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LA GAZETTE
de Cléa
N° 1 - Mai 2015

À LA UNE

Le défilé croisière
Dior 2016
RENCONTRE

Valentine Clerc nous présente sa marque
de champagne, Charles Legend

LA MINUTE BLOG
Tour d’horizon sur les bloggeuses du moment

FOCUS SORTIE

Jean-Paul Gaultier débarque au
Grand-Palais

RENCONTRE

p. 8

EXPO

p. 10

Valentine Clerc, directrice associée de Charles
Legend

« Fashion Mix », l’exposition hommage à ces
grands créateurs

À LA UNE / FASHION SESSION

p. 15

Dior à l’honneur au Palais Bulles pour sa Cruise
Collection

ÉVÉNEMENT

p. 22

Jean-Paul Gaultier débarque au Grand-Palais

p. 24
« Britain 2015 », Elsa Vanier expose des joaillers
anglais

BIJOUX NEWS

DÉCOUVERTE

p. 27

La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
nous livre ses secrets
Visite au cœur de la boutique historique Cartier

LA MINUTE BLOG

p. 36

Tour d’horizon sur les bloggeuses à suivre

COUVERTURE
Photo : Kristina Bazan ©, www.kayture.com
RENCONTRE
Conférence du luxe, Directrice associée chez Charles
Legend Champagne, 16 avril 2015 – Campus Beaugrenelle
Photo : internet pour usage privé ©
EXPO
Visite personnelle, Fashion Mix au Musée de l’Histoire de
l’Immigration, 25 janvier 2015 – 293 Avenue Dausmenil,
75012 Paris
Photos : internet pour usage privé ©
À LA UNE
Photos : Vogue ©, Agence Reuters © pour usage privé
ÉVÈNEMENT
Visite personnelle, Jean-Paul Gaultier au Grand Palais, 22
mai 2015 - 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Photos : Vogue ©, internet pour usage privé ©

BIJOUX NEWS
Atelier du luxe, Visite de la Galerie Elsa Vanier, 9 avril
2015 – 7 rue du Pré aux Clercs, 75007 Paris
Photos : internet pour usage privé ©
DÉCOUVERTE
Visite personnelle, Fondation Pierre Bergé – Yves
Saint Laurent, 4 avril 2015 – 3 rue Léonce Reynaud,
75116 Paris
Photos : internet pour usage privé © et photo
personnelle
LA MINUTE BLOG
Photos : Kenza Sadoun-el Glaoui ©
www.larevuedekenza.fr
Victoria © www.laugh-of-artist.com
Kristina Bazan © www.kayture.com
PUBLICITÉS
Internet pour usage privé ©

Le mot de la rédactrice :

4

D

u haut de ses, à peine, 30 ans,
Valentine Clerc est à la tête, avec ses
deux associés, de la marque de
champagne Charles Legend. On a
choisi de la rencontrer afin qu’elle
nous présente un peu sa marque.
Née il y a dix ans de la passion de ses
fondateurs pour le monde des vins &
champagnes, cette maison basée à Buxeuil a la
particularité d’allier tradition et modernité. Avec des
bouteilles ultra-design, un packaging épuré et un choix
de champagne mono-cépage, Charles Legend reste
tout de même ancré sur la tradition champenoise avec
un vignoble choisi, des critères de qualité comme les
bouteilles tournées à la main, un travail remarquable
sur la finesse des bulles et surtout, une « recette » sans
ajout de sulfite. Alors amie et ami amateurs de soirée à
champagne, si vous souhaitez couper les ponts avec
monsieur Doliprane c’est du Charles Legend qu’il
vous faut ! *

VALENTINE
CLERC

Quant aux prix, on peut remarquer qu’ils sont
relativement abordables pour une telle
qualité  puisqu’il faut compter entre 37€ et 45€ pour
une bouteille.
Contrairement aux géants du champagne, la maison
Charles Legend a choisi de prendre des risques et de
tenter d’aborder de nouveaux marchés comme elle l’a
fait dernièrement avec le Brésil et très prochainement
avec le Liban. Avec pour objectif de désacraliser la
consommation de champagne, Charles Legend a avant
tout la volonté de «  séduire le palais très exigeant des
français  » en misant sur la qualité de ses produits
plutôt que sur l’image de marque. C’est d’ailleurs pour
cette raison qu’elle ne souhaite pas appartenir à un
grand groupe financier qui lui enlèverait le côté
humain qu'elle a réussi à bâtir jusqu'ici. n
À découvrir sur www.charleslegend.com

* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

On vous présente…

Ces jeunes business man ont réussi à faire leurs preuves,
dans ce monde où la concurrence est en croissance, en
se différenciant à coups d’audace et de folie. Et ce n’est
pas sans compter sur leur communication ciblée sur
cette nouvelle génération Y avec qui ils ont pour but de
créer une relation en partageant storytelling, anecdotes
et conseils.

