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Cormeilles 1900. Circuit des belles villas .pdf



Nom original: Cormeilles 1900. Circuit des belles villas.pdf
Titre: Cormeilles 1900
Auteur: HP utilisateur

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Cormeilles 1900
Circuit des belles villas

Une promenade de Jean Pierre DENIS

Cormeilles-en-Parisis est riche d’un patrimoine architectural témoin des mouvements artistiques des
siècles passés.
A la fin du XIXème début XXème siècle grâce à l’arrivée du chemin de fer la ville se développe
fortement. La population passe de 1907 habitants en 1891 à 3240 en 1906. De nombreuses familles
bourgeoises s’installent dans cette campagne devenue si près de Paris. Ils commandent à des
architectes locaux de belles villas imprégnées du gout de l’époque pour l’éclectisme et l’Art
nouveau.

Départ parking de la Mairie
Descendre l’avenue Maurice Berteaux.
A droite le groupe scolaire Maurice Berteaux construit en 1909 et 1913 d’après les plans de
l’architecte communal Henri Defresne (Argenteuil 1877-1961).
Puis l’avenue de la Libération (ancienne rue Adolphe Nourrit, chanteur lyrique français (1802
Montpellier - 1839 Naples).
1 - A gauche face à la clinique la maison de la famille Genlis. Les archives municipales ne
disposant pas de permis de construire avant 1920, il est impossible de connaître l’année de
construction de plusieurs maisons que nous allons rencontrer tout au long de cette promenade. Cette
belle résidence construite autour d’un parc aujourd’hui loti est de la fin du XIXème siècle d’après
une carte postale éditée début 1900.

Prendre à droite la rue Vignon (architecte de l’église de la Madeleine à Paris 1763-1828).
A l’angle la maison blanche est celle de Françoise Tribondeau, ancienne présidente du Cercle
Culturel Plaisir de Connaître. Son grand-père la fit construire en 1895. Derrière ce n’était que
champs et vergers.
Tourner à droite dans la rue Aristide Briand.

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2 - Admirer la très belle villa au n° 26. Construction élégante et soignée, jouant sur la variation de
la couleur des briques. De beaux épis de faîtage accentuent la beauté de la toiture.

Faire demi-tour
Prendre à droite la rue Carnot
3 – au n°50, Le Clos Fleuri, une villa d’Henri Valette architecte S.G. à Paris et Berck. C’est
une élégante construction édifiée sur un terrain de 1800 m2 avec un magnifique parc à la française
de 1200m2 avec en son centre un joli kiosque. Elle possédait quelques dépendances, écurie avec
sellerie, remise.
A remarquer : le beau motif formant loggia sur pan coupé au 1er étage, un délicieux lieu de
repos, d’où la vue s’étendait sur la belle campagne. Les balcons en bois ouvragé avec leurs
gracieuses colonnettes qui supporte en saillie l’auvent du petit comble.
Grace aux tons différents des matériaux employés, le tout, encadré de verdure, forme un ensemble
très gai, d’une jolie harmonie de couleurs

L’Habitation Moderne planche aquarelle n°97

On commence à trouver des maisons signées à partir du milieu du XIXème siècle. Une maison,
tout comme une peinture ou une sculpture, est une œuvre originale. Il semble légitime qu’elle soit
signée et datée.
Détails de la construction et plans : http://www.fichier-pdf.fr/2015/06/28/henri-valette-architecte-cormeilles-en-parisis/

Faire demi-tour et reprendre à droite la rue Aristide Briand.
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4 - Admirer la très belle villa au n° 9 de l’architecte Henri Lecoeur. Il évite la platitude en jouant sur
deux travées. Celle de droite en léger retrait est mise en valeur par la porte surmontée d’une grande
marquise. Celle de gauche par une grande fenêtre en toiture surmontée d’un fronton
particulièrement élégant. Cette demeure a gardé sa cheminée et sa décoration intérieure d’origine
(mosaïque, moulure et boiserie)
Ses réalisations sont nombreuses dans notre communauté de communes à Herblay, La-Frettesur-Seine, Montigny-Lès-Cormeilles-en-Parisis. Il a réalisé de somptueuses résidences à ConflansSainte-Honorine et à Maisons-Laffitte aujourd’hui divisées en appartements. Il est aussi en 1907
l’architecte de l’hôtel Gavarni à Paris 16ème et en 1913 d’un bâtiment industriel à Montreuil en
Seine-Saint-Denis.
De condition modeste son père est cuisinier et sa mère couturière, il nait au domicile familiale
à Paris 9ème en 1867. Diplômé aux Beaux-arts, il exerce dans un cabinet rue d’Amsterdam à Paris
puis à la Frette-sur-Seine et Montigny-Lès-Cormeilles. Il décède en son domicile lieudit le Petit
Oisy dans la Nièvre en 1951.

