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AC C OMPAGNER

Najah Naffah,
directeur général de Prologue
Interview

N

ous avons fait appel à l’expertise de Najah Naffah, Directeur
Général de Prologue France,
pour émettre des recommandations aux entreprises désireuses de profiter des avantages que confère le Cloud, et
nous indiquer les points critiques lors du processus de décision associé.

Quel est selon vous, le degré
d’adoption du Cloud ?
Nous sommes aujourd’hui entrés dans la phase
du développement industriel du Cloud, lequel
procure beaucoup d’avantages tangibles. En
effet, le Cloud permet d’y gagner en économie de coûts, en efficacité, en agilité, en simplicité d’administration ainsi qu’en matière
de management autour des problématiques
de conduite du changement. Les grandes entreprises y vont pour les applications stratégiques, avec pour spécificité l’adoption grandissante du Cloud public.

Voyez-vous des indicateurs précis
de cette adoption ?
En matière de Cloud, on n’est plus aujourd’hui
dans une phase d’exploration et d’anticipation, mais plutôt dans une phase de déploiement bien structuré et de migration d’applications avec une méthodologie éprouvée. Un
signe qui ne trompe pas est que les grandes
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Dans le cas d’applications nouvelles mieux structurées pour aller
dans le Cloud, il est recommandé d’opter pour des outils et une
plateforme PaaS. Avec un bémol pour les chantiers délicats que sont
les très gros applicatifs comme SAP ou Oracle. Ces derniers nécessitent des certifications de la part du Cloud provider ainsi que de la
part du prestataire technique.

d’optimisation : load balancing pour garantir
les performances et le SLA, mise en place d’un
schéma de failover et de disaster recovery
afin d’assurer l’élasticité permise par le Cloud.
L’ojectif étant de rendre l’application plus performante et plus fiable qu’auparavant. Pousser cette dernière dans le Cloud pour l’utiliser
chez quelqu’un d’autre représente une migration profonde qui exige le conseil d’un intégrateur ou d’une société de services dont c’est
la spécialité.

banques et les assurances se lancent dans le
Cloud. Un autre indice de cette maturité est la
migration dans le Cloud pour les entreprises
qui ont 20 ans ou plus d’existence. Je ne parle
pas ici des start-up dont la croissance explose,
car elles sont digital et Cloud native. Elles
vont dans le Cloud avec une approche organisationnelle, ce qui rappelle la phase d’externalisation démarrée quelques décennies en
arrière, avec l’ITO (IT Outsourcing) et le BPO
(Business Process Outsourcing). On voit ces
deux phénomènes réapparaître avec le Cloud.
Dans le temps, les outsourceurs disposaient de
leur propre infrastructure mutualisée. Désormais ils se basent sur le Cloud, substitué par
le Cloud public mis à disposition des grands
intégrateurs.

Cette méthode est applicable
à tous les applicatifs ?
Dans le cas d’applications nouvelles mieux
structurées pour aller dans le Cloud, il est recommandé d’opter pour des outils et une plateforme PaaS. Avec un bémol pour les chantiers délicats que sont les très gros applicatifs
comme SAP ou Oracle. Ces derniers nécessitent
des certifications de la part du Cloud provider
ainsi que de la part du prestataire technique.
En termes de complexité, les plus légères à
migrer sont, contrairement à la plupart des
croyances, les applications métier. Car de plus
en plus, les éditeurs de cette famille de logiciels
prévoient et intègrent dès la phase de développement, des « hooks », des points d’entrée pour

Quelle est selon vous la démarche
adaptée pour une entreprise lors
du passage au Cloud ?
Bien qu’il s’agisse d’un médium relativement
récent, il convient d’adopter une méthodologie éprouvée. La première étape consiste à
établir l’inventaire applicatif, suite auquel il
faut sélectionner les applications migrables et
ensuite en assurer la migration proprement
dite. Ensuite vient la phase d’organisation et
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tité, la vérification en temps réel de la validité
des références bancaires. Les quatre piliers
du Cloud sont aujourd’hui les économies de
coûts, les performances, la sécurité et la fiabilité, de loin supérieurs à ce que peuvent offrir
les infrastructures d’entreprise.

faciliter leur cloudification. Le délai de migration s’en ressent de façon positive, puisqu’il
est réduit à quelques mois contre environ 18
mois pour les applications qui n’intègrent pas
ce genre de dispositif.

Quels sont les mécanismes Cloud
utiles à une entreprise ?

Comment évaluer le vrai coût
du Cloud pour une entreprise ?

