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Chemaa .pdf



Nom original: Chemaa.pdf
Auteur: sami

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ARMANDO SMITH

Biographie :
Armando Smith est un écrivain marocain, le plus jeune écrivain de l’ère
Mohammed VI et qui a été désigné jeune espoir de l’écriture marocaine. La
plume de Smith est contemporaine, il est un écrivain spécialisé dans la sciencefiction et dans le fantastique. Il a été remarqué à de nombreuses reprises,
comme disposant d’une plume exceptionnelle, faisant de lui l’un des meilleurs
de son temps. Armando Smith a commencé à écrire à l’âge de 12 ans, une
bande dessinée qui a été sa première œuvre.

Chemaa

« L’amour est un destin, sa durée dépend de la qualité de votre dessin »

« Pour la plupart des femmes, aimer un homme, c'est en tromper un autre. »

A prendre en compte avant de lire. « Chemaa » est un prénom arabe qui
signifie « bougie », ici la femme est représentée sous la forme d'une bougie. La
femme éclaire l'homme et l'homme alimente la femme.

Ce jour-là, j'étais en train de marcher vers cette célèbre maison qui a laissé
derrière elle les cendres de cette tristesse et de ce chagrin, dommage que
l'amour ne soit pas un phénix, qui puisse faire renaitre n'importe qui des
cendres du mal. Mais la légende dit, qu'il existe un espoir qui aurait pris
naissance lors de l'incendie de cette demeure.

ARMANDO SMITH PRODUCTION

Il était une fois, dans un petit village, à une époque où les carrosses étaient à la
mode des sujets de Sa Majesté. C'est d'ailleurs dans ce Royaume, qu'un jeune
garçon prénommé, Aadab, un jeune garçon au cœur d'or, très jeune et
pourtant il a déjà le courage d'un chevalier. Chaque matin ce petit garçon de 14
ans, subit la souffrance de l'amour, il se fait battre par l'enseignant, en effet,
Aadab admire au quotidien, cette belle petite demoiselle du nom de Chemaa,
qui travaille en face de l'école ou il étudie, par la fenêtre. Le vent qui flirte avec
la chevelure de cette petite fille, laisse le jeune garçon en pleine euphorie
intérieure, ce qui l’emmène au pays des merveilles, mais quand le bruit de la
règle raisonne sur la table, Aadab, comprends qu'il doit subir, le prix quotidien
de cet amour.

Après chaque fin de journée, Aadab se dirige chez Chemaa, pour partager avec
elle son goûter. Un moment d'évasion pour les enfants. Un rituel qu'ils
partagent ensemble également chaque hiver, la chaleur sensationnelle de
l'amour, pour se réchauffer. Les deux petits cœurs qui sont les combustibles de

l'amour, forment ensemble un couple extraordinaire. Quand Chemaa prend en
otage, les mains de Aadab, il essaye tant bien que mal d'inventer chaque jour,
une nouvelle histoire pour justifier les coups qu'il subit. Ce qui rends parfois
Chemaa folle furieuse, pensant que son petit chevalier au cœur d'or est un
cancre et c'est là que l'on reconnaît l'intelligence du jeune cancre qui dit oui
avec la tête et qui dit non avec le cœur. Si seulement, la jeune fille savait, que
les cicatrices étaient la marque qui représente l'amour et le courage de ce
garçon.
Ce couple agace, les villageois, car on découvre en eux, un amour qui est la
couleur, dans ce décor noir et blanc. Il y avait une envie d'évasion, de liberté,
mais surtout de lutter contre la souffrance du quotidien. L'amour est le remède
qui surmonte les épreuves, une pipe aux effets positifs et accessible à tous.
Mais l'amour, cette drogue dure pour certains, mais douces pour d'autres, ne
fait pas l'unanimité au sein de cette société.
A cette époque, les couples se saoulaient en cachette, l'ivresse de l'amour
comme effet, mais une fois la rupture, une fois le retour à la réalité, le réveil est
douloureux. L'amour l'anesthésie de la société, quand les effets se dissipent, la
douleur reprend sa place.
Dans cette société, le simple baiser, avait la force d'attiser la braise du feu
ardent des flammes de l'enfer.
Quand Aadab observait Chemaa, qu'il se mordait les lèvres, qu'il s'avançait à
rythme délicat, pour déposer aux lèvres de sa bien-aimée, le poids de son
corps, le poids de son amour, pour y faire circuler le souffle intime qui provient
directement de son âme. Deux âmes qui s’enlacent, deux corps qui
s'embrassent, la société qui s'embrase.
C'est à ce moment-là, que l'anesthésie prend fin, l'enseignant sortant de l'école
pour rentrer chez lui, tombe nez à nez, sur une scène de crime.
Le crime d'une société qui rend l'amour impossible, mais dont l'amour rend par
l'illégalité possible. Connaissant le caractère de l'enseignant, Aadab savait
qu'une éruption volcanique, ne tarderai à avoir lieu.

