Fichier PDF

Partagez, hébergez et archivez facilement vos documents au format PDF

Partager un fichier Mes fichiers Boite à outils PDF Recherche Aide Contact



Gheerbrant .pdf



Nom original: Gheerbrant.pdf

Ce document au format PDF 1.7 a été généré par / iText 2.1.7 by 1T3XT, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 22/12/2015 à 23:42, depuis l'adresse IP 81.242.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 25272 fois.
Taille du document: 93.6 Mo (1477 pages).
Confidentialité: fichier public




Télécharger le fichier (PDF)









Aperçu du document


200

cartouches

2500 balles
et leurs tables de
rechargement
sur DVD-ROM
Compatible
Mac et PC

Alain F. t
n
a
r
b
r
e
e
Gh

Guide pratique

du rechargement
à l’usage des chasseurs et des tireurs
éditions Larivière

Mode d’eMploi
Pour accéder au contenu de ce DVD-ROM, vous pouvez :
1/ cliquer sur le sommaire se trouvant dans la barre d’outil
2/ cliquer sur les différents chapitres du sommaire général se trouvant p. 3 (ci-contre)
3/ tourner les pages en cliquant sur le coin inférieur droit de chaque page
4/ tourner les pages en utilisant les flèches directionnelles de votre clavier
5/ tourner les pages grâce au bouton flèche se trouvant dans la barre d’outil.

Cette icône vous permet de visualiser le contenu du DVD-ROM sur toute la surface
de votre écran.
Cette icône vous permet de marquer des pages que vous souhaitez retrouver facilement.
Pour cela, il vous suffit d’aller sur la page que vous voulez marquer, de cliquer sur l’icône
puis de cliquer sur l’icône représentant une petite page dans la fenêtre qui s’ouvre. Pour
retrouver les pages marquées, cliquer à nouveau sur l’icône représentant une étoile et
choisissez la page que vous souhaitez retrouver.
Ce bouton vous permet de rechercher un mot dans le DVD-ROM.
Ce bouton vous permet à tout moment d’accéder à la définition de cette méthode.
Cette icône vous permet de visualiser un écran vous expliquant le fonctionnement de
l’interface du DVD-ROM.
Cette icône vous permet d’imprimer les pages que vous souhaitez.

SoMMAiRe
• Utiliser nos tables de rechargement
• les armes d’épaule
• les petits calibres (de .17 à 6 mm)
• les moyens calibres (de 6,5 à 9 mm)
• les gros calibres (de 9 à 18 mm)
• les armes de poing

UTiliSeR NoS TABleS
de ReCHARGeMeNT
Comment nos tables de
rechargement ont été
construites
On ne peut pas improviser des tables de rechargement, surtout
pour des calibres pour lesquels il n’existe pas ou peu de références avec les poudres françaises. La gageure était de taille et la
démarche devait être conduite avec soin.
Je voulais d’autre part, au fur et à mesure de leur apparition, pouvoir développer des tables de rechargement pour des cartouches
récentes ou nouvelles, parfois même pour des cartouches dont
l’arrivée sur le marché européen ne serait pas immédiate.
Pour d’évidentes raisons de coût et de temps, il n’était pas question de travailler seul et de procéder à des essais systématiques
en canon aux pressions. En revanche, un réseau quasi mondial
d’amis et de camarades, tous chasseurs et tireurs passionnés,
certains brillants ingénieurs ou excellents armuriers, permettait
de réunir rapidement des informations complémentaires et, pour
certaines cartouches anciennes ou rares, de mettre la main sur
des armes.
Comment avons-nous donc fait ? Eh bien, nous nous sommes
mis à votre place, tout simplement, et nous avons approché le
problème de manière systématique… et prudente !

etude de chaque cartouche
Chaque cartouche a été étudiée et les informations suivantes ont
été recueillies :
l Dimensions des chambres, des canons, des étuis et des cartouches chargées, telles qu’elles sont publiées par les différents
organismes de normalisation, CIP ou SAAMI.
l Ces dimensions ont été comparées à celles des chambres et
des canons des armes dont nous pouvions disposer ou que nous
pouvions faire réaliser. Il est arrivé que des différences significatives aient été constatées.
l Poids de balle optimal pour le calibre considéré. Chacun des
chambrages qui a existé, existe aujourd’hui et ceux qui apparaîtront à l’avenir ont été, sont ou seront conçus pour remplir un
objectif précis.
Il est clair, par exemple, que les cartouches de .300 Winchester
Magnum ou de .300 Weatherby Magnum ont été conçues dès le
départ pour employer des projectiles de 150 à 190 grains destinés
à la chasse des cervidés ou des ongulés à grande distance. On
ne peut que conclure que ces cartouches procurent une “allonge”
qui permet d’envisager le tir de ces animaux à des distances qui

dépassent les distances d’emploi normales et habituelles de la
cartouche de .30-06 Springfield d’environ 100 à 150 m dans le
même contexte cynégétique et avec les mêmes poids de balle. La
même comparaison peut être faite entre les 7 x 57 mm Mauser
et 7 x 64 mm Brenneke ou .280 Remington, les 7 mm Remington
Magnum ou 7 mm Weatherby Magnum et les 7 mm Remington
Ultramag etc.
l Poids de balle disponibles : nous considérons depuis toujours
que chaque cartouche est faite pour employer une certaine gamme de poids de balle, apparemment idéaux. Néanmoins, d’autres
poids de balles sont parfois utiles : ainsi, en .270 Winchester,
cartouche d’approche et d’affût par excellence et généralement
considérée – à raison – comme idéale pour la chasse à grande
distance, une balle lourde (11,66 g/180 grains) de construction
conventionnelle s’avère souvent très efficace en battue. Cela
n’est bien entendu valable qu’à la condition que les balles disponibles soient compatibles avec le pas de rayure du canon utilisé.
l Types de balles disponibles : homogènes, conventionnelles, à
noyau soudé, binodales etc.
l Capacité de la douille, aussi bien capacité brute (capacité de
la douille sans balle, remplie d’eau jusqu’aux lèvres du collet) que
capacité utile (avec une balle de poids “standard” pour le calibre
considéré installé en place). Dans certains cas, nous avons mesuré la capacité de la douille avec des balles spécifiques en place,
lorsque la construction – et donc la longueur – de ces balles nous
paraissait l’exiger. Dans la mesure du possible, ces mesures ont été
faites avec différentes marques d’étui. Elles l’ont toujours été au
moins avec les étuis des marques qui figurent dans nos tables.
l Longueur de canon optimale pour le calibre considéré : cette
donnée nous a permis d’évaluer le rapport entre le volume de la
chambre et celui du canon. Bien entendu, cette longueur est le
plus souvent celle qu’a retenue le constructeur de la carabine.
l Pas et profondeur nominaux et réels de la rayure habituellement rencontrés pour le calibre considéré : le pas de rayure
joue un rôle important en matière de gestion de la pression, de
précision du tir et de sélection des projectiles. La profondeur des
rayures (différence entre le diamètre de l’alésage et le diamètre
à fond de rayure qui figurent sur nos tables) permet d’apprécier
les besoins en matière de diamètre de projectile pour obtenir la
meilleure obturation possible, aussi bien qu’une précision le plus
souvent satisfaisante.
l Projectiles disponibles dans les diamètres concernés : en
6 mm comme en 7 mm, en .300 ou en .338 par exemple, il existe
un nombre sans cesse croissant de projectiles dont la construction, la destination et les caractéristiques balistiques n’ont plus
rien à voir avec ce qu’on pouvait trouver voici seulement cinq
ans. Nous avons choisi, pour chaque cartouche, les projectiles
qui nous paraissaient les mieux adaptés au tir de chasse aussi

bien qu’à d’autres formes de tir. Ce choix a été fait en toute liberté
et recoupe d’ailleurs très souvent ceux qui ont été faits par les
rédacteurs d’autres manuels.

détermination des charges
l Nous avons d’abord consulté toutes les sources de données de
chargement auxquelles nous avons pu avoir accès, qu’il s’agisse
de manuels déjà publiés, certains depuis fort longtemps et qui
font référence à des poudres autres que celles qui sont produites
par Nobel Sport, des tables de chargement publiées par Nobel
Sport, des tables de certains fabricants de projectiles, des recherches de certains tireurs amis qui ont mis leurs résultats à notre
disposition. Ces données ont été comparées aux informations
réunies sur les différentes cartouches auprès des autres sources
consultées.
l Nous avons le plus souvent respecté les longueurs de cartouche (et donc les valeurs d’enfoncement du projectile) suggérées
par les divers ouvrages consultés. Toutes les longueurs ont été
contrôlées et comparées aux dimensions que les armes de nos
essais exigeaient.
l Nous avons sélectionné les indices de vivacité des poudres que
nous jugions les mieux adaptées à chaque cartouche et avons
procédé à des tirs avec tous les projectiles qui figurent dans nos
tables, en utilisant les poudres françaises qui se rapprochent le
plus de chacune des poudres indiquées par ces autres sources.
l Il s’agissait de mesurer les vitesses moyennes obtenues par le
tir de dix à quarante cartouches avec chacune des poudres retenues ou disponibles dans chacune des armes dont nous pouvions
disposer. Lorsque c’était possible, nous avons disposé des jauges
de contraintes au tonnerre des canons des armes.
l Ces tirs ont été faits au fil d’une quinzaine d’années, avec des
armes différentes, dans des conditions et des lieux très différents,
par des tireurs et des rechargeurs qui n’étaient pas toujours les
mêmes. Les résultats ont été systématiquement comparés. Souvent, des tirs ont été refaits.
l Le développement des charges publiées a été conduit en appliquant systématiquement la méthode de l’escalier que nous
décrivons plus loin.
l Rien n’est jamais acquis. Il nous est fréquemment arrivé de devoir reprendre certains essais, tout simplement parce que telle ou
telle balle avait été remplacée par une autre au catalogue de son
fabricant ou n’existait plus, ou parce que sa construction avait été
modifiée. Certaines balles obsolètes peuvent néanmoins figurer
dans certaines de nos tables, soit parce qu’elles n’ont pas été
remplacées, soit parce qu’elles fournissent un guide suffisant à
une extrapolation de charges vers d’autres fabrications de poids
identiques ou similaires.

l Nous n’avons à aucun moment cherché à établir des charges
maximum. Notre but était de définir les charges convenant à un
usage général, principalement cynégétique, caractérisé par un
type de balle, un type de tir, éventuellement un mode de chasse
ou un type de gibier. Nous n’avons pas recherché les limites de
pression ou de vitesse de tel ou tel calibre dans telle ou telle
arme.
l Nous avons systématiquement démonté et évalué des cartouches d’usine pour relever les valeurs de diamètre du collet, d’enfoncement de la balle, de tension du collet, du sertissage éventuel
et contrôler les différences (présence de gorges ou de cannelures
de sertissage qui ne figurent pas toujours sur les balles de même
marque et de même type vendues au public des rechargeurs, par
exemple) fréquemment constatées. Même si cette démarche ne
présente aucun caractère scientifique, elle permet de se faire une
idée des caractéristiques moyennes exigibles d’une cartouche
particulière.
l Nous avons systématiquement tiré dans nos armes les chargements du commerce que nous avons pu nous procurer, relevant les vitesses et évaluant les pressions à l’aide de jauges de
contrainte lorsque c’était possible ou faisable.
l Nous avons systématiquement mesuré pour ces chargements
d’usine et pour nos propres chargements, avant et après les tirs,
les capacités des étuis, les diamètres de la base de l’étui et de
la ceinture éventuelle, l’expansion au-dessus du culot, l’allongement éventuel de la douille.

Conduite des essais
l Nous avons mesuré le diamètre des projectiles utilisés par
sondage dans les lots employés. Compte tenu des circonstances
de ces mesures et des outils très variés, nous ne publions que les
diamètres nominaux des projectiles de chaque calibre.
l Toutes les charges essayées ne figurent pas dans nos tables.
Nous n’avons retenu que celles dont nous pensions qu’elles apportaient quelque chose à nos lecteurs.
l Une notable quantité des charges essayées a été calculée avant
essais ou confirmée à partir des travaux de Homer S. Powley, et
quelquefois à l’aide de logiciels spécialisés.
l La méthode de l’escalier ? définie plus loin a été appliquée à
toutes les charges calculées.
l Chaque fois que c’était possible sans prendre le risque d’endommager une arme de prêt, nous avons équipé les canons des
armes d’essai de jauges de contrainte pour évaluer les pressions
et disposer d’un moyen de comparaison. Ces jauges de contrainte (Fabrique Scientific ou Oehler selon les cas) étaient reliées
aux appareils préconisés ou proposés par leurs producteurs. Les
traitements informatiques des données relevées ont été faits sur

Utiliser nos tables de rechargement
des ordinateurs (compatibles PC ou Macintosh selon les cas) personnels.
l Chaque fois que nous avons pu le faire, nous avons créé un
lot-témoin, dont les pressions et les vitesses étaient connues et
reproductibles, qui a été systématiquement utilisé comme lot de
référence et a été employé pour ré-étalonner nos capteurs et nos
chronographes. Dans certains cas, nous avons pu faire tester
quelques-uns des lots d’essai par des laboratoires privés.
l Aucune des charges des tables qui suivent n’a donné de signes
visibles de pressions élevées dans les armes utilisées. Lorsque
c’était le cas, les charges en question n’ont pas été retenues.
l Ce qui précède ne signifie absolument pas que, dans votre
arme, les pressions en question soient moins ou plus élevées. Le
rechargeur ne travaille pas pour l’industrie, mais pour lui-même.
Il est indispensable de suivre la méthode de développement de
chargements que nous vous donnons en détail à plusieurs reprises dans ces pages.
l Toutes les vitesses ont été mesurées au chronographe électronique. Même lorsque les essais ont été conduits en plein air et
chaque fois que c’était possible, les chronographes ont été équipés de sources de lumière incandescentes pour éliminer autant
que possible les variations des relevés induites par d’éventuels
changements de luminosité au fil de la journée.
l Chaque fois que c’était possible, deux chronographes disposés
l’un derrière l’autre ont été employés et les moyennes de leurs
mesures ont été calculées.
l Les vitesses publiées ont été arrondies systématiquement aux
plus proches 5 m/s.
l Chaque fois que c’était possible, nous avons utilisé au moins
deux armes de même calibre dans les mêmes conditions et au
même moment. Nous avons choisi de ne publier que les meilleurs
résultats obtenus dans la “meilleure” de ces armes.
l Les charges que nous publions ont volontairement été ramenées à un chiffre rond, à plus ou moins 0,05 g.
l Nous avons constaté au cours de nos essais qu’il pouvait exister des différences parfois extrêmement importantes en pression
comme en vitesse selon les lots de poudre, les lots d’amorce, les
lots de projectiles ou d’étuis et les armes utilisées. Cela nous est
fréquemment arrivé et explique pourquoi nous insistons autant
sur la nécessité de développer le chargement adapté à une arme
donnée en utilisant la « méthode de l’escalier ».

