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Les migrations

La migration des grues cendrées
Majestueux échassiers, les grues cendrées effectuent
des migrations au long cours. Leurs larges formations
en V ou Y sont bien connues. Cette disposition permet à
chaque oiseau de s’abriter derrière celui qui le précède,
économisant ainsi de l’énergie. L’oiseau en tête du groupe
est régulièrement relayé par un autre venant de l’arrière.
Le trajet migratoire des grues ne passe pas par la
Haute-Normandie, mais plus à l’est, en Champagne.

Migrer pour fuir la mauvaise saison

Le jaseur boréal est un habitant des pays nordiques. Il arrive que, lors d’hiver rigoureux où
les baies dont il se nourrit viennent à manquer, il
effectue des migrations en grand nombre jusqu’en
France.

Les oiseaux sont connus pour leur aptitude à migrer. Qui n’a pas vu les
hirondelles se réunir sur des fils électriques comme des notes sur une
portée musicale ou les oies cendrées former un V majestueux dans le ciel à la
fin de l’été ?
Les migrations sont conditionnées par deux phénomènes essentiels : la nécessité
pour les adultes de se reproduire, généralement sur les territoires qui les ont
vus naître, et la nécessité de continuer à se nourrir en hiver et d’échapper aux
rigueurs du froid en même temps. Pour les oiseaux insectivores, les proies à
capturer sous nos latitudes à la mauvaise saison sont quasi-inexistantes.
Les migrations les mieux connues du grand public concernent essentiellement certaines espèces, comme l’hirondelle ou la cigogne, qui quitte les contrées de l’Europe
moyenne pour aller hiverner au sud de la Méditerranée, parfois
jusqu’au sud du Sahara pour revenir nicher au printemps.
En fait, le mécanisme des migrations est beaucoup plus
complexe que cela et fait, par exemple, qu’on observe plus de
vanneaux huppés chez nous en hiver qu’en été.
C’est à travers un travail de très longue durée, basé sur la
capture, le baguage et la reprise des oiseaux bagués qu’on a
pu enfin comprendre comment certaines espèces effectuent
leur migration.

La majeure partie des vanneaux huppés que l’on observe dans notre région
en hiver sont en fait des migrateurs
venus des pays du nord et de l’est de
l’Europe.

Nombre d’insectivores, telle
cette fauvette
à tête noire, se
reproduisent sous
nos latitudes puis
repartent plus au
sud à l’arrivée de
la mauvaise saison.

Les oies sauvages
sont de grandes
migratrices.

En hiver, les insectes
volants dont se nourrissent les hirondelles
disparaissent. Elles
migrent donc vers des
pays plus chauds.