dhul i qarnayn inspiré d alexandre le grand .pdf



Nom original: dhul-i-qarnayn-inspiré-d-alexandre-le-grand.pdf
Titre: CANAL DE TRANSMISSION :
Auteur: Appolinaire Noël KOULAMA

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LES EMPRUNTS DU CORAN : « DHUL-I-QARNAYN INSPIRÉ D'ALEXANDRE LE
GRAND ».
La sourate qui parle de Dhul-i-Qarnayn est la sourate 18. Elle reprend les
transmission orales de la l'histoire chrétienne des Sept Dormants d'Éphèse, et
d'un mystérieux Puissant roi nommé Dhul-i-Qarnayn ou le bi-cornu inspiré de la
légende d'un roi polythéiste et cruel, Alexandre Le Grand.

dhul-I-Qarnayn ou la légende d'Alexandre Le Grand.

Mahomet a recopié dans le coran plusieurs légendes. L'une d'entre elles figure dans le
pseudo-Callisthène. Ce livre prétend raconter les aventures d'Alexandre le Grand, mais a été
écrit 5 siècles après la mort de Callisthène (compagnon de route d'Alexandre). Cette œuvre
est donc fabulatrice. La légende donne à Alexandre le Grand le crédit d'avoir rejeté Gog et
Magog hors les murs.
QUI EST DHUL-I-QARNAYN ?
La question portait plutôt sur le statut et l'identité de Dhul-I-Qarnayn, était-il un prophète ,
un envoyé ? Un roi croyant au monothéisme ? L'identité de Dhu-l-Qarnayn (littéralement :
« l'homme aux deux cornes ») n'est pas explicitée dans le Coran. Des savants musulmans se
sont cependant efforcés de découvrir de qui il s'agit.
Mais, cette énième histoire de plagiat est un autre casse tête des savants musulmans qui ne
trouvent aucun consensus, mais qui tergiversent selon les hypothèses suivantes :

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1ère hypothèse :
Les commentateurs anciens du Coran affirmaient que Dhul-I-Qarnayn était un roi « arabe »
de la tribu de Himyar. Si on superpose maintenant ces informations tirées de textes anciens,
sur les connaissances historiques et archéologiques actuelles, on peut en conclure que DhulI-Qarnayn devrait avoir vécu entre le XXIe et le XIXe siècles avant JC, qui est l’époque
supposée d’Abraham. On sait de plus, qu’une peuplade arabe émigra vers la Mésopotamie à
partir du XXIe avant JC et fournit à Babylone de nombreux rois, dont le plus connu est
Hammourabi. Ce peuple connu en français sous le nom d’Amorrites.
Hammourabi aurait étendu les pouvoirs de son royaume sur l’ensemble des cités
mésopotamienne et combattu de nombreux peuples, dont les Elamites de Perse. Les vestiges
témoignent de sa grande justice, incarnée par le code de Loi qu’il promulgua, connu de nos
jours sous le nom de « code Hammourabi ».
Mais là encore, cette hypothèse demeure sujette à caution car les traces archéologiques qui
ont plus de 4000 ans, bien que minces et difficiles à interpréter, semblent attester
qu’Hammurabi était polythéiste.
2ème hypothèse :
La thèse qui fut longtemps la plus répandue au sujet de Dhul-I-Qarnayn est qu’il n’était autre
qu’Alexandre de Macédoine (dit le « grand ») . Il est vrai qu’Alexandre a bâti une muraille en
Asie centrale, comme bien d’autres rois et conquérants avant et après lui, pour barrer aux
peuplades nomades turques et eurasiennes, l’accès aux terres cultivées et civilisées de Perse
et d’Inde.
Cependant, cette thèse a été contestée par des auteurs tardifs qui mettaient en avant les
récits grecs sur ses mœurs et ses croyances polythéistes, qui n’étaient pas compatibles avec
les exigences de foi et de rectitude associée à Dhul-Qarnayn dans le Coran. D’autres ont
évoqué des rois perses Achéménides en lutte contre les Scythes, qui ne seraient autres que
Gog et Magog.
Alors que faire ? Les musulmans doivent maintenant trouver des subterfuges pour essayer
de faire passer cette histoire comme réelle et révélée. alors que c'est une vulgaire légende
recopiée naïvement dans le coran. Ils décident donc d'attribuer à Cyrus II la construction de
ce mur indestructible : C'est la troisième hypothèse …
3ème hypothèse :
Certains érudits islamiques contemporains penchent plutôt pour l'identifier avec d'autres
personnages comme Cyrus le Grand. Enfin d'autres spécialistes font remarquer que Dhû-lQarnayn est décrit comme étant monothéiste,
Quelques disciples musulmans contemporains, comme Maududi et Molana Abul Kalam Azad,
ont suggéré que Dhul-I-Qarnayn soit Cyrus le Grand. Cette théorie a été récemment
approuvée par des disciples du théologien Mohammad Ali Tabatabaei (dans son livre Tafsir
Al-Mizan).
Le coran décrit la construction d'un mur indestructible entre deux barrières, ce qui ressemble
effectivement très fort à la passe de Darial.
Selon les recherches du savant indien as-Syohârwî, il existe, aujourd'hui encore, dans la
passe de Darial (qui se trouve dans le massif du Caucase), un mur de fer et de cuivre entre
deux parois montagneuses. C'est le mur que Cyrus II avait construit autrefois pour empêcher