Utiliser nos données
de chargement
Une table de rechargement ne peut pas représenter un absolu.
Il existe de telles différences entre les armes qu’une charge
maximum dans l’une sera une charge moyenne ou normale dans
l’autre. C’est vrai pour toutes les marques et tous les types de
carabine.
A l’évidence, les charges maximum des tables de rechargement,
quelle qu’en soit l’origine, ne doivent jamais être dépassées. Et
cela sous aucun prétexte.
Cependant, il arrive très souvent que les charges maximum
données par les tables puissent paraître – ou même être – trop

élevées pour une arme donnée, voire quelquefois parfaitement
insuffisantes.
Il faut bien se dire qu’un chargement est toujours unique et
ne peut s’appliquer qu’à une arme donnée, avec une balle
donnée, installée à un enfoncement donné, avec un sertissage donné, une poudre donnée, une amorce bien définie
et un étui donné, le tout étant assemblé selon une méthode
donnée avec des outillages donnés.
Même lorsque vous prenez deux ou trois armes directement à
la sortie de l’atelier d’assemblage, avec des numéros de série
consécutifs, cela reste un fait. Avec des cartouches réalisées avec
le plus grand soin, à partir de composants parfaitement uniformes, ces trois armes ne vous donneront ni les mêmes vitesses, ni
les mêmes pressions, ni les mêmes groupements en cible.
Cet état de fait est d’ailleurs parfaitement explicable. Un constructeur de carabines ou d’armes de poing peut faire appel à plusieurs fabricants de canons, dont les produits posséderont forcément des dimensions intérieures très légèrement différentes.
Des aciers provenant de sources variées peuvent être utilisés,
et peut-être s’agit-il de canons finis “prêts à monter” fabriqués
selon des méthodes différentes. Quoi qu’il en soit, d’une marque
à l’autre, les outillages de production et de finition seront nécessairement différents : vitesses de rotation des tours à profiler, type
et dimensions des outils de tournage, températures de revenu,
fraises à ébaucher et à finir les chambres ne seront ni précisément les mêmes ni dans le même état d’usure chez les différents
producteurs.
Les méthodes de montage des canons et des mécanismes peuvent induire d’autres différences, qu’il s’agisse de tensions mécaniques ou de contacts plus ou moins imparfaits entre canon,
boîtier de culasse ou bascule, verrous, cuvettes de tir, etc.
Ce même constructeur doit acheter les bois de crosse ou les
crosses finies, les vis d’assemblage, les mécanismes de détente
et fabriquer ou acheter les systèmes de fermeture ou de verrouillage. Tout cela doit répondre à des tolérances dont certaines
sont critiques.
Tout cela pour dire que quelle que soit sa provenance, une table de rechargement n’est qu’un ensemble d’indications et que
vous allez d’abord devoir choisir parmi les solutions proposées,
et ensuite devoir expérimenter chacune de ces solutions jusqu’à
obtenir le résultat que vous recherchez. Autrement dit, ce manuel,
comme tous les autres, est seulement un guide et doit être utilisé
comme tel.

etuis et projectiles, poudres et amorces
cultivent la différence !
D’un lot de fabrication à d’autres, étuis et balles ne sont pas nécessairement identiques. Des différences de capacité, de poids,
de concentricité, de densité ou de dureté des métaux mis en
œuvre existent et existeront toujours. Poudres et amorces, elles
aussi, ne sont jamais parfaitement identiques et leurs caractéristiques peuvent très légèrement changer d’un lot de production à
un autre. Enfin, il arrive que la vivacité apparente d’une poudre
change en fonction de la forme d’un étui, de sa capacité et du
type de projectile ou de son enfoncement : tout cela exerce une

Utiliser nos tables de rechargement
influence plus ou moins directe sur la vitesse de combustion de
la poudre et sur la densité de chargement.
Ajoutons que tous les industriels impliqués, aussi bien dans la
fabrication des armes et des composants de munitions que dans
la chimie des poudres et des compositions d’amorçage font un
remarquable travail et atteignent une excellente uniformité.
Néanmoins, il vous arrivera tôt ou tard de choisir une charge dans
l’un des manuels dont vous disposez, y compris celui-ci et de
découvrir que vous ne parvenez absolument pas à faire rentrer
la charge de poudre préconisée dans la douille, même en la “vibrant” ou en la compressant.
Cela vient des différences qui existent d’un lot à l’autre, et c’est
la vie, même si vous avez respecté à la lettre les indications de
composants (marque de l’étui, de l’amorce, de la balle etc.) et de
méthodes (enfoncement du projectile, sertissage etc.) que vous
donnait la table. Mieux vaut alors soit tranquillement passer à une
autre poudre, aux caractéristiques différentes – en respectant
toujours les indications de la table – soit faire un certain nombre
d’essais de tir pour vérifier que les vitesses obtenues avec vos
composants propres suffisent à votre application particulière.
Retenez qu’une augmentation de deux et demi pour cent
seulement de la vitesse implique systématiquement une
augmentation de la pression de votre chargement largement
supérieure à cinq pour cent.
Cela revient à dire que, si votre carabine vous donne 1 000 m/s
avec un chargement donné dont la pression, par définition, vous
est inconnue, vouloir à tout prix obtenir 1 025 m/s avec la même
poudre et la même balle peut parfaitement vous conduire tout
droit chez l’armurier ou pire, à l’unité de soins intensifs la plus
proche.
Parfois, un seul “grain” (0,0648 g !) de poudre de plus suffit à
faire bondir les pressions de 1 000 bars ou davantage.

Ne jamais commencer par la charge
la plus élevée
Il y a quelques étapes qu’il vous faut absolument respecter lorsque vous rechargez. Donc, il y a un certain nombre de choses
qu’il ne faut jamais faire.
1. Il ne faut jamais commencer à charger en choisissant délibérément la charge la plus élevée. C’est dangereux. En outre, c’est
stupide.
2. C’est dangereux parce que votre arme peut être incapable de
résister à la pression générée par la charge maximum que nous
donnons. Il n’y a aucune marge de sécurité dans ces tables, ni
dans aucune autre. Si vous refusez de croire cette affirmation,
vous prendrez vos risques tout seul.
3. C’est stupide parce que vous rechargez pour une arme à laquelle vous tenez, dans laquelle vous avez probablement investi
pas mal de ressources. L’expérience prouve que les meilleurs résultats en précision sont très rarement obtenus avec des charges
maximales.
Le plus souvent, la “charge de tir” qui donne ces résultats se situe
aux alentours de la moitié de la valeur de la différence entre la
charge la plus faible (la “charge de départ”) que nous vous donnons et la charge maximum - mais pas toujours.

4. Vous devez faire preuve de bon sens. Les poudres ne sont pas
interchangeables entre elles. Une charge donnée pour une balle,
avec une poudre, dans un calibre, un étui, avec une amorce définie ne fonctionne souvent pas du tout de la même manière si
un seul des composants est changé. La place qu’occupe telle
ou telle poudre dans l’échelle des vivacités varie – quelquefois
considérablement – d’un profil et d’une capacité de douille à une
autre.
Important : acquérir un chronographe
Dans votre arme, la vitesse relevée peut être notablement
différente de celle que vous indiquent les tables. Cela implique que la pression, elle aussi, est notablement différente.
Ceci explique que l’achat d’un chronographe électronique
et le tir de quelques cartouches d’usine dans votre arme en
relevant les vitesses et en contrôlant les valeurs de l’expansion au-dessus du culot soit l’une des choses les plus importantes et les plus utiles qu’un rechargeur conscient de sa
sécurité puisse faire.
Ces tirs, qui permettront de calculer vitesse moyenne, étendue
des différences et écart-type lui procureront assez d’informations
pour qu’il puisse savoir si sa carabine est “rapide” ou “lente” en
comparant simplement ses résultats avec les tables de tir de l’encartoucheur en question, mais encore permettra au rechargeur
de savoir, au cours de ses essais, à quel degré le chargement qu’il
est en train de mettre au point se rapproche de la performance
d’une cartouche d’usine.
A chaque fois que vous modifiez l’un des paramètres, vous devez
reprendre le développement de la charge en appliquant la méthode de l’escalier que je répète ci-dessous.

la méthode de l’escalier
Nous avons beaucoup de moyens à notre disposition pour fabriquer la cartouche que nous voulons produire. Selon notre décision,
nous allons pouvoir produire des charges normales, des charges
réduites ou des charges maximales. Cela ne dépend que de nous,
les rechargeurs. C’est aussi ce qui fait notre force et nous permet
de nous adapter à notre arme, à nos chasses ou à nos loisirs.
Plus important, nous allons pouvoir définir la charge idéale pour
chacune de nos armes et pour chacune de nos applications.
1 - La charge normale
On l’appelle aussi charge d’emploi. C’est la charge qui correspond aux tables de tir habituelles de la cartouche considérée et
surtout celle qui se rapproche le plus des vitesses, des pressions
et de la trajectoire (à poids de balle, densité de section et coefficient balistique identiques bien entendu) qu’on obtient en tirant
des cartouches manufacturées de qualité.
Cette charge est celle qu’on utilise à la chasse. Sa précision doit
bien entendu être suffisante pour cet emploi. Elle sera souvent
très supérieure à tout ce que vous donnent les cartouches manufacturées, simplement parce que vous pouvez régler chaque
étape du rechargement.
Cette charge “normale” n’est pas gravée dans le marbre. Si vous
avez eu la curiosité de tirer quelques cartouches du commerce
dans votre arme, de relever les vitesses obtenues et de les comparer à ce que vous disent les tables de tir du fabricant en ques-

Utiliser nos tables de rechargement
tion, vous aurez sans le moindre doute constaté qu’il existe une
différence sensible entre vos résultats et le catalogue de l’encartoucheur. Cette différence, qui n’est le plus souvent pas la même
d’un lot à l’autre de cartouches de la même marque équipées du
même projectile, s’explique par tous les paramètres inhérents aux
armes énumérées plus haut, auxquels il faut ajouter tous ceux qui
concernent les composants de la cartouche à proprement parler.
Amorce, étui, poudre, balle proviennent de lots différents de ceux
qui ont été utilisés pour établir la table de tir. Au cours de la fabrication en usine, des variables peuvent apparaître et se développer, qui peuvent affecter aussi bien l’enfoncement de l’amorce
que celui du projectile, la concentricité de la cartouche, la force
du sertissage - qui change avec l’épaisseur des parois du collet.
Parce que le rechargeur peut exercer un contrôle détaillé des
différents composants qu’il utilise et parce qu’il contrôle également de très près les différentes étapes de l’assemblage de ses
cartouches, il peut développer une charge d’emploi beaucoup
plus régulière, ou à tout le moins beaucoup mieux adaptée à son
arme, que tout ce que peut faire une cartoucherie industrielle.
C’est valable pour toutes les cartouches et pour toutes les armes,
d’épaule comme de poing, qu’elles soient lisses ou rayées.
Les charges d’emploi se situent habituellement légèrement audessous des maxima que fournissent les tables de chargement.
C’est la raison pour laquelle il vous est demandé d’approcher vos
chargements avec attention et soin.
2 - La charge maximale
Très au-dessus de la charge normale, la charge maximale ? Eh
bien, pas toujours ! Il arrive qu’on recherche la vitesse la plus
élevée possible en pensant qu’il faudra davantage de poudre pour
gagner les quelques mètres par seconde qui semblent nous faire
défaut. S’il est vrai qu’il est nécessaire d’augmenter la charge de
poudre pour obtenir cette vitesse la plus élevée possible, il n’en
reste pas moins que les gains de vitesse qu’on peut obtenir par
rapport à la charge normale sont le plus souvent décevants. Ils
ne sont jamais proportionnels à l’augmentation des charges de
poudre, bien au contraire.
Là encore, dans votre arme personnelle, la charge maximale peut
très bien être très au-dessous ou très au-dessus de ce qu’elle
sera dans une autre arme du même calibre et pourquoi pas de la
même marque.
Une charge maximale ne peut s’approcher qu’avec une solide
expérience du rechargement et de la balistique intérieure. Sa recherche passe par une connaissance approfondie des manifestations extérieures de la pression, et donc de l’arme qu’on a en
main… sans parler des variations, souvent importantes, qu’on
rencontre dans les divers lots de composants.
Comme nous l’avons déjà remarqué, aucune arme n’est
identique à une autre. Aucune arme ne réagit de la même
manière. Cela revient à dire que, si on recherche une charge
maximale pour quelque calibre que ce soit, il ne faut pas la
chercher dans cet ouvrage, ni dans un autre manuel de rechargement : elle ne peut être qu’unique, parce qu’elle dépend de l’arme et qu’elle met en jeu des pressions élevées.
Parce que ces pressions sont élevées, elles fatiguent l’arme qui
les subit. Si on emploie continuellement des charges maximales,
on obtient au bout de quelques dizaines ou de quelques centaines

de coups un agrandissement de la chambre qui fatigue à son tour
considérablement les étuis et réduit leur vie utile à parfois un ou
deux rechargements seulement.
Parce que la recherche de la vitesse la plus élevée possible passe
souvent par l’emploi de poudres plus “lentes” que celles qui procurent la charge normale, on augmente la durée de la combustion
de la charge et on expulse dans le canon davantage de grains de
poudre enflammés à très haute température. Le résultat est une
érosion très rapide du canon en question. Certaines cartouches
“chaudes” ou “extrêmes” (.300 Pegasus, .30-.378 Weatherby,
etc.) dans lesquelles les charges sont très importantes par rapport au calibre provoquent une érosion détectable et parfois visible à l’œil nu en moins de 100 coups. On n’a rien sans rien !
3 - La charge idéale
La charge idéale ou charge de tir est celle qui permet de tirer le
meilleur parti d’une arme donnée. Son équilibre et sa précision
découlent d’un choix raisonné des composants utilisés. Très peu
d’armes sont des cas désespérés. La sélection judicieuse des
composants, des méthodes de chargement et des projectiles
permet presque toujours, avec quelques recours aux astuces armurières éprouvées, de transformer une pétoire minable en une
arme de niveau correct ou passable. Cela ne s’improvise évidemment pas, mais demeure passionnant.
Il suffit parfois de choisir LA balle qui convient le mieux à l’arme
en question et surtout à son canon. Forme, diamètre, poids d’un
projectile doivent être adaptés au pas des rayures et aux caractéristiques physiques du canon.
Comme le rechargement permet de disposer à volonté d’une
très large plage de vitesses initiales et d’un vaste choix de composants, il est possible de régler la cartouche pour obtenir une
excellente précision. Cela peut passer par le choix d’une poudre
différente, par celui d’une longueur hors tout de la cartouche (et
ipso facto de l’enfoncement de la balle dans l’étui) adaptée à la
configuration de la chambre et du canon, par des changements
de type d’amorce.
Une fois ce stade atteint, les manipulations qu’on peut faire subir
à l’étui (uniformisation des puits et des évents d’amorce, tournage
extérieur des collets, sélection par poids ou par capacités) offrent
un grand nombre d’opportunités qui permettent d’affiner encore
cette précision. La valeur d’enfoncement de la balle, elle aussi,
représente un vaste domaine qui influe de façon non négligeable
sur la précision intrinsèque d’un couple arme munition.
Les charges idéales ne peuvent pas être prédites. Chacun doit
trouver pour son propre compte celle qui convient dans les plages
de données des différentes tables.
4 - La charge réduite
Il y a plusieurs types de charges réduites, et il faut bien se dire
que seul le rechargement permet de les produire.
On considère qu’une charge est réduite lorsqu’elle occupe
moins de la moitié du volume disponible dans la chambre
à poudre.
Autrefois, à l’époque révolue des grandes conscriptions, les armées apprenaient le tir au “fusil de guerre” aux recrues fraîchement incorporées avec des munitions spéciales, à blanc d’abord,
puis dites “de stand”. La vieille 8 x 50 mm R du fameux fusil Lebel

Utiliser nos tables de rechargement
possédait ainsi des chargements (à balle ronde de plomb nu dans
lesquels la propulsion était parfois assurée par une charge de papier nitré) destinés à l’instruction, qui permettaient des tirs précis
jusqu’à une cinquantaine de mètres avec la hausse de combat
sans qu’il soit besoin de stands protégés : la cour de la caserne ou
de l’école y suffisait, avec quelques sacs de sciure de bois ou de
sable et des écrans de grosse toile tendue pour arrêter les projectiles derrière les cibles. Souvent, on rechargeait ces cartouches
en unité, avec des outillages à main très simples.
Bien entendu, d’autres armées avaient développé des munitions
comparables. Les cartouches de 7,92 mm à balle de papier ou de
bois qu’on rencontre si souvent étaient du même tonneau et se
rechargeaient aussi en unité. On le sait lorsqu’on découvre une,
deux ou trois cannelures sur l’étui, qui indiquent le nombre de
rechargements.
On fit aussi des cartouches réductrices qui permettaient le tir
d’une cartouche à percussion annulaire (.22 Long Rifle habituellement) dans la chambre et le canon d’une arme normale. Ces
cartouches réductrices contenaient quelquefois un embryon de
canon rayé. Leur précision laissait à désirer au-delà de quelques
dizaines de mètres. On avait également construit et adopté des
variantes d’armes réglementaires comme le mousqueton 1892
qui tiraient, à répétition s’il vous plaît, la très populaire cartouche
à percussion annulaire. Tout le monde connaît la carabine génériquement appelée MAS 45, reprise d’un plus ancien modèle signé
Mauser, dont les outillages avaient été déménagés d’Oberndorfam-Neckar avec bien d’autres avant que la pression des Alliés
n’oblige l’armée française à détruire les ateliers.
Il existait aussi, plus tard, pour les armes en 7,5 x 54 mm M-1929
(fusils MAS 36, 44, 49 et 49/56) une cartouche réglementaire
spéciale pour tir réduit à étui d’aluminium doublé d’un insert

de matière plastique dont le but était de réduire le volume de la
chambre à poudre. La balle, elle aussi, était en plastique. On obtenait des tirs corrects jusqu’à une cinquantaine (parfois une centaine) de mètres avec ces cartouches “Ballplast”, toujours avec la
hausse de combat. Les pressions trop faibles ne permettaient pas
de faire fonctionner correctement les fusils semi-automatiques.
Il fallait les manœuvrer à la main. Là encore, il n’était pas utile
de disposer de stands protégés comme ceux où il faut se rendre
lorsqu’on tire de la “cartouche de guerre”.
Aujourd’hui encore, les chasseurs peuvent acheter des cartouches réductrices qui permettent le tir de la .22 Long Rifle ou de la
.22 Winchester Magnum Rimfire dans n’importe quelle arme de
calibre .22 nominal, ou encore celui de la 7,65 mm Browning/.32
ACP dans les armes de calibre .30 (à la contraignante condition
de disposer des autorisations administratives correspondantes).
On fait aussi, principalement en Allemagne, des tubes réducteurs
qui permettent d’employer bien des cartouches “pas faites pour
ça” dans des armes rayées comme dans des armes lisses. Tout
en ce domaine, ou presque, est possible.
Pour le rechargeur, la charge réduite va de la cartouche de petit
calibre – parfois sans poudre, une simple amorce suffisant à expédier une balle légère à des vitesses surprenantes – qui permet
l’entraînement en appartement, sans grand bruit, ou encore de
tirer d’une .222 Remington ou d’une .22 Hornet une performance
comparable à celle d’une “Bosquette” de calibre .22 à percussion
annulaire, jusqu’à des chargements économiques - à balle demiblindée ou de plomb nu coulée ou matricée - qui facilitent grandement l’entraînement aux armes de gros calibre en minimisant
la fatigue ressentie par le tireur comme celle de l’arme.
Entre ces deux extrêmes, on peut produire aussi des cartouches
à balle expansive qui permettent d’utiliser une grosse cartouche
pour le tir des nuisibles ou des chevreuils à l’approche sans dé-

les chargements subsoniques
l Les chargements subsoniques, comme leur nom l’indique, sont
réalisés pour que les projectiles ne dépassent pas la vitesse du son
(312 m/s au niveau de la mer).
l Une balle supersonique, même si on parvenait à éliminer la détonation du départ, reste bruyante (passage du mur du son caractéristique).
l Pour être efficaces, ces chargements doivent être employés avec
des modérateurs de son, dispositifs qui prolongent le canon et sont
communément appelés silencieux.
l Les silencieux ne suppriment pas le bruit de la détonation, mais
le réduisent en ne relâchant les gaz de combustion de la poudre
qu’après une détente quasi complète, éliminant ainsi une bonne partie du volume sonore de la détonation de bouche.
l Utilisés avec des cartouches supersoniques, les modérateurs de
son ne diminuent que relativement le bruit de bouche et peuvent tout
au plus compliquer quelque peu la localisation précise du tireur par
un observateur entraîné ou un gibier sur le qui-vive. Les cartouches
supersoniques érodent en quelques dizaines de coups la plupart des
silencieux.
l Les chargements subsoniques ont une utilité reconnue pour la
régulation des populations de nuisibles en milieu péri-urbain (en

d’autres termes, les renards qui font les poubelles en grande banlieue) aussi bien que pour des applications spéciales militaires ou
policières. Ils se prêtent bien également aux tirs d’entraînement ou
de familiarisation, surtout ménager les émotions des riverains.
l On emploie de préférence des étuis de capacité réduite (étuis
tubés ou tournés hors masse), mais ce n’est pas absolument indispensable.
l Les poudres employées sont toujours des poudres vives, quels
que soient les calibres pour lesquels on crée une application subsonique.
l Les balles sont habituellement lourdes pour le calibre (par exemple 220 ou 240 grains en calibre .30).
l Beaucoup de calibres d’armes de poing sont naturellement subsoniques dans tous leurs chargements ou, à l’inverse, dans quelquesuns seulement.
l Nous donnons peu de chargements subsoniques dans nos tables,
pour la simple raison qu’ils ne sont jamais – ou extrêmement rarement – performants en action de chasse et que, en outre, l’emploi
des modérateurs de son est interdit pour cet usage.

