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COLL Jimmy Rapport V1 .pdf



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Institut Supérieur Industriel de Bruxelles
Rue Royale 150 — 1000 Bruxelles
Rue des Goujons 28 — 1070 Bruxelles
www.isib.be
Enseignement Supérieur de Type Long et de Niveau Universitaire

Haute Ecole Paul-Henri Spaak
Catégorie Technique

Rapport d’activités d’immersion en entreprise
Rapport présenté en vue de l’obtention du grade
de Bachelier en Sciences de l’Ingénieur Industriel
————————
Groupe Génie Electrique
Année Académique 2014-2015
————————

M. Jimmy COLL
Stagiaire chez DEF BELGIUM
Bergensesteenweg 79
1651 Lot

Numéro : ISIB-ELIN-RSt-15/02
Date : 12 juin 2015
Classification : tout public
————————————

Remerciements
Pour commencer je voudrais remercier mon promoteur industriel, Mr. Gaël Vandezande, pour l'accueil, l'encadrement et le temps accordé tout au long des six semaines
de stage.
Ensuite, je remercie Mr. Garcia pour son aide et son investissement dans la recherche
de mon stage, mais également pour son accompagnement dans mes démarches pour
obtenir celui-ci.
Je tiens également à remercier la société DEF Belgium ainsi que l'entièreté de ses
collaborateurs pour mon intégration et le temps octroyé durant mon stage.
En n je remercie toutes les personnes de l'I.S.I.B. rendant les stages possibles dès la
troisième bachelier.

2

Sommaire
1 Introduction

4

2 Introductie

5

3 Description de DEF Belgium

6

3.1

Naissance de DEF Belgium . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

6

3.2

Organisation et activités de DEF Belgium . . . . . . . . . . . . . . . .

7

3.2.1

Directeur général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

8

3.2.2

Fonctions générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

8

3.2.3

Finance et administration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

8

3.2.4

Sales (ventes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

9

3.2.5

New works (Travaux neufs) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

10

3.2.6

After-sales (Service après-ventes) . . . . . . . . . . . . . . . . .

11

3.3

Remarques complémentaires à propos de DEF Belgium . . . . . . . . .

11

3.4

Place d'un ingénieur en sortie de formation . . . . . . . . . . . . . . . .

12

4 Détection incendie

13

4.1

Le feu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

13

4.2

Principes de base de la détection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

15

4.2.1

Les centrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

15

4.2.2

Les di érents types de détecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . .

16

Le beam . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

19

4.3.1

Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

19

4.3.2

L'E-BEAM : la troisième génération . . . . . . . . . . . . . . . .

20

4.3.3

Analyse technique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

21

4.3.4

Problèmes potentiels et solutions . . . . . . . . . . . . . . . . .

22

4.3.5

Pistes d'amélioration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

23

4.3.6

Remarques complémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

23

La norme SBS-N21-100 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

25

4.3

4.4

5 Conclusion

26

3

1 Introduction
Le stage de six semaines en 3ème bachelier fait partie intégrante du programme de
cours. Il permet à l'étudiant de découvrir le monde du travail et l'évolution que peut
attendre un ingénieur en sortie de formation. Pour ma part, il s'est déroulé au sein de
la société DEF Belgium avec Mr. Gaël Vandezande comme promoteur industriel.
Mr. Vandezande a séparé mon stage en deux parties distinctes. Une première consacrée à la découverte de l'entreprise, comment elle est organisée et le rôle des di érents
employés au sein de celle-ci. Les deux premières semaines m'ont permis de rencontrer
di érents collaborateurs et d'avoir un bon aperçu de l'environnement de travail chez
DEF Belgium.
Une seconde plus technique consacrée à la détection incendie et plus spéci quement
à l'étude du détecteur linéaire de fumée. J'ai pu assister à di érentes formations et
faire des recherches personnelles pour vous présenter les di érentes informations de ce
rapport.

4

2 Introductie
De stage van zes weeken in derde jaar van bachelor is in de cursus programma
inbegrepen. Het is een good occasie voor de student om de wereld van het werk voor
een toekomstige ingenieur te ontdekken. Voor mij was het in de maatschappij DEF
Belgium met Mr. Gaël Vandezande als industriële ontwikkelaar.
Mr Vandezande heeft mijn stage in twee partijen gekliefd. Eerste was om de maatschappij te ontdekken, hoe de organisatie is gedaan en wie doen de verschillende werken
in deze. Ik heb veel medewerkers ontmoette die hebben me toegelicht wat waren hun
rollen bij DEF Belgium.
De tweede partij was een beetje meer technisch en bezorgd de branddetectie. Ik
moest doen verscheindene onderzoek om te kennen de verschillende manieren om de
brand te opsporen. Nu kan ik u geven mijn resultaten in dit rapport.

5

3 Description de DEF Belgium
3.1

Naissance de DEF Belgium

DEF Belgium est issu d'un groupe à la tête d'une multitude d'entreprises : DEF
(Détection Electronique Française), qui fut fondé par Daniel Lécuyer, ingénieur et précurseur dans la détection incendie (domaine qui est encore à ce jour le coeur de métier
du groupe). Ce groupe réunit di érentes liales réparties en di érents secteurs correspondant à leurs activités. La gure 1 nous montre que DEF Belgium (anciennement
ProDEF) est la première entreprise internationale à être entrée dans le groupe DEF (en
1976). Nous voyons également que d'année en année, le groupe n'a cessé de grandir et
récemment encore avec l'acquisition de SONAX ALARM (Allemagne) et CLARKSON
(Angleterre).

