Premier Congres international final (1) .pdf


À propos / Télécharger Aperçu
Nom original: Premier Congres international_final (1).pdf
Titre: 88 Premier Congres international_final.pages
Auteur: salah degani

Ce document au format PDF 1.3 a été généré par Pages / Mac OS X 10.6.8 Quartz PDFContext, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 15/12/2015 à 20:55, depuis l'adresse IP 154.104.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 525 fois.
Taille du document: 188 Ko (7 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


Premier Congrès international* de Pragmatique en Tunisie
« La pragmatique aujourd’hui : concepts, notions et enjeux »

-- English version below -Il est désormais admis que le facteur le plus important dans l’histoire récente de la
pragmatique a été la contribution de Grice, avec ses articles « Meaning » et « Logic and
Conversation ». Les concepts de signification non-naturelle et d’implicature
conversationnelle sont certainement les concepts qui ont le plus influencé les recherches sur
le sens en pragmatique, avec des orientations nouvelles.
Cependant, comme le soutient J. Moeschler, la pragmatique a été à l’origine, dans le
contexte francophone, d’une incompréhension radicale basée sur les prémisses suivantes du
structuralisme linguistique (voici le raisonnement avancé par Jacques Moeschler, de
manière abrégée et succincte) :
a.
b.
c.
d.
e.
f.

les langues sont des codes
la signification linguistique est codique
la signification codique est littérale
la communication verbale est codique
la signification linguistique est littérale
toute signification non-littérale est en dehors du champs de la linguistique
(connotations, tropes, etc.).


En plus de représenter un champ interdisciplinaire où peuvent se rencontrer linguistes,
philosophes, logiciens, sémioticiens, sociologues, psychologues, informaticiens, etc., nous
pensons que l’apport principal de la pragmatique, notamment post-gricéenne (comme la
Théorie de la Pertinence), a été de montrer les rapports entre langage, communication et
cognition. Ceci a eu un impact très important ayant permis de rapprocher la pragmatique des
sciences cognitives.
Nous proposons, dans la présente manifestation scientifique, de poser un certain
nombre de questions centrales relatives à la pragmatique, à son fonctionnement et à son
évolution par rapport aux autres disciplines des sciences du langage, mais également par
rapport à la littérature (notamment à l’interprétation des textes littéraires) et à l’analyse du
discours (politiques, publicitaires, journalistiques, etc.).
En premier lieu, il s’agit 0de poser le plus clairement possible l’état de la question à
deux niveaux. En effet, dans un premier temps, poser le statut actuel de la pragmatique 0à
travers les travaux les plus récents 0 de la recherche international, 0 et s’interroger, dans un
second temps, sur la place de la pragmatique, notamment 00son enseignement, 0en Tunisie. La
pragmatique est 0représentée depuis les années 80 dans quelques rares départements de
français, d’arabe et d’anglais, et même si l’enseignement de la pragmatique a enregistré0 un
intérêt croissant lors de la dernière décennie, il reste bien en deçà de la place réelle que devrait
avoir cette discipline au niveau des heures d’enseignement (elle est toujours une matière

optionnelle dans les établissements où l’on enseigne la pragmatique), des coefficients
attribués, des articles publiés chaque année, et du nombre des thèmes de recherche diplômante
etc.
En second lieu, 0il s’agit de revisiter 0les concepts fondateurs de la pragmatique,0
autrement dit, les concepts sur lesquels la pragmatique a construit 0ses relations vis-à-vis de 0la
philosophie du langage et 0de la linguistique, qui ont tendance à les 0négliger soit pour des
raisons de méthode, soit pour d’autres raisons0. Nous pouvons les énumérer comme suit (la
liste n’est point restrictive) :
a. Le concept d’acte de langage
b. Le concept de contexte
c. Le concept d’inférence
d. le concept de performance.
e. Le concept de signification (0nous adoptons la thèse que signification n’est pas 0un