« FASHION
MIX »
L’EXPOSITION
HOMMAGE À
CES GRANDS
CRÉATEURS
Par Cléa Bulard-Cartier

SITION EN
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AVEC LE
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COLLAB

C

onçue en collaboration avec le Musée de la

Mode de Paris (NB. Le Palais Galliera), l’exposition
Fashion Mix rend hommage aux créateurs qui ont
réussi à faire briller la mode française à travers les
continents à coups d'audace et de créativité.
On y retrouve le britannique Charles Frederick Worth, fondateur de la haute couture, mais aussi
d’autres stylistes et créateurs étrangers qui ont révolutionné et enrichi la mode tels qu'Elsa
Schiaparelli, Azzedine Alaïa, Cristobal Balenciaga ou encore Raf Simons.
Fashion Mix met en lumière les métiers de l’époque marqués par l’immigration, comme les ateliers
de broderie, les mailleuses ou encore les chausseurs, ainsi que le savoir-faire français souvent
honoré par des créateurs ou directeurs artistiques étrangers par leur attrait pour Paris, sa culture
mais surtout son élégance. Si la ville française est considérée comme la capitale internationale de la
mode, ce n’est pas pour rien ! Le pays des libertés a grandement favorisé le déploiement des idées
des créateurs étrangers et contribue aujourd’hui à cette place n°1 dans le cœur des férus de mode.
Ce n’est pas moins d’une centaine de pièces emblématiques qui ont ici été dépoussiérées pour être
présentées au public et retracer le parcours migratoire de leurs créateurs. Actes de création de
maison de couture, dossiers de naturalisation, extraits et entretiens audiovisuels et autres
documents d’archives privées ou publiques sont exposés en exclusivité pour enrichir cette
exposition.
Exposée depuis le 9 décembre 2014, Fashion Mix quittera les lieux le dimanche 28 juin. Alors
dépêchez-vous et partez à la découverte d'un siècle de mode au travers des plus grands savoirfaire des créateurs étrangers. n
Prolongée jusqu'au 28 juin 2015, au Musée de l’histoire de l’immigration. 

9

E DIOR CRU
ISE DIOR C
IOR CRUISE
DIOR CRUIS
E DIOR C
IOR CRUISE
DIOR CRUIS
E DIOR C
OR CRUISE
DIOR CRUIS
E DIOR C
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DIOR CRUIS
E DIOR CR
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DIOR CRUIS
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DIOR CRUIS
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R CRUISE D
IOR CRUISE
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DIOR CRU
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CRUISE DIO
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IOR CRU
CRUISE DIO
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CRUISE DIO
R CRU

DIOR À
L’HONNEUR AU
PALAIS BULLES
POUR SA CRUISE
COLLECTION 2016
Par Cléa Bulard-Cartier

C

’était lundi 11 mai, au Palais Bulles

à Cannes : Raf Simons dévoilait (après
Karl Lagerfeld pour Chanel et Nicolas
Ghesquière pour Louis Vuitton) sa
collection « croisière » 2016 dans ce lieu
d’exception, à seulement deux jours du
coup d’envoi du Festival de Cannes.
Ce n’est pas une surprise si l’événement s’est
déroulé loin de la capitale et dans ce lieu
insolite (qui colle d’ailleurs parfaitement bien avec
le côté futuriste de la collection) puisque Raf
Simons (N.B.  : le directeur artistique des
collections femme de la maison Dior) est un
habitué des voyages. Comme toujours, il
frappe fort en investissant cette année le Palais
Bulles attribué à Pierre Cardin, premier
tailleur de la maison Dior. Après Monaco en
2013 et Brooklyn en 2014, cette immense villa
méditerranéenne a su accueillir à merveille la
soixantaine de pièces hautes en couleur
dessinées par le directeur artistique.
Si la collection présentait des vêtements aux
allures fraîches et légères, c’est également les
formes audacieuses et graphiques, entre
lignes courbes, motifs tartan et transparences
suggérées, qui dominaient. Raf Simons n’a pas
délaissé son trait de modernité puisque ce
sont des tailleurs Bar revisités, des pantalons
larges et fluides, des jupes courtes ainsi que
des blouses et robes coupées allure sixties que
le parterre d’invités voyait défiler.