Figure 1 Chronologie de l'évolution du groupe DEF
De manière plus précise, DEF Belgium fait partie d'un ensemble de sociétés d'Europe du nord appelé GEVELE. Ce groupe dépend du groupe COFLEC rassemblant
l'entièreté des entreprises liées aux produits DEF.
Une vision globale et structurée du groupe est dé nie par la répartition des différentes liales en trois groupes ( gure 2) : le pôle France, le pôle international et le
pôle DITG (direction de l'activité industrielle et technique). Les deux premiers cités
rassemblent respectivement l'ensemble des sociétés liées aux agences DEF France et les
sociétés du groupe DEF implantées dans d'autres pays. Le troisième pôle correspond
aux entreprises participant à l'élaboration et la maintenance des produits fournis par
DEF (FARE développe et fabrique des détecteurs et SEFI des centrales par exemple).
L'ensemble de ces di érentes entreprises permet à DEF de garantir une continuité
dans tout le cycle de la protection incendie d'un bâtiment. De la conception jusqu'à
la destruction et au recyclage des pièces en passant par la fabrication et l'installation,
6

Figure 2 Répartition des entreprises de DEF
DEF gère l'entièreté du processus. Etre son propre fournisseur est un net avantage sur
les autres entreprises dans le monde de la détection incendie. En e et, un système de détection est agréé au nom d'une société de distribution uniquement lorsque le détecteur,
le bouton, la sirène et la centrale communiquent ensemble et forment un tout fonctionnel. Produire soi-même chaque élément permet d'assurer au client la compatibilité et
la disponibilité du stock pour l'avenir.
3.2

Organisation et activités de DEF Belgium

Pour comprendre au mieux les di érentes activités de DEF Belgium, j'ai eu l'occasion de rencontrer di érents membres de l'entreprise qui à tour de rôle m'ont expliqué
le but de leur travail.
DEF Belgium est une PME, ce qui rend l'environnement de travail assez convivial,
les collaborateurs se connaissent et les di érents départements peuvent communiquer
ensemble sans intermédiaire. DEF Belgium est divisée en quatre grands départements
auxquels s'ajoutent quelques fonctions plus générales ainsi qu'un directeur général de
l'entreprise. Ce sont en tout plus de 40 collaborateurs qui travaillent pour l'entreprise :
7

une moitié est plus présente dans les bureaux tandis que l'autre moitié est constituée de techniciens. Ces derniers passent la majorité du temps sur le terrain pour les
installations et les maintenances préventive et corrective (entretien et dépannage).

3.2.1 Directeur général
Le directeur général de l'entreprise est Franck Breugelmans, il est également le
responsable général du groupe GEVELE (incluant DEF Belgium, DEF NL, VLV S.A.,
Sonax Alarm et Clarkson).

3.2.2 Fonctions générales
Ces fonctions ne sont pas reprises dans les quatres départements décrits par la suite
car leur zone d'action est plus globale dans l'entreprise.
Responsable des ressources humaines : comme dans toutes les entreprises, ce travail
consiste à gérer l'ensemble du personnel. Elle gère les recrutements et l'évolution des
carrières de chacun (techniciens, employés, manager...). Elle est chargée d'évaluer au
mieux les compétences du personnel et tient à jour l'ensemble des dossiers administratifs
concernant les employés. Elle est membre du comité de direction.
I.T. manager : Il est en charge de la gestion du parc informatique de GEVELE
(essentiellement de DEF Belgium, DEF NL et VLV Belgique). Il met en place les
réseaux de communication de l'entreprise (réseau local, internet, wi ...) et en corrige
les bugs. Il doit également gérer toute la maintenance informatique et s'assurer que
tout fonctionne pour ne pas risquer des pertes de données.
Product manager : Il gère les relations nationales et internationales au niveau des
produits. Il doit pouvoir analyser les modi cations apportées au produit pour en déceler
les qualités et les défauts. Il assure des tests pour l'engagement des nouveaux techniciens
et veille au respect des normes liées au travail et au produit (ISO, BOSEC...). Il fait
partie du comité de direction.
Product expert : Ce poste doit être occupé par un employé qui a de l'expérience au
sein de l'entreprise. La connaissance de l'ensemble des produits depuis plusieurs générations permet d'e ectuer certaines maintenances ou réparations mais aussi d'assurer
des formations sur les produits. Il peut intervenir sur toutes les installations, quelque
soit leur date de mise en service.

3.2.3 Finance et administration
Il y a un responsable des achats et de la logistique. Il gère les relations avec les usines
françaises et tout ce qui concerne le fonctionnement interne (incluant les frais généraux,
8

le matériel divers, de bureau, les achats fonctionnels (voiture, carburant...)...). Pour
alléger le travail et gérer la partie plus pratique des achats, il y a un responsable du
magasin et de l'atelier. Il gère les stocks mais aussi les envois et les ventes directs au
client.
Le contrôleur de gestion de l'entreprise a des tâches multiples et variées. Il est
chargé de la comptabilité journalière (encodage des factures et opérations diverses)
de DEF Belgium et de GEVELE. Il doit aussi e ectuer di érentes analyses (marges
sur les o res, intérêt pour l'entreprise, qualité du travail...) pour assurer une bonne
santé nancière à l'entreprise. Les tâches étant nombreuses, ce poste est pourvu d'un
assitant.
Bien que la comptabilité de DEF Belgium se fasse au sein même des bureaux et
donc indépendamment des comptables du groupe DEF, le département doit rendre
des comptes chaque mois à la direction générale du groupe. Le contrôleur de gestion
présente à l'ensemble des managers un rapport sous forme de graphes contenant l'ensemble des données nancières de l'entreprise pour le mois passé. C'est ce rapport qui
est présenté par Mr. Breugelmans à la direction du groupe.