concept strictement sémiotique) : comme corollaire direct à cette problématique, nous
pouvons nous interroger sur les limites et les 0problèmes, inhérents et/ou adjacents, à la
dichotomie type vs occurrence (token).
Par exemple, la relation classique entre code et inférence a été reformulée, ces
derniers temps, en termes conceptuels: concept encodé linguistiquement vs concept
inféréré pragmatiquement. Cela a permis le développement des relations entre pragmatique
et rhétorique, avec une insistance particulière sur l’usage de la métaphore, de l’ironie ou
encore de la métonymie. Dans ce sens, Jacques Moeschler pense que s’il fallait résumer la
ligne de frontière que la pragmatique a fait bouger, c’est non sur la notion de code, mais sur
celle de convention. La pragmatique fait, en effet, l’hypothèse forte que la signification n’est
pas une affaire de convention. Ceci pourrait être un thème fédérateur, car cela permettrait de
faire la part entre une approche (néo-)saussurienne, d’une part, et une approche postsaussurienne de la signification d’autre part, qui serait résolument post-gricéenne, comme la
Théorie de la Pertinence.
A partir de cette ligne de frontière, un grand nombre de questions abordées (type/
token, compétence/performance, etc.) peuvent être reformulées. Nous aurons, donc, à nous
interroger sur les domaines d’application de la pragmatique et leurs limites/frontières (qui
restent sujets à controverse). Nous pouvons énumérer ces champs d’application (sans
prétention aucune à l’exhaustivité), qui touchent directement ou indirectement aux diverses
définitions de la pragmatique de la manière qui suit :
a. La pragmatique 0a-t-elle comme tâche principale (exclusive?) l’étude de l’usage des

signes en contexte ? La pragmatique devrait-elle limiter ses champs 0d’investigation
dans l’étude des signes, comme le soutient Morris ?
b. Comment la pragmatique est-elle reliée à la sémantique, et plus précisément la

sémantique compositionnelle? Les interprétations pragmatiques sont-elles
compositionnelles ou procédurales ?

c. Est-ce que la pragmatique a réussi à résoudre les clivages essentiels (de 0départ) qui la

constituaient, à savoir l’opposition entre :
c1/ La pragmatique des langues formelles VS La pragmatique des langues
naturelles ;
c2/ « les modalités d’énonciation », dont les principes de base se résument dans
les jeux de langage de Wittgenstein, le concept austinien de force illocutoire,
et, le concept d’acte de langage tel qu’il a été introduit par Searle) VS « les
modalités d’énoncé » (avec tous les problèmes et les défis inhérents à ce que
beaucoup de spécialistes appellent « sémantique indexicale »).
d. La pragmatique devrait-elle étudier le comportement langagier dans le cadre d’une

théorie globale de l’action ?
e. Le travail de la pragmatique peut-il se restreindre essentiellement (exclusivement)

dans la communication (dans le sens global de communication) ?
f. La pragmatique n’a pas eu l’impact qu’elle aurait dû avoir, notamment sur les études

littéraires, alors que tout était présent pour le faire: signification conventionnelle,
implicature, contexte, métaphore et tropes, style indirect libre, etc. Nous devrions donc
nous interroger sur les raisons de cette «inadéquation» persistante entre la pragmatique
et l’approche analytique du texte littéraire.
g. Quel(s) apport(s) la pragmatique peut-elle ajouter au niveau de l’étude de l’effet

esthétique quand on est face à une 0œuvre de fiction ?
Nous pouvons également étudier le statut et l’apport de la pragmatique autour de
quelques thématiques centrales, notamment celles qui suscitent le plus d’intérêt ces dernières
années. Il s’agit notamment de (la liste n’est pas restrictive) :
A. pragmatique et argumentation
B. signification conceptuelle et procédurale
C. temps et causalité
D. pragmatique des mots logiques
E. interface sémantique pragmatique
*Manifestation scientifique parrainée par le Prof. Jacques Moeschler (Université de
Genève)
- Date du Congrès : 3-4 et 5 mars 2016
- Envoi des propositions : jusqu’au 20 novembre 2015 (prière de mettre dans l'objet de
votre e-mail : "Congrès Pragmatique Tunis 2016") aux adresses suivantes :
salah21degani@gmail.com et jacques.moeschler@unige.ch
- Réponse aux auteurs des propositions : le 10 décembre 2015
- Langues de travail : français, arabe et anglais