Prendre à droite le boulevard Clémenceau.
5 – Admirer au n° 21 une belle villa construite à la fin du XIXème siècle. La décoration de la façade
joue avec les tons des briques souligné de briques vernissées vertes. La fenêtre centrale est
surmontée d’un arc à décoration florale en céramique avec en son centre une belle marguerite.

Cormeilles 1900

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Tourner à gauche et prendre la rue Boieldieu. (Compositeur de musique dramatique 1775-1834, il
aurait écrit La Dame blanche à Cormeilles).
6 – Admirer au n° 25 une très belle villa début XXème siècle de style normand. Elle est d’Henri
Lecoeur architecte diplômé à La Frette Montigny (Seine et Oise). Vous remarquerez sur l’arrière les
belles rambardes de style Art nouveau.
C’est un architecte qui devait avoir une certaine notoriété dans la profession car j’ai trouvé
quelques articles et documents dans la presse spécialisée de l’époque :
- Un article accompagné d’un plan dans la revue, Nouvelles annales de la construction de juin 1905.
Ce recueil mensuel publiant les documents les plus récents et les plus intéressants de la construction
française et étrangère a été fondé en 1855 par Oppermann, ingénieur des Ponts et Chaussées et
publié par la Libraire-éditeur Béranger, 15 rue des Saints Pères à Paris 15ème.
- Trois articles accompagnés de plans, de dessins en couleurs, de détails techniques et financiers
dans la revue, L’Architecture usuelle de 1903 à 1907. Elle est publiée sous la direction d’Emile
Rivoalen ancien architecte départemental. L’éditeur et imprimeur est Emile Thezard de Dourdan.
Il utilise les technologies les plus innovatrices de son époque comme le procédé de François
Hennebique sur le béton armé.

Continuer cette rue qui mène place de la gare.
Le quartier de la gare s’est développé avec l’arrivé du chemin de fer et de la construction de la gare
en 1892.
Au n° 6 de l’avenue Foch se dresse un immeuble de rapport construit en 1931 pour le compte de
Mme Camus-Froment. Cet immeuble de style Art déco permet de comprendre l’évolution
architecturale née après la grande guerre en rupture avec le style « belle époque » et Art nouveau.
Devant la gare prendre à gauche la rue Gallieni et à droite passer sous la voie de chemin de fer.

Cormeilles 1900

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7 – A droite vous pouvez admirer au n° 4 de la rue de Saint-Germain une très belle maison de style
Art nouveau construite vers 1903-1905. Le propriétaire M. Théodule Caillat, boulanger à Paris
l’appela «villa Suzanne» prénom de sa fille née en 1899. Marié à Marie-Annette Ricard, il décède à
Villejuif en 1916. En 1917 la villa est vendue. L’immense verger situé derrière le chemin de
Sartrouville sera vendu après la seconde guerre mondiale puis loti. L’ornementation en bois de ses
toitures, très normande, se retrouve assez fréquemment dans la région. Mais l’intérêt principal de
l’édifice, en dehors de son aspect de castel sympathique, réside principalement dans ses
ponctuations de briques émaillées et ses petits motifs décoratifs, d’un assez étrange effet, le tout sur
un fond très neutre de meulière.
Ce sont surtout le grand arc de son porche, la qualité du dessin des huisseries des fenêtres et la
façon très surprenante de la tour latérale liée au corps du bâtiment principal, qui font le charme de
cette villa.