3.2.4 Sales (ventes)
Le département des ventes est géré par Franck Breugelmans (c'est une fonction qu'il
exerce en plus de sa fonction de directeur général).
Il est divisé en deux types de service : le commercial et le bureau d'étude.
Il y a trois commerciaux pour couvrir la Belgique, ils travaillent chacun dans un
secteur attribué, l'un gère les zones Liège-Luxembourg-Namur, l'autre travaille dans
toute la Flandre et le troisième s'occupe de la zone Charleroi-Bruxelles-Hainaut.
Leur travail consiste essentiellement en la recherche de nouveaux clients, idéalement
sur le terrain. Il s'avère cependant que la charge administrative est assez conséquente
lors de l'élaboration d'un nouveau dossier : ils essayent donc de faire fonctionner au
maximum leur réseau établi au l des années.
Le responsable du bureau d'étude de ce département intervient dès que le client
passe commande pour établir un devis. Deux types d'étude peuvent alors être faites :
Les plans sont proposés directement par l'architecte ou l'électricien, le travail
consiste à véri er la conformité des plans et l'exactitude du matériel à commander.
Toute l'installation doit être étudiée et il propose au client des plans complets
ainsi qu'un détail précis du matériel nécessaire.
Dans les deux cas, on aboutit à une o re de prix qui est proposé au client qui peut
9

demander des précisions sur les di érents éléments commandés et la manière dont
ils sont placés. En deça d'une limite, il peut signer l'o re lui-même sinon c'est Mr.
Breugelmans qui est chargé de la signature nale.
Ce bureau d'étude est réservé aux commerciaux du département des ventes et sert
exclusivement aux nouveaux clients, le service après-ventes est là pour s'occuper des
nouvelles demandes d'un client existant.

3.2.5 New works (Travaux neufs)
Le service T.N. réalise des projets vendus par les commerciaux et prend en charge
l'installation de A à Z (pouvant inclure des sous-traitants contactés et employés par
DEF Belgium). Il est composé d'un manager, de deux chargés d'a aires, de deux techniciens et d'une assistante. Il y a également une personne chargée des bureaux d'étude
qui consacre 50% de son temps au département.
Le manager veille à ce que l'ensemble des procédures mises soient utiles pour l'entreprise
et pas seulement nécessaires à l'obtention de la norme ISO. Il intervient quand un souci
inhabituel se manifeste, il peut s'agir d'un défaut de logiciel sur l'ordinateur du client
ou de tests défectueux e ectués par le client. Nous dirons que le manager intervient
quand un problème prend un temps imprévu sur le planning du chargé d'a aire.
Il est aussi chargé de présenter les chi res toutes les deux semaines. Cela implique
les prévisions budgétaires mais aussi le chi re d'a aire déjà réalisé depuis le début de
l'année.
Dès qu'un projet est vendu, le manager l'attribue à un chargé d'a aire et une
réunion "CO-CA" (commercial-chargé d'a aire) est organisée. Le commercial décrit
l'ensemble du contrat (matériels, installations...) au chargé d'a aire qui doit veiller à
ce que tous les points spéci és soient respectés.
Il prend contact avec la personne concernée chez le client et plani e l'ensemble des
actions à e ectuer (sous-traitant et technicien). Il est l'interlocuteur entre le technicien, le client et les sous-traitants, il est responsable de la facturation nale au client
mais aussi du produit rendu. C'est donc dans son intérêt que le travail soit e ectué
correctement par les sous traitants si il désire la satisfaction complète du client. C'est
à lui de veiller que toutes les normes soient respectées (travail, sécurité...). Il peut être
amené à se rendre sur chantier d'une part en cas de problèmes et d'autre part pour
avoir un suivi continu du dossier.
Le technicien est principalement chargé de la mise en service des appareils. Ca implique la programmation de la centrale mais également des tests sur 20% des détecteurs
mis en service (100% des tests peuvent être e ectués mais seulement à la demande du
client).
10

Le département emploie une assistante administrative. Elle est le lien entre l'o re
du client venant du commercial et le service des travaux neufs. Elle véri e les données
présentes sur l'o re et la transforme ensuite en commande réelle. Elle crée un dossier
nal avec l'ensemble des données et le transfère aux chargés d'a aires. Elle peut clôtrer
certaines ventes (produits sans manutention) ou transmettre les dossiers à son responsable pour exécution. Elle doit également s'assurer que les clients paient la société et
les relancer en cas de manquement.

3.2.6 After-sales (Service après-ventes)
Le SAV, géré par un manager, est une combinaison de plusieurs services chapeautés
par des commerciaux :
Maintenance (entretien)
Dépannage
Petits travaux (PTX)
Les commerciaux se partagent les tâches en deux domaines d'action. L'un est chargé
d'établir un maximum de contact avec les hommes de terrain des clients "grand compte"
(comme Belgacom et SNCB) où les échanges se font habituellement avec les responsables mieux placés dans la société. Le second gère l'ensemble des contrats.
Deux superviseurs gèrent les parties principales du SAV. l s'agit d'une part des
maintenances correctives (dépannages) et des petits travaux en plus du site des cliniques
Saint-Luc. D'autre part de la maintenance préventive (entretien) et des contrats liés à
Belgacom et à la SNCB.
Pour la réalisation des petits travaux, deux personnes sont chargées de faire les
bureaux d'étude. En plus de toutes ces personnes, il y a aussi une quinzaine de techniciens répartis dans les di érents secteurs précités. Ils sont susceptibles de pouvoir
intervenir dans d'autres secteurs si la demande est trop grande par rapport au nombre
de techniciens prévus dans le domaine.
3.3

Remarques complémentaires à propos de DEF Belgium

Toutes les activités et les produits de DEF Belgium sont certi és aux normes
ISO9001-2008 et VCA (Veiligheidschecklist Aannemers). Ces normes permettent de
garantir aux clients le respect de critères re étant la qualité de l'entreprise et des
services proposés par celle-ci.
Plus spéci quement, la norme ISO9001-2008 certi e la présence régulière et active
de la direction, un suivi administratif continu pour la sauvegarde du travail accompli
par l'entreprise, un suivi du processus lors de la réalisation du produit pour la sa11

tisfaction complète du client et une amélioration constante du produit par l'analyse
permanente de ses performances.
La norme VCA garantit quant à elle que le travail est e ectué en sécurité avec une
gestion des risques optimale.
3.4

