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Le Actualité
Fait du Jour

LUNDI 25 MAI 2015
WWW.SUDOUEST.FR

Impôt : la retenue à la source avant 2017

Le pape inquiet pour le sort des migrants

Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l’Assemblée, assure que le
prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu devrait commencer à
être mis en place « avant la fin du quinquennat ». Selon le député de SeineSaint-Denis, « il faut aller encore plus loin sur la progressivité de l’impôt ».

Le pape François s’est dit « préoccupé » par le sort des migrants fuyant
l’Asie du Sud-Est, invitant la communauté internationale à fournir
l’assistance humanitaire nécessaire. Plus de 3 500 migrants sont arrivés
ces derniers jours en Malaisie, en Indonésie et en Thaïlande. ARCHIVES AFP

REPÈRES

1
Comme le nombre de jours
d’alerte aux particules fines
PM 10 en Gironde en 2014, en
l’occurrence le 16 mars. Il y en
avait eu quatre en 2013. Et,
au cours de ces deux années,
aucun dans les quatre autres
départements aquitains.

80
En microgrammes par mètre
cube d’air, le seuil d’alerte aux
particules fines PM 10. Il est
entré en vigueur en 2011 et en
2012 (suivant les régions). Il
était auparavant de 125 microgrammes/m³ d’air.

4
Pour l’agglomération parisienne, le nombre de dépassements du seuil d’alerte aux
PM 10 en 2015. Bordeaux n’en
a pas connu un seul à ce jour.

60
Le nombre de polluants atmosphériques suivis par Airparif en Île-de-France. Une
quinzaine d’entre eux sont réglementés. Les seuils d’alerte
n’en concernent que quatre.

séquence d’un abaissement des
seuils d’alerte cette année-là.

Le Sud-Ouest est préservé
Dernière bonne nouvelle : les villes
de l’ouest de la France sont beaucoup moins concernées par la pollution de l’air que celles du sud-est,
comme on peut le voir ci-dessous
sur l’infographie de l’indice officiel
Atmo (réalisé à partir des mesures

tées
sation mondiale de la santé) était
respectée dans la durée : pas plus
de 10 microgrammes de PM 2,5 par
mètre cube d’air. En moyenne, un
Bordelais vivrait cinq mois de plus,
un Toulousain trois mois et demi,
un Barcelonais quatorze mois, un
Romain onze mois par exemple.

des polluants). Les activités industrielles et la concentration de population y sont d’abord moins importantes. « Du fait de la topographie de
notre région, avec un terrain plutôt
plat, et de l’effet du vent, nous sommes effectivement moins exposés »,
admet Sylvanie Chamaillard. Mais
le fait que la situation se soit considérablement améliorée et que nous
soyons mieux lotis que d’autres en

France ne signifie pas que respirer
l’air ambiant est sans danger.
(1) Les feux de cheminée auraient dû être
interdits à Paris et dans une partie de l’Îlede-France à partir du 1er janvier 2015.
Mais, après avoir laissé la préfecture de
Paris élaborer cette mesure, Ségolène
Royal, la ministre de l’Environnement, l’a
subitement désavouée.

La division de la Syrie
paraît inévitable
DAESH Le groupe
djihadiste a pris hier
le contrôle d’un postefrontière irakien.
Le territoire aux mains
du régime d’al-Assad
se réduit comme peau
de chagrin
Le groupe Daesh a pris hier le contrôle total d’un poste-frontière entre
la Syrie et l’Irak, où les forces gouvernementales appuyées par des milices chiites tentaient de lancer une
contre-offensive après la capture de
la ville clé de Ramadi par les djihadistes. En prenant le poste-frontière
irakien d’al-Walid soixante-douze
heures après son pendant syrien, alTanaf, Daesh s’assure le contrôle de
deux routes principales reliant l’immense province irakienne d’al-Anbar à la Syrie.
Affaibli par quatre années de
guerre, le régime syrien est en train
de se résoudre à une partition de facto du pays en limitant ses ambitions
à ce que les diplomates et les analystes appellent la « Syrie utile ». Une
stratégie illustrée, jeudi dernier, par
le retrait de l’armée de la ville de
Palmyre après l’offensive lancée par
les djihadistes de Daesh.
Depuis le début de la révolte contre Bachar al-Assad en 2011, le territoire aux mains du régime s’est réduit comme peau de chagrin.
Aujourd’hui, il ne contrôlerait plus
que 22 % du territoire, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme
(OSDH). Mais c’est là que vit la majorité de la population.

