrie : « Vraiment, dans tous les pays dont nous avons pris
possession jusqu'ici, je n'ai jamais vu un homme de Dieu comme celui-là ». Ensuite Amrou
se tourna vers lui et lui dit : « Reprends le gouvernement de toutes tes Églises et de ton
peuple, et administre leurs affaires, et, si tu veux prier pour moi qui vais aller vers l'Ouest et
la Pentapole, pour en prendre possession comme du reste de Égypte, et si je reviens après
un prompt succès, je te donnerai tout ce que tu me demanderas ».
(...)
En 644, dans ce colloque, avec le patriarche Jacobite égyptien du nom de Benjamin, Amrou
(le compagnon de Mahomet) se montre diplomate et onctueux. Il sait pertinemment que le
patriarche égyptien avait été persécuté pendant 13 ans par l'empire byzantin et il y a des
accords diplomatiques entre les deux, où Amrou demande au patriarche Benjamin, de le
restaurer dans ses églises, une traduction de l’Évangile en arabe et d'enlever la divinité de
Jésus.
C'est assez intéressant ce passage ce passage, ça montre quoi ? En 644, Mahomet cherchait
déjà une légitimité chez les chrétiens arabes, en excluant la divinité du Christ.
Il y a eu un travail fait par l'historien Louis Chanion sur la conquête arabe sur l’Égypte , il y a
eu beaucoup d’Égyptiens conquis et traduit en esclavage. Il y a eu beaucoup de résistance
des égyptiens, les arabes n'ont pas envahi l’Égypte facilement. Un écrivain jacobite consigne
gravement dans ses chroniques sur l’Égypte : « Nous avons trouvé dans des histoires que,
Benjamin, patriarche jacobite égyptien a livré l’Égypte aux Talyayê.

14

Le Coran présente aussi une volonté de sacrétisme et de synthèse : « Venez à moi à une
parole commune », c'est purger ce qui peut diviser. C'est un texte qui va unir le plus petit
dénominateur commun au plus grand. On le voit avec toute la [sourate 3 :23-25] se veut
rassembleuse et unificatrice :
[Coran 3 :23-25] : « Ne vois-tu pas comment un bon nombre de ceux qui ont reçu une
partie des Écritures tournent le dos et s’éloignent avec dédain , lorsqu’on les invite à se
reporter au Livre de Dieu pour trancher leurs différends ? C’est qu’ils prétendent que leur
séjour en Enfer ne sera que de courte durée, et se laissent ainsi induire en erreur par leurs
propres mensonges ! Qu’en sera-t-il d’eux lorsque Nous les réunirons en un Jour inéluctable ,
où chaque âme recevra, en toute équité, la rétribution de ce qu’elle aura acquis et où aucun
d’eux ne sera lésé ? ».
Donc, il y a une profession de foi, dans une religion unifiée de trois mouvances. Il parle
d'Amram et d'Imram. Tout ça, va être des personnages pour désigner la famille de marie qu'il
va appeler Marie sœur d'Aaron. Donc, il faut unifier ces deux livres. Le Coran souffre des
textes qui en cachent d'autre. Le Coran se veut unifié :
[Coran 29 : 46] : « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf
ceux d'entre eux qui sont injustes. Et dites : + Nous croyons en ce qu'on a fait descendre
vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même , et c'est
à Lui que nous nous soumettons + ».
[Coran 3 :84] : « Dis : + Nous croyons en Allah, à ce qu'on a fait descendre sur nous, à ce
qu'on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui a été
apporté à Moïse, à Jésus et aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons
aucune différence entre eux; et c'est à Lui que nous sommes Soumis + ».
Ici, nous avons une unification des scribes qui ont transcrit cet appel à la foi unifiée. C'est un
livre qui veut unifié et passer au différents, au plus petit dénominateur commun.
Évidemment, le dénominateur commun va exclure la divinité de Jésus.
(…)
Le chrétien Al-Kindy écrivant aux alentours de l'an 830, critiquait le Coran en ces termes :
« Le résultat de tout ceci est patent pour vous qui avez lu la Torah et l’Évangile, et qui voyez
comment dans votre livre, les histoires sont brouillées ensemble et entremêlés ; Une preuve,
que beaucoup de mains différentes ont été à l’œuvre, et ont causé des divergences, ajoutant
ou retranchant tout ce qui les plaisait ou déplaisait. Et, maintenant, voici les conditions
envoyées ici bas depuis le ciel ».
(…)
Les savant islamiques du 8ème siècle évoquent :
- Le Coran, le livre de la différence des livres : Kassei, Khalaf, Farah,
- Coran d'Ibn Massud (Kuffah) ; Coran d'Ubbay (Syrie) ; Coran de Zayd (Médine) ; Coran
d'Ali, Coran d'Hafsa, Coran d'Aïcha ...
Le Coran est vraiment messianique de reconquérir Jérusalem et de faire advenir le messie
sur terre. Vous pouvez comprendre cette optique, en relisant les passages de l'ascension
dans la Bible, où les disciples du Christ, n'avaient pas du tout compris le message du retour
de Jésus, en lui posant la question : Est ce que c'est maintenant, que vas restaurer la