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les Scythes (Gog et Magog pour l'époque d'alors) de venir piller les cités situées en-deçà du
massif (cf. Qassas ul-qur'ân, 3/205-207).
Cette 3ème hypothèse est-elle valable ? Problème ... Cyrus II n'a jamais atteint la passe de
Darial … Comment dès lors aurait-il construit ce mur ?
Voyons d'abord où se trouve la passe de Darial (voir carte ci-dessous) :

La passe de Darial à la frontière de la Géorgie, de l'Ossétie et de l'Ingouchie.

La passe de Darial se trouve à la frontière nord de l'actuelle Géorgie et à une courte distance
de la frontière entre l’Ossétie du Nord et l'Ingouchie. (Il y a une route qui passe
actuellement). De plus, la Géorgie qui est carrément exclue de l'empire conquis par Cyrus II,
donc inutile d'essayer d'inclure la frontière nord !

Les conquêtes territoriales de Cyrus II.

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Sur cette carte sur les « conquêtes territoriales de Cyrus II », où l'on perçoit bien la chaîne
du Caucase, c'est pareil … La chaîne du Caucase n'appartient pas aux territoires conquis par
Cyrus II.
Conséquence : Il n'est donc pas question de Cyrus II sur le texte coranique, mais bien
d'Alexandre Le Grand le polythéiste, comme nous allons le voir avec les similitudes très
profondes entre le texte coranique et la légende d'Alexandre le Grand :
[CORAN 18 :83-99]
Selon les sources islamiques, Mahomet raconte cette histoire après avoir été posé la question
par des juifs à propos d'un homme à deux cornes, quelques jours plus tard, il reçoit la
révélation de la réponse, à répondre aux juifs :
(...)
83 « Et ils t'interrogent sur Zul-Qarnayn. Dis : + Je vais vous en citer quelque fait mémorable
+»;
84 « Vraiment, Nous avons affermi sa puissance sur terre, et Nous lui avons donné libre voie
à toute chose » ;
85 « Il suivit donc une voie » ;
86 « Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva que le soleil se couchait dans une source
boueuse , et, auprès d'elle il trouva une peuplade [impie]. Nous dîmes : + Ô Zul-Qarnayn!
ou tu les châties, ou tu uses de bienveillance à leur égard + » ;
87 « Il dit : + Quant à celui qui est injuste, nous le châtierons ; Ensuite il sera ramené vers
son Seigneur qui le punira d'un châtiment terrible + » ;
88 « Et quant à celui qui croit et fait bonne œuvre, il aura, en retour, la plus belle
récompense. Et nous lui donnerons des ordres faciles à exécuter » ;
89 « Puis, il suivit (une autre) voie » ;
90 « Et quand il eut atteint le Levant, il trouva que le soleil se levait sur une peuplade à
laquelle Nous n'avions pas donné de voile pour s'en protéger » ;
91 « Il en fut ainsi et Nous embrassons de Notre Science ce qu'il détenait » ;
92 « Puis, il suivit (une autre) voie » ;
93 « Et quant il eut atteint un endroit situé entre les Deux Barrières (montagnes), il trouva
derrière elles une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage » ;
94 « Ils dirent : + Ô Zul-Qarnayn, les Yajuj (Gog) et les Majuj (Magog) commettent du
désordre sur terre. Est-ce que nous pourrons t'accorder un tribut pour construire une
barrière entre eux et nous ? + » ;
95 « Il dit : + Ce que Mon Seigneur m'a conféré vaut mieux (que vos dons). Aidez-moi donc
avec force et je construirai un remblai entre vous et eux + » (reprise du verset 84) ;

