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Comment Augmenter La Biodiversité
dans un Jardin

Benjamin Vasseur ; Hugo Gamore ;
Yannick Dorato

Comment augmenter la Biodiversité.
Benjamin Vasseur, Hugo Gamore, Yannick Dorato

1

Sommaire

Comment augmenter la Biodiversité.
Benjamin Vasseur, Hugo Gamore, Yannick Dorato

2

La biodiversité 
Introduction :


La France occupe le premier rang européen pour la diversité des vertébrés et abrite 40% de
la flore européenne. De nombreuses espèces sont cependant menacées, en raison des
pressions qu'exercent les activités humaines sur leurs habitats.



Les écosystèmes européens regroupent plus de 2500 types d'habitats et environ 215000
espèces, dont 90 % d'invertébrés. La quasi totalité des pays européens abritent des espèces
endémiques.

Définition :



Terme qui désigne la diversité du monde vivant à tous les niveaux : diversité des milieux
(écosystèmes), diversité des espèces, diversité génétique au sein d'une même espèce et des
interactions entre toutes ses diversités.
C’est la nature vivante, toute la nature, sur terre et sur mer, l’ensemble des biocénoses de
chaque écosystème, des villes et dans les champs, hommes et femmes compris.

Des espèces :


Biodiversité comme la diversité des espèces qui peuplent la terre. Des plantes aux animaux
en passant par les bactéries et les champignons, on a décrit aujourd’hui environ 1.8 million
d’espèces et beaucoup encore à découvrir, dans les forêts ou au fond des océans
inexplorés !



Alors, biodiversité comme la variété de ses espèces emblématiques qui nous émerveillent.
Le lion, Le tigre, le Panda, l’Ours…Oui, mais ne perdons pas de vue que la biodiversité est
aussi proche de nous, Biodiversité dite « ordinaire ».



Car lorsque l’on parle de diversité des espèces, cela englobe également les fruits et légumes
que l’on consomme, les oiseaux et les fleurs du jardin, en passant par le papillon qui les
butine, le moineau des villes, les grenouilles, sans oublier tous ces organismes
microscopiques ou ses êtres vivants qui peuplent le sol. On ne les voit pas au premier coup
d’œil, pourtant ils sont bien présents. Et dans tout cela, surtout ne nous oublions pas, nous
sommes une espèce parmi les autres : Les humain font partis de la biodiversité.

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Des Gènes :


La Biodiversité, c’est aussi la variété que l’on retrouve au sein de chaque espèce. En effet,
nous partageons tous (animaux, végétaux, bactérie…) un patrimoine génétique commun, issu
d’un ancêtre commun. Par exemple, nous partageons environ 99% de nos gènes avec le
chimpanzé. En effet, dans une même espèce, chaque individu est unique, différent, car il
possède sa propre combinaison de gènes, dans chacune de ses cellules.



L’agriculture il y’a des milliers d’années, l’être humain a sélectionnée des végétaux différents
selon telle ou telle caractéristiques (tels ou tels gènes), pour au final obtenir une multitude
de variété différentes. C’est toute cette diversité qui fait la richesse de notre alimentation.

Des écosystèmes :


Plus encore qu’un simple nombre d’espèces ou une variabilité génétique, la biodiversité c’est
avant tout la multitude de relations, de liens, que les être vivants, entretiennent les uns avec
les autres (chaine alimentaire, proies et prédateurs, compétition pour l’accès a la nourriture
ou a la reproduction, coopération, parasitisme) et avec leur milieu de vie.



L’ensemble de ses relations est à la base du fonctionnement des écosystèmes, tels que les
lacs, les forêts, les océans ou encore les prairies et même les villes qui nous entourent. La
variété des écosystèmes fait également partie de la biodiversité.