15

royauté d'Israël ? C'est pourquoi, il y a eu un désir de royauté dans le Coran, c'est pourquoi,
tous les chercheurs parlent du « Messie et son prophète » ; le Messie, c'est le Messie
Jésus et le prophète, c'est Mahomet.
Si l'on se réfère aux Hadiths, même s'ils ne sont pas de sources sûres, on trouve que
« Mahomet annonçait le retour de Jésus rapidement ». D'ailleurs les musulmans
d'aujourd'hui, disent, que Jésus va revenir à Damas sur un minaret qui s'appelle Issa (Issa
veut dire Jésus). C'est vraiment un messianique armé.

16

2ÈME PARTIE : LE CORAN ET LE PLAGIAT.
On va parler du dernier thème de notre entrevue. En ayant les visages différenciés sur les
Corans, on ne doit pas parler du Coran, c'est pourquoi, j'ai appelé mon livre : « Les Trois
Visages du Coran » mais des Corans (3 corans unifiés) avec une écriture différentiée dans
le temps, qui est le fruit d'écriture, de réécriture, de compilation et d'édition et de savoir,
quel est la strate principale ? Quel est le Coran primitif ?
Dans ce Coran primitif, on sens qu'il y a un besoin de Dieu très très vif, à tel point que, dans
les sourates primitives, on sent que la vie terrestre n'a pas d'importance, seule la vie
terrestre l'emporte. Il y a un appel de l'âme par les scribes vers l’au-delà. Et puis, dans
certaines sourates dites médinoises, on voit bien qu'il y a un autre style littéraire : On est
plus dans une organisation sociale, la loi, le juridique, le code civil Mahomet contrôle Médine
et peut imposer ses idées. Et là, nous allons avoir des sourates des petits numéros, qui sont
en fait, des sourates tardives, où la il y a un désir d'organisation sociale et de tout ce va être
le ritualisme.
[Sourate El-baqarah (la vache), verset 185] : « (Ces jours sont) Le mois de + Ramadan + au
cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la
bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois,
qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal
d’autres jours. - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin
que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir
guidés, et afin que vous soyez reconnaissants ! ».
Puis, de là, on a le mot « Ramadan » qui est un mot très intéressant, qui est un emprunt,
c'est le premier jour de carême chez les chrétiens. Le Ramadan, le Ramas c'est les cendres.
Si vous regardez tous les mots clés du Coran, vous vous trouvez dans la liturgie syriaque. Le
mot « Sourate » veut dire « cantique » en syriaque. Et donc, quand vous lisez des sourates,
vous lisez des cantiques. C'est pourquoi, les spécialistes sont arrivés à la conclusion, qu'1/3
du Coran, c'est des psalmodies chrétiennes.
Le mot « Mohamed » veut dire le « désiré de Dieu », « le louangé de Dieu ». Mais le désiré
de Dieu, c'est un participe passé, qui est utilisé tout un tas de prophètes bibliques comme
Daniel ou parfois même Jésus-Christ. C'est pourquoi, les musulmans interprètent,
faussement, ce mot comme étant la personne de Mahomet, quand ils le lisent dans la Bible.
On retrouve aussi dans la Bible, « le désiré de la colline éternelle » ... C'est une récupération
du Coran de la Bible, pour preuve : Mohamed n'a jamais été un prénom, mais un surnom
tardif tiré de la Bible. On a même fait donner le nom d'Abdallah au père de Mahomet. Mais
« Abdallah » est un prénom chrétien, ça veut dire le « serviteur de Dieu » dans Abdallah, il y
a « allah », « allah » qui veut dire Dieu dans toute la chrétienté. Tous les mots sont
récupérés.
Le mot « Coran », si vous regardez le livre des nestoriens, le lectionnaire des nestoriens,
c'était le « Quriana », vous avez des consoles Q,R,N. Je rappelle qu'en arabe, il faut prendre
qu'en compte, les consoles. Tous les mots, par exemple « Madrassa », c'est un style littéraire
des nestoriens homélitiques. Quand vous regardez tous les mots clés, par exemple
« Musulmans », le mot musulman n'est pas dans le Coran, c'est 4 consoles M,N,S,L. Muslim,
ça veut dire « Soumis ».
Certains coranologues sont beaucoup plus honnêtes que d'autres. Si vous prenez le Coran,
version Al hamdoulillah, un coranologue arabe qui traduit en français, le mot « Muslim », il