Utiliser nos tables de rechargement
truire trop de venaison. De même, l’amateur de tir sportif pourra,
avec la balle qui convient le mieux à son canon, développer une
cartouche qui lui permettra de s’entraîner à des distances beaucoup plus courtes, de peaufiner sa tenue d’arme ou sa prise de
visée sans changer d’arme… et à moindres frais !
Vous constaterez que des charges réduites figurent dans de nombreuses tables de ce manuel, principalement d’ailleurs pour des
calibres destinés à la chasse du grand gibier.
Le choix de la poudre est un élément critique de la réalisation de
cartouches réduites. On emploie des poudres vives, en paillettes,
en bâtonnets ou tubulaires, rarement des poudres sphériques.
Il ne faut ni diminuer ni augmenter de plus de 5 pour cent les
charges réduites, pas plus qu’il ne faut substituer une poudre à
une autre. Vous devrez, lorsque cette information vous est fournie,
utiliser le bourrage défini dans les tables.

etape 1 : réunir toutes les informations
élémentaires
Rien n’est plus soumis aux règles de l’évolution que les balles
modernes. Chaque année ou presque, en plus de quelques cartouches nouvelles, apparaissent des balles nouvelles, et souvent
dans des poids un peu bizarres ou jusqu’à présent pas disponibles dans le calibre considéré. Quelques-uns de ces projectiles
sont utiles parce qu’on peut vouloir s’adresser avec un calibre
donné à des gibiers pour lesquels il est trop fort ou trop faible sur
le papier. Evidemment, les manuels de rechargement ne contiennent aucune référence à ces poids ou types de balle nouveaux.
Comment faire ?
Très simplement ! Commencez par réunir les informations élémentaires dont vous avez besoin. Votre démarche doit être la
suivante :
l Chercher dans les manuels dont vous disposez la table de
chargement pour la balle dont le poids est immédiatement supérieur ou immédiatement inférieur à celui du nouveau projectile.
l Tenez-vous en à des différences de poids de l’ordre de 10
grains (0,6 g) à 20 grains (1,2 g).
l Si la différence de poids entre le projectile que vous souhaitez
recharger et celui qui figure dans votre manuel est inférieure à
0,25 à 0,65 g (4 à 10 grains) ou approchant, vous pouvez développer votre chargement en suivant la table fournie pour le projectile de poids approchant qui figure dans le manuel. Par exemple, des balles de 160, 165, 168 ou 170 grains du même calibre
et de la même marque peuvent employer des charges de poudre
extrêmement proches dans la plupart des armes établies pour la
même cartouche.
l Notez les charges, par poids de balle et par type de poudre,
qui vous sont proposées, avec leurs vitesses et leurs pressions
si possible ;
l Vous allez commencer votre développement par une charge de
poudre qui représente 85 % de celle que vous avez trouvée pour
la balle plus lourde, en choisissant toujours le type de poudre qui
fournit la vitesse la plus élevée ;
l Respectez toutes les prescriptions : type et marque de l’amorce, de l’étui, enfoncement de la balle ou longueur hors tout de la
cartouche chargée ;
l La charge la plus forte que vous donne le manuel pour la balle
plus lourde sera sans doute très proche de la charge maximale

pour votre nouvelle balle. Mais nous n’avons aucun moyen d’en
juger : il va donc falloir l’approcher avec prudence… et détermination !
Nous allons, une fois ces éléments d’information rassemblés, tâcher de faire un calcul très simple qui nous permettra de trouver
assez vite et à peu de frais au moins un chargement utilisable.

etape 2 : préparer une cartouche inerte
Muni de toutes ces informations, vous allez pouvoir envisager de
développer une charge. La première chose que vous allez faire
va être la création d’une cartouche inerte, dépourvue d’amorce
et de poudre, avec votre nouvelle balle en place telle qu’elle doit
l’être : cela veut dire enfoncée jusqu’à ce que les lèvres du collet
de l’étui se situent pile au milieu de l’éventuelle cannelure de
sertissage. Une balle dépourvue de rainure ou de cannelure s’installe toujours le plus près possible de la longueur maximale de la
cartouche selon les normes CIP, et on vérifie qu’elle est suffisamment en retrait de la prise des rayures.
Une balle qui possède une cannelure ou une rainure s’installe
normalement en réglant l’outil sertisseur de telle manière que les
lèvres du collet de l’étui se trouvent au milieu de la cannelure ou
de la rainure. Cela ne signifie pas qu’il soit obligatoire ou nécessaire de sertir à ce stade.
On contrôle un éventuel contact avec la prise de rayures en passant un feutre (marqueur permanent) de couleur sombre sur le
collet de l’étui et la balle. Si des marques brillantes apparaissent
sur la balle après chambrage et verrouillage complet, il faudra
enfoncer davantage le projectile dans l’étui, ce qui réduira peutêtre le volume disponible pour la poudre et peut ainsi obliger à
vibrer, à compresser ou même à diminuer la charge de poudre.
On agit donc sur la tige de réglage d’enfoncement du sertisseur,
par quart ou huitième de tour, jusqu’à ce que les traces de la prise
de rayure n’apparaissent plus sur notre projectile.
La distance que vous devez respecter entre la naissance de l’ogive de votre balle et la prise de rayure est au minimum de 0,3 à
0,5 mm.
Profitez de l’occasion pour contrôler que votre cartouche inerte
est bien compatible avec la longueur disponible dans le magasin de votre carabine. En règle générale, réglez la longueur de
la cartouche de telle manière qu’il reste au moins aux alentours
d’un millimètre de jeu dans le magasin si vous devez utiliser cette
munition à la chasse. Cela facilite l’alimentation.
Une cartouche destinée au tir à la cible peut parfaitement ne pas
tenir dans le magasin d’une carabine. Certaines armes permettent d’introduire directement la cartouche dans la chambre et de
refermer l’arme sur elle. En général, les carabines du type Mauser
98 ne permettent pas cette alimentation directe, et l’ouverture du
magasin ne permet de dépasser la longueur de ce dernier que
de quelques millimètres : il faut, dans ce type d’arme, que l’extracteur saisisse d’abord le bourrelet de la cartouche pour qu’elle
puisse être chambrée.
Plus tard, quand vous aurez atteint votre but, vous ferez de cette
cartouche inerte dûment balisée et soigneusement conservée
l’accessoire qui vous permettra à l’avenir de régler votre sertisseur en moins de cinq secondes.
Prenons un exemple simple. Vous voulez charger une balle Nosler
Ballistic Tip de 250 grains/16,20 g pour pouvoir employer votre

Utiliser nos tables de rechargement
fidèle 9,3 x 62 mm à l’approche et à l’affût du brocard et de la
biche, avec des tirs à moins de 200 m. Imaginons que cette balle
ne figure pas dans votre manuel habituel. Elle possède un arrière
fuyant relativement court, une ogive moyennement effilée et un
corps qui, à son diamètre maximum, est lui aussi assez court. Pas
de cannelure de sertissage : un cas parfait !

etape 3 : construire l’escalier
Mettons en place l’escalier. Un manuel donne une charge de
3,6 g de poudre Sp 9 dans un étui RWS avec une amorce CCI
200 derrière la balle RWS HMK de 258 grains/16,7 g, qui est la
plus proche de votre nouvelle balle du point de vue du poids. Mais
vous n’avez pas cette poudre-là sous la main, et vous découvrez
qu’elle ne figurerait plus au catalogue de Nobel Sport (ce qui, bien
entendu, est faux et résulte d’une rumeur idiote). Si vous l’aviez,
vous auriez pu employer cette charge-là sans problème avec la
nouvelle balle de 16,20 g, en l’augmentant ou en la réduisant
peut-être légèrement et surtout prudemment selon les résultats
que vous obtenez dans votre carabine. Rechargeur organisé, vous
avez sans doute des archives. Il existe une balle demi-blindée
Speer de 270 grains (17,50 g), assez facile à trouver. On a publié
des charges pour cette balle Speer avec d’autres poudres plus
lentes que celles utilisées par René Malfatti : Tubal 5000, Sp 11,
Tubal 7000, Sp 12. Les voici :
Étui : RWS, amorces “standard” RWS 5 341
Poudre : Vectan Tubal 5 000 – 3,2 à 3,6 g pour 760 m/s
Étui : RWS, amorces “magnum” RWS 5 333
Poudre : Vectan Sp 11 – 3,4 à 3,8 g pour 775 m/s
Poudre : Vectan Tubal 7 000 – 3,75 à 4,15 g pour 780 m/s

Poudre : Vectan Sp 12 – 3,85 à 4,25 g de poudre pour 760 m/s.
La vitesse la plus élevée est obtenue – dans l’arme des essais –
avec la Tubal 7 000. C’est donc la poudre que vous allez retenir
pour votre premier chargement. Votre balle Ballistic Tip ne pèse
que 16,20 g. A quoi va donc ressembler cet escalier ?
Eh bien, au tableau ci-dessous, que vous pourrez adapter pour
n’importe quel calibre. Je vous le fournis en mesures métriques
comme en mesures anglo-saxonnes, puisque vous êtes nombreux à utiliser ce système.

Calibre : 9,3 x 62 mm

Étui : RWS
tirés 1x
Recoupe de l’étui à 61,8 mm soit 2,433”
Amorce : RWS 5 333
Balle : Nosler Ballistic Tip
Poids gr/g : 250 grains (16,20 g)
Poudre : Tubal 7 000
Balle source : Speer 270 grains/17,5 g
Charges fournies par la source
gr
g
Mini
57,9
3,75
Maxi
64,0
4,15

Vitesses source
f/s
m/s
2 400
730
2 559
780

Source : A. F. Gheerbrant

Echelle d’incrémentation de la charge : par 0,03 g/0,5 grain
Longueur de la cartouche chargée : 83,30 mm
Distance de tir : 100 m
Escalier
des charges
1
2
3
4
5
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20

grains
57,9
58,0
58,5
59,0
59,5
60,0
60,5
61,0
61,5
62,0
62,5
63,0
63,5
64,0
64,5
65,0
65,5
66,0
66,5

grammes

Vitesses relevées
f/s
m/s

Expansion
de la base et notes

3,75
3,76
3,79
3,82
3,86
3,89
3,92
3,95
3,99
4,02
4,05
4,08
4,11
4,15
4,18
4,21
4,24
4,28
4,31

…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….

Pour mémoire
Première charge
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
Maximum tabulaire
……..
……..
……..
……..
……..

Cartouche de référence : RWS, balle TM de 18,5 g/286 gr

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

15
16
17
18
19
20

64,0
64,5
65,0
65,5
66,0
66,5

4,15
4,18
4,21
4,24
4,28
4,31

Utiliser nos tables de rechargement

Cartouche de référence : RWS, balle TM de 18,5 g/286 gr
Tirs

Vitesses relevées
f/s
m/s

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Max
Min
Moyenne
Etendue
Ecart-type m/s

…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……...

Expansion de
la base et notes
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

gr = grains, g = grammes, f/s = feet per second (pieds par seconde),
m/s = mètres par seconde.

Ce tableau est très facilement exploitable avec un tableur sur un
ordinateur personnel. On peut ainsi se simplifier le calcul des
charges de notre “escalier”.
Vous savez que la charge de 4,15 g de Tubal 7 000 avec la balle
de 270 grains/17,5 grammes, dans l’arme des essais (carabine
Sako 75 Hunter à canon de 61 cm) et avec des mesures des
pressions relatives au moyen de jauges de contrainte, se situe
vraiment très près de la pression maximum admissible (3 900
bars piézo) de la norme CIP pour la 9,3 x 62 mm. La charge de
départ de 3,75 g devrait bien entendu être tout à fait sûre. Comme
il n’existe pas deux armes qui donnent les mêmes résultats, vous
ne savez absolument pas où se situe la charge maximum pour la
carabine différente pour laquelle vous cherchez un chargement
personnel.
Le lot d’étui que vous allez recharger a bien entendu été tiré une
première fois dans votre carabine : cela l’a conformé aux cotes de
votre chambre et son volume est maintenant fixé. Evidemment, ce
lot est homogène : tous les étuis sont de la même marque, tous ont
été tirés une seule fois, tous ont été recalibrés en même temps et
recoupés à la même longueur, celle du tableau ci-dessous.
Vous consacrez quelques minutes à les examiner soigneusement
un par un. Vous les avez ébavurés. Chaque étui a été marqué de
son numéro d’ordre sur ses flancs, avec un marqueur indélébile.
Les perfectionnistes auront pesé leurs étuis recalibrés et recoupés et auront sélectionné vingt étuis de poids identiques ou à tout
le moins très proches.
Construisez votre “escalier” en ajoutant 0,03 à 0,05 g à la charge
de départ du tableau, puis 0,03 à 0,05 g à la charge qui en résulte, et ainsi de suite. Chargez 20 cartouches, la plus chargée
recevant 4,31 g de Tubal 7 000. C’est plus que la charge maximale pour la balle de 270 grains/17,5 g, certes, mais tout dépend
de l’arme dont vous disposez : la “Ballistic Tip” est plus légère,
son profil et donc la surface en contact avec les parois du canon

…….
…….
…….
…….
…….
…….

……..
……..
……..
……..
……..
……..

Maximum tabulaire
……..
……..
……..
……..
……..

sont différents ; l’arme peut (peut-être !) accepter cette chargelà sans dommages – et, bien entendu, rien ne vous oblige à la
tirer ! Vous aviserez au fur et à mesure du déroulement de vos
essais. En outre, il vous faudra parfois comprimer la poudre avec
les charges les plus élevées. Cela vous donne une densité de
chargement importante, gage de régularité, aussi longtemps que
cette compression n’est pas excessive.

etape 4 : protocole des essais
Vous prenez donc la carabine au canon bien nettoyé, vos 20
cartouches rechargées, une poignée de vos cartouches du commerce habituelles, par exemple avec la balle RWS demi-blindée
TMR de 18,5 g. Un chronographe électronique, indispensable en
l’occurrence, avec un trépied de photographe, fait partie des bagages.
Une fois installé, vous commencez les tirs. Vous tirez d’abord
cinq ou dix cartouches RWS. Dans le canon de 61 cm de votre
carabine, vous obtenez une moyenne de 722 m/s. Votre fidèle
Palmer au 1/1 000 de mm indique une expansion moyenne de la
base de l’étui, mesurée juste au-dessus de la gorge d’extraction,
de 0,012 mm. Ce sera votre point de référence pour ces essais.
Toute expansion supérieure à ce chiffre de 0,012 mm sera réputée représenter une pression trop élevée.
Faites les tirs dans l’ordre des numéros des charges de “l’escalier”, en notant les vitesses. Appliquez-vous à bien viser - toujours
exactement de la même manière, avec toujours exactement la
même tenue d’arme et en “posant” précisément le réticule de la
lunette toujours exactement au même endroit de la cible – depuis
un support très stable, pour contrôler l’effet sur la précision de ces
infimes variations de charges, en prenant tout votre temps. La cible
est à 50 ou à 100 m. Maximum, minimum, étendues, écarts-type
et moyennes seront calculés au calme après la séance de tir.
Vous constaterez que les impacts n’apparaissent pas au même
endroit sur votre cible. Notez exactement les emplacements
de chaque impact sur une cible vierge. Relevez les vitesses au
chronographe électronique, et notez-les soigneusement. Lorsque
vous aurez constaté le regroupement de plusieurs impacts, habituellement avant d’avoir atteint les charges les plus fortes, vous
saurez que votre charge idéale se situe probablement tout près
de ces charges-là. D’ailleurs, vous trouverez le plus souvent des
paliers dans la croissance des vitesses au fur et à mesure de la
progression des charges. Il arrive même parfois que les vitesses
diminuent ponctuellement.
Après chaque tir, examinez vos étuis de près. Mais d’abord, surveillez toujours de près l’effort à fournir à l’ouverture du verrou,
l’apparence de l’amorce, celle du culot de vos douilles : l’apparition de matages laissés sur le culot par le poussoir ou l’échancrure du passage de l’éjecteur. Il est important de mesurer au
Palmer l’expansion du culot après chaque tir. Celle-ci n’augmente
pas non plus en continu, mais par paliers successifs. Les vitesses
également. Lorsqu’une de ces charges vous donne l’expansion
de 0,012 mm au culot, considérez avoir obtenu à peu de chose
près une pression très proche de celle de la cartouche d’usine.
Les charges que vous n’aurez pas utilisées, s’il y en a, seront
démontées et leurs composants (étuis amorcés, poudre et balle)
recyclés.