Aadab a été placé sous la garde à vue de son enseignant, pendant que la jeune
fille était en train de se faire humilier. Les parents de la jeune Chemaa étaient
furieux contre elle. Mais crier sur la jeune criminelle ne suffit pas, ni même les

coups reçu. Le village était en ébullition, pour eux Aadab est innocent, la faute
revient exclusivement à la jeune fille. Malgré cela, le jeune garçon était en train
de se débattre, il se transforma rapidement en justicier pour secourir sa
dulcinée. Mais en vain, le village invita la famille de Chemaa à déménager et à
quitter rapidement le village.

La famille de Chemaa se dirigea en direction de leur foyer, pour ranger les
affaires, sous les regards curieux des villageois, une pluie de honte était en
train de s'abattre sur la famille. Pendant ce temps-là, Aadab a réussis à s'enfuir
et à quitter la scène de crime, pour tenter d'offrir un cadeau à sa belle
princesse, quelque chose qui pourrait lui faire garder un souvenir de lui. Il se
mit à courir de toutes ses forces, une explosion de sentiment en son
organisme. De la tristesse qui se mélange avec de l'amour, cette sensation
d'aimer quelqu'un mais que la rupture vous fait porter le dur et lourd fardeau
de la séparation. Des cicatrices se forment, dans les travers de cette fusion
sentimentale au point de faire pleurer le corps du jeune garçon, qui était en
train de se noyer par la sueur froide. Une condensation qui fait peine à voir et
douloureuse à comprendre, cette situation de rupture d'un couple.

Aadab arriva à destination, il était en train de contempler la boutique puis sa
modeste bourse, des tonnes de pièces, mais à petite valeur. Le commerçant
était en train de l'observer, il le questionna pour savoir ce qu'il voulait. Ce
commerçant est aveugle, Aadab le remarqua rapidement. Il lui annonça qu'il
voulait offrir un cadeau à sa bien-aimée. Le commerçant se mit à rire, il lui
annonça qu'il n'avait pas grand-chose pour offrir. Aadab resta figé en observant
un parfum, il voulait offrir à sa bien-aimée ce parfum, il questionna le
commerçant qui lui indiqua son prix. Aadab retourna observer sa misérable
bourse, déçu il observa le parfum et le commerçant. Il pensa rapidement au fait
que le commerçant est aveugle il ne s'apercevra pas du manque d'argent. Mais
il refusa de mentir et de voler, il annonça au commerçant qu'il n'avait pas
assez.

Le commerçant était choqué, il s'approcha d'Aadab d'un air surpris. Il lui
indiqua qu'il aurait pu offrir à sa tendre petite princesse, ce bon parfum,
facilement en trompant le commerçant. Mais qu'il préfère être honnête et

offrir à sa bien-aimée un cadeau qu'il peut se permettre d'offrir. Le
commerçant offrit une bougie à Aadab, ce dernier se mit à sourire en pensant
que le commerçant était en train de se moquer de lui. Il le questionna en
demandant à quoi pourrait servir une bougie. Le commerçant lui indiqua, que
la bougie éclaire la conscience et le corps de l'homme en toute circonstance,
contre l'obscurité et permet ainsi d'assurer un confort et une compagnie
attachante.

Il échangea avec le commerçant l'argent contre la bougie, il remercia le
commerçant et s'en alla offrir ce cadeau à sa bien-aimée.

A peine arrivé à l'endroit, que la famille était déjà en train d'embarquer dans la
calèche qui devait les mener dans un village inconnu. Aadab s'approcha en
cachette de sa belle dulcinée, qui avait le regard obscur, ce visage de coupable.
Elle était silencieuse, la tête baissé, comme si elle avait détruit et trahit son
village. Il lui montra la bougie, il s'excusa pour la présentation du cadeau, il
voulait lui offrir un anneau, un objet d'une importante valeur, il s'excusa, lui
faisant savoir que c'est la seule chose qu'il pouvait lui offrir et qu'il refusait de
voler ou de mentir. Il lui tend l'objet en lui disant :

« Quand il fera sombre, allume la flamme pour que mon amour puisse
t'éclairer, pour réchauffer ton corps et ton âme ».

