SEJOUR QUEYRAS 2015 .pdf



Nom original: SEJOUR QUEYRAS 2015.pdf
Auteur: anne

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Rando-QUEYRAS du 28 juin au 4 juillet 2015
Rando-QUEYRAS avec 14 marcheurs de VALS-EN-FORME s’apparente un peu à une
expédition militaire du style «Napoléon BONAPARTE en EGYPTE», comportant «un
chef» sachant lire les cartes et manier la boussole, deux infirmières chargées
d’onguents pour soulager muscles, tendons, nerfs… mis à rude épreuve par les
dénivelés, une gymnaste, spécialiste des étirements et de relaxation, voire de
l’hypnose, pour évacuer le stress des longues journées, un passionné de cadrans
solaires qui porte le projet de les mettre tous dans la boîte, une botaniste chevronnée
chargée de dénicher les fleurs rares et endémiques du massif, un personnage très
préoccupé par sa survie ayant emporté avec lui le pain et les conserves pour la
semaine entière, une petite équipe férue d’histoire escortée d’un juriste capable
d’écrire les statuts de la future SCI, d’un banquier pour le montage financier, de deux
architectes-décoratrices d’intérieur, équipe ayant jeté son dévolu sur la forteresse
de CHATEAU-QUEYRAS, et bien sûr aussi un chroniqueur chargé de tout consigner
jour par jour pour pouvoir faire un compte-rendu fidèle de l’expédition !
La première journée est entièrement consacrée au voyage, ne comportant qu’un arrêt
pique-nique à CREST, puis un arrêt au « saut de la Drôme ». Nous atteignons le gîte de
« l’astragale » à VILLE-VIEILLE, porte d’entrée du QUEYRAS, dans la soirée et déjà
cette belle fleur, inconnue de nous tous, donne bien du fil à retordre à notre
botaniste chevronnée !

L'astragale, fleur typique du Queyras

La deuxième journée est une mise en jambe : partis de 1385 mètres il faut atteindre
SAINT- VERAN le soir, village perché à 2040 mètres d’altitude, réputé pour être le
plus haut village habité d’Europe (il comporte encore 250 habitants permanents).
Le chemin longe la vallée de
«l’Aigue Blanche» magnifique
torrent glaciaire aux eaux
limpides. Un arrêt à PIERREGROSSE
nous
permet
d’admirer
les
premières
maisons traditionnelles de
« Fuste », « les casets », les
fontaines en bois... et bien
sûr
aussi
les
premiers
cadrans solaires qui ravissent
notre passionné.

Il faut environ 200 troncs de mélèze, arbre endémique du QUEYRAS, pour construire
les trois niveaux de grange et greniers (l a fuste) qui prennent place au-dessus du
soubassement de schiste et servaient à faire sécher les maigres récoltes.

Nous franchissons le torrent pour passer en rive gauche de « l’Aigue Blanche», suivant
toujours «le chef» qui nous propose une variante dont lui seul a le secret ! Enfin,
SAINT-VERAN est en vue, perché à mi-pente, à 2040 mètres d’altitude !

Il faut atteindre le gîte des «gabelous» et s’y installer avant que notre passionné de
cadrans solaires ne parte à leur découverte (ils sont au nombre de 24 !) à travers les
5 quartiers du village à savoir, Peyrebelle, le Villard, la Ville, le Châtelet, les Forannes ,
chacun ayant sa fontaine-lavoir-abreuvoir construit en bois de mélèze.

Le troisième jour est le début de la véritable expédition, exigeante à souhait avec ses
forts dénivelés, ses milliers de fleurs que notre botaniste chevronnée doit
photographier, les variantes et digressions que « le chef» s’ingénie à trouver, et
toujours des cadrans solaires à photographier sur les chapelles et oratoires
rencontrés en chemin !
Nous partons de ST VERAN pour atteindre la chapelle « Sainte Elisabeth», puis
l’ancienne mine de cuivre située à 2280 mètres, puis la « chapelle du Clausis » et
enfin, à midi, le refuge de « La Blanche » situé à 2485 mètres d’altitude. Ici, la
fatigue se fait sentir, les jambes se tétanisent pour certains et entrent en jeu les
compétences de nos deux infirmières… mais « le chef » n’en fait qu’à sa tête et

propose quand même d’aller voir ce qui se passe plus haut, au col de ST VERAN à 2844
mètres d’altitude ! Nous réclamons un arrêt pique-nique et botanique : les premiers
silènes acaunes et les premières androsaces apparaissent avant le col… !

