Rapport academie medecine 2012.pdf


Aperçu du fichier PDF rapport-academie-medecine-2012.pdf

Page 1...3 4 56744




Aperçu texte


5

l’entrainement. La production de l’Insulin-like Growth Factor I (IGF-1) est
stimulée lors de l’exercice physique et joue un rôle actif sur l’anabolisme
musculaire. Si un niveau trop élevé d’activités physiques peut augmenter le
stress oxydatif, l’entrainement physique augmente considérablement les
défenses antioxydantes. La période post-exercice est caractérisée par une
augmentation de la sensibilité musculaire à l’insuline [37] quel que soit le niveau
de tolérance au glucose (normal, insulinorésistance et/ou diabète).
1.4.5 APS et systéme ostéoarticulaire. Le vieillissement s’accompagne de la
régression inexorable de la densité minérale osseuse ; toutefois, celle-ci peut
être limitée ou ralentie si les APS sont régulièrement poursuivies, associées à
une hygiène de vie et une alimentation adaptée en protéines et sels minéraux.
Le capital osseux acquis reste dépendant des activités physiques effectuées
durant l’enfance.
1.4.6 APS et fonctionnement cérébral. La pratique régulière des APS au cours de
la vie offre une protection contre certaines lésions cérébrales en différents sites
anatomiques. Deux mécanismes participent au renforcement de l’unité
neurovasculaire : l’accroissement de l’angiogenèse et de l’astroglie. Une
pratique bien conduite des activités physiques chez l’enfant participe à son
développement. Les sujets âgés qui ont pratiqué une activité physique régulière
tout au long de leur vie ont une perte de tissu cérébral moindre que les sujets
sédentaires et ont de ce fait de meilleures performances cognitives.
L’expression de la maladie d’Alzheimer semble retardée. Enfin, les APS
influencent favorablement les états dépressifs.
1.4.7 APS et prévention de certains cancers et des récidives. En 2008, le cancer a
été responsable de 22.8% de tous les décès aux USA. 50 à 75 % des cas sont liés
au tabagisme, aux régimes inadaptés et à l’inactivité physique. L’obésité et/ou la
sédentarité augmentent également le risque de plusieurs types de cancer.
Plusieurs études ont montré la relation positive entre les APS et la réduction du
risque de cancer.
Il a été récemment reconnu que les survivants du cancer engagés dans un
programme d’activités physiques, ont un bénéfice cardiorespiratoire et une
amélioration de leur qualité de vie permettant une augmentation du niveau de
l’activité physique au quotidien. Les auteurs soulignent les liens entre
l’augmentation du VO2 qui favorise le fonctionnement physique et la qualité de
vie. De ce fait, les effets secondaires associés au traitement du cancer, pendant
le traitement et le suivi du cancer (c'est-à-dire, fatigue, lymphoedéme,
neuropathie périphérique, anxiété et dépression, insomnie, et image corporelle