Naturellement et lorsqu’ils sont en bonne santé, ses écosystèmes produisent des biens et
des services, appelés services écologiques, dont nous bénéficions gratuitement. Par exemple,
on ne paye pas pour l’air que l’on respire, or il est produit notamment par les plantes qui, à
partir d’énergie lumineuse, transforment le dioxyde de carbone en oxygène.

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Conclusion :


Finalement, dans la biodiversité, tout est lié. Elle forme en quelque sorte un réseau : vivant,
dynamique et en constante évolution, c’est le tissu vivant de la planète. Nous faisons partie
de ce réseau et nous en dépendons, nous allons voir en quoi…

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 L’importance de la vie animale dans un jardin :
 Favoriser la vie des animaux au jardin, c’est non seulement se créer un cadre de vie
des plus agréables, mais aussi, et surtout, assurer un équilibre biologique sans avoir à
faire appel à des substances chimiques qui vont tout détruire sans discernement. Il
est cependant assez étonnant de constater que, en dépit de l’emploi de ces produits,
un grand nombre d’espèces animales arrivent, coute que coute, à suivre dans notre
entourage.

 Une question d’équilibre :


Dans un Jardin tout comme dans une nature préservée des agressions
extérieures, l’équilibre entre proies et prédateurs est généralement assez
bien assuré, sauf dérèglement ponctuel. Ainsi, oiseaux mammifères, reptiles
amphibiens, insectes et autres invertébrés fond partie de cette chaine
alimentaire qui ne demande qu’a s’autoréguler, pour peu qu’on lui assure
une biodiversité suffisante.



Si l’action bénéfique de certains petits mammifères ou de quelques espèces
d’oiseaux insectivores est assez bien connue, il n’en est pas toujours de
même avec les araignées ou divers insectes que l’on côtoie souvent sans y
prêter attention. De ce fait, leurs activités sont souvent ignorées, sauf
lorsqu’elles sont sources de désagrément ou créent des dégâts aux
plantations.



Au palmarès des animaux dont la présence est la plus appréciée, les oiseaux
figurent, sans nul doute, à la première place, même si quelques espèces ne
sont pas toujours les bienvenues à l’époque de la cueille des fruits ou des
baies. Outre le fait qu’ils égayent le Jardin de leurs chants, ils sont aussi

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d’infatigables destructeurs d’insectes, de larves et autres chenilles, il a ainsi
été calculé que, en période d’élevage des jeunes, un seul couple de
mésanges ingérerait pas moins de 1000 invertébrés par jour, tandis qu’une
hirondelle de fenêtre pouvait rapporter en une seule fois près de 400
insectes capturés en vols. De même, l’action des rapaces, tant diurnes que
nocturnes, sur la limitation des populations de micros rongeurs n’est plus à
démontrer.

 Les mal-aimés :


La présence des petits mammifères au jardin est diversement appréciée. Si
celle du hérisson est considérée comme une chance, du fait des nombreuses
limaces, larves et autres coléoptères qu’il ingurgite lors de ses pérégrinations
nocturnes, il n’en va pas de ses pérégrinations nocturnes, il n’en va pas de
même des rats, des souris, des mulots et des campagnols. Cela dit, à
l’exception du rat noir et du surmulot, ces animaux ne deviennent
réellement gênants que lorsque leur population est trop importante, ce qui,
en dehors de circonstances exceptionnelles, ne devrait se produire que très
rarement dans un jardin bien équilibré.



La présence des musaraignes, qui se nourrissent de divers invertébrés, est
également nécessaire à la bonne santé du jardin. Quant à la taupe, bien
qu’elle consomme, elle aussi, un grand nombre d’invertébrés, elle ne
bénéficie toujours pas d’un préjugé favorable, du fait des taupinières qu’elle
dissémine dans les plantations, même si elle contribue, par la même
occasion, à ameublir et à aérer le sol.
Reptiles et amphibiens sont également souvent victimes, à tort, de préjugés
défavorables. Ainsi l’orvet, lézard sans pattes tout à fait inoffensif est-il
fréquemment tué, car confondu avec la vipère. Le crapaud, lui, doit à sa peau
d’apparence pustuleuse le fait d’être considère comme un animal dangereux
et, à ce titre, est encore éliminé.
Pourtant, tout comme les lézards, les orvets et les crapauds détruisent un
nombre incalculable de limaces, larves et autres invertébrés qui, sans cette
régulation, se multiplieraient de façon anarchique.