-Comité scientifique :
Bourguiba Ben Rejeb (U. Carthage)
Othman Ben Taleb (U. Tunis El-Manar)
Kamel Gaha (U. Tunis El- Manar & BNT)
Chokri Mabkhout (U. Manouba)
Jacques Moeschler (U. Genève)
Laurent Perrin (U. Paris 13)
Alain Rabatel (U. Lyon 1)
-Comité d’organisation :
Zouhour Ben Aziza (U. Tunis El Manar)
Othman Ben Taleb (U. Tunis-El Manar)
Houcine Bouslahi (U. Sousse)
Salah Dégani (U. Carthage)
Kamel Gaha (U. Tunis-El Manar & BNT)
Hassen Slimane (U. Tunis El Manar)

-- English Version :

First international Congress* of Pragmatics in Tunisia
"The pragmatics today: concepts, notions and issues"
0It

is nowadays well accepted 0that the most important factor 0in 0recent history of0
pragmatics was Paul 0Grice’s contribution 0, with its articles «Meaning» and «Logic and
conversation». The concepts of ‘non-natural meaning’ and ‘0conversational implicature’ are
certainly the concepts that mostly influenced researches on 0meaning in pragmatics and opened
new research orientations.
As 0claimed by Jacques Moeschler, 0pragmatics was at the origin, in the Frenchspeaking context, of strong misunderstanding, because of the following assumptions taken for
granted by linguistic structuralism (we summarize below Jacques Moeschler's rationale):
1.
2.
3.
4.
5.
6.

natural languages are codes
meaning is linguistically encoded
encoded meaning is literal
verbal communication is based on the code model
linguistic meaning is literal
non-literal meaning is outside the fields of the linguistics (such as connotations,
tropes, etc.).

Besides representing an interdisciplinary field, where can meet linguists, philosophers,
logicians, semioticists, sociologists, psychologists, computational scientists, etc., we claim
that the main contribution of pragmatics – in particular post-Gricean pragmatics – is to shed
light on the interplay between language, communication and cognition. This has a very
important impact responsible for a closer move of pragmatics into the domain of cognitive
sciences.
In this scientific meeting, we want to raise central issues about pragmatics, namely its
role and evolution with regards to other disciplines in language sciences (mainly dealing with
structures and usages), literary sciences (mainly dealing with the literary texts) as well as the
analysis of discourse (for instance political, advertising and news ones).
First of all, we want to address the research questions at two main levels. First, to
describe the current state of pragmatics in wide-world scientific research, and second, to
question the place of the pragmatics, more precisely courses in pragmatics, in Tunisia higher
education. Despite of the fact that pragmatics is present since the 80s in few departments of
French, Arabic and English studies, an increasing interest 0for pragmatics emerged during the
last decades, which is far below the real place it should have as regards teaching 0 hours
(pragmatics is more often an optional topic in the universities where it is taught), attributed
coefficients, articles published, and the number of diploma-awarding research topics in
pragmatics.
Secondly, the issue is to revisit the founding concepts of pragmatics, that is, the
concepts on which pragmatics developed its interplay with and against philosophy of

language and linguistics. Here are the grounding key concepts of pragmatics (the list being
not restrictive) that could be developed in contributions:
A.
B.
C.
D.
E.

speech act
context
inference
performance
meaning (we endorse the thesis that meaning is not a strict semiotic concept): as a
direct corollary to this problem, the limits and issues linked to the type vs. token
dichotomy.