Puis, c’est le col et ses brumes.

Descente et remontée sur le col de « Chamoussières » 2880 mètres où trois d’entrenous gardent les sacs tandis que le reste de la troupe gravit le pic de « Caramantran »

3025 mètres d’où l’on peut admirer le versant italien et profiter d’une vue à 360° sur
les Alpes françaises et italiennes.
Descente, ensuite à travers un long et dangereux pierrier recouvert pour partie de
névés

vers le refuge «Agnel» au milieu de la pelouse alpine, construit dès 1880 pour les
voyageurs de l’époque et agrandi à trois reprises,. Notre gymnaste doit déployer tout
son savoir-faire pour étirer muscles et tendons du corps expéditionnaire mis à mal par
tant de dénivelé ! Les rebelles à la gymnastique observent pendant ce temps-là les
jeux ou combats de marmottes au téléobjectif jusqu’au coucher du soleil. Encore une
nuit en dortoir !

La quatrième journée s’annonce encore «rude»…. Du refuge il faut atteindre le « col
Agnel» situé à 2580 mètres d’altitude puis suivre « le chef» comme un seul homme, qui
a décidé de nous faire gravir « le pain de sucre», baptisé «l’Everest de L’Himalaya» ou
«toit du QUEYRAS» puisqu’il culmine à 3208 mètres !

La montée est relativement périlleuse, minérale à souhait, sur de grandes dalles de
schiste instables… mais quel plaisir d’atteindre le sommet après une heure de rude
grimpette !

La descente, encore plus périlleuse est une épreuve pour les genoux et pour ceux qui
souffrent du vertige, mais «le chef» n’en n’a cure, il faut progresser coûte que
coûte…

Le pique-nique au bord du «lac Foréant» situé juste en contre-bas du «col Vieux» est
le bienvenu avant une descente vertigineuse jusqu’à ABRIES où nous devons loger le
soir ; partis de 2800 mètres au bord du lac, nous devons atteindre 1583 mètres, soit
plus de 1200 mètres de dénivelé négatif !
Après le «lac Foréant» nous trouvons le «lac Egourgéou» et atteignons le fond de la
vallée à RISTOLAS. Là, deux d’entre nous «calent» (l’une a mal aux pieds et l’autre se
plaint de son talon suite à un faux-mouvement) et décident de parcourir les 3,5 km
restants en faisant du stop, ce que «le chef» accepte ! La première voiture qui passe
les charge à son bord et les dépose au gîte de «l’ancolie bleue» à ABRIES.
Et là, quelle soirée ponctuée d’étirements en tout genre, d’hypnose, de relaxation, de
massages à l’huile essentielle de gaultherie ! Une véritable infirmerie, mais quel
confort dans ce gîte meublé et aménagé avec beaucoup de goût.

L’apéritif « maison » à la gentiane et l’infusion à base de 4 plantes du massif (sauge,
serpolet, génépi et hysope) sont offerts à tous les convives… un bel accueil !