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 Le monde des Insectes :




Reste le cas des insectes, dont certaines espèces, lorsqu’elles
prolifèrent, deviennent de véritables fléaux. La encore, les solutions
naturelles existent, et notamment celle consistant à favoriser la lutte
que se livrent les différentes espèces entre elles.
A cet égard, le cas des coccinelles, dont les larves et les adultes sont
grands consommateurs de pucerons, est bien connu, mais de nombreux
autres exemples, passant généralement inaperçus, existent dans la
nature.
Ainsi, les trichogrammes, minuscules Guêpes de 0.5mm, pondent leurs
œufs dans ceux des noctuelles, papillons de nuit qui ravagent de
nombreuses plantes légumineuses, provoquant ainsi leur
dépérissement ;
Enfin ? Sans les insectes pollinisateurs tels que les lépidoptères
(paillions et les hyménoptères (abeilles, bourdons, etc.), de
nombreuses espèces de plantes ne pourraient pas se reproduire de
façon naturelles et seraient vouées à disparaitre.

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 Les Différents types de jardins :



Qu’il soit situé au cœur d’une ville ou en pleine campagne, qu’il fasse quelques
mètres carrés ou plusieurs ares, un Jardin attirera toujours les animaux dès lors
qu’il sera aménagé en conséquence.
Certes, plus il sera étendu, plus les possibilités de créer différents types
d’habitats seront nombreuses, et plus les espèces hôtes seront diversifiées.
Mais ce n’est pas pour autant qu’un jardin de petites dimensions n’offrira pas
des capacités d’accueils suffisantes.



En tenant compte des besoins vitaux des animaux susceptibles d’être
présents dans les environs, ainsi que des milieux qu’ils affectionnent, il
sera toujours possible de créer, même partiellement, un
environnement favorable pour les attirer.
A cet égard, il ne faut pas négliger l’intérêt que peuvent présenter les
combles et les greniers des bâtiments pour certaines espèces, ainsi que
les façades, pour peu qu’elles soient pourvues de végétation incitant
quelques insectes, oiseaux, voir des petits mammifères, à s’y établir.
Les dépendances et les abris de jardins offrant suffisamment de gites
potentiels présentent également un intérêt certain pour tout un petit
peuple soucieux de trouver des refuges à sa convenance. Car, en ville
comme à la campagne, sur une terrasse ou dans un parc, la nature ne
demande qu’a reprendre ses droits, pour peu qu’on lui donne le petit
coup de pouce nécessaire !

 Terrasse Aménagée :



Créer ou aménager un jardin naturel en ville, si l’on ne dispose que de
quelques mètres carrés, peu sembler une utopie tant les conditions
paraissent défavorables : pollution due aux gaz d’échappements des
véhicules à moteur et aux rejets des cheminées, mauvaise luminosité
de la présence d’immeubles de grande hauteur, nombre d’espèces
réduites dans un tel milieu.



Pourtant, en choisissant des plantes et des arbustes adaptés, même sur
une surface restreinte, il est possible de créer des conditions propices à
l’installation de certaines espèces technophiles. Pour favoriser leur
installation, privilégiez les plantes à développement vertical comme le
lierre, la vigne vierge ou le chèvre feuille, qui prendront moins de place
et fourniront, malgré tout, un couvert important.

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Optez pour diverses espèces de petits arbustes buissonnants, comme le noisetier,
le groseillier, le framboisier, etc., dont les fleurs et les fruits attirons les insectes
et autre amateurs de baies. Prévoyez également un point d’eau et un poste de
nourrissage, ainsi que des nichoirs et des gites artificiels aussi bien pour les
oiseaux que pour les insectes ou les petits mammifères comme les chauvessouris. Attention, ne les multipliez pas, quelques-uns bien placés seront beaucoup
plus efficaces qu’un grand nombre disposés trop près les uns des autres.