Elle le remercia, malgré cet aspect de tristesse, un sourire se dessina dans cette
toile représentant un couple au point d'être séparé. L'un se mit à promettre à
l'autre, qu’ils s’aimeraient pour toujours.

La calèche se mit rapidement à avancer, la jeune Chemaa accepta l'offrande,
elle se mit à tenir pour l'ultime et dernière fois la main de son amoureux. Les
mains se lâchèrent, le regard se sépara une fois que la calèche se trouva hors
de vision d'Aadab. C'est à ce moment qu'il se mit à cligner des yeux. Il ne

voulait pas le faire avant, pour ne perdre aucun moment et savourer au
maximum cette ultime vision.

Aadab tourna le dos au paysage, laissant derrière lui son unique amour
s'envoler et s'en aller. La tristesse était en train de l'envahir, cette envie de
vouloir quitter son corps, de mettre fin à des souffrances, sans trouver de
solution. Ce moment où la patience est un combat rude.

Les jours passent, les semaines s’enchaînent, les mois se succèdent, les années
s'écoulent. Quand un beau jour, une annonce va rapidement masquer le soleil,
par un nuage de mauvaises nouvelles.

Aadab avait l'habitude de recevoir des courriers de sa bien-aimée, une fois par
semaine, mais cette fois-ci il n'en reçu aucune. Il trouva cela inquiétant,
intriguant. Il décida de prendre son cheval et de partir au galop, pour tenter de
comprendre ce qui se passe. Il traversa des forêts, des déserts, des oasis, des
plaines, à toute allure, ne s'arrêtant jamais.

Il réussit à retrouver les traces de sa bien-aimée, il pénétra dans le village, se
dirigea vers la demeure de sa dulcinée, à cet instant même, il découvre avec
amertume, une demeure détruite par les flammes ardentes de l'enfer, il ne
reste plus que des cendres, celles d'un amour enflammé. Il se baisse et
découvre avec stupéfaction dans ce décor sombre, dans cette peinture, le
souvenir d'avoir offert cette bougie. Il la saisit et il déchiffra un bout de papier
qui accompagnait cette bougie.

« Quand tu te trouvera sur mes cendres, sache que j'ai allumé une seule fois
cette bougie, c'était pour t'avoir pour l'éternité. Je te la laisse pour qu’à ton
tour je veille sur toi. Je t'aime pour toujours. »

« Quand il fera sombre, allume la flamme pour que mon amour puisse
t'éclairer, pour réchauffer ton corps et ton âme ».

La tristesse s'empara du corps d'Aadab, les émotions ont capturé son âme. Il
rangea l'objet dans sa poche, il déposa une gravure à laquelle il se mit à graver
quelques mots en hommage à sa princesse.

« Je suis venu jusqu'ici, le temps ne m'a pas laissé l'occasion de te sauver, de
t'épouser et de faire de toi la Reine de mon Royaume, mais je continue de
penser à toi, de t'aimer et de t'espérer. »

Il déposa quelques sublimes roses, d'un jardin interdit, il viola la demeure du
Seigneur, pour y déposer le trophée de l'hommage. Parmi les cendres, se
trouvent les couleurs des fleurs.

Il retourna le dos à son histoire, à sa princesse, encore une fois. Il s'en alla.

Aadab décida de quitter son village et d'aller emménager loin de cet endroit. Il
refusa toutes les femmes, il refusa de fonder une famille. Attendant que le jour
arrive pour pouvoir retrouver sa belle au Jardin D’Éden et d'y partager avec elle
l'éternité.

Le destin a voulu faire souffrir et patienter Aadab, en effet, c'est à l'âge de 85
années de vie, qu'Aadab commence à ressentir le lourd fardeau de la vie, la
faiblesse et la longue durée sur terre. Ce jour-là, il était en train d'arroser les
plantes pour la dernière fois. Il observait la mer méditerranée depuis le
sommet de cette falaise, à cet endroit où il avait érigé sa demeure. Il respira un
grand bol d'air frais, puis il s'installa à observa le soleil, comme si il était en
train de le bercer pour l'emmener à son sommeil. La dernière fois qu'il observe
le soleil, dans la beauté de ce tableau, digne d'un grand artiste, Aadab quitta
l'environnement pour aller livre son ultime dîner.

Dans la demeure au style pittoresque, Aadab s'installa sur un mobilier rustique,
posant ses bras à proximité, il dîna pour l'ultime et dernière fois, savourant

chaque aliment. Laissant son estomac recevoir cette aumône, il se leva pour
livrer un coup de balais à sa demeure, pour laisser un héritage une demeure
conviviale. Il se dirigea ensuite, en direction de la petite salle d'eau, faisant ses
ablutions, se nettoyant, comme si il savait, qu'un rendez-vous aux noces de
l'Ange de la Mort.