Place d'un ingénieur en sortie de formation

Maintenant que j'ai une bonne idée du fonctionnement général de l'entreprise, je
peux situer les potentielles places occupables par un ingénieur à la n de son cursus.
Cela dépend en premier lieu de la nali
Un ingénieur en électronique ou en électricité sera sans doute plus apte à comprendre
le fonctionnement des di érentes centrales et détecteurs déjà existant. Les places de
product manager/expert semblent correspondre aux attributions techniques. Avec une
formation préalable, il serait capable d'analyser les qualités et les défauts des nouveaux
produits proposés par les services de recherche et développement. C'est un poste qui
nécessite une expérience au sein de la société, il faudrait sans doute préalablement
créer un poste d'adjoint aux product manager/expert. Ca permettrait d'acquérir de
l'expérience et d'être prêt à prendre la relève en temps voulu.
En devenant responsable d'un groupe de techniciens, l'ingénieur pourrait acquérir
de l'expérience, mais aussi développer son sens de la gestion d'équipe. Ces deux points
sont généralement assez positif pour la suite d'une carrière dans une société. Chez DEF,
ce rôle est apparenté à celui de chargé d'a aires. Ce travail nécéssitant également une
rigueur administrative et technique, il donnerait en plus une bonne approche de la
société et des produits.
Un ingénieur sorti de la section informatique serait assez logiquement un bon parti
pour un poste d'I.T. manager pour lequel la principale di culté serait de prendre
connaissance de ce qui est déjà mis en place au sein de la société.
Je n'ai pas eu l'occasion d'en visiter mais il me semble évident qu'une place dans les
entreprises de recherche et développement est à privilégier pour un jeune fraîchement
diplômé. C'est un milieu qui permet d'approcher de près les nouvelles technologies et
la formation de l'ingénieur mêlée à la jeunesse peut apporter un regard nouveau sur
les produits actuels et futurs.
En n, un travail dans les bureaux d'étude peut également être envisagé, il nécessite
un esprit d'analyse et un respect des normes que l'ingénieur doit pouvoir exercer dans
son travail. Cette place est un atout pour communiquer et travailler avec les di érents
services de l'entreprise et permet donc d'emmagasiner de l'expérience.
12

4 Détection incendie
4.1

Le feu

Le feu est une réaction chimique, plus précisément c'est une combustion, un processus dit exothermique (produisant de la chaleur) qui se déroule à la réunion de trois
éléments. Le combustible est la substance qui brûle, plus précisément ce sont les gaz
de pyrolyse du combustible associés à l'agent oxydant, le comburant, et à une énergie
d'activation (chaleur, choc, étincelle) qui créent une combustion. Ces trois éléments
forment le triangle du feu ( gure 3).

Figure 3 Triangle du feu
Deux choses importantes sont à souligner concernant le feu et les éléments qui le
constituent.
1. Les gaz de pyrolyse d'un combustible provoquent la amme qui vient consummer
l'élément, ce n'est pas le combustible en lui même qui brûle, on peut d'ailleurs
remarquer sur un feu de bois que la amme n'est jamais en contact direct avec le
bois. Pour s'en convaincre on peut constater qu'il reste toujours du bois quand
un feu s'éteind, ce phénomène s'explique par l'absence de gaz de pyrolyse dans
la matière (puisque déjà entièrement consommé). Le feu s'éteind lorsqu'un des
éléments du triangle n'est plus présent.
2. Le rôle de comburant sera dans la plupart des cas joué par l'air qui contient
21% d'oxygène alors qu'il ne faut que 15% d'oxygène pour qu'un élément puisse
jouer ce rôle.
Il existe di érentes températures particulières pour les combustibles :

→ Le point éclair correspond à la température où la vapeur de gaz émise par un
liquide est su sante pour s'en ammer avec un apport de chaleur minime. Attention
cette température n'est pas su sante pour que la combustion continue sans apport de
chaleur supplémentaire.
→ Le point d'in ammation signi e que le liquide émet assez de vapeurs pour que
la source de chaleur devienne obsolète après que la substance se soit en ammée, la
combustion continue même sans apport de chaleur.
13

→ Le point d'auto-in ammation est la température à laquelle la substance n'a même
plus besoin d'apport de chaleur externe pour que la combustion démarre et continue.
Avant de voir les détecteurs qui existent ou qui ont existé sur le marché, nous allons
voir les di érentes caractéristiques du feu qui sont détectables. La courbe du feu ( gure
4) nous montre comment se manifeste le feu au fur et à mesure du temps.

Figure 4 Courbe du feu
Trois éléments physiques di érents semblent exploitables : la fumée, les ammes et
la chaleur. Nous verrons par la suite comment ces éléments sont utilisés pour détécter
un incendie.

14

4.2

Principes de base de la détection

Un système de détection incendie complet est composé de plusieurs éléments avec au
minimum : un détecteur, une alarme, un bouton (facultatif) et une centrale. La di culté
principale dans la détection incendie réside dans la distinction entre les dérangements
et les alertes. Un système donnant des alertes intempestives peut conduire à une nonréactivité des personnes présentes dans le bâtiment et le système ne sert alors plus
à rien. Les sections suivantes seront consacrées successivement aux centrales et aux
détecteurs ponctuels. Nous terminerons par une analyse approfondie des détecteurs
linéaires de fumée qui feront l'objet d'un chapitre complet.