Arbustes en pot pour
fournir un couvert aux
oiseaux nicheurs.

Plantes vivaces et annuelles
à graines ou à baies, comme
le Tournesol, les Capucines
ou diverses graminées.

Mangeoire

Plantes à feuillage
persistant, offrant
un couvert pour
l’hiver.

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Plantes grimpantes de
types vigne vierge,
chèvrefeuille ou vigne
ornementale.

Vasque d’eau ou
mini bassin, qui
offrent un point
d’eau aux oiseaux et
aux insectes

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 Grand Jardin Rural


Il est bien évident qu’un jardin de grandes dimensions, placé dans un
paysage bocager avec des bois et des bosquets à proximité, réunit tous
les atouts pour attirer un grand nombre d’espèces animales. Pourtant,
même dans cette situation, si certaines conditions ne sont pas
respectées, le résultat ne sera souvent pas à la hauteur des espérances,
En effet, il ne suffit pas de posséder un vaste enclos si la majeure partie
est engazonnée et tondue régulièrement, si les allées sont traitées avec
du désherbant chimique et si les arbres subissent une taille sévère
chaque année.



Pour ceux qui ont la chance de bénéficier d’un tel site, il s’agira d’abord
de tirer le plus possible parti de l’existant (les arbres, haies, bosquets,
etc.) Ensuite, il sera nécessaire de mettre en place les différents milieux
naturels absents des lieux. Cette étape peut demander un travail assez
considérable si l’on souhaite occuper au mieux une surface de grandes
dimensions, tout en veillant à ce que le résultat final s’intègre
harmonieusement dans le paysage.
Il est ainsi possible d’envisager plusieurs zones : milieu boisé avec
différents étages de végétations, milieu herbeux avec pelouse
naturelle, milieu humide avec mare et fossé par exemple.

Des zones intermédiaires sont également réalisables sous forme de
murets, de rocailles, de talus…



Un arbre mort est une source de vie à privilégier : les insectes
xylophages qui y vivent sont une source de nourriture pour les oiseaux
et les reptiles

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o Exemple croquis Jardin Rural

Prairie
naturelle

Plantes vivaces
et annuelles à
disséminer
dans le jardin
ainsi que des
arbustes à petit
développement

Arbres fruitiers
cultivés ou
sauvages

Souche d’arbre
ou rocaille
pour attirer
insectes
amphibiens et
reptiles

Mangeoires,
nichoirs et
points d’eau

Pelouse fleurie
Pour attirer les
petits insectes

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Coin
potager

Plantes de
milieu humide,
à petit et grand
développement

Arbre à grand
développement
qui offre le gite
et le couvert
(Nichoirs et
mangeoires)

Mare ou
bassin

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Les pelouses fleuries et les prairies
naturelles :
 Les pelouses traditionnelles se résument, le plus souvent, à un tapis d’herbe
rase, régulièrement tondues, d’où toutes fleurs et plantes autre que graminées
sont bannies. Inutiles de préciser qu’un tel milieu n’offrira que peu d’intérêt
pour les futurs hôtes du jardin. A l’inverse, une pelouse que l’on aura laissé
évoluer de manière naturelle présentera une attractivité décuplée du fait des
multiples espèces florales qui s’y seront développées. Toutefois, si l’on ne veut
pas transformer complètement son gazon en une seule fois, il est toujours
possible de procéder par étapes, en choisissant les zones les plus éloignées de
la maison d’habitation et des allées.
 Il est tout à fait possible d’obtenir une prairie naturelle en laissant pousser les
plantes à fleurs venues s’y installer spontanément : pâquerettes, primevères,
violettes, véroniques, coquelicots…et en éliminant sélectivement les espèces
envahissantes. De nombreux insectes, et plus particulièrement les papillons,
trouveront la de quoi satisfaire leur appétit.