Utiliser nos tables de rechargement
Ensuite, vous allez pouvoir commencer à contrôler la précision
et la régularité de ce chargement « optimal », et améliorer le tout
progressivement. Pour cela, vous jouerez très progressivement
sur l’enfoncement de la balle, sans bien sûr dépasser la longueur
de cartouche qu’accepte votre magasin et sans jamais amener
votre balle au contact des rayures.

et pour une carabine express ?
La question qui se pose avec une carabine express est toute simple : il y a deux canons, qui sont en principe, mais pas toujours,
aussi peu différents que possible l’un de l’autre. Ces deux canons
sont probablement frettés dans ce qu’on appelle un “monobloc”
qui porte les crochets (tenons) de fermeture. Ils sont reliés par
une bande soudée. Ces bandes brident vos canons, qui ne peuvent plus vibrer tranquillement et individuellement au départ de
chaque coup.
Le fabricant de votre express l’a régulée au cours de sa construction. Cela signifie qu’il a dessoudé, recalé et ressoudé les bandes
jusqu’à ce que la convergence des deux tubes soit acceptable à
une distance déterminée. Pas simple à faire, certes – et cela ne
concerne qu’un seul chargement bien précis, réalisé par une cartoucherie donnée, avec un type et un poids de balle parfaitement
identifiés.
Cette information vous a été fournie : la cible d’usine doit se trouver dans la boîte ou la valise de votre carabine, avec la date.
Tout changement de munition et parfois même tout changement
de la répartition des masses (montage d’une lunette de visée,
par exemple) peut entraîner un changement de point d’impact
aussi bien qu’un changement de dispersion – habituellement pas
dans le “bon sens” qui voudrait que les deux impacts se rapprochent. Malgré tous les efforts des encartoucheurs, on a parfois de
mauvaises surprises (soyons honnêtes, il arrive aussi qu’on en ait
d’excellentes) lorsqu’on passe d’un lot de fabrication à un autre.
Notons en outre que les express, et curieusement les juxtaposées
davantage que les superposées, sont très sensibles à la vivacité
et au type de la poudre employée pour le rechargement de leurs
cartouches, dans tous les calibres. Et, toujours curieusement, cette sensibilité continue de procurer parfois des résultats décevants
après qu’on ait établi la pression correcte.
Il est donc facile de comprendre que, pour le rechargeur, la production de cartouches qui “groupent” correctement dans une
carabine express n’a pas toujours l’allure d’une sinécure, même
s’il utilise exactement la balle choisie pour la “régulation” de son
arme et travaille avec soin.
Bien évidemment, développer des charges pour une carabine
double se fait selon une méthode identique à celle que je viens
de vous exposer, à ceci près qu’elle concerne les deux canons à
la fois, demande un peu plus de travail, le double de tirs et marche… le plus souvent.

le double escalier
Prenons le même exemple que précédemment, avec la même
balle Ballistic Tip, que nous allons charger cette fois pour une
carabine express en 9,3 x 74 mm R.
Là encore, nous allons utiliser la Tubal 7000, qui ne figure pas
dans les tables disponibles jusqu’ici avec cette balle de 16,20 g

qu’on destinera, dans cette arme, au chevreuil, petites biches,
faons et bêtes rousses à l’affût comme en battue. La difficulté va
être de trouver une charge que les deux canons fassent raisonnablement converger à une distance compatible avec la chasse en
battue, et que nous allons fixer à 50 m en l’occurrence.
Vous allez mettre en œuvre les mêmes démarches et les mêmes
moyens que pour définir une charge pour la carabine à verrou, en
procédant exactement de la même manière.
Simplement, vous allez devoir produire deux exemplaires de chaque marche de notre escalier, et faire les tirs exactement comme
vous les auriez faits avec une carabine à verrou. Vous prendrez
toujours la même visée, au même point de la cible, depuis un
appui ferme et stable, pour chaque canon à tour de rôle.
Sachez que vous devez tirer les deux coups en succession rapide,
en trois secondes au plus, puis laisser refroidir les tubes raisonnablement. L’idéal est qu’ils retrouvent la température ambiante,
mais cela peut être fort long. Attendez de toute manière dix minutes entre chaque série de deux coups.
Sur votre seconde cible, identifiez clairement les impacts de chaque canon (par exemple 1 g, 1 D, 2 g, 2 D etc.) pour définir sans
problème le chargement qui vous donne la meilleure convergence.
Voici à quoi ressemble notre escalier dans le cas d’une carabine
double.
Calibre : 9,3 x 74 mm R
n° :
Étui : RWS
tirés 1x
Recoupe de l’étui à 74,5 mm soit 2,931”
Amorce : RWS 5 341
Balle : Nosler Ballistic Tip
Poids gr/g : 250 grains (16,20) g
Poudre : Tubal 7 000
Balle source : Speer 270 grains/17,5 g
Charges fournies par la source
gr
g
Mini
59,4
3,85
Maxi
65,6
4,25
Source : A. F. Gheerbrant

Vitesses source
f/s
m/s
2 110
645
2 310
705

Utiliser nos tables de rechargement

Echelle d’incrémentation de la charge : par 0,03 g/0,5 grain
Longueur de la cartouche chargée : 93,1 mm
Distance de tir : 50 m
Escalier

1
2
3
4
5
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20

grains

grammes

57,9
58,0
58,5
59,0
59,5
60,0
60,5
61,0
61,5
62,0
62,5
63,0
63,5
64,0
64,5
65,0
65,5
66,0
66,5

3,75
3,76
3,79
3,82
3,86
3,89
3,92
3,95
3,99
4,02
4,05
4,08
4,11
4,15
4,18
4,21
4,24
4,28
4,31

Vitesses relevées
Canon droit/haut
f/s
m/s

Vitesses relevées
Canon gauche/bas
f/s
m/s

…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….

…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

Expansion
de la base
Pour mémoire
Premiére charge
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
Max. tab.
……..
……..

Dispersion

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

Cartouche de référence : RWS, balle TM de 18,5 g/286 gr

Tirs
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Max
Min
Moyenne
Etendue
Ecart-type m/s

Vitesses relevées
Canon droit/haut
f/s
m/s

Vitesses relevées
Canon gauche/bas
f/s
m/s

…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….
…….

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
…….

Expansion
de la base

Dispersion

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..

……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……..
……...

gr = grains, g = grammes, f/s = feet per second (pieds par seconde), m/s = mètres par seconde.

……..

Utiliser nos tables de rechargement

QueLQues POInts CRuCIAux
Instruit par l’expérience, j’ai choisi de vous donner dans
les tables qui suivent des charges de départ légèrement
diminuées. Pourquoi ?
D’abord, en raison des différences propres à toutes les armes,
déjà évoquées plus haut, qui font qu’une charge parfaitement sûre
dans une arme ne l’est plus dans une autre, pourtant très proche.
Ensuite, parce que je sais d’expérience que certaines charges
ne tiendront pas dans certains étuis, qui peuvent parfaitement,
même s’ils sont de la bonne marque, posséder des capacités
intérieures différentes de celles que nous avons pu mesurer au
cours de nos essais. Avec certaines poudres, il sera nécessaire de
vibrer ou de compresser certaines charges pour qu’elles tiennent
dans l’étui que vous rechargez. La chose n’est pas gênante sur le
plan de la sécurité, et rarement sur celui de la précision du tir.
Autre point crucial, celui de la longueur de la cartouche, qui est
gouvernée par l’enfoncement de la balle. Une cartouche trop longue, dont la balle entre en contact avec la naissance des rayures
du canon, développe des pressions plus élevées que lorsque la
balle dispose d’un vol libre. Ne tentez pas le diable.
Enfin, le diamètre extérieur du collet de la douille avec la balle enfoncée jusqu’à la position que vous avez choisie joue également
un rôle important. Si ce collet est trop épais, il n’aura pas la place
nécessaire dans la chambre pour se dilater et relâcher la balle.
Cette dernière sortira de toute façon, en forçant le passage. Vous
n’êtes pas le moins du monde assuré que cette sortie en force
ne provoquera pas des dommages irréversibles à votre arme et
peut-être à votre personne.

lire et comprendre
nos tables de
chargement
Une table de rechargement n’est pas un absolu, mais seulement
un outil. D’un manuel à l’autre, elles sont présentées différemment et ne fournissent pas toujours toutes les mêmes informations. Chez nos amis américains comme en Europe, il arrive même
qu’on ne dispose pas, pour certaines cartouches, d’informations
identiques en matière de dimensions.
nos tables contiennent des informations que vous ne trouverez pas souvent dans une source unique.

l’identité de la cartouche (1)
Chaque table commence par vous donner l’identité de la cartouche :
- nom et appellations complémentaires,
- normes de pression CIP ou SAAMI selon les cas, habituellement
relevées par capteur piézo-électrique, en ce qui concerne aussi
bien la pression maximum admissible que la pression individuelle
maximum et la pression d’épreuve,
- dimensions minimales de la cartouche y compris la longueur
de recoupe,

- longueur maximum de la cartouche chargée, qui peut être ajustée selon les types d’arme,
- les dimensions intérieures du canon telles qu’elles sont normalisées,
- la capacité brute (sans balle et rempli à ras bord) ou la capacité
utile de l’étui avec une balle moyenne du calibre concerné selon
les cas,
- le numéro de la ou des griffes de maintien d’étui utilisables,
- le type et le modèle de l’arme utilisée,
- sa longueur de canon et
- son pas de rayure.

les chargements de référence (2)
Je donne, dans la plupart des calibres, quelques informations sur
les chargements de référence, c’est-à-dire sur les cartouches
couramment vendues dans le commerce spécialisé ou sur les
cartouches dont nous avons pu disposer lorsqu’il s’agit de calibres obsolètes ou strictement militaires.
Lorsqu’il s’agit de chargements industriels, les chiffres communiqués sont ceux qu’annoncent les encartoucheurs dans leurs
catalogues ou leurs publications. Ces chiffres peuvent être très
différents des résultats que vous pouvez obtenir dans votre arme,
et je vous encourage une fois de plus à faire l’emplette d’un chronographe électronique de qualité, de quelques cartouches “toutes cousues” de différents types et de faire vos propres mesures
pour avoir au moins quelques points de comparaison avec vos
concoctions personnelles.
Au cours de nos essais, nous avons pu constater qu’il n’est pas
rare de trouver entre les tables de tir des encartoucheurs industriels et les résultats de nos mesures (souvent faites sur plusieurs
jours, plusieurs mois, parfois plusieurs années) des différences
très importantes, qui peuvent atteindre jusqu’à 150 m par seconde et même plus. Comme vous, nous n’avons pas seulement
utilisé des armes neuves ; beaucoup ont été achetées au fil des
années en fonction des opportunités, certaines ont été construites
ou modifiées par des armuriers spécialisés.
Dans certains cas, cette démarche a été adoptée pour de strictes
raisons de goût personnel ou d’opportunité. Dans d’autres, nous
l’avons retenue parce qu’une cartouche nouvelle arrivait sur le
marché et que certains voulaient immédiatement s’attaquer au
rechargement de cette cartouche, quelquefois avant même que
des armes soient offertes à la vente.
Il nous est arrivé aussi d’employer des armes inépaulables, des
rail guns de plus de vingt kilos, construites dans le seul but de
contrôler la précision de certains chargements. Ces engins spécialisés, équipés de systèmes de retour en batterie automatiques,
sont rares et fort coûteux.

les balles et les conditions
de chargement (3)
Chaque chargement vous propose les informations suivantes
pour chaque balle :
- Poids en grains destiné à faciliter le repérage d’un projectile
dans ces tables,
- Nomenclature : marque, type, poids en grammes, n° de référence. Il vous arrivera de trouver plusieurs balles de même poids et

Utiliser nos tables de rechargement
de marques différentes ou (rarement) identiques dans certaines
tables ; la raison de ce choix est que des différences de chargement parfois importantes existent d’une marque à l’autre, assez
en tout cas pour procurer des vitesses différentes ou réclamer
des chargements quelquefois fort différents,
- Poids en grammes et en grains ; ces entrées sont utilisées pour
le calcul de la densité de section,
- Diamètre nominal ou diamètre mesuré sur les échantillons en
notre possession et utilisés pour nos tirs,
- Sertissage éventuel ou définition de ce sertissage (léger, moyen,
fort, conique etc.),
- Enfoncement du projectile, valeur que nous ne donnons pas
parce que nous avons découvert que, d’une marque d’outils de
rechargement à l’autre, d’un réglage à l’autre et d’un lot de projectiles ou d’étuis à un autre, les différences étaient telles que
cette valeur devient difficile à utiliser simplement et perd un peu
de sa signification. Rien ne vous empêche de documenter cette
valeur en fonction de votre arme personnelle et de vos réglages
d’outils de rechargement !
- Longueur hors tout de la cartouche, qui découle de mesures
faites par nous, en sachant que tous les étuis étaient recoupés à
la longueur minimale fournie plus haut avec les dimensions des
étuis, et en sachant aussi qu’elle peut être légèrement différente
dans votre arme personnelle, en fonction de vos lots de composants, de vos réglages d’outils et même de vos méthodes de
chargement,
- Coefficient balistique (G1 habituellement) fourni par les fabricants de projectiles,
- Densité de section en g/cm2 et selon la méthode anglo-saxonne
de calcul, ce qui vous facilitera l’usage de certains logiciels de
calcul balistique si vous en ressentez le besoin,
- Marque de l’étui utilisé,

- Marque et type de l’amorce utilisée. Lorsqu’il s’agit d’une amorce magnum, la marque de la poudre est normalement suivie de
l’indication “(M)”,?
- Préconisation d’emploi (12), qui n’est qu’une indication générique et n’a pas d’autre ambition que de vous guider.

poudres : types et charges, vitesses et parfois
pressions (4)
Chaque table vous indique une ou plusieurs poudres que vous
pouvez employer pour charger vos cartouches, en vous indiquant
pour chaque poudre une charge de départ (en caractères maigres) et une charge que nous jugeons être un maximum (en caractères gras et en rouge) pour chaque poudre. Ces charges sont
exprimées en grammes et en grains ; les charges en grammes
ont été arrondies aux plus proches 0,05 g.
Il nous arrive de préciser qu’une charge de poudre est compressée ou vibrée. Cette information n’est pas un absolu dans la mesure où elle dépend de l’étui utilisé.
Puis viennent les vitesses obtenues au cours de nos essais, en
mètres par seconde (arrondies aux plus proches 5 m/s) et en
pieds par seconde. Ces vitesses ne vous sont données qu’à titre
d’information ; elles seront toujours différentes dans votre arme
et avec vos composants.
Enfin, il nous arrive de vous fournir des pressions relatives, toujours relevées dans les canons des armes de nos essais au moyen,
exclusivement, de jauges de contrainte. Ces pressions sont dites
relatives parce qu’elles ne peuvent s’appliquer que dans les conditions et aux armes de nos tirs et n’ont absolument rien à voir avec
les résultats que fournissent des canons d’épreuve normalisés.
Elles ont été arrondies aux 100 bars supérieurs les plus proches.
Considérez ces pressions comme des informations, sans plus.

les charges réduites (5)
Nous vous donnons parfois une ou deux charges réduites, à titre indicatif encore une fois.
Ces charges doivent être employées sans modification et dans les conditions qui vous sont précisées : mettre en place un
léger bourrage (qu’on peut fort bien peser, et qui doit à peu de chose près représenter 1 grain, ou 0,065 g) de fibre synthétique
combustible, qu’on tasse légèrement sur la poudre. Ce bourrage est destiné seulement à conserver la poudre près de l’amorce.
Même s’il n’est pas toujours indispensable, nous avons préféré l’employer systématiquement.
La fibre en question peut être achetée chez tous les commerçants spécialistes des tissus d’ameublement. On la trouve le plus
souvent sous la forme de nappes. Inutile d’en remplir cave et grenier, un kilogramme représente un volume considérable et
vous durera fort longtemps. Avant d’en faire l’emplette, contrôlez sur un échantillon, à la flamme d’un briquet, que la fibre qu’on
vous propose (Dacron®, le plus souvent, ou Hollofil®) est réellement combustible et ne produit ni aspect “fondu” ni résidus
lorsqu’elle brûle.
Le kapok habituellement préconisé pour ces bourrages présente l’inconvénient de pouvoir bien souvent continuer à brûler
plusieurs mètres après sa sortie du canon. Si la chose ne présente guère d’inconvénient dans le contexte d’un stand de tir, il
n’en va pas de même dans la nature, surtout lorsqu’on pratique les tirs de printemps ou d’été (approche) en forêt ou dans des
landes très sèches.
Les charges réduites, bien entendu, sont davantage destinées à l’entraînement ou au tir récréatif qu’à la chasse. Beaucoup
d’entre elles, parce que le bruit qu’elles engendrent est moins violent que celui d’une cartouche normalement chargée, sont
cependant bien utiles à la chasse, à condition évidemment que la carabine à laquelle elles sont destinées ait été réglée pour le
chargement employé. On peut s’en servir pour agrémenter la table de petit gibier. Le grand gibier, bien entendu, ne peut être
tiré qu’à très courte distance, et seulement avec les plus rapides des charges réduites.