Le cinquième jour est un jour déterminant : faudra-t-il abandonner un membre
important de l’équipe qui doit participer entre autre à la destinée du fort de
CHATEAU-QUEYRAS ? La douleur dans le talon suite au faux mouvement n’ayant pas

disparu, «le chef» accepte que ce membre de l’expédition fasse le trajet en minibus
jusqu’à l’étape suivante ; c’est donc à 13 (mauvais chiffre pour les plus superstitieux !)
que nous nous élançons sur la grimpette qui doit nous conduire d’ABRIES au lac «du
grand LAUS»

situé à 2579 mètres ! 1000 mètres de dénivelé positif aujourd’hui, toujours beaucoup
de travail d’inventaire et d’observation pour notre botaniste, encore beaucoup de
cadrans solaires à photographier à ABRIES, à AIGUILLES et à VILLE-VIEILLE,
notre point de départ et d’arrivée et surtout, l’évaluation précise dans la journée de
demain, du fort de CHATEAU-QUEYRAS que nous devrions visiter !
Rude journée, qui nous mène jusqu’au « lac du Malrif » situé à 2733 mètres, petite
digression du chef, avant de redescendre sur AIGUILLES en passant par la « bergerie
des Lombards» . Notre passionné de cadrans solaires nous fait presser le pas pour
éviter l’orage qui nous surprend à une demi-heure de notre arrivée à notre gîte bien
nommé «yak avenir».
Bel hébergement et confort assuré avec douches à l’italienne où nous attend le
quatorzième membre de l’expédition transporté en minibus . Comme toujours,
étirements et relaxation diligentés par notre attentionnée gymnaste, les
collectionneurs de fleurs, de plantes et de cadrans solaires visionnent leurs photos, le
chef se concentre sur l’itinéraire du jour suivant et l’équipe d’architectes, de juristes

et de banquiers finalise l’ offre pour le fort de CHATEAU-QUEYRAS que nous devons
visiter demain.
Le sixième jour est un jour crucial pour les membres de l’expédition : ils vont enfin
apercevoir le monument dont ils rêvent depuis le départ… «Le Fort» du XIIIème
siècle !
Le chef leur a préparé, si le temps le permet, une dernière digression par le « col de
La Crèche », situé à plus de 2000 mètres… Il a jugé que le dénivelé prévu aujourd’hui
par le road-book n’était pas suffisant… 420 mètres de dénivelé positif, pensez-vous !
Nous partons sur un sentier situé à mi-pente en encorbellement au-dessus de la vallée
du GUIL jusqu’à CHATEAU-QUEYRAS en passant par «Les Meyries» et «Rouet».
Soudain, pendant le pique-nique,

le ciel s’assombrit dangereusement et nous levons prestement le camp pour atteindre
l’objet principal de l’expédition objet de toutes nos convoitises, la forteresse de
CHATEAU-QUEYRAS vieille de presque 9 siècles (elle date de 1265 et a été
renforcée par VAUBAN en 1700 pour rendre le château imprenable).

Quelle déception pour l’équipe ! les toitures, les murs d’escarpe, de contrescarpe, les
fossés, les batteries casematées sont en mauvais état… d’un coup d’œil architectes,
banquier et juriste jaugent l’affaire et pensent qu’il faut y renoncer. Tant pis : nous
décidons de boire un pot au pied de la forteresse pour se remettre de nos émotions,
achetons tout de même un bel ouvrage sur l’histoire du Fort à travers les âges pour
notre chef en souvenir de cette belle expédition et décidons de rejoindre VILLEVIEILLE par le sentier aménagé en rive gauche du GUIL.
Arrivée au gîte de «L’astragale» à 14H30 et visite de l’armoire aux 8 clés en souvenir
de la république des «Escartons» 1343-1789. L’Escarton du QUEYRAS était une
gestion collective de 7 communes que sont ABRIES, AIGUILLES, ARVIEUX, VILLEVIEILLE, MOLINES, RISTOLAS et ST VERAN et c’est la Grande Charte qui sert de
constitution aux «Escartons» jusqu’à la révolution de 1789..
Dernier «pot» le soir autour d’Amélie, nouvelle petite-fille de deux participants, dans
le jardin de «l’Astragale»,

et retour au PUY le lendemain matin.
Compte-tenu de la vigueur et de la détermination du « chef de l’expédition», et de ses
digressions et variantes en tout genre, nous avons fait près de 4000 mètres de
dénivelé positif… alors que le «road-book» en annonçait 3000 !

UN GRAND MERCI AU «CHEF» !



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