Il y a quelques années, des mélanges de fleurs annuelles ont été conçus
pour ensemencer les jachères agricoles. Les jachères sont des parcelles
ne portant pas de culture pendant une saison. Afin qu’elles ne soient
pas envahies par de mauvaises herbe, on peut semer un couvert, qui a
en outre l’avantage d’offrir un abri à la faune. Des mélanges de fleurs
annuelles robustes ont été proposés, qui améliorent l’esthétique de la
campagne, par exemple les abords de fermes, ces mélanges sont
désormais proposés aux particuliers, dans des conditionnements
adaptés. Ils sont évidemment à renouveler chaque année.

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 L’entretient


Normalement, une pelouse fleurie ne demande que quelques tontes
annuelles, afin de réduire le développement excessif de certaines
graminées et autres plantes ayant passé leur stade floral, tout en
préservant celles qui sont écloses ou prés de l’être. Pour cela, il suffit de
régler la hauteur de coupe de la tondeuse de façon à préserver les
espèces en voie de floraison.



Si vous le souhaitez, il est également possible de laisser évoluer tout ou
partie de la pelouse en prairie naturelle.
Dans ce cas, la végétation, qui peut atteindre une hauteur de 80cm ou
plus, offrira une composition floristique beaucoup plus variée, gage de
plus grande attractivité pour les insectes de toutes sortes.
Attention, un minimum d’entretient sera nécessaire si l’on ne veut pas
voir sa prairie naturelle se transformer progressivement en friche, sauf
si c’est le résultat que l’on souhaite obtenir.



Bien que, dans le cas des prairies « printanières », une première fauche
soit préconisée en juin, il sera bon de renoncer, car les périodes de
nidification des oiseaux ou de reproduction des insectes ne sont pas
encore terminées.
Il est préférable d’effectuer une tonte au début du printemps pour
égaliser le couvert herbeux, avant que la végétation se développe.

Achillée millefeuille
(Achillea millefolium)
Floraison : printemps
Taille : 40cm

Bleuet
(Centaurea cyanus)
Floraison : Mai-Septembre
Taille : 50cm

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Coquelicot (Papaver rhoeas)
Floraison : mai-juillet
Taille : 50cm

Bonton d’or
(Ranunculus acris)
Floraison : mai-juillet
Taille : 60cm

Pâquerette
(Bellis perennis)
Floraison : Avril-Octobre
Taille : 15cm

Trèfle des prés
(Trifolium pratense)
Floraison : Avril-Juillet
Taille : 30cm

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Etude d’un cas concret
Ce jardin se situe aux abords d’une maison en pierre, dans une zone rurale agricole, en Drôme
Provençale. Le jardin et orienté au Sud afin de se protéger du vent du Nord (mistral). Le climat local
est de type méditerranéen, avec un automne et printemps doux et pluvieux et un hiver/été plutôt
sec.

 Vue satellite de la région :

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 Aux abords du jardin :
La propriété se trouve cernée par des champs avec différentes cultures (blé, luzerne,tomates). Les
champs ne sont pas des réserves de biodiversité du fait des multiples traitements chimiques
appliqués sur les cultures. Nous pouvons également voir sur la photo, les vestiges d’un bocage
(haies maitresses). Qui entretenait la biodiversité, ainsi que la circulation des especes et leur
reproduction. Ses haies formées à l’époque une niche écologique pour de nombreuses espèces.