17

ne le traduit pas musulman, il traduit soumis. Dans le Coran primitif, c'est le mot « soumis »,
or, dans la Bible, vous avez des appels à la soumission.
Le mot Islam, S,L,M pour les consoles, ça veut dire « sois parfait » et dans la Bible, c'est
Jésus qui nous demande « sois parfait ».
Les mots Islam et Musulmans sont des mots qui apparaissent grâce aux effets des
traducteurs et des commentaires. Le mot Islam, c'est l'expression être parfait. Si vous lisez
l’Hébreu, il est écrit être parfait comme votre Dieu est parfait comme dans l'araméen. Vous
voyez, il y a une récupération de tous les mots.
Même le mot « Prière », vous trouverez certains coranologues qui mettent le mot « Office ».
Le mot « Office » fait appel à tout autre contexte.
Le mot « Mosquée », vous avez le mot « Majid » dans le Coran. Le mot « majid » c'est un
lieu de prosternation. Si vous regardez dans la Bible, les apôtres de Jésus se prosternaient,
dans l'ancien testament, la prosternation c'est un signe. Donc, quand vous avez le mot
« Majid », c'est pas forcément le mot « Mosquée ».
C'est toute la philologie. Le Coran qui est écrit en l'an 600, les mots n'ont pas la même
signification que maintenant.
Rien qu'en 200 ans après la mort de Mahomet, l'Islam est devenu une religion politique. En 2
siècles, les mots en rapidement changé. Les spécialistes disent que le mot « Islam » prend
son sens actuel en 775.
On a parlé des emprunts, pas besoin d'être spécialistes pour regarder les emprunts. J'ai
regarder sourate après sourate pour retrouver les sources judéo-chrétiennes, ou mazdéiste,
ou zoroastrienne : On va voir, que les sources sont multiples. Mais, les sources les plus
importantes du Coran, sont les sources judéo-chrétiennes.
On va avoir, la sourate d’Araignée qui est une sourate simple, que tous les enfants des écoles
coraniques connaissent : Il y a Mahomet et son beau -père Abubakr (le père de sa jeune
enfant Aïcha). Dans la version coranique, ils sont poursuivis par de très méchants qoréchites,
qui veulent les tuer, mais qui trouvent le salut, grâce à une caverne, dans laquelle, ils vont se
réfugier. Et, l'araignée qui va être presque sanctifiée dans l'Islam, un animal bien aimé chez
eux, va faire une toile, et les ennemis vont dire tout de suite, « ils ne sont pas là, parce que
l'araignée est venue ».

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Histoire Midrashite de Saül et David.

