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Charles Baudelaire – Les Fleurs du Mal
Charles Baudelaire – Petits poèmes en prose (Le Spleen de Paris)

XXV. LA BELLE DOROTHÉE....................79
XXVI. LES YEUX DES PAUVRES.............80
XXVII. UNE MORT HÉROÏQUE................81
XXVIII. LA FAUSSE MONNAIE.................83
XXIX. LE JOUEUR GÉNÉREUX................83
XXX. LA CORDE.........................................85
XXXI. LES VOCATIONS.............................87
XXXII. LE THYRSE....................................89
XXXIII. ENIVREZ-VOUS............................89
XXXIV. DÉJÀ !............................................90
XXXV. LES FENÊTRES..............................90
XXXVI. LE DÉSIR DE PEINDRE...............91
XXXVII. LES BIENFAITS DE LA LUNE. . .91
XXXVIII. LAQUELLE EST LA VRAIE ?...91
XXXIX. UN CHEVAL DE RACE.................92
XL. LE MIROIR............................................92

5

XLI. LE PORT..............................................92
XLII. PORTRAITS DE MAÎTRESSES........93
XLIII. LE GALANT TIREUR......................95
XLIV. LA SOUPE ET LES NUAGES..........95
XLV. LE TIR ET LE CIMETIÈRE..............95
XLVI. PERTE D’AURÉOLE.........................96
XLVII. MADEMOISELLE BISTOURI.........96
XLVIII. ANYWHERE OUT OF THE
WORLD.........................................................98
XLIX. ASSOMMONS LES PAUVRES !.......98
L. LES BONS CHIENS...............................100
ÉPILOGUE..................................................101
Honoré de Balzac – Le Chef-d’œuvre
inconnu...................................................102
I. Gillette.....................................................102
II. Catherine Lescault..................................111

Charles Baudelaire – Les Fleurs du mal
(1861, 2e édition)
AU POËTE IMPECCABLE
AU PARFAIT MAGICIEN ÈS LETTRES
FRANÇAISES
A MON TRÈS-CHER ET TRÈS-VÉNÉRÉ
MAÎTRE ET AMI
THÉOPHILE GAUTIER
AVEC LES SENTIMENTS
DE LA PLUS PROFONDE HUMILITÉ
JE DÉDIE
CES FLEURS MALADIVES
C.B.

AU LECTEUR
La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont
lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,

Et nous rentrons gaîment dans le chemin
bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos
taches.
Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C’est le Diable qui tient les fils qui nous
remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des
appas ;
Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un
pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu’un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d’une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille
orange.