Mémoire Fragments Mathilde Vieille Grisard .pdf



Nom original: Mémoire Fragments Mathilde Vieille Grisard .pdf

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par Adobe InDesign CS6 (Macintosh) / Adobe PDF Library 10.0.1, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 28/07/2015 à 12:15, depuis l'adresse IP 90.8.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 323 fois.
Taille du document: 20.2 Mo (26 pages).
Confidentialité: fichier public




Télécharger le fichier (PDF)










Aperçu du document


fragments.

2 | Mathilde Vieille - Grisard

« Un évènement qui s est mal déroulé,
une douleur qui ne passe pas, revenir dessus dans un premier temps
en décrivant autant de fois qu’il est nécessaire ce qui s’est mal passé
et tenter de trouver ainsi, par ce biais, une forme exutoire,
de remède, par le jeu conjugué de la mémoire et de l’oubli.
Dans un deuxième temps, convoquer le souvenir d’autres douleurs,
plus anciennes, mais, qui, elles, se sont depuis estompées. »

Sophie Calle, « Douleur exquise »

3 | Mathilde Vieille - Grisard

Planche Recherche

temps
mélancolie

vide
imcompréhension
délaissement

abandon
vécu
4 | Mathilde Vieille - Grisard

denuement

5 | Mathilde Vieille - Grisard

6 | Mathilde Vieille - Grisard

Planche Explicative
Le délaissement, l’absence, l’abandon, l’ignorance sont les mots qui
résument la relation entre ce père et moi.
Cet homme qui m’est inconnu, est un vide,
une imcompréhension dans ma vie.
Ma démarche photographique est un tentative cathartique face
à cette situation si trouble.
Mon travail se compose en trois parties,
ma première série photographique, à été réalisée
dans un établissement abandonné, ce lieu à connu
différents statuts, il a été un orphelinat, puis une prison
pendant la guerre, mais également un hopital psychatrique
et enfin un mouroir.
Il a été définitivement abandonné fin des années 1990.
Ce lieu abandonné à plusieurs reprises, est symboliquement
une représentation de l’état et la situation vécue.
Cette batisse d’extérieure stable et solide est en réalité vide
à l’intérieur, juste habitée par des fragments d’une vie passée.
Cette série témoigne de l’absence et des différents résidus
d’histoire accumulées au fil du temps.
Ce lieu aux multiples histoires à connu des périodes d’absence pour
finalement être abandonné définitivement.
Ma démarche photographique est une tentative
de compréhension face à ce délaissement.
Ces photographies laissent transparaître une absence
mais également le vécu et les différents fragments qui montre
la trace de l’homme dans ce lieu désormais vide.
Ma seconde série photographique, témoigne du vécu
des chacuns aux travers de leurs mains. Nos mains portent
notre identité, permmettent de saisir le monde,
et illustrent un sens :
le toucher.

7 | Mathilde Vieille - Grisard

Ces clichés sont donc des portraits, des témoignages
anonymes de vie ; les mains comme trace du vécu de chacun, elles
montrent avec authenticité l’essence humaine.
Cette série réalisée en studio, est un inventaire de vie comme un
devoir de mémoire, garder une trace de ses vies aux travers des
portraits de leurs mains. J’ai fait le choix de prendre des sujets qui
étaient dans une période de construction entre 15 et 25 ans, leurs
mains sont encore jeunes mais déjà marquées
par leur vécu. Je tente donc de témoigner d’une période
éphémère et de prendre un cliché pendant cette phase de
construction permettant de garder une trace de ce vécu.
La dernière partie de mon travail est une POM « Une Petite Œuvre
multimédia (acronyme POM ou POEM) est un montage
qui associe photographie, création sonore et parfois du dessin. Ce
média linéaire est réalisé d’après des images fixes,
sa réalisation sonore est très poussée. Souvent articulé selon
le choix d’un angle et d’une écriture spécifique, le point de vue de
ses auteurs sert de fil conducteur. Une POM peut aussi
développer une problématique ou apporter un éclairage
complémentaire à une information d’actualité.
Ce format court peut appartenir au genre de la fiction,
du documentaire ou du reportage.
La POM présentée sera donc sur l’absence au quotidien
une série de photographies hétérogènes sur des fragments
de vie témoignant de l’absence et de l’abandon.
Ces photographies sont accompagnées de sons, rythmé par une
interview d’une jeune femme qui tente de mettre des mots sur son
ressenti face au délaissement.
Ces travaux sont donc une tentative de réponse devant les conflits
intérieurs et les questions que l’on se pose dans notre période de
construction. Comprendre peut permettre d’avancer et de faire
table de raz du passé pour se reconstruire.