14

« PAR BIEN DES POINTS, CETTE
VISION ARCHITECTURALE NE SE
RAPPROCHE D’AUCUNE AUTRE.
ELLE EST PLUS HUMAINE QUE
RATIONNELLE, ELLE
REPRÉSENTE L’INDIVIDUALITÉ
ET LA LÉGÈRETÉ. C’EST UN
ENDROIT QUI ME FASCINE
DEPUIS DE NOMBREUSES ANNÉES
ET JE SUIS VRAIMENT RAVI DE
POUVOIR Y PRÉSENTER CETTE
COLLECTION. » 
Raf Simons

Les jeux de lumières, superpositions, couleurs
et textures reflétaient parfaitement le style
French Riviera avec tout de même quelques
pièces incorrigiblement noires. Appuyé par la
technique des traditions, c'est de
l'environnement azuréen que Raf Simons s'est
inspiré pour sa Cruise Collection 2016. 
Et il ne manquait pas de people puisque
Marion Cotillard, ambassadrice de la maison
de couture, Ilona Smet, Zoë Kravitz, Cressida
Bonas, Dakota Fanning ou encore Pierre Cardin
étaient de la partie dans des looks, bien
évidemment, griffés Dior. n

Silhouette n°3 du défilé
Veste à carreaux en coton
orange, prune et noir sur
short en taffetas de soie
noire et blanche

À gauche : Silhouette n°5
du défilé
Haut en maille tweed
gomme bleu encre sur
jupe en lurex désert
ambre et prune
À droite : Silhouette n°51
du défilé
Combi-short en soie
écrue sur jupe en maille
filet noire

Silhouette n°24 du défilé
Haut en résille noire sur
jupe imprimée en coton
bleu ciel et noir

JEAN-PAUL
GAULTIER
DÉBARQUE AU
GRAND PALAIS
Par Cléa Bulard-Cartier

A

près Montréal, Dallas, San Francisco,

Madrid, Rotterdam, Stockholm, New York,
Londres et Melbourne, l’exposition Jean-Paul
Gaultier s’installe dans la capitale française et
s’apprête à faire fureur avec déjà plus d’un
million et demi de visiteurs dans les quatre
coins de la planète.
 

Spécialement imaginée pour Paris,
l’exposition s’est enrichie pour célébrer la
longue et riche carrière de Jean-Paul
Gaultier. Elle présente les plus grands
secrets du créateurs avec des pièces
inédites, plus de 170 ensembles
accessoirisés essentiellement de haute
couture, des costumes de scène, des
croquis mais également de nombreux
objets et documents d’archives inédits
ainsi que des extraits de films, concerts,
défilés, vidéoclips, émissions télévisées et
spectacles de danse qui illustrent les
collaborations artistiques les plus
emblématiques de l’homme à la
marinière. Sans oublier des coiffures
uniques inventées spécialement pour
l’occasion par Odile Gilbert, star de la
coiffure.
Par ailleurs, l’exposition met en avant la
photographie de mode avec la
présentation, souvent inédite, de tirages
de photographes et d’artistes
contemporains renommés comme Andy
Warhol, Peter Lindbergh ou encore Mario
Testino.
 
Afin d’inaugurer la nouvelle aventure du
créateur français, égéries iconiques,
fashionistas, amis proches et professionnels
de la mode étaient réunis ce lundi 30
mars, à la veille de l’ouverture au grand
public, autour d’un cocktail pour une
soirée placée sous le signe des paillettes et
animée par un showcase de Christine and
the Queens. n
 
À découvrir au Grand Palais, du 1er avril au 3
août 2015
(pensez à réserver vos places via le site
www.grandpalais.fr)

« BRITAIN 2015 »
QUAND LES
JOAILLERS
ANGLAIS
S’INVITENT DANS
LA CAPITALE
Par Cléa Bulard-Cartier

22

Pour sa nouvelle exposition intitulée «  Britain
2015  », Elsa Vanier a sélectionné neuf jeunes
créateurs joaillers anglais pour leur donner une
chance de se faire connaître dans l’hexagone. 
Avec un univers différent, chaque artiste sait
nous faire voyager aux quatre coins de la
planète.
Bague précieuse, tour de cou en titane, broche
allurée… Tour d’horizon sur ces objets de
raffinement qui chamboulent la joaillerie à
coups de modernité et de matériaux
surprenants.