8 – En face se situe « les Ravenelles » construite en 1902 par l’architecte argenteuillais Jacques
Defresne (1848-1936). Elle fut bâtie par Renaud, entreprise de maçonnerie cormeillaise pour M.
Levaire. Cette villa possédait dès l’origine un chauffage à air pulsé par le sol.
Jacques Hippolyte Defresne est issu d'une longue lignée de vignerons argenteuillais.
Après ses premières études à l'Ecole Turgot, il combat pendant la guerre de 1870 où, survivant à la
bataille de Reichshoffen, il continue la lutte dans les rangs de la garde mobile de Seine & Oise.
Ardent patriote marqué par la défaite, il fondera la Société des Mobiles du Canton d'Argenteuil qu'il
présidera sa vie durant, tout comme la 16ème section des vétérans des armées de terre et de mer.
En 1874, lors de son mariage avec Marie-Louise Collas, il porte déjà le titre d'Architecte.
L'absence de trace de son passage dans l'une des écoles
d'architecture existant alors, laisse penser qu'il doit sa
compétence à une formation pratique acquise sur le tas. Le
début de son activité d'homme de l'Art va donc coïncider avec
l'avènement de la IIIème République, époque où le centre
ancien d'Argenteuil se transforme par la mutation des
quartiers limitrophes de la nouvelle gare.
Après 1906, il collabore un temps avec son fils Henri lui
aussi architecte. Il se retire de la vie professionnelle, se
consacre à la vie publique dans le cadre de nombreuses
sociétés locales, et à la vie politique. Il est élu en mai 1912 sur
la liste de son cousin Defresne-Bast, il en reste le maire
adjoint pendant toute la première guerre mondiale. À sa mort,
en 1936, il est unanimement salué comme un homme de
caractère, loyal et franc, travailleur infatigable ayant toujours
placé l'amitié avant l'intérêt.
Source : brochure de l’exposition « Les bâtisseurs » réalisée en octobre
2007 par les archives municipales de la ville d’Argenteuil.

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Faire demi-tour et se diriger vers l’ancienne route nationale.
9 - A angle de la rue de Saint-Germain et du boulevard Joffre se dresse l’une des plus grande et
belle maison de Cormeilles-en-Parisis, la villa « Lambert » construite en 1903.
En 1908, Charles Lambert (1876-1964), Léon Lambert (1877-1952) et Fernand Lambert (18791972) fondent la société "Lambert Frères et Compagnie".

Prendre la rue de Sartrouville.
10 – Au n° 22 la villa Rosette réalisée en 1902 pour M. Nicolas Edouard MAGISSON entrepreneur
en Travaux Publics. Né à Paris le 29 aout 1875, marié à Cormeilles-en-Parisis le 4 décembre 1899
avec Marie Fortier née le 21 octobre 1879 à CeP.
Le premier acte notarial ne fait pas mention de l’architecte.

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A gauche prendre la rue des Estérelles.
11 – Au n° 6 une belle villa début XXème siècle. Coincé entre l’entré du
parking et l’entrepôt du magasin Symply Market elle à malheureusement
perdue de son charme. Effets de matières et de couleur par l'emploi de la
pierre meulière associée, dans la tonalité, à de légères briques claires ou
vernissées.
Les éléments de décor n’étaient pas fabriqués pour chaque demeure. Il
existait des catalogues comme celui d’Edmond Coignet, de pierres
moulurées, de rambades, d’épis de faîtage et de décors en céramique et ce
dans tous les styles.
.
A droite, prendre l’avenue Foch puis à droite la rue Carnot.
12 – Au n° 12, Construites vers 1910, 3 petites maisons de Léo Batton (1867-1929), architecte de la
ville d’Argenteuil jusqu’en 1919 et expert auprès des tribunaux. Il a dessiné une façade en jouant de
la polychromie des matériaux mis en œuvre (pierre meulière, brique, mosaïque, faïencerie et
ferronnerie). Les faïenceries sont de l’entreprise Boulenger de Choisy-le-Roi plus connu pour avoir
fourni les petits carreaux blancs et biseautés du métro parisien. Léo Batton est aussi l’architecte de
la magnifique poste de style Art nouveau édifiée en 1909 à Argenteuil.

Réalisation et photographies Jean Pierre DENIS
Cormeilles-en-Parisis
Novembre 2009

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Plan du circuit

Pour plus d’informations sur les architectes rencontrés lors de cette promenade, consultez mes
études :
Jacques Defresne : http://www.fichier-pdf.fr/2013/12/04/jacques-defresne-architecte-d-argenteuil/
Henri Defresne : http://www.fichier-pdf.fr/2013/11/20/henri-defresne-architecte-argenteuil-val-d-oise/
Henri Lecoeur : http://www.fichier-pdf.fr/2014/05/27/henri-lecoeur-l-architecte-du-parisis-des-annees-1900/
Henri Lecoeur, Vivre en Val d’Oise : http://www.fichier-pdf.fr/2013/12/04/henri-lecoeur-vivre-en-val-d-oise-n-118/
François Hennebique : http://www.fichier-pdf.fr/2013/11/20/francois-hennebique-paris-6/
L’art nouveau dans le Val d’Oise : http://www.fichier-pdf.fr/2013/11/20/l-art-nouveau-dans-le-val-d-oise-95/

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