Utiliser nos tables de rechargement

Utiliser nos tables de rechargement
Savoir raison garder… (6)
Relevez absolument les vitesses. Rappelez-vous toujours qu’une
charge est unique à une arme, un lot d’étuis, un lot de poudre, un
lot d’amorces, un lot de poudre bien définis, assemblés avec des
méthodes bien définies et des outils connus, répétables, à une
longueur hors tout de cartouche précise.
Cette charge doit offrir à celui qui la produit tout ce qu’il en attend : précision, régularité, effet terminal, etc.
Il y a de grandes chances que cette charge ne convienne absolument pas à une autre arme, dans laquelle elle ne donnera pas
les mêmes résultats. Mais si vous parvenez à la mettre au point,
vous verrez que vous vous demanderez pourquoi vous n’y étiez
pas parvenu plus tôt.
Si vos résultats ne sont pas ceux annoncés, inutile de vous poser des questions : c’est normal. En revanche, quand vous ferez
vos essais, faites attention à quelques points qui ont une grande
importance.

la vitesse annoncée est atteinte plus tôt ?
Cela arrive, et cela arrivera toujours de temps en temps dans
certaines armes. Cela signifie que votre production atteint une
pression correcte plus tôt que nous n’avons pu y parvenir dans
l’arme que nous avons utilisée. Question d’arme, peut être de
composants, peut-être aussi de façon de faire.
Dites-vous bien que tout va pour le mieux dans le meilleur des
mondes : vous avez ce que nous avons avec moins de poudre.
Arrêtez vos essais dès que vous vous trouvez à plus ou moins
5 à 10 m/s de la vitesse que nous vous donnons.
Chargez cinq ou dix cartouches avec les mêmes composants,
relevez les vitesses, calculez les écarts-types, les moyennes, les
étendues, vérifiez que la capacité de cette cartouche à grouper
dans votre arme est suffisante pour l’usage auquel vous la destinez.
Si c’est le cas, tant mieux ! Si ce n’est pas le cas, commencez par
faire varier la longueur hors tout de votre cartouche, et donc l’en-

foncement de la balle. Il suffit souvent de quelques dixièmes de
plus ou de moins pour que vos groupes d’impacts rétrécissent.
Si cela ne suffit pas, demandez-vous si quelques m/s de plus ou
de moins feront une différence en cible ou à la chasse. Revenez
en arrière sur le développement de vos charges, diminuez progressivement la quantité de poudre. Quelquefois, charger 0,50 g
de moins divise la dispersion par deux.

la vitesse annoncée n’est pas atteinte ?
Cela aussi se produit, s’est produit et se produira encore. Bien
entendu, vous avez chargé quelques cartouches en dépassant de
quelques dixièmes de gramme la charge maximum de la table.
Vous avez, en d’autres termes, appliqué scrupuleusement la méthode de l’escalier.
Continuez les tirs en relevant les vitesses. Lorsque la vitesse que
la table vous indique est atteinte, vous devriez être au point que
vous recherchiez. Il vous reste à appliquer les mêmes recettes
que je vous donnais plus haut pour améliorer vos groupements.
Dans les deux cas, assurez-vous aussi que vous ne tirez pas trop
vite - il faut que le canon refroidisse - et que vous prenez bien la
même visée.
Petit tuyau que je vous donne : je fais souvent des essais avec
une lunette de fort grossissement montée sur la carabine. Inutile
qu’elle soit très coûteuse pour ce type d’essai. Mais la facilité
qu’elle apporte pour reprendre la même visée vaut largement le
prix de l’optique et celui de son montage – que vous ferez ou
ferez faire pour employer les mêmes embases, bien entendu.
Corroborez toujours les lectures de votre chronographe en tirant
cinq à dix cartouches d’un chargement du commerce – toujours
le même évidemment ! – dont les performances dans votre arme
sont le plus souvent répétables.
Pensez à la stabilité de votre support d’arme, pensez à surveiller
l’éclairage des cellules de votre chronographe. Et soyez toujours
calme et réfléchi.

Vivez votre passion tout au long
de l’année avec vos deux magazines favoris

Les armes

s d'épauLe

Les petits caLibres
de .17 à 6 mm

Les petits calibres ont de très nombreuses applications, aussi bien pour la chasse que pour le tir.
On s’en sert d’abord et avant tout pour éliminer des animaux nuisibles dans beaucoup de pays, mais
quelques-uns d’entre eux, y compris certains calibres .22, permettent aussi, avec les balles qui
conviennent à ce type d’exercice, de se frotter aux chevreuils, aux biches, aux faons et même à ces
jeunes sangliers qu’on appelle des bêtes rousses.
Bien entendu, il ne s’agit jamais de tir de battue : tous ces calibres manquent quelque peu de ce qu’on
appelle communément puissance d’arrêt et, dans la majorité des cas, leurs balles n’ont pas été conçues
pour mener à bien un travail aussi important. En revanche, à l’affût ou à l’approche, quelques petits
calibres sont parfaitement exploitables entre les mains d’un tireur entraîné et sûr. Notre tireur devra
savoir à quel moment il peut tirer, savoir se retenir de faire feu si les conditions ne sont pas parfaites et
le coup assuré, savoir aussi exactement ce qu’il cherche.
Les autres cartouches qui figurent dans ce chapitre – et elles n’y sont pas toutes, loin de là – sont
destinées aussi à ce que j’appelle le tir de loisir, occupation parfaitement légitime et honorable quand
elle est pratiquée dans des endroits sûrs et avec le minimum de prudence que requiert l’usage des
armes à feu. Apprendre à faire voler, à des distances de préférence inconnues, quelques boîtes de
boissons diverses est un excellent moyen de se distraire entre amis. Rechercher, dans un combat
sans merci contre soi-même et son matériel, le plus petit groupement de plusieurs balles possible
est une quête de l’absolu qui, j’en suis convaincu, pourrait rendre fou celui qui en ferait l’unique objet
de sa passion.

caLibres
•.17 Remington
• 5,45 x 39 mm M-74
• 5,6 x 35 mm R Vierling ou .22 Winchester Center Fire
• .22 Hornet
• .22 K-Hornet
• .221 Remington Fireball
• .222 Remington
• .220 Russian (5,6 x 39 mm)
• .22 PPC-USA
• 5,6 x 50 mm Magnum et 5,6 x 50 mm R Magnum
• .22 Remington BR
• .223 Remington ou 5,56 x 45 mm NATO
• .222 Remington Magnum
• .225 Winchester
• .224 Weatherby Magnum
• .22-250 Remington
• .220 Swift
• .223 Winchester Super Short Magnum
• 5,6 x 57 mm RWS et 5,6 x 57 mm R RWS
• 5,6 x 52 mm R ou .22 Savage High Power
• 5,6 x 61 mm et 5,6 x 61 mm R Vom Hofe Super Express
• 6 mm PPC et 6 mm PPC-USA
• 6 mm Remington BR et 6 mm BR Norma
• .243 Winchester
• .244 Remington et 6 mm Remington
• 6 mm-.284 Winchester
• 6 x 62 mm Frères et 6 x 62 mm R Frères
• .240 Weatherby Magnum
• .244 Holland & Holland Belted Rimless Magnum
• .243 Winchester Super Short Magnum

.17 remington
Cette cartouche a pris la suite de nombreux essais autour de balles de diamètres variés,
finalement standardisés à 0,172 pouces (4,3688 mm). Des études poussées ont été conduites,
principalement aux Etats-Unis, dès les années 1930 autour de calibres .14 (3,56 mm), .15 (3,81 mm),
.17 et .20 (5,08 mm) en employant des étuis très divers, de la .22 WCF ou la .22 Hornet jusqu’à la .308
Winchester, au fil des années. P. O. Ackley fit beaucoup de travail autour du calibre .17.
La cartouche a été mise sur le marché par Remington en 1971.

Pour le chasseur, son utilisation reste plus que marginale, dans la mesure où il

n’est pas question d’employer cette cartouche pour autre chose que le tir des nuisibles à des distances
raisonnables et par temps calme. Les très légères balles de 25 grains/1,62 g sont très sensibles aux
vents traversants. En revanche, la plupart des couples arme-munition existants sont habituellement
remarquablement précis.
Inutile de chercher d’autres emplois à ces micro balles, en dehors du côté "fun" qui vient de la
quasi-absence de recul, de l’excellente précision et de la relative discrétion de la détonation. Pour
qui souhaite faire découvrir le tir à un adolescent qui a dépassé le stade de la "carabine de jardin" sans
l’exposer à un fort recul, la cartouche de .17 Remington est un excellent outil, comme beaucoup de
cartouches que vous trouverez dans ce chapitre.

Pour le rechargeur, si rien n’est vraiment compliqué, tout n’est pas simple.
Il devra disposer de quelques matériels spécialisés en ce qui concerne par exemple l’entonnoir à poudre
et la fraise à ébavurer et il devra être fort soigneux et attentif.
Les principales difficultés, en Europe, seront de se procurer les composants nécessaires. C’est la rançon
de la rareté de ce calibre sur le vieux continent. Mais rien, bien entendu, n’est jamais insurmontable.
En dehors de Hornady, pour les balles, on ne trouve guère que Berger Bullets qui produise des
projectiles de poids variés. Les étuis ne sont disponibles que chez Remington. La cartouche est basée
sur l’étui de .222 Remington Magnum, dont l’épaulement a été repoussé vers le bas afin de lui conserver un collet suffisamment long pour assurer un bon guidage de la balle. L’étui de .223 Remington (5,56
x 45 mm OTAN) peut être utilisé pour faire des douilles de .17 Remington, mais sera un peu trop court.
Cela peut provoquer une usure prématurée de la sortie de la chambre et un allongement excessif de
l’étui qui se traduira par des ruptures de culot précoces.
On parvient assez facilement à dupliquer le chargement Remington. Les poudres vives (Tubal 2000, Sp
10, Tubal 3000) sont celles qui conviennent le mieux à cette remarquable cartouche destinée exclusivement au tir des nuisibles. On approche les chargements utiles en appliquant bêtement et simplement

la méthode de l’escalier.

.17 Remington

.17 Remington
bar

psi

4 250
4 888
5 310

61 641
70 887
77 015

Normalisation
Pression maximum admissible*
Pression individuelle maximum*
Pression d'épreuve*
* : Capteur piézo-électrique

mm

in.

45,62
45,55
5,05
54,61
4,27
4,37
1,72
10
mm

1,796
1,793
0,199
2,150
0,168
0,172
26,5

254,0

10

CIP
Longueur max. de la douille
Recoupe à
Diamètre extérieur du collet
Longueur max. de la cartouche
Diamètre nominal de l'alésage
Diamètre nominal à fond de rayure
Capacité brute de l'étui (eau, g/gr)
Griffe de maintien RCBS #

Essais
mm
in.
Arme Carabine Remington 700 BDL
Longueur du canon
610
24
Pas de rayure usuel : un tour en

in.

Chargements de référence
Marque/réf.
Remington

20 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

gr
25

g
1,62

Type de balle
HP

f/s
4 020

m/s
1 225

Hornady V-Max 1,30 g n° 21710
mm
1,30
4,37
Aucun
54,60
8,67

Marque
Win.
Nuisibles

in.
20
0,172
2,150
0,185
0,097

Réf.
SR
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Type
Sp 10
Sp 10
Tu 3000
Tu 3000
Sp 9
Sp 9
Tu 5000
Tu 5000
Sp 11
Sp 11

Charge
g
1,25
1,50
1,30
1,55
1,30
1,55
1,25
1,65
1,35
1,75

gr
19,3
23,1
20,1
23,9
20,1
23,9
19,3
25,5
20,8
27,0

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
1 310

4 298

-

-

1 300

4 265

-

-

1 310

4 298

-

-

1 315

4 314

-

-

1 295

4 249

-

-

.17 remington
Règle de prudence à respecter absolument
La sécurité de vos rechargements est VOTRE affaire, et celle de personne d'autre !

Ne commencez jamais par la charge la plus forte.
Diminuez la charge la plus faible qui figure dans les tables d'au moins 5 pour cent.
Développez vos charges en augmentant la charge de poudre de 0,03 gramme en 0,03 gramme jusqu'à atteindre le maximum indiqué; une seule cartouche
par charge suffit. Respectez toujours la longueur de cartouche que nous vous avons indiquée. Numérotez vos cartouches et,
une fois au stand, tirez-les dans l'ordre des numéros, dans l'ordre de la progression des charges de poudre.
Vous identifierez plusieurs paliers dans cette série : les vitesses ne progressent plus et/ou les impacts se rapprochent les uns des autres.
Relevez toutes les vitesses. Prenez toujours avec soin la même visée, notez sur une seconde cible l'emplacement des impacts en les numérotant.
Selon l'usage auquel vous destinez vos rechargements, choisissez le chargement correspondant au centre d'un de ces paliers.
Il peut arriver que la charge maximum qui figure dans la table soit trop importante pour votre arme. Vous devez utiliser un chronographe
électronique dans toute la mesure du possible. Il y a un rapport étroit entre la vitesse et la pression.

Si vous changez un seul des composants d'un chargement, vous devez absolument appliquer les règles ci-dessus
exactement comme si vous mettiez au point un nouveau chargement.

Examinez chaque étui après chaque tir, mesurez-les si vous avez un doute et assurez-vous qu'aucun signe de pression excessive n'apparaît.
C'est seulement alors que vous pourrez commencer à régler l'enfoncement de la balle jusqu'à obtenir les meilleurs groupements.

25 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
A-Square
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Hornady HP 1,62 g n° 1710
mm
1,62
4,37
Aucun
54,55
10,80

Marque
CCI
Nuisibles, tir

in.
25
0,172
2,148
0,000
0,121

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Type
Tu 2000
Tu 2000
Sp 10
Sp 10
Tu 3000
Tu 3000

Charge
g
1,00
1,20
1,25
1,45
1,20
1,40

gr
15,4
18,5
19,3
22,4
18,5
21,6

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
1 080

3 543

3 700

53 664

1 240

4 068

4 100

59 465

1 190

3 904

4 000

58 015

Réf.
450

** Pressions relatives relevées par jauges de contrainte

IMPORTANT - Les données ci-dessus sont fournies à titre d'information et ne sauraient constituer une recommandation ou une préconisation.
Ces charges sont sûres dans l'arme ou les armes employées pour ces essais. Cela ne signifie en rien qu'il puisse en être de même dans une autre arme,
quelle qu'en soit la marque ou la provenance. De même, toute variation d'arme ou de composants peut procurer des résultats très différents.
Dans la mesure où il leur est impossible d'exercer le moindre contrôle de l'arme, des composants ou des méthodes mis en œuvre, l'auteur ni l'éditeur ne sauraient
accepter quelque responsabilité que ce soit, et ce quels que soient les incidents ou accidents, matériels ou corporels, directs ou indirects, auxquels l'utilisateur
ou toute autre personne pourrait être exposé. Le simple fait d'utiliser, directement ou indirectement, les informations fournies ci-dessus vaut acceptation
© Alain F. Gheerbrant 2006
de ces conditions et décharge ipso facto l'auteur et l'éditeur de toute responsabilité. Reproduction interdite sans autorisation.

.17 Reming

5,45 x 39 mm m-74
C’est la cartouche des fusils d’assaut et des mitrailleuses légères en service au sein des armées de
nombreux pays de l’ex-Bloc de l’Est. Cette cartouche remplace progressivement l’omniprésente 7,62
x 39 mm M-43, rendue célébrissime par les armes de Mikhail Kalashnikov. Conçue en réponse à l’apparition au Viêt Nam de la 5,56 x 45 mm M-193 tirée dans le fusil d’assaut M-16, elle en représente
l’équivalent balistique et a engendré la création et l’adoption des fusils d’assaut AK-74 (Kalashnikov) et
AN-94 (Nikonov). Les premiers exemplaires de l’AK-74 et de sa cartouche à avoir atteint l’Ouest ont été
capturés au cours des combats d’Afghanistan en 1975-1976.
La 5,45 x 39 mm M-74 possède une efficacité terminale supérieure à celle de l’ancienne cartouche
réglementaire américaine M-193, en raison de la conception de sa balle. La cavité frontale et le noyau
en acier du projectile blindé très allongé en déplacent le centre de gravité loin en arrière, un peu à la
manière de la balle Mk VII de la cartouche de .303 British adoptée par le Royaume-Uni, en son temps,
pour s’adapter à la lettre (et sûrement pas à l’esprit !) des règles internationales (Convention de La Haye)
qui interdisent d’employer dans une cartouche "de guerre" une balle dite expansive. Cette disposition
provoque immanquablement ou presque un basculement de la balle sur son axe immédiatement après
l’impact, qui engendre des lésions beaucoup plus importantes qu’une balle ordinaire blindée et des
trajectoires erratiques et imprévisibles dans le corps de l’être vivant qui la reçoit. Sans parler d’une
propension marquée à se fragmenter, comme la SS-109, à hauteur de la cannelure de sertissage. Pas
plus propres l’une que l’autre !
Notons tout de même au passage que la balle blindée ordinaire de la cartouche M-193 possède
elle aussi une profonde gorge de sertissage. On a constaté que, souvent, cette balle se fragmente
immédiatement après l’impact au niveau de cette dernière, habituellement en deux parties et parfois
davantage, ce qui entraîne des dommages importants à l’organisme touché et peut justifier le surnom
de "balle magique" (magic bullet) dont les GIs l’avaient affublée au Viêt Nam après avoir constaté in vivo
une létalité inattendue. La balle à noyau d’acier SS-109 de la cartouche standard de l’OTAN actuelle
(M-855A1 "green tip" dans la nomenclature américaine) possède un comportement différent de celui
de l’ancienne M-193 et tend, elle aussi, à devenir instable après l’impact et à se fragmenter dès qu’elle
touche un gros os ou traverse une protection balistique quelconque… malgré un indice de perforation
plus élevé.