JONATHAN BOYD

Explorant relations entre l’écriture, le
corps et l’objet, Jonathan Boyd allie
savoir-faire traditionnels des orfèvres et
nouvelles technologies numériques.
On aime  : les bagues «  ouvrables  » avec
message de 30 lettres personnalisable à
l’intérieur.

KAYO SAITO
JO HAYES-WARD

Ses bijoux sont époustouflants  !
Composées d’un maillage d’éléments de
construction, les créations de Jo jouent
avec le vide et le plein. Les formes
simples aboutissent à des structures
complexes qui font désormais le style à
la fois classique et contemporain de cette
jeune joaillère. 
On aime  : ses bagues à l'allure tridimensionnelle exagérée.

SARAH HERRIOT

Les bijoux de Sarah se reconnaissent à leur
simplicité associée à la force d’un design abouti
ainsi qu’à des formes audacieuses. Elle prend
davantage plaisir à créer en liant orfèvrerie
traditionnelle et solutions technologiques. 
On aime : ses créations en trois dimensions.

RIE TANIGUCHI

Évoquant principalement le monde végétal
et les formes organiques, les bijoux de Kayo
offrent élégance, délicatesse et raffinement.
On aime : le tour du cou en pétales, si raffiné.

JOSEPH KOPPMANN

Ce joaillier s’intéresse principalement à la
forme carrée de ses créations évoquant
l’architecture contemporaine. Pour lui, « les
gemmes serties dans ce feuillage de métaux
révèlent des interactions intéressantes entre
lumière, structure et taille ». 
On aime  : ses bagues à l’allure très brute
mais pourtant si raffinées sur lesquelles il
applique des plaques d’or.

JACQUELINE CULLEN

Passionnée par la beauté et le toucher
sensuel du jais, elle a fait de ce minéral
fossile noir sa matière première. 
On aime  : l’originalité d’un bijou noir
associé à l’or et aux brillants

Très attachée à la cause des espèces animales en
danger ou délaissées, cette joaillère propose diverses
pièces représentant, la plupart du temps, un animal en
voie de disparition. 
ORNELLA IANNUZZI
On aime  : son univers onirique avec des
Un brin étranges mais pourtant
créations toutes mignonnes et cette broche
si beaux, les bijoux d’Ornella « Rhinocéros » 
rappellent tout de suite le
monde organique. Ses pièces
uniques mettent habilement les
gemmes en valeur dans leur
HEATHER WOOF
forme parfois la plus brute,
Passionnée des
« comme remises dans leur élément
métaux, Heather
naturel ». 
Woof a l’habitude de
On aime  : ses pièces tout droit
travailler le titane ou
sorties du monde marin
l’acier. Elle découpe et
rappelant les branches de
forme ces matériaux à
corail.
la main pour donner
On aime  : ses créations très
l’illusion d’un
originales et la couleur unique
mouvement ou d’une
du titane qui donne une
fluidité sans pour
touche de gaité dans un total
autant passer par la
black look. n
23
fonte. 

IMMERSION DANS
LA FONDATION
YVES SAINT
LAURENT
Par Cléa Bulard-Cartier

Étendue sur 2 000m2, la fondation Pierre Bergé - Yves Saint
Laurent ouvre ses portes au public en 2004 à l’initiative de ses
fondateurs et après d’importants travaux de réhabilitation.
Bien plus que ses créations, elle retrace les inspirations,
l’histoire et les secrets de l’un des plus grands créateurs de
mode du XXème siècle tout en insistant sur sa frivolité pour
l’art. Focus sur cette fondation aux multiples secrets