L’entreprise aura tout intérêt à retenir l’intégrateur qui proposera une logique de guichet
unique de services managés tout en veillant
bien sûr à ce que ce dernier respecte les critères techniques et légaux. Car c’est lui qui
fera office d’interface. Dans notre cas, nous
proposons notamment une plateforme de management multicloud, ce qui permet de s’interfacer avec une multitude de Clouds sans
sacrifier à la visibilité ni à la manageabilité.
Mieux encore, le gain de souplesse est patent,
et ouvre des possibilités nouvelles. Mettre en
place un mécanisme de backup et/ou de disaster recovery entre plusieurs Clouds devient
non seulement techniquement possible, mais
également à partir d’un point d’administration unique. Autre exemple d’usage, la répartition de charge entre plusieurs Clouds.

Il convient pour cela d’effectuer une comparaison des contextes complets pour les coûts.
Pas uniquement le coût de la VM multiplié
par leur nombre, mais également celui des
serveurs requis et de la bande passante nécessaire. C’est aussi une optimisation continue.
Contrairement à la mise en place de l’infrastructure technique, celle des coûts commence
mais ne se termine pas. Pour cela il convient
de s’assurer d’avoir un regard permanent sur
la consommation réelle des ressources.

Voyez-vous d’autres aspects
critiques pour une entreprise
à vérifier ?
Oui, j’en vois trois autres, que je vais détailler
ci-après.

Quels sont selon vous les leviers
de croissance qu’autorise le
Cloud ?

Sécurité. Le facteur sécurité est fondamental
sous ses multiples acceptions : accès, rôles, accès externes, données, protection des locaux
où sont situées physiquement les machines,
modes de protection des données sont autant
de points critiques autour desquels la politique de sécurité à adopter bénéficiera des
conseils d’experts en la matière.

Avec de nouvelles applications, le Cloud offre
la possibilité de faire appel à de nouveaux services, et à de nouvelles extensions d’usage à
forte valeur ajoutée. Citons quelques exemples
inabordables pour une entreprise moyenne
qui souhaiterait s’équiper de l’infrastructure
nécessaire, mais qui pourra s’appuyer sur le
Cloud : l’analytique, le big data, le machine
learning, les services de vérification d’iden-

Fiabilité : Avant toute chose il est impératif de
contourner les écueils traditionnels lors de
la mise en place d’une relation forte comme
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Il n’y a pas habituellement de transfert, mais plutôt un développement des compétences. A noter qu’un effort de pédagogie est essentiel en la matière : l’intégrateur doit expliquer la prestation qu’il
assure, notamment en matière de SLA, de délais d’activité et de délais dé réparation et de retour à la normale. Et oui, une formation en
direction de la DSI et des administrateurs concernés est à assurer, et
ce même si l’entreprise met sur pied une équipe dédiée.

en la matière : l’intégrateur doit expliquer la
prestation qu’il assure, notamment en matière
de SLA, de délais d’activité et de délais dé réparation et de retour à la normale. Et oui, une formation en direction de la DSI et des administrateurs concernés est à assurer, et ce même si
l’entreprise met sur pied une équipe dédiée. Il
s’agit d’une nouvelle frome d’exercice collaboratif pour gérer les nouvelles métriques et la
connaissance des outils de reporting.

celle qui unit une entreprise à son partenaire
technique. Notamment vérifier que l’entreprise est protégée. Par exemple, qu’advient-il
si le fournisseur a des problèmes techniques,
ou qu’il dépose le bilan ? Ou encore s’assurer
de vérifier les conditions d’effacement des
données, certificat de destruction à l’appui. La
politique de réversibilité doit notamment être
vérifiée au plus tôt, et répondre simplement
à des aspects qui pourront sembler évidents,
mais dont il vaut mieux s’assurer au préalable : qui s’en occupe, dans quel délai, qui la
fait et selon quel protocole établi.

Quelles recommandations faitesvous à l’entreprise en voie de
cloudification ?

Performances. En ce qui concerne les performances, mieux vaut s’assurer en amont en cas
de pic d’utilisation ponctuel ou durable, de la
scalabilité horizontale et verticale de l’infrastructure retenue, et bien sûr des coûts associés
pour en faire une évaluation la plus complète
possible.

Je dirais qu’il est fondamental de choisir un
ou des partenaires techniques adaptés et qui
comprennent l’activité, qui puissent accompagner l’entreprise sur un plan aussi bien géographique que technique et qui respectent les
contraintes d’activité de l’entreprise.
PROPOS RECUEILLIS PAR JOSCELYN FLORES

Quel type d’accompagnement
préconisez-vous pour une
entreprise ?
Il n’y a pas habituellement de transfert, mais
plutôt un développement des compétences. À
noter qu’un effort de pédagogie est essentiel
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