 Les vestiges d’un bocage

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 Vue satellite de la maison et du jardin :

 Vue du Jardin

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L’hôtel à insectes
 Pour attirer les insectes utiles au jardin et alliés du Jardinier Paysagiste, rien de tel
que d’y installer des refuges conçus pour les héberger. Vous pouvez même les
rassembler dans un «Hôtel à insectes ». Un Hôtel à Insectes regroupe
plusieurs « chambres », des abris spécifiques en fonction des différents types
d’insectes.
 C'est en bannissant tout produit chimique de votre jardin que vous verrez y
réapparaitre une foultitude d'insectes, nuisibles comme auxiliaires. Pour
lutter contre les premiers, il faut favoriser la présence des seconds. L'idéal
en cas d'attaques de pucerons, de psylles ou de limaces est de disposer dans
son jardin d'une "armée" toujours prête à les repousser. Attirez ses
"soldats" en leur offrant le gîte et le couvert.
Cependant la dégradation de leur environnement entraine une disparité
dans l'offre d'abris qui sont à leur disposition. Alors dans ce cas quel intérêt
de faire un jardin biologique si ses habitants sont obligés de le fuir pour
trouver refuge lors des périodes défavorables.
 Dans l'abri de luxe que constitue l'hôtel à insectes chaque espèce dispose
d'un espace dédié. Pour certains ils y construiront leur nid, d'autres ne le
verront que comme un abri provisoire pour un temps limité. L'emplacement
est donc primordial: une orientation sud/sud-est à l’abri des vents
dominants et de la pluie est idéale. Etant donné que tout traitement du bois
par une couche de vernis est proscrit vous devrez choisir des planches d'une
essence durable comme le mélèze, douglas ou châtaignier.

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 Les matériaux nécessaires pour les chambres :
o Les bûches percées (1)
Elles devront être en bois dur (chêne, hêtre, charme, châtaignier) car le bois
tendre risque de gonfler avec l'humidité. Des simples bûches coupées à la
largeur de l'abri, percées de trous de diamètres variables (de 3 à 14mm)
feront l'affaire. Les trous ne doivent pas transpercer la bûche de part en part.
Ce type d'abris attire en général les hyménoptères (famille des guêpes) et en
particulier les abeilles solitaires qui sont très utiles au jardin.

o Des tiges creuses (2)
Les tiges creuses constituent un très bon abri pour la journée, la nuit ou pour
la nidification des insectes. Vous pouvez utiliser du bambou, de la canne de
Provence, des graminées (paille, foin,...), des ombellifères... A insérer dans
l'hôtel ou à utiliser en isolé liées entre elles en fagots avec de la ficelle ou du
fil de fer (pendu à un arbre par exemple). L'important est que les tiges doivent
être bouchées à une de leur extrémité, soit en utilisant les nœuds naturels du
matériau soit avec de l'argile (ou une terre bien grasse). Pour les
hyménoptères, abeilles solitaires (mégachile),...

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o Des tiges à moelle (3)
Elles reprennent le même principe que les tiges creuses à la seule différence
que les insectes devront percer eux même leur nid aux dimensions
appropriées. Les tiges, d'une trentaine de centimètres de long peuvent être
en sureau, rosier, framboisier, fusain... Pour les petits hyménoptères et les
syrphes

o Les briques creuses (4)
Une simple brique dont les trous sont bouchés avec de la boue qui une fois
sèche offre aux abeilles et guêpes solitaires la possibilité de creuser elles
même leurs galeries.

o Le nichoir à bourdon (5)
Situé dans l'une des boites de l'hôtel à insectes, il sera équipé d'un trou de
sortie de 1 cm de diamètre et d'une planchette d'envol. L'intérieur peut être
garni de paille mélangée avec de la terre. Le bourdon vivant dans le sol à
l'état naturel cela lui convient généralement.

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o Le gîte à forficule (perce-oreille)
Un pot garni de paille et de fibre de bois situé au point le plus bas de l'hôtel
fera l'affaire. Les forficules sont très friands de pucerons mais en leur
absence ils peuvent s'attaquer aux feuilles, bourgeons et fruits. Bon à
savoir...

o L'abri à chrysopes (6)
C'est la deuxième boite de l'hôtel à placer au plus haut. La face avant doit
être constituée de longues et fines fentes. Possibilité de la remplir avec des
fibres d'emballage, de la paille ou du foin pour l'isolation du froid.

o Pour les insectes xylophages
(Qui se nourrissent de bois) vous pouvez également placer de vieux morceaux de bois empilés (7)
ainsi que des morceaux de branches pour les carabes.