4.2.1 Les centrales
La centrale met en relation l'ensemble des autres éléments (détecteur, bouton,
alarme), elle est le véritable centre névralgique du système puisqu'elle gère les états
de tous éléments mis en place dans le système. Il existe di érentes centrales qui subviennent à di érents besoins. Il est évident qu'un hôpital ne sera pas équipé des mêmes
appareils qu'une petite entreprise. La centrale est également susceptible de déclencher
un système d'extinction automatique quand l'environnement signalé en danger l'exige
(salle de serveurs informatique par exemple).
Petite remarque concernant les systèmes d'extinction automatique pour comprendre le
fonctionnement d'un système classique dans ce domaine. Lorsque le détecteur signale la
pièce en état d'incendie, la centrale déclenche le système d'extinction. Celui-ci consiste
en une injection continue d'un gaz (le halon) dont la quantité est précalculée en fonction
du volume de la pièce concernée. Ce dernier va s'ajouter à l'air et diminuer la teneur en
oxygène jusqu'à un taux inférieur à 15%. L'air ne joue alors plus le rôle de comburant
puisque le taux en oxygène ne su t plus pour faire o ce d'agent oxydant. Le feu
s'éteind et les personnes qui seraient toujours dans la pièce sont saines et sauves étant
donné que le taux en oxygène de 15% est su sant pour qu'un homme respire mais
insu sant pour qu'un feu subsiste.
Deux grandes catégories de centrales existent : les centrales conventionnelles et les
centrales adressables. Actuellement il est beaucoup plus fréquent d'utiliser des centrales adressables mais à l'époque elles n'existaient pas encore. Ces deux types de centrales ont été conçues pour fonctionner avec certains types de détecteurs. Il est évident
qu'un détecteur non-adressable ne pourra pas être utilisé avec une centrale adressable.
Les centrales sont également caractérisées par le nombre de lignes qu'elles peuvent
accueillir. Sur ces lignes peuvent se placer un certain nombre de points (détecteurs,
alarmes...) également variable selon le type de centrale.

15

Les centrales conventionnelles
La centrale conventionnelle possède de manière générale moins de lignes. Elle n'est
capable d'indiquer que la zone du problème (2ème étage par exemple) mais pas l'endroit
exact où le danger a été détecté. En e et elle ne repère que la ligne où est apparu le
problème (grâce au pic de courant induit par la détection) et non l'endroit exact sur
cette ligne. Cette limitation oblige une installation étage par étage, chaque ligne ne
peut prendre en compte les détecteurs que d'un seul étage, ceci permet de localiser au
mieux la zone du probème en cas d'alerte.

Les centrales adressables
Contrairement aux centrales conventionnelles, elles peuvent accueillir un grand nombre
de lignes. Une centrale addressable permet de situer le lieu exact d'un incendie ou d'un
dérangement signalé par un détecteur. Chacun de ces derniers est numéroté de manière
à connaître exactement où le problème est survenu dans le bâtiment. La plupart d'entreelles sont vendues avec des modules de bases et sont capables d'accueillir des extensions
pour prendre en charge jusqu'à quatre fois plus de lignes et donc de détecteurs. La
norme exige normalement une installation de 32 points maximum sur une même ligne.
Les centrales actuelles (gamme CA3000) pouvant compter 100 points par ligne avec les
détecteurs de la gamme ORION, il a fallu trouver un moyen de passer outre la norme.
Pour cela, les détecteurs sont équipés d'un isolateur permettant de ne pas perturber
le fonctionnement des autres détecteurs en cas de déclenchement. Une autre astuce
permettant de couvrir un plus grand espace sur une même ligne consiste à utiliser deux
sorties de ligne pour créer une boucle (il y a un départ de ligne associer à une arrivée
di érente, le tout comporte un bloc isolateur entre les deux groupes de 100 points).
Deux remarques pour clôturer ce chapitre concernant les centrales. Lorsque nous
parlons de points, on évoque en fait des unités de charge, le détecteur représente une
unité de charge mais un bouton équivaut à plusieurs unités par exemple, ainsi une ligne
peut comprendre 100 unités de charge, ce qui veut dire 100 détecteurs uniquement s'il
n'y a pas d'autres éléments sur la ligne. La dernière chose à savoir est qu'il ne faut
jamais mélanger les éléments concernant l'alerte et l'évacuation sur une même ligne.

4.2.2 Les di érents types de détecteur
Comme nous l'avons vu plus haut, la présence de feu peut être constatée par l'apparition de di érents éléments au cours du temps. Il est important de comprendre que
la courbe du feu ( gure 4) est théorique et que le feu n'évolue pas toujours dans les
mêmes ordres de grandeur de temps. Il se peut donc qu'une caractéristique soit visible
ou détectable plus rapidement qu'indiqué sur la courbe comme par exemple lors d'une
explosion. Tous les détecteurs fonctionnent selon le même principe de base. Un point de
16

mesure de référence est établi (soit le courant, soit la tension) au niveau du détecteur.
Lors de la détection d'un incendie ou si son fonctionnement est dérangé, la mesure est
modi ée. Nous allons à présent voir les di érents moyen de détection qui existent.

Le détecteur ionique

Le détecteur ionique fonctionne avec une pastille d'americium. Cette pastille ionise la
chambre d'analyse (partie du détecteur qui laisse entrer l'air ambiant) et crée un courant. Lorsque de la fumée pénètre dans la chambre, la résistance au courant augmente
et la tension s'écarte de la référence, l'incendie est détecté. Ce détecteur très e cace
n'est plus en fonction de nos jours à cause de son côté radioactif.

Le détecteur optique
Ce détecteur est composé d'une chambre d'analyse, d'une LED et d'un capteur lumineux. Ces deux derniers éléments sont mis de biais a n de ne pas interférer l'un avec
l'autre. Lorsque de la fumée se trouve dans la chambre, le rayon lumineux est dévié et
son re et est dirigé vers le capteur. Il communique à la centrale une tension supérieure
à zéro et l'incendie est signalé.

