Dans le vif, Alban de Tournadre .pdf



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'' Comment parler de ces « choses communes », comment les traquer plutôt, comment les débusquer, comment
leur donner un sens, une langue : qu'elles parlent enfin de ce qui est, de ce que nous sommes. ''
Georges Perec, L'Infra­ordinaire

Contact
Alban de Tournadre
06 74 92 10 63
albandetournadre@yahoo.fr

Un projet et un processus
Le projet Dans le vif invite le spectateur à une perception attentive du monde. Par une réorganisation du réel, il a
pour ambition de rendre visible la beauté de scènes ordinaires. Il s'agit de composer un spectacle in situ où des
personnes participantes tiennent leur propre rôle, guidées par une partition qui joue de l'ambiguïté entre
présentation et représentation.
C'est l'environnement de ces personnes, leurs gestes, leurs activités, qui constituent la matière première du
spectacle. Des scènes « naturelles », quotidiennes, sont choisies et données à voir. Elles sont déplacées,
amplifiées, décalées, pour répondre aux nécessités dramaturgiques de la représentation. Cette composition intègre
mon travail de performeur et de plasticien, je peux être physiquement en jeu dans la pièce.
Les participants peuvent aussi bien être des salariés d'une entreprise, des femmes ou des hommes, des adhérents
d'une association, des adolescents… Le choix du contexte de travail tient compte des nécessités artistiques, des
spécificités du territoire et des envies du producteur. Une complicité avec ce dernier permet d'intégrer de manière
fine le travail à la vie du territoire. L'importance donnée à un processus d' écriture contextuelle nécessite une réelle
rencontre avec les participants et une présence dans la durée.
La manière dont le contexte est choisi puis recomposé pour être proposé au public est le fruit de mon regard sur le
réel. Ce projet s'appuie sur la conviction que l'humain tend déjà vers son émancipation quand il décale son regard.
Dans le vif questionne et valorise les gens qui s'y engagent. Il offre une nouvelle relation au quotidien et permet
une culture plus proche.
Combattre l'ennui par le poème.
Les spectateurs sont invités sur un site précis. C'est un atelier, un site industriel, une cuisine privée ou collective, un
jardin de particulier, un terrain de pétanque, la place du marché ou un autre lieu. Le public assiste à un spectacle
écrit spécifiquement pour ce lieu. Ce sont les acteurs habituels du lieu qui exécutent des actions habituelles. Ces
actions sont modifiées et réorganisées pour construire un spectacle. Le bruit des gestes est progressivement
amplifié, une lumière désigne un détail ou bien un mouvement se répète étrangement. C'est une mise en scène,
une spectacularisation de l'ordinaire. Dans chaque lieu d'implantation, une nouvelle forme est inventée dans un
partenariat étroit avec les personnes qui y participent.

Intention­poème
LA VIEILLE QUI S'OCCUPE DE SES ROSIERS
AVEC SES SÉCATEURS ROUGES SA BLOUSE SA MARCHE VACILLANTE.
LA MISE À FEU D'UN TAS DE BRANCHES TOUTES VARIÉTÉS CONFONDUES
DANS UN PETIT MATIN AU BORD DE LA ROUTE PAR LE CANTONNIER
IL NE DOIT PAS FAIRE LOIN DE ZÉRO.
UNE VOITURE QUI PASSE AU LOIN DANS LE SOIR FROID.
UNE SECONDE QUI CROISE LA PREMIÈRE.
DANS UN CHENIL
LES CRIS DES CHIENS COMME DES VAGUES SONORES
AVEC DES PICS DES COLS DES CRÊTES BLANCHES.
LA PARTIE DE PÉTANQUE LES BOULES VOLENT COGNENT SEC
ET ÉTINCELLENT DE SABLE.
DES JEUNES SUR LEUR SCOOTER SUR LA PLACE QUI PARLENT PARTENT EN TROMBE REVIENNENT ALLUMENT DES
CIGARETTES DESCENDENT DE LEURS ENGINS REMONTENT OUVRENT UNE CANNETTE ALLUMENT UNE AUTRE
CIGARETTE.
UN RIDEAU QUI FLOTTE DANS UN PEU D'AIR QUI PASSE.
UNE DAME QUI PROMÈNE SES TROIS CHIENS.
UN HOMME QUI TOND MÉTICULEUSEMENT LA PELOUSE DE SON JARDIN.
L'APICULTEUR ET SES NUÉES IMMENSES MINUSCULES NOIRES ENFUMÉES
COSMONAUTE DE LA BRUYÈRE SUCRE JAUNE BRUN SOLEIL.
SAISIR AU VOL LE DÉTAIL
PALPABLE APPÉTISSANT TIMIDE UN PEU FROID FUGACE
MORCEAU D'ORDINAIRE CUEILLI MALGRÉ LES DOIGTS GOURDS
SUR LANGUE LE GOUT DU JUS DE L'ORDINAIRE
SON SUCRE SA PETITE AMERTUME CISELÉE
PRENDRE UN BOUT D'AMERTUME INVISIBLE ET LE COLLER À UN AUTRE
AVEC PRÉCAUTION
RALENTIR FIGER ASSOUPLIR ACCÉLERER DENSIFIER FREINER TENDRE
SUSPENDRE FAIRE FONDRE OU DURCIR LA MATIÈRE SOUPLE DU RÉEL
ÉCRIRE LA PARTITION AVEC DES TRAITS DES LIGNES DES CERCLES
ET DE PETITS BÂTONS
PERTURBER À PEINE MAIS PERTURBER UN PEU
S'ÉLOIGNER S'ASSOIR UN MOMENT REVENIR
ACUITÉ C'EST LA QUALITÉ DE CE QUI EST AIGU AFFUTÉ TRANCHANT
PASSER À LA PIERRE SES PROPRES YEUX POUR MAINTENIR LEUR TRANCHANT
C'EST LA RAPIDITÉ DE LA CHAIR QUI PERCOIT
C'EST DANS LE VIF QU'IL FAUT DÉCOUPER AVEC LES YEUX
C'EST LE BOUT DE VIANDE TENDRE
ET L'AUTRE PLUS CARTILAGINEUX QUI RÉSISTE
BATTRE L'ENNUI À CHAUD D'ODEURS ET DE LUMIÈRES
ACCUEILLIR L'HABITUDE COMME UNE AMIE
ELLE QUI TIENT LE POÈME DES DISCRÉTIONS
ET L'OFFRIR DOUCEMENT À CELUI QUI PASSE

