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PRÉSENTATION

En dépit des silentiaires mis en action par l’autoritarisme postconciliaire, mes écrits donnés aux impressions,
à cause de leur étude critique du Concile Vatican II, ont fait un certain bruit, pour avoir découvert et dénoncé
les multiples “erreurs” contenues dans les textes conciliaires (Constitutions, Décrets, Déclarations).
Jusqu’à présent, une certaine partie seulement des critiques catholiques s’étaient limitée à dénoncer les
sophismes, les contradictions, les coups de main, les mystérieux arbitraires des documents postconciliaires.
Mais personne n’avait montré du doigt Vatican II lui-même, à travers une étude systématique, fondée sur une
confrontation directe de ses textes avec les textes dogmatiques du Magistère de toujours, à travers la Tradition
de vingt siècles de conciles œcuméniques infaillibles et de l’enseignement de tous les Souverains Pontifes
précédents.
Il est clair que cette étude présuppose la question préjudicielle de la “qualification théologique” à
attribuer à Vatican II, à savoir s’il est couvert du charisme de l’infaillibilité ou pas.
Les meilleurs théologiens l’ont exclu, d’autant plus qu’on y constate bien des “erreurs” graves, déjà
condamnées par le Magistère solennel de l’Église.
On peut également observer que dans les textes de Vatican II, manquent les définitions dogmatiques et les
condamnations relatives de qui n’en accepte pas la doctrine. Mais Vatican II n’a rien défini. Donc personne ne
peut y faire appel, pour différents motifs. Par exemple: dans la “Constitution liturgique” on a délibérément
ignoré la doctrine de Pie XII exposée dans la “Mediator Dei”, comme on a aussi ignoré la “Pascendi” de
saint Pie X, dans laquelle fut condamné le modernisme; de même dans la déclaration sur la “liberté
religieuse”, on ignora le “Syllabus” de Pie IX qui condamnait, au n° 15, la thèse qui affirme que chaque
homme est libre d’embrasser la religion qui en conscience, lui semble vraie, ce qui exclut les droits de Dieu qui
s’est révélé, devant lequel l’homme n’a aucun droit de choisir, mais uniquement le devoir d’obéir. Au n° 14, il
condamne aussi quiconque affirme que l’Église n’a aucun droit d’exercer le pouvoir judiciaire et coercitif.
Il ne s’agit que d’exemples, mais on pourrait continuer, comme nous le ferons dans toute notre recherche
pour démontrer que Vatican II fut conduit sur le bord de la ruine.

Je crois qu’un jour viendra où Vatican II sera déclaré “nul” par un sentence solennelle d’un Souverain
Pontife qui le fera apparaître comme un caillou erratique abandonné au fond d’un cimetière.