Planche référence
Mathieu Pernot
Le photographe Mathieu Pernot et l’historien
Philippe Artières ont travaillé trois ans à l’hôpital
psychiatrique de Picauville.
Ce lieu de mémoire résume toute l’évolution
de la psychiatrie depuis le XIXe siècle, mais il recèle
surtout des archives visuelles exceptionnelles.
Frappés par la force de ces images, Mathieu Pernot
et Philipppe Artières décident d’en faire la matière
même de leur travail.
En écho, le premier réalise quelques photographies
tandis que le second raconte cette expérience à
travers le montage d’archives écrites.
L’asile des photographies est à la fois une série
d’images oubliées et une mémoire rendue
aux anonymes qui furent les auteurs et les sujets.

Gabriele Basilico
Gabriele Basilico photographie Milan
“sans mouvement quotidien, sans voitures, sans
personne, sans bruits” ; il voit “les images naître
de l’abstraction, de l’isolement, de l’absence”.
Dés lors, la présence humaine disparaît de ses
photographies.
Avec cette recherche sur l’identité de Milan symbole
même du travail, de l’usine.
“Milan portraits d’usines” est un travail
profondement social : dans ses premières photos
de lieux isolés et pleins de lumière, il y a encore
la trace des hommes qui ont vécu dans ces usines.
Ces usines sont, en fait, des monuments
dans le sens plus classique du terme : quand l’âme
des lieux se substitue aux hommes,
comme un devoir de mémoire.
8 | Mathilde Vieille - Grisard

Diana Markosian,
« Inventer mon père »

«Dans ma vie, mon père n’était rien de plus
qu’un vide.
J’ai quelques souvenirs d’enfance avec lui.
Dans l’un, nous dansons ensemble dans notre
minuscule appartement. Dans un autre, il s’en
va. Mon père allait disparaître pendant des
mois. Puis, de façon innatendue, il revenait à
la maison. Mais ces vides ont rendu difficile
l’acceptation mais surtout l’oubli. Je me demandais souvent ce que c’était que d’avoir un
père, je le fais encore.»
Série photographique sur l’abandon, l’absence,
le passé, la disparition et l’imcompréhension.

John Coplans
John Coplans laisse sa morphologie parler,
divulguer l’ «autre» à sa place. Ses mains
et ses bras se substituent aux mouvements
de ses lèvres, poings serrés, coudes arqués,
pour énoncer l’histoire d’un corps commun
à tous, où la peau devient parchemin
et ses gestes les paroles d’une vie.
Nos mains sont porteuses de notre identité,
elle témoigne de notre vécu et de notre
individualité. Elles représentent ce que nous
sommes malgré nous et sont une trace
d’authenticité. Cette série nous montre
avec sincérité l’essence de la personne.
Ces photos témoignent du temps qui passe et
des traces irréversibles laissées sur le corps.
9 | Mathilde Vieille - Grisard

10 | Mathilde Vieille - Grisard

« De beaux fragments d’histoires en dérive,
dans le ciel pleins d’erreurs.
Renverse, deverse, les eaux du large
laveront ce passé. »

Saint-john Perse, « Exil »

11 | Mathilde Vieille - Grisard

12 | Mathilde Vieille - Grisard

13 | Mathilde Vieille - Grisard

14 | Mathilde Vieille - Grisard

15 | Mathilde Vieille - Grisard

16 | Mathilde Vieille - Grisard

17 | Mathilde Vieille - Grisard

18 | Mathilde Vieille - Grisard

« Ça n’est pas ta faute, c’est ton héritage
et se sera pire encore, quand tu auras mon âge
ça n’est pas ta faute, c’est ta chair ton sang
il va falloir faire avec ou, plutôt sans.»

Benjamin Biolay, « Ton Héritage »

19 | Mathilde Vieille - Grisard

20 | Mathilde Vieille - Grisard

21 | Mathilde Vieille - Grisard

22 | Mathilde Vieille - Grisard

23 | Mathilde Vieille - Grisard

« C’est en vain, Ô hommes,
que vous cherchez dans vous même le remède à vos misères.
Toutes vos lumières ne peuvent arriver qu’à connaître
que ce n’est point dans vous même
que vous trouverez ni la vérité, ni le bien.»

Pascal, « Pensées »

24 | Mathilde Vieille - Grisard

25 | Mathilde Vieille - Grisard



Documents similaires


mathilde vieille grisard memoire fragments
memoire fragments mathilde vieille grisard
presentationlivani
dp couzinet jacques 2014 new version 1 1
magrey janzen
appelresidenceshoot2016


Sur le même sujet..