« Une garde prétorienne »
« La division de la Syrie est inévitable.
Le régime veut contrôler le littoral,
les deux villes du centre du pays,
Hama et Homs, et la capitale Damas,
affirme un homme politique syrien
proche du régime. Les lignes rouges
fixées par les autorités sont les routes Damas-Beyrouth et DamasHoms ainsi que le littoral avec les villes comme Lattaquié ou Tartous. »
Le nord, l’est et le sud du pays sont
déjà aux mains des rebelles et des
djihadistes. Et, depuis l’échec de sa
dernière offensive en février pour
couper l’approvisionnement des rebelles à Alep, l’armée est partout sur
la défensive, à l’exception de Qala-

Jeudi dernier, Palmyre
est tombée aux mains
des djihadistes. ARCHIVES AFP

moun, à la frontière avec le Liban.
Mais ce sont les combattants chiites
du Hezbollah libanais qui sont à
l’avant-garde.
« L’armée syrienne est devenue
aujourd’hui une garde prétorienne
chargée de protéger le régime, estime un diplomate étranger qui se
rend régulièrement à Damas. Quant
aux responsables syriens, ils sont inquiets mais pas aux abois, car ils sont
convaincus que l’Iran et la Russie ne
les lâcheront pas. »

220 000 morts
Plusieurs experts estiment que le
changement de stratégie a été initié
par Téhéran, qui considère qu’il vaut
mieux tenir moins de territoires
mais bien les tenir. « L’Iran a vivement conseillé aux autorités syriennes de se rendre à l’évidence et de
changer de stratégie en ne protégeant que les zones stratégiques »,
selon Haytham Manna, un vétéran
de l’opposition.
Pour Aram Nerguizian, expert en
affaires militaires au Centre des études stratégiques et internationales
aux États-Unis, « le régime semble
s’être rangé à l’idée de sécuriser
et de défendre l’essentiel avec
175 000 hommes dont il dispose, en
comptant l’armée, les milices, le Hezbollah et les combattants chiites afghans ».
Selon l’Observatoire syrien des
droits de l’homme, 68 000 soldats
ont été tués depuis le début du conflit, qui a fait 220 000 morts au total.

LIBAN

La mortalité immédiate
En janvier dernier, une étude de
l’INVS (Institut de veille sanitaire)
a démontré que la concentration
des particules fines dans l’atmosphère avait également un impact
à court terme sur la santé. Sur un
échantillon de 17 villes françaises –
dont Bordeaux – il apparaît que la
mortalité (hors accident) augmente de 0,5 % dans les jours qui
suivent une augmentation de
10 microgrammes par mètre cube
d’air de la concentration des PM 10.
Face à de tels chiffres, l’inaction
porte un nom : le déni.
Jean-Denis Renard

Le Hezbollah appelle à l’union
Le chef du puissant mouvement
chiite libanais Hezbollah a appelé
hier à l’union sacrée au MoyenOrient et au Liban pour combattre
le « danger existentiel » que représente à ses yeux Daesh.
Hassan Nasrallah a annoncé,
pour la première fois, que sa formation combattait désormais partout
en Syrie aux côtés de l’armée syrienne. « J’invite tout le monde au
Liban et dans la région à prendre
ses responsabilités » face aux

groupes djihadistes ou islamistes
radicaux sunnites.
Le chef du Hezbollah a martelé
que l’humanité était « face à un
danger inédit dans l’Histoire. Cette
menace ne vise pas [spécifiquement] la résistance [le Hezbollah,
NDLR] au Liban, une confession
particulière, le régime en Syrie, le
gouvernement en Irak ou un
groupe au Yémen. Le danger vise
tout le monde. Personne ne doit
faire la politique de l’autruche ».