Pour le chasseur, cette cartouche qui n’est strictement disponible qu’avec des
projectiles conçus pour un usage militaire ne présente guère d’utilité, ne serait-ce qu’en raison de l’absence quasi-complète d’armes et de munitions à vocation civile. On est en droit de penser qu’elle ferait
une assez bonne cartouche pour le tir des nuisibles et de certains gibiers (chevreuil, chamois, etc.) de
faible poids à condition de disposer d’étuis plus facilement rechargeables et de balles du bon diamètre
adaptées à ces missions, ce qui n’est évidemment pas le cas. Certes, on doit pouvoir bricoler des balles
de 0,224 pouce mais la sûreté de la chose reste à démontrer formellement.

5,45 x 39 mm m-74
En raison de son comportement terminal, la balle blindée militaire endommage considérablement
la venaison ; elle a été pensée pour procurer un basculement du projectile sur lui-même dès la
pénétration. Cette considération n’intéresse pas beaucoup les chasseurs ou les braconniers de
l’ex-Union Soviétique, qui accèdent facilement aux armes "de guerre" ou à leurs munitions et n’ont
de toute manière guère le choix, d’autant que les produits de leurs chasses contribuent largement à
leur alimentation quand ce n’est pas tout simplement à leur survie.
Il n’existe en outre aucune arme civile dans ce calibre, à la possible exception de fort peu nombreuses
petites carabines à verrou très ordinaires mises au point pour les tireurs d’élite de la Volkspolizei (police du peuple) de la défunte République Démocratique Allemande, dont très peu sont sorties
d’Allemagne après la chute du régime socialiste. Celles qui sont parvenues entre les mains de
collectionneurs coûtent fort cher !

Pour le rechargeur, notre cartouche de 5,45 x 39 mm présente plusieurs

inconvénients majeurs. Les étuis ne sont guère disponibles. Quand on parvient à s’en procurer, ils sont
toujours en acier doux laqué et possèdent un amorçage Berdan dont il faut s’accommoder, à moins de
réusiner les puits d’amorce. Les dimensions de la cartouche sont telles qu’il n’est pas possible de la
former facilement et simplement à partir d’un étui de laiton plus courant. Certes, on peut y parvenir avec
des outillages spécifiques ; cependant, le jeu n’en vaut probablement pas la chandelle.
Enfin, les balles, d’un diamètre particulier (0,221 pouce, soit 5,613 mm), ne sont disponibles qu’à condition de les démonter de cartouches militaires… comme les amorces Berdan, spécifiques elles aussi à
cette cartouche.
Il existe des fabrications russes, bulgares et roumaines (entre autres) de type militaire, très abordables
et correctement distribuées dans les pays qui permettent à leurs citoyens et contribuables l’usage
d’armes et de munitions militaires tout à fait performantes.
Le rechargement n’apporte donc pas grand chose, sauf une régularité un peu meilleure, à moins de
commander à un fabricant indépendant des étuis de laiton à amorçage Boxer prévus pour l’emploi
d’amorces Small Rifle et de se lancer dans la fabrication artisanale de balles chemisées (ou monométalliques tournées et rectifiées) de poids divers et surtout du diamètre correct de .221" (5,613 mm)
reprenant le profil si particulier de ce projectile, et cela après avoir fait modifier ou réaliser une carabine
dont la détention soit possible dans le pays où réside l’entreprenant tireur. Le rechargement pour l’AK-74
exige en outre de choisir avec attention la poudre qui éliminera au mieux les imbrûlés, conservera un
canon propre et maintiendra une pression suffisante à l’évent de prise de gaz.
Voilà pourquoi un seul chargement vous est livré pour cette cartouche, avec la poudre Sp 10, mis
au point «faute de mieux». Ce chargement, dans l’arme employée et avec la poudre en question, est
assez proche de la cartouche réglementaire russe pour assurer le bon fonctionnement du fusil
d’assaut AK-74 dans lequel nous l’avons essayé. La précision n’avait rien d’exceptionnel, sans
s’éloigner du standard de façon inconvenante, mais n’était pas le but recherché ce jour-là. Il serait
préférable de développer un chargement efficace en Tubal 2000 ou 3000, en appliquant évidemment
la méthode de l’escalier, pour assurer une meilleure stabilité de fonctionnement en tir en rafales,
mais cela nous éloigne considérablement des préoccupations majeures de cet ouvrage.
Un tireur muni des bonnes autorisations administratives pourra faire fabriquer des étuis, éventuellement
marqués à son chiffre, s’il peut payer les outillages. Il pourra aussi, s’il ne peut se procurer tous les
composants d’origine, faire réaliser sur mesure une balle homogène tournée dans un alliage cuivreux
convenable : laiton, bronze "à paliers", etc. Nos expérimentations en ce domaine ont donné d’assez bons
résultats.

5,45 x 39 mm m-74

5,45 x 39 mm M-74

5,45 x 39 mm M-74
bar

psi

mm

Normalisation

39,60
39,40
6,29
56,40
5,40
5,60
1,80
16
Essais
mm
in.
mm
Arme Fusil d'assaut AK-74 (arme de prise, fabrication Izhmash vers 1980)
Longueur du canon
470
19
Pas de rayure usuel : un tour en 185,0

Pression maximum admissible*
Pression individuelle maximum*
Pression d'épreuve*
* : Capteur piézo-électrique

in.

CIP
3 800
4 370
4 750

55 114
63 381
68 893

Longueur max. de la douille
Recoupe à
Diamètre extérieur du collet
Longueur max. de la cartouche
Diamètre nominal de l'alésage
Diamètre nominal à fond de rayure
Capacité brute de l'étui (eau, g/gr)
Griffe de maintien RCBS #

1,559
1,551
0,248
2,220
0,213
0,220
27,8
in.
7,285

Chargements de référence
Marque/réf.
Réglementaire russe

gr
54

g
3,50

Type de balle
FMJ, FMJ-T

f/s
2 935

m/s
895

Règle de prudence à respecter absolument
La sécurité de vos rechargements est VOTRE affaire, et celle de personne d'autre !

Ne commencez jamais par la charge la plus forte.
Diminuez la charge la plus faible qui figure dans les tables d'au moins 5 pour cent.
Développez vos charges en augmentant la charge de poudre de 0,03 gramme en 0,03 gramme jusqu'à atteindre le maximum indiqué; une seule cartouche
par charge suffit. Respectez toujours la longueur de cartouche que nous vous avons indiquée. Numérotez vos cartouches et,
une fois au stand, tirez-les dans l'ordre des numéros, dans l'ordre de la progression des charges de poudre.
Vous identifierez plusieurs paliers dans cette série : les vitesses ne progressent plus et/ou les impacts se rapprochent les uns des autres.
Relevez toutes les vitesses. Prenez toujours avec soin la même visée, notez sur une seconde cible l'emplacement des impacts en les numérotant.
Selon l'usage auquel vous destinez vos rechargements, choisissez le chargement correspondant au centre d'un de ces paliers.
Il peut arriver que la charge maximum qui figure dans la table soit trop importante pour votre arme. Vous devez utiliser un chronographe
électronique dans toute la mesure du possible. Il y a un rapport étroit entre la vitesse et la pression.

Si vous changez un seul des composants d'un chargement, vous devez absolument appliquer les règles ci-dessus
exactement comme si vous mettiez au point un nouveau chargement.
Examinez chaque étui après chaque tir, mesurez-les si vous avez un doute et assurez-vous qu'aucun signe de pression excessive n'apparaît.
C'est seulement alors que vous pourrez commencer à régler l'enfoncement de la balle jusqu'à obtenir les meilleurs groupements.

54 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

FMJ BT militaire russe
mm
3,50
5,61
Fort
56,40

14,16
Etui
Russe militaire (acier doux laqué)
Amorce
Marque
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées
Tir

in.
54
0,221
2,220
0,565
0,158

Réf.
Berdan
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Type
Sp 10
Sp 10

Charge
g
1,20
1,45

gr
18,5
22,4

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
900

2 953

-

-

5,45 x 39 mm M

Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

56,40

14,16
Etui
Russe militaire (acier doux laqué)
Amorce
Marque
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées
Tir

5,45 x 39 mm m-74

2,220
0,565
0,158

Réf.
Berdan
-

** Pressions relatives relevées par jauges de contrainte

IMPORTANT - Les données ci-dessus sont fournies à titre d'information et ne sauraient constituer une recommandation ou une préconisation.
Ces charges sont sûres dans l'arme ou les armes employées pour ces essais. Cela ne signifie en rien qu'il puisse en être de même dans une autre arme,
quelle qu'en soit la marque ou la provenance. De même, toute variation d'arme ou de composants peut procurer des résultats très différents.
Dans la mesure où il leur est impossible d'exercer le moindre contrôle de l'arme, des composants ou des méthodes mis en œuvre, l'auteur ni l'éditeur ne sauraient
accepter quelque responsabilité que ce soit, et ce quels que soient les incidents ou accidents, matériels ou corporels, directs ou indirects, auxquels l'utilisateur
ou toute autre personne pourrait être exposé. Le simple fait d'utiliser, directement ou indirectement, les informations fournies ci-dessus vaut acceptation
© Alain F. Gheerbrant 2006
de ces conditions et décharge ipso facto l'auteur et l'éditeur de toute responsabilité. Reproduction interdite sans autorisation.

5,45 x 39 mm M

5,6 x 35 mm r Vierling
ou .22 Winchester center Fire
Cette cartouche est très ancienne. Elle est née .22 Winchester Center Fire aux Etats-Unis vers 1885
et était chargée à la poudre noire avant de devenir une cartouche à poudre sans fumée. La première
arme à l’avoir employée fut la carabine Winchester 1885 Single Shot Rifle à bloc tombant également appelée Low Wall. Adoptée aussitôt ou presque par les armuriers allemands et autrichiens pour
des armes basculantes à un ou plusieurs canons, elle est aujourd’hui référencée à la CIP comme de
naissance allemande.

Pour le chasseur, un Vierling est une arme à quatre canons, le plus souvent

rencontrée avec deux canons lisses, un canon rayé de moyen ou de gros calibre et un canon rayé de
petit calibre. De très nombreuses variantes sont rencontrées, mais leur prix lié à la nécessaire qualité de
réalisation qu’il faut investir pour produire ces armes d’exception n’en font certes pas l’arme de chasse
de Monsieur Tout-le-Monde. La 5,6 x 35 mm R Vierling a souvent été utilisée pour le plus petit calibre
rayé de ces armes. On rencontre parfois des armes basculantes à un coup assez anciennes chambrées
pour notre cartouche, qu’on doit considérer comme des armes «de jardin» qui n’ont guère d’autre
usage que l’élimination des petits nuisibles, corbeaux, renards, rats musqués ou ragondins et encore
mustélidés.
Tombée en désuétude aux Etats-Unis depuis fort longtemps et quasiment en voie de disparition en
Europe, cette petite cartouche est devenue relativement rare. Elle a donné naissance à la .22 Hornet.
Cependant, pour le tir des nuisibles particulièrement, aussi bien que pour la chasse du tétras arctique
«branché» à des distances qui ne devraient pas dépasser une centaine de mètres, cette cartouche si
douce et si discrète peut être ajustée à la carabine pour laquelle on la produit et fournir des résultats
tout à fait intéressants — à condition bien entendu de disposer d’une arme en bon état équipée d’une
bonne optique.

Pour le rechargeur, la cartouche gagne certes un peu à être rechargée.

Une vérification soigneuse et une expertise de l’arme pour laquelle on veut produire des cartouches
s’imposent : nombre de très jolies petites carabines anciennes ont été réalisées à l’époque de la
poudre noire et ne se prêtent absolument pas à des chargements à poudre sans fumée.
Les balles à employer ne sont pas du diamètre habituel des calibres .22 "normaux" à percussion
annulaire : elles ne peuvent dépasser un diamètre de 0,222" (5,63 mm) au lieu des 0,223" ou 0,224"
(5,69 mm) classiques des .22 Hornet et des plus récentes cartouches de ce petit calibre. De ce fait,
il n’est pas toujours facile d’en trouver. Certains canons hors tolérances, ce qui était assez fréquent au
début du XXe siècle, acceptent les balles de diamètre .223"/5,664 mm, bien plus faciles à se procurer.
Dans tous les cas, la mise en œuvre de la méthode de l’escalier donne d’excellents résultats.

5,6 x 35 mm r Vierling ou .22 Winchester center Fire

5,6 x 35 mm R Vierling
ou .22 Winchester Center Fire

5,6 x 35 mm R Vierling (.22 Winchester Center Fire)
bar

psi

Normalisation
Pression maximum admissible*
Pression individuelle maximum*
Pression d'épreuve*
* : Capteur piézo-électrique

mm

in.

35,50
35,30
6,33
43,50
5,35
5,58
0,00
12
mm

1,398
1,390
0,249
1,713
0,211
0,220
0,0

360,0

14

CIP
2 700
3 105
3 375

39 160
45 034
48 950

Longueur max. de la douille
Recoupe à
Diamètre extérieur du collet
Longueur max. de la cartouche
Diamètre nominal de l'alésage
Diamètre nominal à fond de rayure
Capacité brute de l'étui (eau, g/gr)
Griffe de maintien RCBS #

Essais
mm
in.
Arme Carabine basculante @ 1910, marque inconnue
Longueur du canon
600
24
Pas de rayure usuel : un tour en

in.

Chargements de référence
Marque/réf.
Diverses (obsolètes)

gr
39
39

g
2,53
2,53

Type de balle
Chemise cuivre
Demi-blindée

f/s
1 970
2 625

m/s
600
800

Règle de prudence à respecter absolument
La sécurité de vos rechargements est VOTRE affaire, et celle de personne d'autre !

Ne commencez jamais par la charge la plus forte.
Diminuez la charge la plus faible qui figure dans les tables d'au moins 5 pour cent.
Développez vos charges en augmentant la charge de poudre de 0,03 gramme en 0,03 gramme jusqu'à atteindre le maximum indiqué; une seule cartouche
par charge suffit. Respectez toujours la longueur de cartouche que nous vous avons indiquée. Numérotez vos cartouches et,
une fois au stand, tirez-les dans l'ordre des numéros, dans l'ordre de la progression des charges de poudre.
Vous identifierez plusieurs paliers dans cette série : les vitesses ne progressent plus et/ou les impacts se rapprochent les uns des autres.
Relevez toutes les vitesses. Prenez toujours avec soin la même visée, notez sur une seconde cible l'emplacement des impacts en les numérotant.
Selon l'usage auquel vous destinez vos rechargements, choisissez le chargement correspondant au centre d'un de ces paliers.
Il peut arriver que la charge maximum qui figure dans la table soit trop importante pour votre arme. Vous devez utiliser un chronographe
électronique dans toute la mesure du possible. Il y a un rapport étroit entre la vitesse et la pression.

Si vous changez un seul des composants d'un chargement, vous devez absolument appliquer les règles ci-dessus
exactement comme si vous mettiez au point un nouveau chargement.
Examinez chaque étui après chaque tir, mesurez-les si vous avez un doute et assurez-vous qu'aucun signe de pression excessive n'apparaît.
C'est seulement alors que vous pourrez commencer à régler l'enfoncement de la balle jusqu'à obtenir les meilleurs groupements.

40 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Hornady SPFP 2,59 g n° 2210 Jet
mm
2,59
5,65
Aucun
42,00
10,33

Marque
Win.
Nuisibles

in.
40
0,222
1,654
0,104
0,115

Réf.
SR
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000
Sp 10
Sp 10
Tu 3000
Tu 3000
Sp 9
Sp 9

Charge
g
0,50
0,80

gr
7,7
12,3

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
790

2 592

-

5,6 x 35- mm R Vierl

5,6 x 35 mm r Vierling ou .22 Winchester center Fire
40 grains

Hornady SPFP 2,59 g n° 2210 Jet
mm
2,59
5,65
Aucun
42,00

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

10,33

in.
40
0,222
1,654
0,104
0,115

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
Win.
Nuisibles

40 grains

Sierra SP 2,59 g n° 1100
mm
2,59
5,66
Aucun
42,00

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

10,29

Marque
Win.
Nuisibles

Réf.
SR
-

in.
40
0,223
1,654
0,000
0,115

Réf.
SR
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000
Sp 10
Sp 10
Tu 3000
Tu 3000
Sp 9
Sp 9

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000
Sp 10
Sp 10
Tu 3000
Tu 3000
Sp 9
Sp 9

Charge
g
0,50
0,80

gr
7,7
12,3

Charge
g
0,45
0,65

gr
6,9
10,0

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
790

2 592

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
760

2 493

2 400

34 809

Longueur de la cartouche
La longueur totale de la cartouche est un élément critique, qui doit être pris en compte par le rechargeur.
Cette longueur affecte la fonctionnalité et la sécurité du rechargement.
En règle générale, la balle ne doit pas être au contact des rayures.
Sa base doit être située à proximité immédiate de la naissance du collet.
Dans une arme à répétition, la longueur maximale de la cartouche dépend de celle du magasin ou du chargeur. On aura soin de ne pas
dépasser cette longueur, à moins de ne vouloir employer l'arme que comme une arme à un seul coup.
La longueur de la cartouche dépend de la forme et du type de la balle. Certaines balles effilées à ogive longue procurent
évidemment une longueur totale de cartouche plus importante à poids égal que des balles de profil obtus, à tête ronde par exemple.