On parle d'emprunt, c'est pratiquement le cas de toutes les histoires coraniques, cette
histoire est une reprise, où on se trouve dans un registre juif, tel que le « Midrash ». Toutes
les histoires évoquées dans le Coran, sont des reprises midrashites. Le « Midrash » dans le
monde juif, c'est toutes les recherches possibles de la parole de Dieu, ça peut aller très loin :
« Des jeux de mots à toutes les subtilités ».
Dans cette histoire, vous avez Saül qui est jaloux et qui va vouloir faire la peau à David, qui
va trouver le salut, grâce à une roche et une araignée qui va tisser la toile : Elle existe aussi
en bande dessinée dans le « Midrash » juif. Et donc, si vous regardez chaque sourate du
Coran, quand elle parle d'un prophète biblique, en fait, elle reprend un « midrash juifs ».
Par exemple, l'histoire d'Abraham dans le Coran, ça va être un « Midrash » juif avec des
modifications qui sont de type califal. Vous n'avez pas seulement les « Midrach juifs », vous
avez aussi les « apocryphes ».
En effet, tout ce qui concerne Marie et Jésus, le Coran puise là, à plein pied dans les
apocryphes. On va retrouver ces histoires dans le Coran, par exemple : Le fait que, Marie va
accoucher, elle va se plaindre à Dieu, elle va demander de l'aide et Dieu va lui envoyer des
dattes : « Cueille des dattes » et une source. Elle va se restaurer grâce à des dattes et une
source.
On retrouve cette histoire, intégralement, dans les apocryphes chrétiens. Les apocryphes
sont des textes chrétiens, qui ont été écrits beaucoup plus tard, postérieurement à la Bible.
Par exemple : « Marie accueillie au temple ». C'est plus dans les apocryphes, qu'on va
trouver cette histoire. Elle est plus développée dans le Coran, c'est vraiment, les apocryphes
qui ont transmis cette histoire et qui a été récupérée dans le Coran.
L'histoire de Salomon qui se fait aider par les Djinns (sorte d'esprit invisibles) pour construire
le temple, c'est également, une histoire qui est puisée dans les apocryphes.

19

Dans le Coran, il n'y a aucune nouveauté, c'est de la recomposition. C'est étonnant que Dieu
puisse répéter un message divin, qu'il a déjà donné il y a plus de 1000 ans. La philologie de
la linguistique est composées des mots sans arrêt qui reviennent dans leurs articles. C'est
une recomposition des matériaux pré-existants.
On peut voir aussi une iconographie, que vous trouvez au Musée Tokapi, vous avez Mahomet
et Abubakr, qui reçoivent de la Jérusalem céleste, de la main de Gabriel (on se trouve
vraiment dans une thèse messianique), et ils sont agenouillés devant Jésus (et on est
vraiment dans un retour de Jésus attendu par les nazaréens).

Iconographie au Musée de Tokapi.

Toutes les thématiques sont des reprises, par exemple : Le fait de pouvoir « émigrer », le
fait d'« émigrer dans le désert », en prenant Jérusalem passant par le Jourdain. Tout ça, il
n'y a rien sous le soleil, c'est des textes repris de l'ancien testament, il y a « l'exode » : Pour
passer à la terre promise, il faut passer par le Jourdain. Dans la bataille qu'on a parler sur les
sources des byzantins, l'équipe de Mahomet, les « Moudjahidins », ils vont reprendre
Jérusalem, en passant par le Jourdain. Ils ne vont pas faire quelque chose de nouveau.
Tout est dans les reprises. Si vous voulez, vous pouvez prendre l'ascension de Mahomet sur
« Al-Buraq », vous allez retrouver des termes de l'ancien testament sur le char d’Elle. Ce qui
est intéressant, la jument « l-Buraq », le cheval sur lequel vase chevaucher Mahomet, il a
un nom particulier. Si vous regardez « Al-Buraq » sur Internet, c'est le mur de l'esplanade du
temple de Jérusalem.
Même pour le nom cheval, on n'a même pas l'originalité en arabe, on va reprendre le nom de
l'esplanade du temple de Jérusalem et qui donne désormais le mot Cheval en arabe. C'est en
regardant dans les vidéos de sources juives, que j'ai remarqué, que le « troisième temple »
va descendre du ciel.
Quand on parle de la descente d'un livre du ciel, il faut savoir, il y a déjà des choses
identiques dans le judaïsme, où dans les « Midrash », on parle que Moïse est parti chercher
la Torah au ciel, et les sources juives parlent d'un « troisième temple ».
Dans les sources juives de « Midrash », les histoires sont plus développées que le Coran qui
les a résumées et les a transformées.