Aboutissement de quarante années de création,
la fondation a été mise en place dans le but de
conserver l’œuvre ainsi que le patrimoine
d’Yves Saint Laurent et afin de répondre à trois
missions. 
- La conservation  : avec plus de 5 000
vêtements, 15 000 accessoires et 35 000 croquis
originaux, le bâtiment de style second Empire
abrite tous les plus grands trésors du créateur. 
- L’organisation  avec des expositions
temporaires comme celle du moment dédiée à
la collection de 1971, surnommée la
collection du « scandale » 
- La privatisation avec la possibilité
d’organiser des événements privés et de
privatiser certaines pièces de ce lieu mythique
comme les salons où les clientes haute couture
venaient découvrir, contempler, essayer et
commander les pièces du créateur.
Toutes ces missions sont notamment dans le
but de soutenir la création contemporaine. 
Inaugurée au 30 bis rue Spontini en 1962, la
maison de haute couture d’Yves Saint Laurent
restera pendant douze ans son lieu de création.
En 1974, le créateur et son compagnon de route,
Pierre Bergé, décident de partir au 5 de
l’avenue Marceau.  Yves y poursuit son
affirmation et c’est également là qu’il réinvente
le vestiaire féminin à l’aube des années 70.
Amoureux de la femme, Yves Saint Laurent lui
apporte assurance, audace et émancipation
grâce à des vêtements aux pouvoirs féminisant
et aux codes pourtant très masculins. Trop
souvent considéré comme le précurseur du
pantalon féminin, Yves Saint Laurent n’est pas
à son origine puisque c’est Coco Chanel qui
l’invente et qui le porte pour la première fois
dans les années 20.
Yves créé selon des concepts artistiques qui lui
sont propres. Ainsi, il voit très vite un réel
engouement à réinterpréter les vêtements du
vestiaire masculin pour les dédier aux femmes.

ANECDOTE 

Lors d’un dîner au restaurant, Nan Campner femme « la plus chic du monde » d’après Yves,
propriétaire de plus de 370 créations haute
couture griffées YSL – porte un pantalon mais
elle est alors refusée à l’entrée de l’établissement
pour sa tenue jugée trop masculine. Un brin
provocatrice, Nan retire alors son pantalon et
entre au restaurant. Elle passera son repas avec
une simple chemise en guise de tunique… A
savoir que jusqu’en 2012, une femme en
pantalon était considérée comme hors la loi !

Trench-coat, caban, smocking, saharienne, jumpsuit
ou encore premières transparences sont tant de
créations que l’on doit au couturier. En pleine
période de l’émancipation de la femme, Yves
accompagne cette dernière et invente pour elle
des vêtements pratiques avec lesquelles elle peut
travailler et voyager tout en restant féminine et
moderne. A partir de 1960, il souhaite donner
l’opportunité à un plus grand nombre de femmes
de porter des vêtements à sa griffe et débute
l’activité prêt-à-porter avec l’ouverture de sa
boutique Saint Laurent rive gauche en 1966 à
Paris. Il ouvre alors la voie à la mode de nos jours
en créant la mode à portée de toutes. Il dira
même, à l’insu de celle-ci, que seul le style est
éternel. n
Collection Scandale 1971 jusqu’au 19 juillet –
Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, 5
avenue Marceau, 75116 Paris

VISITE AU CŒUR
DE LA BOUTIQUE
HISTORIQUE DE
LA MAISON
CARTIER
Par Cléa Bulard-Cartier

C'est à deux pas de la Place Vendôme, au numéro
13 de la rue de la Paix, que s'est implantée la
maison Cartier en 1899. La boutique, encore
présente aujourd'hui mais ayant subi quelques
travaux de rénovation et d'agrandissement, est
considérée comme le point de vente historique, où
se mêlent rêve et histoire. Cet espace unique
accueille chaque année plusieurs millions de
clients venus du monde entier.  Entre mythes et
légendes, je vous fais découvrir les secrets de ce
lieu d'exception.