5,6 x 35 mm R Vierl

5,6 x 35 mm r Vierling ou .22 Winchester center Fire

45 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Hornady PSP 2,90 g n° 2220 Hornet
mm
2,90
5,66
Aucun
42,50
11,53

in.
45
0,223
1,673
0,202
0,129

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
Win.
Nuisibles

45 grains

Sierra SP 2,90 g n° 1110 Hornet

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

mm
2,90
5,66
Aucun
42,30
11,53

Réf.
SR
-

in.
45
0,223
1,665
0,167
0,129

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000
Sp 10
Sp 10
Tu 3000
Tu 3000
Sp 9
Sp 9

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000
Sp 10
Sp 10
Tu 3000
Tu 3000
Sp 9
Sp 9

Charge
g
0,50
0,80

gr
7,7
12,3

Charge
g
0,50
0,70

gr
7,7
10,8

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
Win.
Nuisibles

55 grains

Balle coulée avec "gas-check" - Moule Lyman n° 225 415 GC

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

mm
3,56
5,66
Aucun
43,50
14,15

Marque
Win.
Tir

Réf.
SR
-

in.
55
0,223
1,713
0,000
0,158

Réf.
LR
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Type
Ba 9
Ba 9

Charge
g
0,20
0,22

gr
3,1
3,4

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
765

2 510

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
785

2 575

2 700

39 160

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
460

1 509

2 100

30 458

5,6 x 35 mm R Vierl

* Charges réduites - On peut mettre en place un léger bourrage de fibre synthétique combustible (Dacron) pour maintenir la poudre à proximité
de l'amorce lorsqu'on installe une charge réduite dans une douille de forte capacité.
** Pressions relatives relevées par jauges de contrainte

IMPORTANT - Les données ci-dessus sont fournies à titre d'information et ne sauraient constituer une recommandation ou une préconisation.
Ces charges sont sûres dans l'arme ou les armes employées pour ces essais. Cela ne signifie en rien qu'il puisse en être de même dans une autre arme,
quelle qu'en soit la marque ou la provenance. De même, toute variation d'arme ou de composants peut procurer des résultats très différents.
Dans la mesure où il leur est impossible d'exercer le moindre contrôle de l'arme, des composants ou des méthodes mis en œuvre, l'auteur ni l'éditeur ne sauraient
accepter quelque responsabilité que ce soit, et ce quels que soient les incidents ou accidents, matériels ou corporels, directs ou indirects, auxquels l'utilisateur
ou toute autre personne pourrait être exposé. Le simple fait d'utiliser, directement ou indirectement, les informations fournies ci-dessus vaut acceptation
© Alain F. Gheerbrant 2006
de ces conditions et décharge ipso facto l'auteur et l'éditeur de toute responsabilité. Reproduction interdite sans autorisation.

5,6 x 35 mm R Vierl

ling - Page 3

.22 Hornet
Basée sur l’étui de la .22 Winchester Center Fire à poudre noire, qui a survécu en Europe sous le nom de
5,6 x 35 mm R Vierling dans une version à poudre sans fumée, la .22 Hornet est, si on la compare aux
cartouches plus récentes, un anachronisme ambulant. Son collet est ridiculement long, elle possède
un bourrelet épais, ses parois sont extrêmement minces et son épaulement est fuyant, à peine
marqué. Bref, son allure est résolument celle d’une cartouche du XIXe siècle.
Mise au point à l’Arsenal de Springfield vers 1930, la .22 Hornet était à l’époque considérée comme
rapide et précise. Dès 1932, Winchester et Savage proposaient des carabines à verrou dans ce calibre.

Pour le chasseur, cette ancienne vedette est toujours bien vivante. Comment cela se

peut-il donc ? D’abord, des grandes marques comme Ruger et Browning l’ont récemment réintroduite
dans leurs catalogues et surtout dans leurs armes. Ensuite, et malgré ses lignes vieillottes et sa
balistique médiocre, la cartouche est d’une précision intrinsèque très correcte et d’une exemplaire
discrétion, chose qu’apprécient tous ceux qui tirent nuisibles et petits gibiers à poil ou à plume dans
des environnements «sensibles» aux coups de feu. Enfin, avec son recul inexistant et parce que les
armes qui la chambrent sont souvent assez belles et élégantes et qu’il en existe qui sont de véritables
machines à «faire du point», elle se prête aussi bien aux concours de tir informels ou formels qui se
pratiquent entre chasseurs d’Europe centrale qu’au tir de loisir en famille ou entre amis. C’est un
remarquable jouet, peu coûteux et remarquablement efficace.
Elle est toujours chambrée en Europe dans de nombreuses armes, y compris des armes combinées
(drillings, vierlings, etc.) et des armes à verrou ou basculantes à un seul canon. Il existe également
des tubes réducteurs ou des cartouches réductrices destinés aux armes basculantes de plus fort
calibre et même aux armes lisses.
Beaucoup de chasseurs d’Europe centrale l’emploient toujours, quitte à s’offrir des armes spécifiques, proches des carabines de compétition à percussion annulaire. Certes, nous ne la considérons
plus aujourd’hui ni comme ultra précise – encore que certaines armes actuelles vaillent bien mieux
que beaucoup des petites carabines pas chères qu’on rencontrait voici seulement cinquante ans –
ni comme très puissante. Mais elle devrait rester encore longtemps une cartouche amusante, parfaite
pour initier les plus jeunes au tir de chasse à l’approche ou à l’affût jusqu’à 150 m sur des gibiers de
moins de 15 kg comme le renard. La .22 Hornet se prête également fort bien à l’entraînement au tir,
par exemple au sanglier courant. Sa vitesse initiale, très proche de celle des grosses cartouches de
battue comme les 9,3 x 62 mm et 9,3 x 74 mm R, permet d’acquérir, de développer et d’entretenir
les notions de devancement de la cible et de swing aux mêmes distances, sans avoir à encaisser
le recul d’une "vraie" carabine de battue chargée de "vraies" cartouches bien plus coûteuses à
chaque séance. La .22 Hornet a été adoptée par de nombreux tireurs de silhouettes métalliques,
qui l’emploient dans des armes de poing à un coup avec beaucoup de succès dans certaines
disciplines.

.22 Hornet

Pour le rechargeur, la .22 Hornet ne pose guère de problèmes particuliers une fois

que le diamètre du projectile a été clairement identifié pour l’arme employée. De nombreuses carabines un peu anciennes possèdent une âme étroite et doivent être utilisées avec des balles de diamètre
0,223" (5,664 mm), tout simplement parce qu’elles étaient réalisées à partir de mécanismes et de
canons primitivement destinés à la .22 Long Rifle à percussion annulaire. La qualité des aciers de ces
vieilles armes et la solidité de leur verrouillage ne sont d’ailleurs pas toujours aussi hautes qu’on le souhaiterait. Mieux vaut éviter les charges maximum et rechercher systématiquement la charge qui apporte
la meilleure précision, par exemple en appliquant d’abord et avant tout la méthode de l’escalier.
Il est illusoire d’espérer améliorer la performance terminale de cette petite cartouche en utilisant des
balles d’un poids supérieur à 50 grains (3,24 g), qui ne sont pas stabilisées dans les canons normaux
aux pas de rayure particulièrement longs.
La minceur des parois de l’étui impose des manipulation prudentes. Pour éviter l’effondrement des étuis,
il est préférable de régler la tige de désamorçage de manière à placer l’olive au plus près du fond de
l’étui, sans pour autant qu’il y ait contact. Il arrive parfois que le collet soit enfoncé dans l’étui lorsqu’on
y introduit l’olive de recalibrage intérieur du collet. On peut aussi ôter l’olive en question et employer un
outil expandeur Lyman ou Sinclair, la chose obligeant à désamorcer manuellement avec certains outils
anciens.
Pour faire l’équivalent d’une "Bosquette", le rechargeur pourra simplement mettre en place une
amorce Small Rifle Magnum après avoir recalibré l’étui sans employer l’olive de recalibrage intérieur
du collet. Une balle légère – un "diabolo" de plomb matricé destiné à une carabine à air comprimé
de calibre .22 ou encore une des balles modernes à pointe de zamac et jupe de nylon qu’on trouve
parfois pour les mêmes armes, enfoncé délicatement "au pouce" dans le collet et ensuite serti
fermement – assure une précision tout à fait satisfaisante jusqu’à une vingtaine de mètres, avec une
vitesse initiale de l’ordre de 150 à 200 m/s selon les canons. Une telle balle, sous les incidences de tir
normales, est très vite à terre, ce qui ne gâte rien, et possède une pénétration suffisante pour incapaciter
définitivement les rats terrestres et volants à une quinzaine de mètres, en toute discrétion.
En ce qui concerne les "vrais chargements", la seule poudre qui convienne vraiment est la Vectan Sp 3,
du moins avec les balles chemisées. La cartouche, en digne descendante de la .22 WCF, est d’une
remarquable précision avec des balles coulées ; on la chargera alors avec une poudre plus vive, par
exemple la Ba 9, qui permet aussi de propulser les "diabolos" plus vite que les amorces ne le peuvent
toutes seules.

.22 Hornet

.22 Hornet

.22 Hornet
bar

psi

Normalisation
Pression maximum admissible*
Pression individuelle maximum*
Pression d'épreuve*
* : Capteur piézo-électrique

mm

in.

35,64
35,44
6,16
43,76
5,51
5,64
0,79
12
mm

1,403
1,395
0,243
1,723
0,217
0,222
12,2

406,4

16

CIP
3 000
3 450
3 750

43 511
50 038
54 389

Essais
mm
in.
Arme Carabine Weihrauch
Longueur du canon
610
24,0

Longueur max. de la douille
Recoupe à
Diamètre extérieur du collet
Longueur max. de la cartouche
Diamètre nominal de l'alésage
Diamètre nominal à fond de rayure
Capacité utile de l'étui (eau, g/gr)
Griffe de maintien RCBS #

Pas de rayure usuel : un tour en

in.

Chargements de référence
Marque/réf.
RWS
Générique

gr
46,5
45

g
3,01
2,92

Type de balle
SP, FMJ
Divers

f/s
2 428
2 690

m/s
740
820

Règle de prudence à respecter absolument
La sécurité de vos rechargements est VOTRE affaire, et celle de personne d'autre !

Ne commencez jamais par la charge la plus forte.
Diminuez la charge la plus faible qui figure dans les tables de 5 pour cent.
Développez vos charges en augmentant la charge de poudre de 0,03 gramme en 0,03 gramme jusqu'à atteindre le maximum indiqué; une seule cartouche
par charge suffit. Respectez toujours la longueur de cartouche que nous vous avons indiquée. Numérotez vos cartouches et,
une fois au stand, tirez-les dans l'ordre des numéros, dans l'ordre de la progression des charges de poudre.
Vous identifierez plusieurs paliers dans cette série : les vitesses ne progressent plus et/ou les impacts se rapprochent les uns des autres.
Relevez toutes les vitesses. Prenez toujours avec soin la même visée, notez sur une seconde cible l'emplacement des impacts en les numérotant.
Selon l'usage auquel vous destinez vos rechargements, choisissez le chargement correspondant au centre d'un de ces paliers.
Il peut arriver que la charge maximum qui figure dans la table soit trop importante pour votre arme. Vous devez utiliser un chronographe
électronique dans toute la mesure du possible. Il y a un rapport étroit entre la vitesse et la pression.

Si vous changez un seul des composants d'un chargement, vous devez absolument appliquer les règles ci-dessus
exactement comme si vous mettiez au point un nouveau chargement.
Examinez chaque étui après chaque tir, mesurez-les si vous avez un doute et assurez-vous qu'aucun signe de pression excessive n'apparaît.
C'est seulement alors que vous pourrez commencer à régler l'enfoncement de la balle jusqu'à obtenir les meilleurs groupements.

35 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Hornady V-Max 2,27 g n° 22252
mm
2,27
5,70
Aucun
43,60
8,90

Marque
CCI
Nuisibles

in.
35
0,224
1,717
0,109
0,099

Réf.
400
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Type
Sp 3
Sp 3

Charge
g
0,50
0,70

gr
7,7
10,8

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
890

2 920

-

-

.22 Horn

Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

43,60
8,90

1,717
0,109
0,099

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

40 grains

Barnes Bullets VLC 2,59 g

.22 Hornet

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

mm
2,59
5,70
Aucun
43,75
10,15

Réf.
400
-

in.
40
0,224

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Marque
CCI
Nuisibles

40 grains

Hornady V-Max 2,59 g n° 22241
mm
2,59
5,70
Aucun
43,75
10,15

in.
40
0,224
1,722
0,200
0,113

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Marque
CCI
Nuisibles

40 grains

Sierra BlitzKing 2,59 g n° 1440
mm
2,59
5,70
Aucun
43,75
10,15

in.
40
0,224
1,722
0,177
0,113

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Marque
CCI
Nuisibles

40 grains

Speer SSP 2,59 g n° 1005

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

mm
2,59
5,66
Aucun
43,75
10,29

Marque
CCI
Nuisibles

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,40
0,60
0,55
0,75

gr
6,2
9,3
8,5
11,6

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,50
0,70
0,60
0,80

gr
7,7
10,8
9,3
12,3

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,35
0,55
0,50
0,70

gr
5,4
8,5
7,7
10,8

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
855

2 805

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
860

2 822

-

-

750

2 461

-

-

Réf.
400
-

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

gr
7,7
10,8

Réf.
400
-

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Charge
g
0,50
0,70

1,722
0,175
0,113

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Type
Sp 3
Sp 3

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
830

2 723

-

-

820

2 690

-

-

Réf.
400
-

in.
40
0,223
1,722
0,145
0,115

Réf.
400
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
750

2 461

-

-

720

2 362

-

-

.22 Horn

.22 Hornet
40 grains

Speer SSP 2,59 g n° 1017
mm
2,59
5,70
Aucun
43,75

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

10,15

Marque
CCI
Nuisibles

in.
40
0,224
1,722
0,144
0,113

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,35
0,55
0,50
0,70

gr
5,4
8,5
7,7
10,8

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
750

2 461

-

-

720

2 362

-

-

Réf.
400
-

Balles monométalliques à profil lisse (Barnes X, XLC, Lapua Naturalis, Combined Technologies Fail Safe etc.)
Les balles monométalliques à profil lisse dépourvues de gorge de sertissage doivent être installées de façon à leur laisser un vol libre
d'au moins le quart de leur diamètre, sous peine de surpressions. Celles qui possèdent une gorge de sertissage doivent être positionnées
comme les balles conventionnelles. Lorsqu'on décide de créer une gorge ou une cannelure sur une balle monométallique
qui en est dépourvue, il est nécessaire de la placer de telle façon que le vol libre respecte la valeur ci-dessus.
Les balles qui possèdent une gorge de sertissage doivent être mises en place de façon à ce que la lèvre du collet se trouve située
au centre de la gorge, qu'on sertisse ou non.

45 grains

Barnes Bullets XLC BT 2,92 g
mm
2,92
5,70
Aucun
43,75

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

11,44

Marque
CCI
Nuisibles

in.
45
0,224

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Charge
g
0,45
0,65

Type
Sp 3
Sp 3

gr
6,9
10,0

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
810

2 657

-

-

1,722
0,203
0,128

Réf.
400
-

Longueur de la cartouche
La longueur totale de la cartouche est un élément critique, qui doit être pris en compte par le rechargeur.
Cette longueur affecte la fonctionnalité et la sécurité du rechargement.

En règle générale, la balle ne doit en aucun cas être au contact des rayures.
Dans une arme à répétition, la longueur maximale de la cartouche dépend de celle du magasin ou du chargeur. On aura soin de ne pas
dépasser cette longueur, à moins de ne vouloir employer l'arme que comme une arme à un seul coup.
La longueur de la cartouche dépend de la forme et du type de la balle. Certaines balles effilées à ogive longue procurent
évidemment une longueur totale de cartouche plus importante à poids égal que des balles de profil obtus, à tête ronde par exemple.