20

Cependant, le Coran dit sans arrêt, « ceci est un rappel et une confirmation » : Il y a une
centaine des sourates du Coran qui le disent, mais les savants musulmans constatant des
différences ont inventé la falsification de la Bible.
Le coran ne dit jamais, que la Bible est trafiquée, le Coran parle d'un groupe des « Yahuds »
qui recouvrent la parole de Dieu. Tous les spécialistes le disent : « Le principal reproche du
Coran aux + Yahuds +, c'est de ne pas reconnaître la messianité du Christ ». La polémique
est tournée contre les juifs qui reconnaissent pas le messianique du Christ. Dans la théologie
des nazaréens et de Mahomet, les juifs ont empêché la vraie mission de Jésus. Et ce que
Dieu a fait : « Il a rappeler jésus, il l'a gardé en haut en réserve et Jésus, lorsque les temps
seront favorables, reviendra accomplir sa mission ».
Le Coran ne dit pas que, l’Évangile est falsifiée, mais certains groupes kafarent. Kafarer c'est
recouvrir le péché. Dans le contexte des « Yahuds », c'est de couvrir la vérité ou cacher la
vérité. Le Coran met en évidence, ce qu'ils cachent, c'est la non-messianité de Jésus-Christ.
Le personnage de Jésus-christ dans le Coran, n'est pas compris par les musulmans actuels.
Sinon au niveau de la stylistique, tous les spécialistes disent : « Le Coran est très très proche
de la liturgie syriaque du 6ème et 7ème siècle Énormément d'écrivains syriaques du 6ème
siècle sont repris mot pour mot dans le Coran ».
Par exemple, il y a un moment, ils vont parler de Dhou El Karen dans le Coran, c'est le
personnage d'Alexandre Le Grand. D'après les spécialistes, cette reprise coranique
d'Alexandre Le Grand, correspond à une commande d'un récit par Héraclius, Héraclius est un
empereur byzantin, qui avait commandé un écrit qui s'appelle : « Le Roman d’Alexandre »
dans lequel Héraclius pour se retourner son blason, il avait réalisé un livre dans lequel, il
s'identifiait sur le personnage d'Alexandre Le Grand. Et, ce texte, a été prouvé par les
spécialistes linguistiques, que c'est celui-là, qui a été repris dans le Coran au niveau de la
versification et au niveau de la rythmique des sourates.
On a donc, des copié-collés des textes préexistants, avec des preuves irréfutables pour des
musulmans honnêtes et intellectuels et pour les musulmans qui veulent savoir, d'où viennent
leurs écritures. Pour des musulmans qui ont la foi et qui ont besoin de se ressourcer sur des
origines de la primo-écriture, de ne pas se contenter des commentaires d'Abbasside, qui était
perse, qui n'était pas de culture arabe, on leur a volé le Coran primitif, qu'ils voient le lien
judéo-chrétien dans les textes du Coran.
Il n'y a pas, que du texte judéo-chrétien, il y a aussi du texte qui vient du Zoroastrisme, de
tradition tribale arabe. Une chercheuse au nom de Chabie, c'est elle qui a recherché l'apport
tribal dans le Coran. Il y a des moments, on trouve dans le Coran, des personnages qui ne
sont pas bibliques, en effet, il n'y a pas que de biblisme dans le Coran, il y a, également, des
personnages non-bibliques avec des références à des seigneurs de Sirus. Même avec une
culture judéo-chrétienne, on ne peut pas comprendre ces textes tribaux.
Cette chercheuse n'a pas du tout la même approche avec le père Édouard-Marie Gallet, mais
les deux vont quand même dans le même sens : Elle parle d'un habillage biblique par les
califes d'une religion tribale.
De toute-façon, le Coran définitif tel qu'on le lit, n'a rien avoir avec le primo-Coran. Le Coran
parle de la mère de l'écriture, mais ce livre n'est pas au ciel, ce livre dont parle Coran, c'est
la Bible et la Bible c'est la source ou la mère de l'écriture.
Même si la Bible n'existait pas en arabe à l'époque, mais, elle existait bien en araméen. Il y
avait des extraits et des testaments, il faut que les musulmans reviennent aux sources qui
est la mère de l'écriture, qui est la Bible.

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En lisant, ces deux textes, c'est d'eux-même qu'ils verront un lien aux textes judéo-chrétiens,
la religion qu'ils pratiquent maintenant, c'est une fabrication des califes du 8ème au 9ème
siècle. Le Coran c'est complètement, la Bible transformée et remodelée.

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