C'est en novembre 1899 que Alfred Cartier, le
père de Louis Cartier [N.B. c'est Louis Cartier qui
a rendu la griffe  célèbre], s'installe ici. Et ce n'est
pas par hasard  puisqu'à  l'époque, la rue de la
Paix est considérée comme l'une des avenues les
plus luxueuses du monde, loin devant nos
actuels Champs-Élysées, avec une notoriété
d'élégance et de raffinement par delà les
frontières. Elle doit sa renommée à la place
centrale  qu'elle occupe dans  la capitale mais
également au Ritz, qui ouvre ses portes une
année auparavant en 1898. Avec la présence sur
la même rue de Guerlain et Mellerio, plus
ancienne maison de joaillerie française encore
indépendante, Cartier ne pouvait rêver
mieux. Mais c'est surtout la présence, en face, de
la boutique de Charles Frédérick Worth, père
fondateur du concept de maison spéciale de
nouveautés confectionnées devenu la hautecouture, qui va entrer dans l'histoire de la
maison de joaillerie. En effet, seulement
quelques années après l'ouverture, on assistera à
un mariage entre les familles Cartier et Worth.
Évènement qui entrainera la formation d'une
première union entre le monde de la mode et
celui de la joaillerie. 
UNE BOUTIQUE HISTORIQUE
A l'origine, la boutique était constituée d'une suite de
salles, encore présentes aujourd'hui à l'avant. Mais,
victime de son succès, elle s'est agrandie au fur et à
mesure afin d'accueillir ses clients dans les meilleurs
conditions. Lorsque l'on pénètre dans le point de
vente, on atterri directement dans la Salle des Reines.
En guise de hall d'entrée, elle est décorée de deux
petits fauteuils où peuvent patienter les clients tout en
admirant les portraits de trois des reines clientes telles
que la Reine des Belges, Elisabeth, Marie de Roumanie
ou encore Marie Bonaparte. Cette pièce doit son nom à
la qualité de Cartier en tant que créateur de bijoux
pour les familles royales. La maison, qui a obtenu 16
brevets de familles royales que l'on peut d'ailleurs
retrouver encadrés un peu partout, était considérée
comme joaillière des Rois. Ici se joue une histoire de
reconnaissance mais également d'économie puisque
lorsque qu'une personne issue de famille royale passait
une commande chez le joailler, ce n'était pas seulement
pour elle mais bel et bien pour toute la famille. Les
commandes royales représentaient donc une grosse
partie du chiffre de la griffe.
Immédiatement sur la droite de la précédente salle, on
retrouve le Salon des Fiançailles. Avec une quantité
surprenante de bijoux, de diamants et de perles dans
un même espace, cette pièce digne de faire rêver tous
les amoureux de la joaillerie, est LE lieu d'exception de
la maison.

29

A noter qu'à l'époque de l'ouverture de la
boutique, les ventes de perles étaient majoritaires
et représentaient jusqu'à 60% du chiffre d'affaires,
pourcentage qui a nettement baissé par la suite,
notamment avec le phénomène de mode du
diamant.
Dans chacune des pièces de la boutique, on
retrouve au mur un motif floral en bas relief que
Louis Cartier avait lui même nommé
«  guirlande  », de part sa forme. Son motif très
Louis XVI rappelle l'admiration qu'avait le joailler
pour le roi. Au sein de la maison, on parle
maintenant du « style guirlande ». 
Toujours sur l’avant de la boutique, on retrouve le
Salon Jean Cocteau. Ce romancier du 19ème siècle
aura un rôle très important dans l’histoire de la
maison de luxe. Lorsque Jean Cocteau est élu à
l’Académie, il dessine lui-même son épée mais
demande à Cartier de lui créer. On assiste donc à
une véritable union entre l’art et la joaillerie avec
une pièce riche en significations. Cocteau est
également au cœur de l’histoire de la bague
Trinity. Etant l’un des premiers à la porter en
public, il réalise, sans le vouloir, une véritable
promotion pour le bijou. Et même encore
aujourd’hui, certains clients demandent à voir la
«  bague dessinée par Jean Cocteau  » alors que ce
dernier n’a fait que la porter.

Le Salon Louis Cartier est l’un des plus
importants, celui dans lequel on reçoit
aujourd’hui les clients les plus prestigieux. On
est certain que c’était dans cette pièce que Louis
Cartier passait ses journées à l’ouverture de la
boutique. Cet espace très important se
caractérise par sa beauté avec une cheminée et
deux bibliothèques d’origine mais également
pour son ambiance confinée qui fait de cette
salle un lieu où l’on se sent bien. L’intimité de
cette pièce permet la présentation des pièces de
haute-joaillerie pour les plus grands clients.
Posée sur la cheminés et surplombée par le
portrait de Louis Cartier, la pendule à gravité
est un objet culte de la pièce. Datant de 1910,
elle fonctionne toujours grâce à un système de
remontage manuel : le cylindre central en pente
descend peu à peu au fil des heures et des jours
jusqu’à la fin de la semaine, où la pendule est
alors remontée.
Mais la pièce centrale de la boutique reste
l'Atrium, une extension qui n'apparaît que
quelques années après l'ouverture. Avec un toit
en verre, un escalier central et de multiples
comptoirs, on y retrouve l’ensemble des
collections de joaillerie et d’horlogerie de la
maison. Au centre, un imposant escalier a été
installé lors de la dernière restauration de la
boutique, en 2007. Il donne à ce lieu
d’exception un effet de masse et de puissance
mais permet surtout aux clients de se rendre à
l’étage où se trouvent le service après-vente et
le très prestigieux salon Jeanne Toussaint.