Le détecteur thermique
Ce type de détecteur se base sur la température ambiante. Il signalera un incendie
lorsque la température de la pièce aura atteint une valeur pré-établie. Il fonctionne
en général avec un câble fondant à la température choisie et donnant au courant la
possibilité de passer. Si le courant passe ça signi e qu'il fait anormalement chaud dans
la pièce et qu'il y a sans doute un incendie.

Le détecteur thermo-vélocimétrique
Ce détecteur est un peu plus perfectionné qu'un détecteur thermique pur. Au lieu de
véri er la température de la pièce à un instant donné, il mesure au fur et à mesure
du temps la variation de température et peut donc signaler une élévation anormale de
celle-ci. Une trop forte augmentation est repérée par la centrale car souvent synonyme
de problème.

Le détecteur thermique-optique
Contrairement à ce que son nom indique, ce détecteur n'applique pas les deux fonctions
développées dans les paragraphes correspondant aux détecteurs optique et thermique.
Ce n'est donc pas un double détecteur mais bien un détecteur à part entière. Pour comprendre son fonctionnement il faut avoir en tête que lorsqu'il fait chaud, la fumée est
moins visible. Le principe de ce détecteur est basé là-dessus, lorsqu'il détecte une augmentation de température inhabituelle sur une certaine durée, il modi e la sensibilité
du capteur lumineux et garde la même e cacité dans toutes conditions.

17

Le détecteur de rayons ultra-violets (UV)
Ce détecteur est composé d'une petite bulle en quartz (le verre ne laissant pas passer
les rayons UV) renfermant un gaz et un l électrique. Lorsque des UV sont dirigés
vers cette bulle, des éclats électriques se produisent et sont comptés via un compteur.
Après un certain nombre d'éclats sur une durée déterminée, le compteur transmet à la
centrale qu'il y a un problème. Etant donné que le soleil émet également des rayons UV,
ce compteur est remis à zéro après un certain temps pour ne pas prendre en compte des
éclats électriques parasites. Un gros inconvénient de ce détecteur est son prix à cause
de l'obligation d'utiliser du quartz, il n'est donc pas énormément utilisé.

Le détecteur infrarouge
Dans la gamme des rayons infrarouges émis par le soleil, il y a deux longueurs d'onde
qui ne sont pas reprises. Ce détecteur est basé sur cette information, il possède deux
capteurs capables de mesurer ces deux longueurs d'onde. Lorsqu'ils les détectent, ça
signi e qu'il y a un élément autre que le soleil qui émet un rayonnement infrarouge et
il s'agira la plupart du temps d'un feu. Il est principalement utilisé dans des lieux où
les explosions sont plus propices (apparition très rapide de ammes).

18

4.3

Le beam

4.3.1 Historique
Les détecteurs linéaires de fumée existent depuis plus de 30 ans et ont été plusieurs
fois améliorés. Cette première partie sur les beam présentera les deux premières générations du beam. Nous verrons ensuite ce qui se fait actuellement et analyserons de
manière plus spéci que les détails techniques de ces appareils.

FOR 42 : le premier beam

Figure 5 Emetteur FOR 42

Figure

6 Intérieur de l'émetteur FOR 42

Il est composé de deux parties, un émetteur ( gure 5) et un récepteur, son fonctionnement est basé sur la perturbation d'un rayon infrarouge allant de l'un à l'autre. Lorsque
l'intensité du rayon est diminué de 10% entre l'émetteur et le récepteur par rapport à
sa mesure de référence, il y a déclenchement. A l'époque chaque soudure était e ectuée
à la main comme peut en témoigner la gure 6. Deux molettes permettent d'aligner
le faisceau infrarouge suivant deux axes (vertical et horizontal) entre l'émetteur et le
récepteur (l'une d'entre-elles est visible sur la gure 6 en bas à droite). Le fait qu'il soit
composé de deux parties impliquent plusieurs inconvénients. Tout d'abord au moment
de la mise en service il faut avoir un accès aux deux éléments pour que l'alignement
soit facilité, ce qui n'est pas toujours évident pour un hangar haut de 6m par exemple.
Cet accès aisé est indispensable puisque deux réglages doivent être e ectués et peuvent
tous les deux induire un nouvel alignement. Un premier réglage grossier est fait avec
un rayon lumineux (lumière blanche). Un second réglage plus précis est réalisé avec
un rayon infrarouge permettant de faire un point de mesure au niveau du récepteur.
Un autre inconvénient de ce modèle se trouve au niveau du cablage qui doit s'e ectuer
pour les deux éléments du beam (il faut donc tirer des câbles des deux côtés).

19

Solar : le deuxième beam
Le plus gros changement apporté dès cette deuxième génération est le rassemblement
en un bloc de l'émetteur et du récepteur ( gure 7) obligeant l'utilisation de catadiopres
( gure 8).

Figure

LAR

Figure 8 Catadiopre

7 Emetteur/récepteur SO-

Ce premier modèle compact s'est révélé plus di cile à régler que le premier beam
et n'est donc pas totalement avantageux par rapport à l'ancien modèle. Il est toutefois
beaucoup plus ergonomique pour l'installation puisque le cablage ne se fait que d'un
côté. Son fonctionnement est basé sur l'émission d'un rayon laser qui est renvoyé par des
catadiopres et dont l'intensité est mesuré et comparé par rapport à l'émission. Il fallait
utiliser au moins quatre catadiopres pour être performant quelque soit la distance (on
pouvait même aller jusque 64 catadiopres pour plus de 80m). Pour éviter que le rayon
ne soit trop atténué dans une frontière entre deux catadiopres, l'émetteur a été conçu
pour envoyer un rayon oval couvrant une surface assez conséquente.