Il s'habilla entièrement en blanc, se dirigea dans sa chambre, pour se reposer
éternellement.
Au moment de s'allonger sur son lit de mort, il déposa à son chevet la bougie. Il
chercha des allumettes, à travers la demeure, il réussit à mettre la main sur une
seule allumette. Il glissa ses doigts sur les écrits de sa bien-aimée, quelques
larmes se mirent à couler, telle la cire qui s'écoule le long d'une bougie.

Il alluma l'allumette et déposa la flamme sur la bougie, rapidement elle éclaira
la pièce, dégageant une fumée de relaxation, rassurant l'âme d'Aadab. Il
s'allongea, observant le plafond dévoré par des termites.

La flamme de la bougie se mit à scintiller et à danser au rythme des pulsations
cardiaques d'Aadab.

Il dit :

Belle bougie, sublime bougie, toi qui ondule par ton corps, tu me laisse à la
dérive, éclaire-moi, rassure moi et accompagne moi, je te promets fidélité, je te
promets de ne jamais souffler ta flamme. Il suffit d'un souffle pour tout
éteindre, espoir et amour. Je t'ai promis fidélité et la fidélité a fait de toi ma
promise. J'ai souffert de ma solitude et j'ai souffert du silence, je souffre de la
trahison et je souffre de mon existence, fais-moi oublier tous ces maux. Le beau
temps arrive, j'en profite en espérant qu'il reste ainsi, l'orage arrive et je prie
pour qu'il s’enfuie. Tu m’as fait sombrer dans l'ivresse de ton amour, je suis
devenu ivre de ton ombre ou je cherche ton corps qui le reflète. Je maîtrise les

mots, mais je n'arrive pas à maîtriser les sentiments ardents que j'ai pour ta
personne, tu es unique, à mes yeux tu es le rayon qui m'éclaire. Je te serais
fidèle jusqu'à l'éternel, instinct maternel d'une future mère, j'espère que tu
arriveras à me satisfaire et à être à la hauteur de ta mission, que tu
m'accompagne a tous les endroits et que tu sois près de moi à toutes les
situations !

La bougie se mit à bouger, les paroles d'Aadab étaient en train de caresser la
courbure de la flamme, agitant ainsi toute la chaleur du feu ardent. Les
sentiments comme combustible, l'amour comme cire.

A sa stupéfaction, le visage d'une femme se dessina aux hauteurs des flammes,
on dit que l'amour peut faire vivre. Dans ce mirage, devenu réel pour Aadab, il
s'empressa de ne pas cligner des yeux pour ne pas la perdre encore une fois. Il
reconnut sa belle et tendre Chemaa. Il s'assied, l'observant.

Elle dit :

Aadab, je t'ai vue chaque année vieillissant, que tu te rapproché de moi, j'ai pu
voir et comprendre la sincérité de t'es paroles. Tu m’as rendu folle de joie et tu
m’as rendu heureuse.
Tu t'apprête à me rejoindre, laisse-moi à mon tour d'accompagner, laisse-moi à
mon tour témoigner et attester de l'amour ardent que je porte pour toi, faismoi confiance, ferme les yeux, tu les rouvriras dans mes bras, je te l'assure. La
mort va nous unir éternellement, je serais ta femme pour l'éternel. Je suis
tienne depuis le début, tu es mien jusqu'à la fin.

Dans cette poésie humaine, dans ce dialogue entre l'homme et sa bougie.

Il dit :

J'ai fait des erreurs, j'ai fait des bêtises, mais tu as toujours été là pour éteindre
mes attises.
L'amour est un chantier, la femme et l'homme en sont les architectes. J'ai
construit un grand édifice à ton hommage, je l'ai baptisé mon cœur. J'ai bâtis
notre relation, tu as donné vie à notre ambition. Aujourd'hui je te ressens à
travers mon âme, tu es l'anesthésie de ma souffrance, mon âme qui quitte mon
corps, je te fais confiance, ma belle.

Les yeux d'Aadab se fermèrent, son âme arraché, laissant derrière lui un corps
vide, une coquille vide, qui avec le temps ne deviendra que poussière. La
bougie s'éteignit au même moment, laissant derrière elle, un filet de fumée,
l'âme de Chemaa. Les deux âmes se retrouvèrent au-dessus de la pièce, le
souffle de sa vie et celle de sa fumée, étaient en train de partager une danse
intime, quittant à jamais ce monde.

Armando Smith


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