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96 « Apportez-moi des blocs de fer ». Puis, lorsqu'il en eut comblé l'espace entre les deux
montagnes, il dit : « Soufflez ! » Puis, lorsqu'il l'eut rendu une fournaise, il dit : « Apportezmoi du cuivre fondu, que je le déverse dessus » ;
97 « Ainsi, ils ne purent guère l'escalader ni l'ébrécher non plus » ;
98 « Il dit : + C'est une miséricorde de la part de mon Seigneur. Mais, lorsque la promesse
de mon Seigneur viendra, Il le nivellera . Et la promesse de mon Seigneur est vérité + » :
99 « Nous les laisserons, ce jour-là, déferler comme les flots les uns sur les autres, et on
soufflera dans la Trompe et Nous les rassemblerons tous ».
(…)
Cette péricope coranique ressemble curieusement et furieusement, à un texte syriaque,
généralement, connu sous le titre : « La légende d'Alexandre Le Grand », dont le titre
véritable est : « Nasrana dilè dalaxandros » qui veut dire « les actes glorieux
d'Alexandre ». C'est un texte d'une vingtaine de page a des affinités surprenantes avec le
texte coranique. Et d’ailleurs, les affinités avec lez texte coranique avec la légende de
Alexandre Le grand avait été reconnue dès 1890, la source de la péricope coranique.
Comme la sourate 18 avait été révélée à la Mecque après l'hégire, il supposait donc que la
légende d'Alexandre circule de façon orale dans le Hedjaz et à la Mecque du 7ème siècle.
Malheureusement, cette idée a été remise en cause et nus allons le voir plus loin.
Pour continuer, reprenons, le texte syriaque écrit par le pseudo-Callisthène :
TEXTE SYRIAQUE D'ALEXANDRE LE GRAND
Le pseudo-Callisthène est une œuvre sensée racontée la biographie d'Alexandre le Grand.
Dans ce livre on trouve des faits totalement farfelus (magie, fantastique...) et il date de 5
siècles après la mort de Callisthène. Ce qui ne laisse aucun doute sur sa fausseté. Rappelons
qu'il était polythéiste, et qu'il se prenait pour l'incarnation d'un dieu. Il portait d'ailleurs un
casque avec les deux cornes du dieu Haman.
1- (…) Dans le texte syriaque, le roi Alexandre demande qu'on lui explique les confins du
monde, car il a l'intention de visiter les confins de la terre. Mais ce conseiller l'avertissent et
lui disent : il y a dans ces confins du monde, une mer fétide qui s'appelle « Cyanos » en
syriaque et le « y » du « Cyanos » comme l'océan qui entoure la terre. Ceux qui touchent les
eaux de cette mer, meurent systématiquement.
Alexandre qui est quand même têtu veut quand même y aller. Alors, il prie Dieu et Dieu lui
accorde deux cornes sur la tête. Alexandre promet à Dieu d'obéir au Messie, si le Messie
revient en vie sur terre, où sinon de retourner pour son trône à Jérusalem pour le Messie
2- (…) Alexandre s'en va et et en chemin, il s'arrête en Égypte. Il emprunte au roi d’Égypte
7000 artisans qui sont des métallurgistes spécialistes du cuivre et de l’airain. Alexandre, son
armée et ses artisan voyagent par bateau, par la suite, ils voyageront par les cornes célestes.
3- (…) Alexandre arrive donc vers les peuples qui sont très éloignés. Alexandre demande
donc au peuple, s'ils ont parmi eux des condamnés mort, il demande qu'on le lui amène (les
gens quoi ont fait les choses injustes) et Alexandre les ordonne d'aller dans la mer pour