4.3.2 L'E-BEAM : la troisième génération
Cette troisième génération de détecteur linéaire est sans aucun doute la plus performante de toutes. Les défauts des précédents beams ont été analysés pour obtenir
un détecteur plus performant et plus able. Le modèle le moins récent de cette génération est l'E-BEAM 100. Sur la gure 9 on peut voir les deux ouvertures permettant
à l'émission (en bas) et la réception (en haut). Le tout dernier modèle est l'E-BEAM
30 ( gure 10) pour lequel les aspects techniques et esthétique ont été une nouvelle fois
ré échis.
20

Figure 9 E-BEAM 100

Figure 10 E-BEAM 30

4.3.3 Analyse technique
Fonctionnement de l'E-BEAM
L'E-BEAM est utilisé pour les grands espaces, la détection dans les petits espaces
étant assurée par les détecteurs ponctuels. L'émetteur envoie une impulsion lumineuse
périodique vers le catadiopre. Ce dernier, composé de milliers de coins de cube, ré échit
la lumière dans la même direction mais dans un sens opposé. Le récepteur reçoit le
faisceau et convertit la lumière reçue en tension/courant pour pouvoir la comparer au
faisceau émis. Pour faciliter le réglage et s'assurer un retour des catadiopres, le rayon
est émis sous forme d'un grand cône comme le montre la gure 11.

Figure 11 Emission de l'E-BEAM
Spéci cité de la longueur d'onde en fonction du modèle
→ E-BEAM 100 : Le choix de 635 nm n'a pas été spécialement étudié. Il semblerait
que ce choix se soit imposé par la nécessité de changer du laser à la led (près de 100
fois moins cher) et de trouver une led assez puissante pour émettre à 100m.
→ E-BEAM 30 : Le choix de 940nm était beaucoup plus ré échi. Le rayonnement
solaire s'étale de l'UV jusqu'à l'infrarouge en passant bien sûr par le visible. L'idéal
était de trouver une longueur d'onde dont le comportement s'approchait du visible sans
faire partie de cette gamme (qui interfére beaucoup trop avec notre système d'émissionréception), c'est l'infrarouge qui répondait le mieux à ce critère. Il fallait encore choisir
parmi toutes les longueurs d'onde du domaine IR, le critère primordial étant que le soleil interfère le moins possible avec notre système. 940nm est une des longueurs d'onde
21

répondant le mieux aux attentes car il est établi que ce rayonnement est fortement
absorbé par les molécules d'eau présentes dans l'atmosphère, son impact est donc clairement réduit au niveau de la terre.
Il faut cependant faire attention car même si l'émetteur est précis, le récepteur lui
admet un gamme un peu plus large de longueurs d'onde, les rayons du soleil peuvent
donc toujours perturbés le système.

Installation et test
A n de travailler à la même tension tout le temps, une calibration a lieu lors de la mise
en service, c'est la référence pour les détections. Cette calibration établit que la quantité
de lumière reçue correspond à un volt, le niveau d'alarme sera donc d'application en
fonction de ce qui est reçu par rapport à la quantité reçue lors de la mise en service. Les
di érents seuils sont dé nis par le concepteur et doivent toujours être en accord avec
la norme d'application (certains seuils ne sont cependant pas normatifs). Ce réglage
est très important car il assure l'alignement et le retour maximum de puissance dans
le récepteur. Pour qu'il soit optimal il ne peut rien y avoir de visible (qui ré échit la
lumière) dans un rayon de 50cm autour du catadiopre. Un problème peut donc se poser
si la peinture autour du ré ecteur n'est pas assez matte. Un test est e ectué pour être
sur que le catadiopre remplisse bien son rôle. On le masque (avec une feuille noire par
exemple) et on véri e que le récepteur ne reçoive plus rien du faisceau lumineux, si
c'est le cas, on est certain que c'est le catadiopre qui joue son rôle de ré écteur et non
le mur ou un élément perturbateur.
La mise en service prend en compte les paramètres lors de l'installation (par exemple
l'intensité plus forte qui doit être émise pour recevoir la même chose en fonction de
la distance), pour que l'environnement où se trouve le détecteur joue un rôle le plus
minime possible.
Nous noterons également que la programmation des détecteurs peut se faire soit
avec une TLC (télécommande), moyen préconisé par DEF, mais également à l'aide de
boutons poussoirs présents sur le détecteur. L'entièreté des paramètres d'un détecteur
peut être réglé par ces deux méthodes.

4.3.4 Problèmes potentiels et solutions
Deux phénomènes peuvent nuire à la détection si ils ne sont pas correctement appréhendés. Le premier est le désalignement qui peut arriver à cause des mouvements de
structure par exemple. Sachant que le premier seuil de déclenchement est à 25 % d'atténuation, un désalignement causant le perte de 10 % du signal provoquerait une chute
du seuil à 15 % (ce qui risque fortement de déclencher le détecteur de manière intempestive). Il y a donc un recalibrage automatique en fonction du sens des mouvements,
22

le phénomène étant réversible.
A plus long terme on peut également constater un phénomène d'encrassement de la
lentille. A n de garder les 1V de réception en toutes circonstances, l'émetteur corrige
son faisceau et émet un faisceau plus puissant pour que la quantité de lumière reçue
soit identique à celle lors de la mise en service.
Un autre problème fréquemment rencontré est celui des rayons IR du soleil sur
le boitier. Pour pallier à ce problème il existe di érentes protections pouvant être
placées soit sur l'E/R (casquette IP) ou sur le ré ecteur (casquette à croisillons). Il
faut cependant être prudent lorsqu'on utilise ce genre d'accessoires car ils nuisent au
système complet, en e et ces accessoires provoquent une diminution des angles et de
la surface de ré exion. Il faut donc multiplier le nombre de catadiopre pour ne pas
diminuer l'e cacité du matériel.

4.3.5 Pistes d'amélioration
La section précédente propose quelques solutions permettant de pallier partiellement aux problèmes récurrents lorsqu'on étudie le BEAM (les rayons du soleil et les
mouvements de structure). J'ai imaginé des pistes d'amélioration pour que le système
soit adaptable pour des environnements encore plus nombreux.