Recherches effectuées
Janvier 2014
Fonderie Blondeau, la Chaux de Fond, Suisse.
Ouverture d'une fenêtre devant le public pendant que le fondeur coule la fonte.
Juin 2014
Marie Delaite et Nina Gazaniol, Cité des Arts de la Rue, Marseille.
Organisation rythmique et spatiale d'actions personnelles : s'attacher les cheveux, mettre sa
montre, enlever une veste, etc.
Juillet 2014
Sudside, Cité des Arts de la Rue, Marseille.
Partition courte pour deux meuleuses.
Septembre 2014
Marie Delaite, Pierre­Louis Gallo, Jérome Coffy, Villeneuve­lez­Avignon.
Composition d'un réel à priori insignifiant : des personnes oisives.
Septembre 2014
Yoann Leroy, boulanger, résidence Derrière Le Hublot, Capdenac.
Choix et montage d'un moment dans la nuit d'un boulanger.
Série photographique produite pendant le temps de résidence
http://danslevif.weebly.com/farines.html
Octobre 2014
Immersion d'observation dans trois entreprises.
Scierie de la vallée du Job, Encausse les Thermes.
Art Emballage, Marseille.
Ébénisterie Sébastien Mazzoni, St Chamas.
Décembre 2014
Sondos Belhassen, résidence l'Art Rue, Tunis.
Peler un pamplemousse en ralentissant progressivement jusqu'à ce que le mouvement soit
imperceptible.
Février 2015
Club de pétanque, Maison de quartier Pahin, résidence l'Usine, Tournefeuille.
Philippe Autric, administrateur de la FAIAR, Marseille.
Recherches sur la présence du performeur au sein de l'écriture.
Mars 2015
Entreprise Paprec Chantiers Sud Est, Marseille, dans le cadre des Panoramas de la FAIAR.
Pièce pour conducteur d'engin, espace et haut­parleurs.
Confrontation à une plus grande échelle de travail.
Entreprise de trente salariés, flux tendu de travail, cadrage très large, partition pour une machine
de chantier, jauge conséquente...
Microédition de photographies
http://danslevif.weebly.com/bloc.html

Marseille, juillet 2014

Capdenac, septembre 2014

Tunis, décembre 2014

Marseille, mars 2015

Alban de Tournadre
Aux Beaux­Arts de Toulouse, un vocabulaire et des méthodes, le nerf de la guerre.
D essin, photographie, création sonore, vidéo, installation.
P uis, les balles blanches, le cirque, les numéros courts et synthétiques, la lumière encore au milieu.
La poésie d'action avec Serge Pey, le poète ; la performance. S'incarner, disparaître.

Le corps, les mots du théâtre avec Michel Mathieu au Ring, la musique improvisée qui entre en grand.
La danse enfin, précieuse, qui trace un chemin de traverse.
Par les livres, les expérimentations, penser et construire les formes.
Maintenant, entrer dans le réel, proposer savoir­faire et regard, en prise directe.
Offrir à, faire avec, construire pour, s'inscrire dans.

G râce à mon parcours diversifié, je suis en mesure d'utiliser les outils d'écriture de différentes disciplines pour
composer la dramaturgie du spectacle.
Le cadrage détermine la trajectoire du regard et conditionne la lecture des événements qui vont suivre. Les outils
rythmiques du compositeur et du monteur permettent l'écriture dans le temps et l'espace des différentes séquences.
L'étude du geste et du corps peut déplacer l'action utilitaire vers l'action symbolique. La lumière et le sonore
peuvent « souligner » des éléments pour les rendre mieux perceptibles.

Remerciements
Projet débuté dans le cadre de la FAI­AR, formation professionnelle à
la création en espace public, Marseille.
Projet soutenu en résidence par
Derrière Le Hublot, Pôle des arts de la rue Midi­Pyrénées, (Capdenac).
L'Art­Rue (Tunis).
L’Usine Scène conventionnée pour les arts dans l’espace public (Tournefeuille – Toulouse Métropole).
Melando (Saint­Martin­de­Londres).
Scènes Obliques (Les Adrets).
Aides, dialogues et accompagnements
Jean­François Vrod, tuteur du Projet Personnel de Création.
Jean­Sébastien Steil, directeur de la FAI­AR.
Frédéric Sancère, directeur de Derrière Le Hublot.
Participants et accueils
Yoann Leroy
Sondos Belhassen
Philippe Moutte
Mathieu Audejean
Fonderie Blondeau
Ateliers Sud­Side
Ébénisterie Sébastien Mazzoni
Art­emballage
Scierie de la vallée du Job
Paprec Chantiers Sud­Est


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