JEANNE TOUSSAINT, LA PANTHÈRE C’EST
ELLE
Le Salon Jeanne Toussaint porte le nom d’un
personnage emblématique de la maison puisque
c’est cette femme qui développe la haute-joaillerie
dès 1933 et fait de la panthère l’un des icônes
indémodable et indomptable de Cartier. Femme à
l’élégance féline avec un très fort caractère, on
l’appelait elle aussi la «  panthère  ». À la fois
gracieuse et puissante, la panthère de Cartier
apparaît pour la première fois en 1914 de façon très
discrète sur une montre bracelet pavée de diamants
et tachetée de pierres noires, motifs qui rappelaient
le pelage de l’animal.
La Panthère Cartier est née mais il faut attendre
1924 pour la retrouver dans son ensemble sur un
vanity case. C’est seulement en 1949 que le fauve
apparaît sur des pièces de joaillerie avec
notamment la création de la première broche en
trois dimensions commandée par la duchesse de
Windsor. On y retrouve le fauve bondissant en
platine pavé diamants sur un cabochon de saphir
de plus de 152 carats [Louis Cartier étant considéré
comme le précurseur du platine, nombreuses sont les
créations de la maison à être fabriquées avec ce métal
précieux et prestigieux]. En découvrant cette pièce, la
presse parlera même de «  bombe atomique dans la
joaillerie  ».  Cartier est la première marque de
joaillerie à affirmer la place de la femme dans la
société à travers la panthère qui devient l’objet de
tous les désirs. 
LES ÉVÈNEMENTS CARTIER : ENTRE
EXCELLENCE ET TRADITION
Aujourd’hui, Cartier organise des évènements pour ses
clients les plus fidèles. C’est notamment à l’occasion de
la soirée d’inauguration de la biennale de Paris que la
boutique historique de la rue de la Paix s’offre une
transformation pour faire de ce lieu un espace
chaleureux, de partage et d’échange. Mais elle se
transforme surtout en un lieu d’exception puisque
toutes les pièces de joaillerie [hormis les collections
emblématiques de la maison, Love et Trinity] sont
remplacées par des pièces de haute joaillerie. Cet
espace, sublimé par les pièces prestigieuses exposées et
l’ambiance chaleureuse qui y règne, accueille tous les
deux ans les clients Cartier du monde entier. Mais la
maison organise aussi d’autres événements plus privés
tels que les cocktails annuels de Noël ou encore les
anniversaires de certains clients importants.
Dans les étages du 13 rue de la Paix, avec les archives,
on trouve également les ateliers où sont fabriquées
chacune des pièces de haute-joaillerie présentes dans
la boutique. Ces lieux, où des dizaines de petites mains
font de leur passion un métier, sont considérés comme
secrets mais ancre la maison dans l’artisanat et la
tradition. n

31

E

lles sont fraîches, rayonnantes et même inspirantes. Bref, on les envie ! De plus en

plus nombreuses sur la toile, les bloggeuses mode ont toutes leurs petits secrets à nous
révéler. Tour d’horizon sur les françaises du moment à suivre absolument.
Par Cléa Bulard-Cartier

HABILLÉE COMME KENZA DE

On vous a réservé une petite séance de
shopping avec la belle Kenza.

JIMMY FAIRLY – 149€
ZARA – 12,90€

MISS GUIDED – 56€

ERAM – 49€
CLOSED – 239€

KRISTINA DE
Alors, ça vous plait ?
À découvrir sur www.larevuedekenza.fr

VICTORIA DE

Victoria est originaire de
Troyes. Elle s’intéresse au
blogging dès la fin de ses
études. Ce qu’elle aime avant
tout partager, ce sont ses looks.
Et nous, on aime !
À découvrir sur
www.laugh-of-artist.com

Cette jeune genevoise a
créé son blog en 2011,
loin de se douter du
succès qu’il allait avoir.
Depuis, elle enchaîne
défilés, présentations et
shooting. Entre
récupération de jet-lag et
événement mondain, elle
nous publie chaque
semaine ses aventures.
Son dernier projet en date : une collaboration avec
Cartier pour la dernière collection Amulette.
À découvrir sur www.kayture.com n


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