Les mouvements de structure :

à l'heure actuelle il est de plus en plus courant

d'avoir recours à des stabilisateurs, entre autres dans le monde du cinéma. Nous pourrions tout à fait imaginé pour des structures ou des environnements qui tendent à
faire bouger les structures plus qu'à la normale. Un système permettant de stabiliser
l'émetteur-récepteur dans la direction des catadiopres et ainsi pallier complètement à
ce problème. Ce système serait bien sur une extension utilisée à bon escient quand les
circonstances l'exigent.

Le soleil : de multiples objets et accessoires existent déjà et permettent de limiter l'in uence du soleil sur le système. Malheureusement ces objets nuisent au fonctionnement
optimal du détecteur. Pourquoi ne pas imaginer un système amovible de casquettes à
croisillons qui ne se placeraient devant les détecteurs que lorsque le soleil est dans
une position dérangeante ? Cela permettrait d'enlever les accessoires lorsque leur rôle
n'est pas à remplir et ils ne nuiraient plus inutilement au rendement maximale de la
détection.

4.3.6 Remarques complémentaires
Le choix entre l'E BEAM 30 ou l'E BEAM 100 ne devrait se faire qu'en fonction de
la distance, si on se trouve à moins de 30m on prend le 30 et sinon le 100. Le problème
est que le client est habitué à l'E-BEAM 100 et qu'il est di cile de lui faire changer de
modèle même quand on lui certi e que le nouveau produit est meilleur et plus adapté.
23

C'est au responsable marketing-commercial de faire son travail et de convaincre le client
du bon choix du produit.
L'idéal serait de refaire des tests qui ne valident l'EBEAM 100 que pour des distances comprises entre 30 et 100m mais ce serait beaucoup de démarches pour un
intérêt assez réduit.

24

4.4

La norme SBS-N21-100

Lorsqu'on parle de sécurité incendie les côtés pratiques et esthétiques ne sont pas
prédominants. Il faut avant tout que l'e cacité soit maximale, ce qui pousse les chercheurs à améliorer de plus en plus leurs détecteurs et leurs centrales. C'est pour s'assurer que les chercheurs ré échissent à tous les critères indispendables pour une bonne
détection qu'une norme spéci que aux systèmes de détection incendie existe.
La norme SBS-N21-100 est un document reprenant un ensemble de règles qui
doivent être appliquées à tout système comprenant au moins un détecteur ou déclencheur manuel susceptible de prévenir d'un incendie et d'actionner un système d'alerte
ou d'extinction. Il faut également savoir qu'il existe une petite particularité en Belgique,
l'existence d'une norme n'impose pas qu'elle soit d'o ce respectée, il faut qu'une loi
l'impose. Un maximum de critères est normalisé depuis l'analyse des risques jusqu'à la
maintenance en passant par la conception, l'installation...

Quelques exemples de règles

Il existe une norme dé nissant les taux de vibration à supporter (EN5412).
La norme exige que si la densité optique est atténuée de 92 % pendant plus de 100 sec, la
centrale signale le détecteur en dérangement. A n d'être sur de respecter cette norme,
le délai est programmé sur un temps plus court, on a un ltre de 30 secondes au niveau
du détecteur avant de l'envoyer à la centrale qui ltre également l'information pendant
30 secondes soit un total d'une minute avant de signaler le détecteur en dérangement.
Un dernier exemple, la norme spéci e les distances règlementaires auxquelles doivent
se trouver les détecteurs par rapport aux murs, aux escaliers ou encore aux objets
présents dans une pièce.
Ces trois exemples ne sont qu'une in me partie des règles mises en place pour la
détection incendie. Elles montrent juste qu'elle s'applique bien à divers domaines et
notamment à la communication entre les di érents éléments d'un système (exemple 2).

25

5 Conclusion
Je terminerai en citant les di érentes choses que j'ai pu apprendre et apprécier
pendant ce stage.
Tout d'abord j'ai pu véritablement examiner le fonctionnement d'une entreprise et
prendre conscience des di érentes places qui pouvaient exister. J'ai vu qu'une hiérarchie
existait réellement et qu'il était fondamental de la respecter si l'on espérait que le travail
soit bien e ectué.
J'ai également compris que l'autonomie devait être le maître mot de chacun si
nous espérions faire avancer l'entreprise. Tout le monde doit être capable de faire ses
armes et se donner les moyens d'atteindre ses objectifs en cherchant ses informations
de lui-même.
Je pense que la rigueur est la qualité principale que doit avoir chaque membre
d'une entreprise pour qu'elle se porte bien. Tant au niveau des horaires qu'au niveau
du travail à abattre, il ne faut pas se reposer sur les acquis des autres mais créer ses
propres acquis.
Pour conclure, j'ai trouvé cette expérience très enrichissante d'un point de vue
personnel. Respecter des deadlines ainsi que des horaires de manière assidue est assez
responsabilisant et j'ai aimé ça. J'ai également trouvé le sujet du stage particulièrement
intéressant tant j'ignorais qu'il existait une telle variété de systèmes de détection dans
ce domaine.

26

Toutes les gures sont issues de documents fournis ou de photos prises lors de mon
stage chez DEF Belgium auprès d'employés de DEF Belgium.

Table des gures
1

Chronologie de l'évolution du groupe DEF . . . . . . . . . . . . . . . .

6

2

Répartition des entreprises de DEF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

7

3

Triangle du feu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

13

4

Courbe du feu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

14

5

Emetteur FOR 42 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

19

6

Intérieur de l'émetteur FOR 42 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

19

7

Emetteur/récepteur SOLAR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

20

8

Catadiopre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

20

9

E-BEAM 100 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

21

10

E-BEAM 30 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

21

11

Emission de l'E-BEAM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

21

27


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