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Coralie était debout au milieu du couloir, elle avançait lentement, grognant à chaque
pas. Dans le noir, Olivier évita la collision de justesse. Elle était debout devant lui, atone et
instable, et il l'écrasa contre lui. Un soulagement. Vivante ! Elle était vivante.
Et froide.
Et puante.
La jeune femme se laissa enlacer et serrer contre le corps chaud de son mari. Sa tête
posa sur l'épaule, dodelinant. Puis les dents se plantèrent dans la chair tendre.
Le vétérinaire poussa un cri strident, songea vaguement qu'il allait réveiller le bébé,
tenta de se dégager, mais la prise était ferme, la volonté de blesser indéniable. La mâchoire
de son épouse continua à creuser, il sentit le sang couler, les incisives toucher l'os. La
douleur et l'incompréhension amoindrissaient sa capacité de réflexion.
Pourquoi ?
Puis, il fut libre. Coralie l'avait relâché. Elle mâchait mécaniquement le morceau
d'épaule arraché. Ensuite, tout s'accéléra, Olivier n'eut pas le temps de réagir, n'y pensa pas.
Elle se jeta sur lui et mordit, partout où sa bouche se posait, baisers sauvages et meurtriers.
Il fut dévoré vivant, petit à petit. La jeune femme n'en laissa que les os, prise dans une
frénésie cannibale insatiable.
Non loin, Antoine beuglait. De faim ou de peur. Coralie n'y prêta aucune attention,
reprit sa marche sans but, descendit les escaliers, et se retrouva prise au piège dans le salon,
incapable d'ouvrir la porte d'entrée.
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