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Un nouveau celui-là, honteux et intimidé. Jordan ouvrit la bouche et engloutit la verge
molle. Si la perspective de laisser son arrière-train se reposer était sympathique, savoir que
le puceau mettrait sûrement un temps fou à bander, beaucoup moins. Il lui faudrait réussir à
faire oublier que la pipe lui était fournie gracieusement par un autre homme, et ce n'était
jamais évident la première fois. Quelquefois, le visiteur repartait sans avoir joui. C'était
toujours risqué, sa réaction pouvait être violente. Le prisonnier gay y mettait dès lors toute
sa science, et il se targuait de bouffer la pine mieux que n'importe quelle femme. Ce qui
devait être vrai puisqu'il était le plus demandé des trois prostitués.
Son client fermait les yeux, crispé, concentré, cherchant visiblement à occulter où il se
trouvait et avec qui. Jordan commença par lécher adroitement le vit, puis descendit vers les
testicules pour le même traitement, avant de les englober complètement. Son amant,
surpris, sursauta, fit mine de se retirer, se ravisa, et demeura immobile. Le jeune
homosexuel sentit un léger tressaillement dans le membre qu'il maniait d'une main experte
tout en continuant à suçoter les couilles. Avec un peu de chance, ça irait cette fois, le client
prendrait son pied assez vite, et il éviterait le mal aux mâchoires en plus de celui à l'anus.
Petit à petit, la verge prit de l'ampleur, se gonflant d'un besoin trop longtemps
réprimé. Le jeune homme, après avoir hésité, avait posé ses deux mains sur la tête de Jordan
et y imprimait un mouvement régulier et de plus en plus rapide.
Jordan déglutit, c'est que le bougre y allait de bon cœur et cognait contre le fond de sa
gorge, provoquant des débuts de nausées réprimés au mieux. Ce n'était pas le moment de
foirer son coup si près du but. Encore quelques mouvements et l'autre lui cracherait son
foutre comme s'il avait été la femme de sa vie. Il sourit presque à cette idée. Oui, il était
quand même un sacré bouffeur de pine.
L'autre haletait, les yeux toujours obstinément fermés, la bouche ouverte. Puis, il se
crispa, et un spasme parcourut tout son corps avant de se libérer dans un jet puissant que
Jordan avala. Avaler n'était pas obligatoire, mais il préférait. Il aimait la propreté, et voir du
sperme partout l'horripilait. Il vivait dans une cellule, certes, mais c'était la sienne, il y portait
un minimum d'attention.
Après sa petite affaire, rondement menée finalement, son amant du moment remballa
son service trois pièces et ressortit, sans un mot et sans un regard. La honte devait le
disputer au soulagement. Et même s'il se promettait de ne plus venir, maintenant, qu'il
l'avait fait une fois, il reviendrait. Ils revenaient toujours, Jordan avait eu le temps de
l'apprendre.
Allongé, il tenta de se détendre un peu. Devant lui, se profilait encore une dizaine de
passes. Le quart d'heure entre chaque lui était donc nécessaire.
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