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 Quelque Auxiliaires et leur « Aide » dans le Jardin Ou Parc :

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Entretenir la Fertilité du sol
 Toutes les études concordent, la source de la santé des plantes, c’est la qualité du
sol. La preuve par un exemple réputé incurable : Le phytophtora. Cette maladie
mortelle du framboisier est typique des sols morts. A la Chambre d’agriculture de
Corrèze, Hervé Covès cultive avec succès une parcelle de framboisiers considérée
comme perdu en 2000. Treize ans plus tard, le sol entretenu au compost paillé à bon
escient, a retrouvé son humus et la parcelle produit cinq fois plus que la moyenne !

 Nourrir le sol au compost et avec mesure


Une terre fertile nécessite beaucoup moins de compost qu’un
terrain pauvre qu’il faut recharger en humus. Et, pour relancer la
vie dans un sol abimé, il est conseillé d’utiliser du compost plutôt
jeune (3-6 mois) alors qu’en régime de croisière on le préférera
mur (6-8 mois). Mais à mon avis il est inutile de dépasser la dose
de 3 kg/m2 de compost par an, mieux vaut répéter les apports
par exemple trois ans de suite si le terrain est vraiment amoché
que distribuer une forte dose à la fois.

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 Distribuer compost et arrosage en fonction des besoins des plantes et au
pied des végétaux plutôt que sur toute la parcelle.




Du printemps à l’été au potager, plutôt à l’automne au verger,
sous la couronne des arbres. Car on peut aussi bien gaver un
terrain avec des produits naturels qu’avec de la « chimie » et
l’excès d’azote est l’une des causes avérées des invasions de
parasite, à commencer par les pucerons qui désespèrent les
jardiniers à la saison des roses.
Conjugué avec des arrosages mal mesurés, gaver les plantes de
compost, c’est aussi l’assurance de voir arriver des maladies liées
à l’excès d’humidité comme le botrytis, le mildiou ou le monilia.
Donc, on reste calme et on consacre le temps ainsi libéré à
observer son territoire.

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 Pailler à bon escient, c’est recouvrir la terre au printemps d’une couche
de paille, fougère, copeaux compostés, ou à l’automne de branchages
fraichement taillés, tels quels ou broyés.
 Ce tapis empêche les pluies de lessiver les éléments nutritifs,
décourage les adventices et entretient la fabrique d’humus en
hébergeant une foule d’être vivants, du ver à la bactérie.


La ou intervient le savoir-faire du jardinier paysagiste, c’est qu’en
fonction des circonstances on ne couvre pas les sols en
permanence.



Ainsi, en hiver, avec les sols très lourds, et partout en cas
d’invasion de campagnols, il peut être préférable de laisser la
terre ameublie grossièrement, à nu. Un sol aéré se réchauffe
mieux et rend les éléments nutritifs assimilables à la griffe ou à la
Grelinette sans effort lorsqu’il s’émiette dans la main. Travaillé
mouillé, il se compacte et s’asphyxie, trop sec il casse le dos de
son cultivateur.

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 A Savoir :


L’arrosage enrichi de 10% d’extrait d’ortie améliore
l’enracinement des tomates.



Maintenez toujours les tas de compost bien couverts.



Déployer une bâche noire durant un mois est un excellent
désherbant naturel.



20 cm de fougères et branchage protègent le sol et les cultures
Gélives.



Le paillage d’été entretient fraicheur et fertilité du sol.

 NE PAS LABOURER (Microbiologie des sols) :


Travailler ou ne pas travailler le sol, telle est la question qui se pose
aujourd’hui aux paysagistes ou agriculteurs qui doivent à la fois
préserver les sols de leur exploitation et maitriser leurs charges.