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vérifier, si la mer a des propriétés qu'on lui prête (Celui qui en touche ne peut rester vivant).
Alors les condamnés touchent la mer et tous les condamnés meurent.
4- (…) Alexandre voyant que cette mer est inhospitalière, abandonne son projet et décide
d'aller voir ailleurs. Il suit lui et ses troupes, une corde céleste et parvient avec ses troupes
au levant, dans un endroit si chaud, que les gens se réfugient dans des grottes pour se
réfugier et éviter la chaleur.
5- (…) Alexandre voyage ensuite en Mésopotamie (dans la région du tigre et de l'Euphrate,
jusqu'à parvenir dans les montagnes du Caucase. La population locale, qu'il rencontre donc
se plaint des « Un ». « Un » est un terme générique pour désigner toutes les populations
d’Asie centrale, une population barbare)
6- (…) Alexandre exauce leur vœux de construire une muraille de zinc et d'airain pour
contenir les « Un ». Et dans le cadre du texte syriaque, l'aide des artisans égyptiens se
révèlent ici précieuse
Analogie avec le Coran :
1- Le Coran reprend la première partie de la légende d'Alexandre le Grand, sous les textes,
selon les versets [Coran 18 :83-84]
2- Néanmoins dans la deuxième partie, nous avons une différence avec le texte coranique :
Le début c'est par le bateau, alors que dans le récit coranique, tous les déplacements Dhû-lQarnayn passe par les cordes célestes
3- La troisième partie est reprise par le Coran qui explique Dhû-l-Qarnayn ne punit que ceux
qui ont fait du mal : Ce sont donc des condamnés à mort qui avaient fait du mal, qui sont
punis. Les ordres faciles sont les ordres qui tuent dans des fétides. On comprend par ici, le
début du texte coranique.
4- Dans la quatrième partie, on a gros modo l'équivalent des deuxièmes et troisième
section, des versets [Coran 18 :85-91].
5- Dans la cinquième partie, le texte coranique reprend cette partie de la légende pour
signaler, que « ce peuplade ne comprend aucune langue »
6- La dernière partie du texte syriaque souligne la construction d'une muraille par Alexandre
dans un passage étroit entre deux montagnes pour protéger les peuplades terrorisés par
Gog et Magog.
CONCLUSION :
Le rédacteur de ce péricope du Coran, s'inspire directement de la légende d'Alexandre Le
grand. Le contexte n'est pas une tradition orale. Si on analyse le texte syriaque, on s'en rend
compte, l'auteur de la légende à un objectif théologique et politique bien précis, qui rattache
directement le texte original à la typologie Alexandre / Héraclius et puis en même temps du
point de vue théologique, on met en scène Dieu qui parle à la même personne à la suite du
Coran et on d'Alexandre Le grand, l'élu de Dieu, le prophète choisit par Dieu. Donc, tous les
éléments sont réunis pour qu'on voit dans la légende Le grand, la source du péricope
coranique.

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L'auteur de la 18ème sourate du Coran apporte, cependant, une différence importante dans
sa reprise du texte syriaque, car le texte coranique désigne une prophétie émise à Dhû-lQarnayn par la bouche de Dieu, alors que dans la légende d'Alexandre Le grand, la prophétie
est prononcée par Alexandre Le Grand lui-même. Ce faisant, le Coran fait de Dhû-l-Qarnayn,
un prophète ? Il lui parle pour qu'il fasse quelque chose et pas pour qu'il le répète aux gens !
Celui à qui Dieu parle n'est pas un prophète ?
Par ailleurs, l'islam prétend que des personnes ont rapporté à Mahomet, qu'ils sont allés voir
ce mur (selon un hadith sahih), ce qui démontrerait, qu'il existait encore au 7ème siècle,
l'époque de Mohammed ... (La preuve encore en [Coran 21 :96] ). Plus de mille ans
d'existence sans qu'aucun historien n'en parle.

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