For example, the classic relation between code and inference was reformulated,
recently, in more abstract terms with the opposition between linguistically encoded concept
vs. pragmatically inferred concept. One the main consequence was the explicit development
of the relation between pragmatics and rhetoric, with a particular insistence on the use of
metaphor, irony as well as metonymy. This is why Jacques Moeschler assumes that what
pragmatics succeeded by moving pragmatics border is not the notion of code, but the notion
of convention. In other words, pragmatics makes the strong assumption that meaning is not a
matter of convention. This claim could be a federative topic, because it could differentiate
between (neo-)Saussurian approaches to meaning on the one hand and post-Saussurian
approaches 0on the other,0 that is, post-Gricean ones, as Relevance Theory.
Now, a large number of traditional questions (as the opposition between type/token,
competence/performance) can be rephrased. In other words, we should question the domains
of application of pragmatics and its limits (borders). Here are some questions addressed to the
main approaches to pragmatics:
a. Is the main task (let alone the exclusive task?) of pragmatics to study the use of signs

b.
c.

d.
e.
f.

in context? In other words, should pragmatics be limited to the study of signs, as
supported Morris?
How is pragmatics connected to semantics, and more precisely compositional
semantics? Are pragmatic procedures compositional, or procedural?
Did pragmatics managed to solve the main dichotomies which constituted it, that is,
the opposition between:
c1 pragmatics of formal languages VS pragmatics of natural languages;
c2 the enunciative modalities, whose basic principles are summarized in the sets of
language games in Wittgenstein, the Austinian concept of illocutionary force, or
the concept of speech act such as introduced by Searle VS the utterance
modalities, with all problems and challenges inherent to indexical semantics.
Should pragmatics study linguistic behaviour within the framework of a global theory
of the action?
Is the domain of pragmatic restricted to the study of communication (in a global
senses)?
Pragmatics had not the forecasted impact it should have, in particular on literary
studies, while all concepts were at disposal for such a task: conventional and nonconventional meaning, conversational implicature, context, metaphor and tropes, free

reported speech, etc. We should thus wonder why are the reasons of such a persistent
mismatch between pragmatics and analytical approaches of literary texts.
g. What contributions can pragmatics bring to the study of aesthetic effects in fiction?
We also expect the contributions to the congress will raise more general issues for some
central topics in pragmatics, in particular those which gave rise to most interesting works
during these last years, as for instance:
A.
B.
C.
D.
E.

Pragmatics and argumentation
Conceptual and procedural meaning
Time, tense, aspect and causality
The pragmatics of the logical words
The interface (between) semantic and pragmatic

* International congress supported by Prof. Jacques Moeschler (U. of Geneva)
Date of the Congress: 3-5 March 2016.
Deadline for proposal: 20 November 2015, to be sent to the following email addresses:
salah21degani@gmail.com and jacques.moeschler@unige.ch (Please mention in the object of
your e-mail: « Pragmatics Congress Tunis 2016 » ).
Answer to the authors of the proposals: 10 December 2015
Languages of work : French, Arabic and English.


Aperçu du document Premier Congres international_final (1).pdf - page 1/7

 
Premier Congres international_final (1).pdf - page 2/7
Premier Congres international_final (1).pdf - page 3/7
Premier Congres international_final (1).pdf - page 4/7
Premier Congres international_final (1).pdf - page 5/7
Premier Congres international_final (1).pdf - page 6/7
 




Télécharger le fichier (PDF)




Sur le même sujet..





Ce fichier a été mis en ligne par un utilisateur du site. Identifiant unique du document: 00386336.
⚠️  Signaler un contenu illicite
Pour plus d'informations sur notre politique de lutte contre la diffusion illicite de contenus protégés par droit d'auteur, consultez notre page dédiée.