Nous pensons qu’il faut nécessairement travailler et retourner la
terre afin d’avoir de bonnes récoltes. MAIS les anciens ne
labouraient pas. Ils avaient compris que la Nature est cycle et qu’il
faut respecter les écosystèmes.

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 Il en résulte une perturbation immense du cycle de la nature :
 Les vers de terre remontent plus à la surface pour leur nourriture, ce qui est une
catastrophe pour plusieurs raisons :




Les vers de terre, en passant régulièrement de la seconde à la première
couche de terre pour chercher leur nourriture, « aèrent » le sol. Les
Anciens les appelaient les «Laboureurs ».
Les trous laissés par leurs passages permettent une bonne absorption de
l’eau par le sol, cela évite l’érosion.
C’est dans l’intestin du ver de terre que se forme la substance la plus
complexe au monde chimiquement : le « complexe Argilo-Humique »,
qui est vital pour une bonne fertilité de la terre.

 Les microbes aérobies meurent à cette profondeur, car il n’y a pas assez d’air, et
les microbes de la couche plus profonde qui se retrouvent en surface, il
meurent aussi car ils sont anaérobies, et meurent au contact d’oxygène.


Cette vie microbienne est la base de la fertilité de la terre (Humus) et
tout simplement la base du cycle de la vie.

 Objectifs de la suppression du labour sont multiples.
Agronomiques : la suppression du labour entraine une modification
de l’horizon de surface avec notamment un enrichissement de la
couche superficielle en matière organique. La stabilité structurale
augmente alors et les risques de battance et d’érosion sont
fortement réduits. En évitant les déstructurations mécaniques du sol,
le non-labour permet de préserver l’habitat des êtres vivants du sol,
des micro-organismes aux vers de terre et insectes, et ainsi de
favoriser la biodiversité et l’activité biologique du sol.

Écologiques : La diminution des opérations de travail du sol
préserve la ressource du sol et augmente la biodiversité. Elle
permet aussi de réduire les émissions de CO2 liées à la
consommation de carburant, et donc de protéger les réserves
en énergies non renouvelables. De plus, le potentiel de
stockage du Carbonne dans les sols.

Comment augmenter la Biodiversité.
Benjamin Vasseur, Hugo Gamore, Yannick Dorato

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 Les techniques sans labour ont déjà été largement étudiées en systèmes
grandes cultures conventionnels et dans l’agriculture de conservation,
aux niveaux national ou international. Toutefois, le transfert de ces
techniques vers l’agriculture biologique (AB) n’est pas toujours possible,
en raison de certaines spécificités comme l’interdiction des herbicides.
De plus, si le non-labour a fait l’objet de plusieurs études pour les
grandes cultures en AB, pour d’autres cultures, comme les productions
maraichères, les expériences sont beaucoup plus limitées.

Comment augmenter la Biodiversité.
Benjamin Vasseur, Hugo Gamore, Yannick Dorato

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Sources et liens
 Liens Du Site « Nouvelles Visons du Paysagismes » 
 http://nouvellesvisionsdupaysagisme.e-monsite.com/

 Liens Internet :





notre-planete.info
jardiner-autrement.fr/1-prevenir/encourager-la-biodiversite
.aujardin.info/fiches/biodiversite-jardin.php
http://www.gralon.net/articles/maison-et-jardin/jardin/article-favoriser-la-biodiversite-aujardin---mode-d-emploi-2568.htm



 Ouvrage :
 La biodiversité végétale menacéeLe pollen en témoin
Auteur : Anne-Marie SEMAH | Josette RENAULT |
Editeur : ÉDITIONS ERRANCE
Année : 04/2015
 La biodiversité au jardin
De Roger Duval

 Connaissance personnel et observation

Comment augmenter la Biodiversité.
Benjamin Vasseur, Hugo Gamore, Yannick Dorato

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