45 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Hornady 2,92 gr Hornet n° 2230
mm
2,92
5,70
Aucun
43,75
11,44

in.
45
0,224
1,722
0,202
0,128

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

45 grains

Nosler Solid Base Hornet 2,92 g n° 35487

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique

.22 Horn

mm
2,92
5,70
Aucun
43,75

Réf.
400
-

in.
45
0,224
1,722
0,144

Vectan - charge réduite *
Vectan - charge réduite *

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,40
0,60
0,55
0,75

gr
6,2
9,3
8,5
11,6

Ba 9
Ba 9

0,25
0,30

3,9
4,6

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,45
0,65
0,55
0,75

gr
6,9
10,0
8,5
11,6

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
765

2 510

-

-

730

2 395

-

-

580
620

1 903
2 034

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
835

2 740

-

-

735

2 411

-

-

Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

43,75
11,44

1,722
0,202
0,128

Vectan
Vectan - Compressée

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

45 grains

Nosler Solid Base Hornet 2,92 g n° 35487

.22 Hornet

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

mm
2,92
5,70
Aucun
43,75
11,44

Marque
CCI
Nuisibles

Réf.
400
-

in.
45
0,224
1,722
0,144
0,128

Vectan - charge réduite *
Vectan - charge réduite *

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Tu 2000
Tu 2000

0,55
0,75

8,5
11,6

730

2 395

-

-

Ba 9
Ba 9

0,25
0,30

3,9
4,6

580
620

1 903
2 034

-

-

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,45
0,65
0,55
0,75

gr
6,9
10,0
8,5
11,6

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
835

2 740

-

-

735

2 411

-

-

Réf.
400
-

Un chargement ne peut être que spécifique à une arme, à une cartouche, à un type de balle, à une marque d'étui.
En tout état de cause, il ne peut être question de substituer une balle non revêtue à une balle revêtue d'une substance qui en facilite le glissement
(Combined Technologies Fail Safe, Barnes XLC, toutes balles traitées au MoS2, etc...).
Les tables ci-dessus ont été développées avec soin, mais elles peuvent ne pas convenir à votre arme ou à vos lots de composants.
Il vous appartient d'utiliser les données qu'elles contiennent à bon escient.
Si vous n'avez pas lu les chapitres qui précédent, il est temps de le faire. Si vous ne vous en souvenez plus, relisez-les.
Soyez en éveil lorsque vous rechargez comme lorsque vous utilisez votre arme. Votre sécurité est VOTRE affaire !
Respectez les méthodes d'approche de la charge la mieux adaptée à votre arme et n'utilisez les charges maximum qu'avec la plus grande prudence.

45 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Sierra Hornet 2,92 g n° 1210
mm
2,92
5,70
Aucun
43,75
11,44

in.
45
0,224
1,722
0,137
0,128

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

45 grains

Speer SSP 2,92 g n° 1023

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

mm
2,92
5,70
Aucun
43,75
11,44

Réf.
400
-

in.
45
0,224
1,722
0,167
0,128

Vectan - charge réduite *
Vectan - charge réduite *

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

50 grains

Barnes Bullets X FB 3,24 g

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

.22 Horn

mm
3,24
5,70
Aucun
43,75
12,70

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,45
0,65
0,60
0,80

gr
6,9
10,0
9,3
12,3

Sp 3
Sp 3

0,35
0,40

5,4
6,2

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,35
0,55
0,50
0,70

gr
5,4
8,5
7,7
10,8

Type
Sp 3
Sp 3

Charge
g
0,35
0,55

gr
5,4
8,5

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
770

2 526

-

-

800

2 625

-

-

480
540

1 575
1 772

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
735

2 411

-

-

720

2 362

-

-

Réf.
400
-

in.
50
0,224

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
680

2 231

-

1,722
0,220
0,142

Marque
Réf.
CCI
400
Nuisibles, chevreuil

Balles monométalliques à profil lisse (Barnes X, XLC, Lapua Naturalis, Combined Technologies Fail Safe etc.)

-

.22 Horn

Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

.22 Hornet

43,75
12,70

1,722
0,220
0,142

Marque
Réf.
CCI
400
Nuisibles, chevreuil

Balles monométalliques à profil lisse (Barnes X, XLC, Lapua Naturalis, Combined Technologies Fail Safe etc.)
Les balles monométalliques à profil lisse dépourvues de gorge de sertissage doivent être installées de façon à leur laisser un vol libre
d'au moins le quart de leur diamètre, sous peine de surpressions. Celles qui possèdent une gorge de sertissage doivent être positionnées
comme les balles conventionnelles. Lorsqu'on décide de créer une gorge ou une cannelure sur une balle monométallique
qui en est dépourvue, il est nécessaire de la placer de telle façon que le vol libre respecte la valeur ci-dessus.
Les balles qui possèdent une gorge de sertissage doivent être mises en place de façon à ce que la lèvre du collet se trouve située
au centre de la gorge, qu'on sertisse ou non.

50 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

50 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Barnes Bullets XLC FB 3,24 g
mm
3,24
5,70
Aucun
43,75
12,70

in.
50
0,224

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,35
0,55
0,55
0,75

gr
5,4
8,5
8,5
11,6

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,45
0,65
0,55
0,75

gr
6,9
10,0
8,5
11,6

AS
Ba 9

0,15
0,30

2,3
4,6

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,32
0,52
0,50
0,70

gr
4,9
8,0
7,7
10,8

Ba 9

0,20

3,1

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
715

2 346

-

-

Hornady V-Max 3,24 g n° 22261
mm
3,24
5,70
Aucun
43,75
12,70

in.
50
0,224
1,722
0,242
0,142

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

50 grains

Sierra Blitz 3,24 g n° 1340
mm
3,24
5,70
Aucun
43,75
12,70

in.
50
0,224
1,722
0,217
0,142

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Marque
CCI
Nuisibles

50 grains

Speer TNT HP 3,24 g n° 1030
mm
3,24
5,70
Aucun
43,75
12,70

Marque
CCI
Nuisibles

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
695

2 280

-

-

745

2 444

-

-

.22 Horn

Réf.
400
-

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

gr
6,2
9,3

Marque
Réf.
CCI
400
Nuisibles, chevreuil

Marque
CCI
Nuisibles

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Charge
g
0,40
0,60

1,722
0,220
0,142

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Type
Sp 3
Sp 3

Réf.
400
-

in.
50
0,224
1,722
0,223
0,142

Réf.
400
-

Vectan - charge réduite *
Vectan - charge réduite *

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Vectan - charge réduite *

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
735

2 411

-

-

710

2 329

-

-

340
550

1 115
1 804

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
670

2 198

-

-

660

2 165

-

-

450

1 476

-

-

.22 Horn

.22 Hornet
52 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Speer HP 3,37 g n° 1035
mm
3,37
5,70
Aucun
43,75
13,21

in.
52
0,224
1,722
0,225
0,148

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

53 grains

Sierra MatchKing HP 3,43 g n° 1400

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

mm
3,43
5,70
Aucun
43,75
13,44

Réf.
400
-

in.
53
0,224

Vectan - charge réduite *

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Marque
Réf.
CCI
400
Tir, nuisibles

55 grains

Hornady V-Max 3,56 g n° 22271
mm
3,56
5,70
Aucun
45,20
13,95

in.
55
0,224
1,780
0,255
0,156

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan - Compressée

Marque
CCI
Nuisibles

55 grains

Sierra Blitz 3,56 g n° 1345

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

mm
3,56
5,70
Aucun
43,75
13,95

Marque
CCI
Nuisibles

gr
4,6
7,7
6,9
10,0

Ba 9

0,20

3,1

Type
Sp 3
Sp 3

Charge
g
0,45
0,65

gr
6,9
10,0

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,35
0,55
0,50
0,70

gr
5,4
8,5
7,7
10,8

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
630

2 067

-

-

630

2 067

-

-

410

1 345

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
735

2 411

-

-

Réf.
400
-

in.
55
0,224

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
640

2 100

-

-

660

2 165

-

-

.22 Horn

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Charge
g
0,30
0,50
0,45
0,65

1,722
0,217
0,150

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Vectan - charge réduite *
Vectan - charge réduite *

Poudre
Marque
Vectan
Vectan

Ba 9
AS

0,20
0,15

3,1
2,3

Type
Sp 3
Sp 3

Charge
g
0,40
0,60

gr
6,2
9,3

400
360

1 312
1 181

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
675

2 215

-

-

1,722
0,239
0,156

Réf.
400
-

* Charges réduites - On peut mettre en place un léger bourrage de fibre synthétique combustible (Dacron) pour maintenir la poudre à proximité
de l'amorce lorsqu'on installe une charge réduite dans une douille de forte capacité.
** Pressions relatives relevées par jauges de contrainte

IMPORTANT - Les données ci-dessus sont fournies à titre d'information et ne sauraient constituer une recommandation ou une préconisation.
Ces charges sont sûres dans l'arme ou les armes employées pour ces essais. Cela ne signifie en rien qu'il puisse en être de même dans une autre arme,
quelle qu'en soit la marque ou la provenance. De même, toute variation d'arme ou de composants peut procurer des résultats très différents.
Dans la mesure où il leur est impossible d'exercer le moindre contrôle de l'arme, des composants ou des méthodes mis en œuvre, l'auteur ni l'éditeur ne sauraient
accepter quelque responsabilité que ce soit, et ce quels que soient les incidents ou accidents, matériels ou corporels, directs ou indirects, auxquels l'utilisateur

Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

.22 Hornet

net - Page 9

43,75
13,95

Marque
CCI
Nuisibles

1,722
0,239
0,156

Réf.
400
-

* Charges réduites - On peut mettre en place un léger bourrage de fibre synthétique combustible (Dacron) pour maintenir la poudre à proximité
de l'amorce lorsqu'on installe une charge réduite dans une douille de forte capacité.
** Pressions relatives relevées par jauges de contrainte

IMPORTANT - Les données ci-dessus sont fournies à titre d'information et ne sauraient constituer une recommandation ou une préconisation.
Ces charges sont sûres dans l'arme ou les armes employées pour ces essais. Cela ne signifie en rien qu'il puisse en être de même dans une autre arme,
quelle qu'en soit la marque ou la provenance. De même, toute variation d'arme ou de composants peut procurer des résultats très différents.
Dans la mesure où il leur est impossible d'exercer le moindre contrôle de l'arme, des composants ou des méthodes mis en œuvre, l'auteur ni l'éditeur ne sauraient
accepter quelque responsabilité que ce soit, et ce quels que soient les incidents ou accidents, matériels ou corporels, directs ou indirects, auxquels l'utilisateur
ou toute autre personne pourrait être exposé. Le simple fait d'utiliser, directement ou indirectement, les informations fournies ci-dessus vaut acceptation
© Alain F. Gheerbrant 2006
de ces conditions et décharge ipso facto l'auteur et l'éditeur de toute responsabilité. Reproduction interdite sans autorisation.

.22 Horn

.22 K-Hornet
Cette cartouche n’est pas autre chose qu’une .22 Hornet améliorée, dont la douille est gonflée par
formage au tir dans une chambre agrandie. C’est l’un des tout premiers exemples de l’emploi de
cette méthode pour augmenter le volume de la chambre à poudre. A l’évidence, la .22 Hornet, malgré
ses exceptionnelles qualités, n’est ni très rapide ni chambrée habituellement dans des carabines
équipées d’une fermeture en tête de verrou : la majorité des armes européennes qui utilisent la .22
Hornet dérivent directement de modèles à percussion annulaire. Dans leur course au "toujours plus",
certains armuriers américains ont mis au point des armes équipées de solides verrous à tenons en
tête (Kimber, Cooper Armes etc.) ; d’autres se sont rabattus, à une certaine époque, sur les carabines
à bloc tombant Ruger n° 3 brièvement offertes en .22 Hornet par leur constructeur. Autrement dit, si
vous possédez une carabine à verrou qui ressemble à une .22 Long Rifle et tire la .22 Hornet, ne la
faites rechambrer en .22 K-Hornet que si vous êtes absolument certain de sa solidité.
Il n’existe pas d’étuis commerciaux de ce calibre sur le marché. Le plus simple est de procéder au
formage d’étuis de .22 Hornet en tirant des cartouches d’usine de ce calibre dans l’arme établie pour
la .22 K-Hornet.
La .22 K-Hornet a été créée dans les années 1930-1940 par un armurier américain du nom de Lysle
Kilbourn. Il en a existé de nombreuses versions, qui varient par l’angle de leur épaulement ou la
hauteur de leur collet.
Quelques tireurs de silhouette métallique à l’arme de poing ont fait rechambrer (quand ils n’ont
pas acheté directement les canons en .22 K-Hornet offerts pendant quelques années en standard)
des pistolets basculants Thompson/Center Contender pour cette cartouche améliorée. Leur but était
simplement de produire une trajectoire plus rasante et une vitesse, donc une énergie, un peu plus
élevée sans sortir du cadre des règlements de la discipline. Autre avantage, les étuis ainsi reformés
durent plus longtemps et se rechargent plus facilement

Pour le chasseur, la cartouche ne présente aucun avantage décisif par rapport

à sa cartouche mère et peut donc occuper les mêmes emplois.

Pour le rechargeur, cette cartouche ne présente guère de difficultés de réalisa-

tion ou de chargement. Il suffit de recouper très légèrement et d’équerrer soigneusement des étuis
de .22 Hornet avant de leur faire subir un formage au tir avec une charge et une balle de poids tout à
fait normaux pour la .22 Hornet. On peut également faire ce formage des étuis avec des cartouches
de .22 Hornet achetées toutes cousues dans le commerce avec les mêmes résultats. On aura intérêt
à recalibrer avec soin les étuis formés de manière à assurer leur feuillure sur l’épaulement, ce qui
prolonge souvent leur vie utile de manière tout à fait considérable.
Le rechambrage d’une arme moderne en bon état ne pose guère de difficultés, à condition de se
souvenir que la feuillure, au moins au premier tir, se fait sur le bourrelet. On aura donc soin de ne pas
approfondir le drageoir de la chambre et il sera indispensable de se procurer les jauges de feuillure

en même temps que la fraise. Comme la .22 Hornet, la K-Hornet, une fois formée à la chambre,
permet d’obtenir davantage de chargements d’un même lot d’étuis dès lors qu’on se contente d’un
recalibrage partiel, en gérant la feuillure avec soin et en l’établissant sur l’épaulement comme si la
cartouche ne possédait pas de bourrelet.
Le rechargement non plus ne pose aucun problème particulier. Les poudres qui conviennent sont les
mêmes que celles qu’on emploie pour la .22 Hornet. Les mêmes précautions de recalibrage et de
sertissage qu’avec la cartouche mère devront être prises.
Notre arme d’essai, une carabine Ruger n° 3 à bloc tombant rechambrée, peut paraître surdimensionnée. N’oubliez pas qu’un problème de surpression est aussi grave avec cette petite cartouche
qu’avec la plus grosse des magnums. Tout l’intérêt de la méthode de l’escalier est de très vite
trouver un chargement parfaitement adapté.

.22 K-Hornet

.22 K Hornet

.22 K-Hornet
bar

Normalisation
Pression maximum admissible*
Pression individuelle maximum*
Pression d'épreuve*
* : Capteur piézo-électrique

psi

mm

in.

Aucune - Cartouche "wildcat" - Données DEVA
3 800
4 370
4 750

55 114
63 381
68 893

Longueur max. de la douille
Recoupe à
Diamètre extérieur du collet
Longueur max. de la cartouche
Diamètre nominal de l'alésage
Diamètre nominal à fond de rayure
Capacité brute de l'étui (eau, g/gr)
Griffe de maintien RCBS #

Essais
mm
in.
Arme Carabine à verrou Weihrauch rechambrée
Longueur du canon
600
24
Pas de rayure usuel : un tour en

Chargements de référence

35,29
35,09
6,16
43,76
5,51
5,64
0,00
12
mm

1,389
1,381
0,243
1,723
0,217
0,222
0,0

406,0

16

in.

Aucun - Calibre "wildcat"

Règle de prudence à respecter absolument
La sécurité de vos rechargements est VOTRE affaire, et celle de personne d'autre !

Ne commencez jamais par la charge la plus forte.
Diminuez la charge la plus faible qui figure dans les tables d'au moins 5 pour cent.
Développez vos charges en augmentant la charge de poudre de 0,03 gramme en 0,03 gramme jusqu'à atteindre le maximum indiqué; une seule cartouche
par charge suffit. Respectez toujours la longueur de cartouche que nous vous avons indiquée. Numérotez vos cartouches et,
une fois au stand, tirez-les dans l'ordre des numéros, dans l'ordre de la progression des charges de poudre.
Vous identifierez plusieurs paliers dans cette série : les vitesses ne progressent plus et/ou les impacts se rapprochent les uns des autres.
Relevez toutes les vitesses. Prenez toujours avec soin la même visée, notez sur une seconde cible l'emplacement des impacts en les numérotant.
Selon l'usage auquel vous destinez vos rechargements, choisissez le chargement correspondant au centre d'un de ces paliers.
Il peut arriver que la charge maximum qui figure dans la table soit trop importante pour votre arme. Vous devez utiliser un chronographe
électronique dans toute la mesure du possible. Il y a un rapport étroit entre la vitesse et la pression.

Si vous changez un seul des composants d'un chargement, vous devez absolument appliquer les règles ci-dessus
exactement comme si vous mettiez au point un nouveau chargement.
Examinez chaque étui après chaque tir, mesurez-les si vous avez un doute et assurez-vous qu'aucun signe de pression excessive n'apparaît.
C'est seulement alors que vous pourrez commencer à régler l'enfoncement de la balle jusqu'à obtenir les meilleurs groupements.

40 grains

Sierra HP 2,59 g n° 1385

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

mm
2,59
5,70
Aucun
43,95
10,15

in.
40
0,224
1,730
0,000
0,113

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

45 grains

Sierra SPT 2,92 g n° 1310
Poids
Diamètre

mm
2,92
5,70

Réf.
BR-4
-

in.
45
0,224

Poudre
Marque
Vectan

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,60
0,80
0,75
0,95

gr
9,3
12,3
11,6
14,7

Type
Sp 3

Charge
g
0,60

gr
9,3

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
900

2 953

-

-

885

2 904

-

- .22 K-Horn

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi

Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

43,95
10,15

1,730
0,000
0,113

Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

45 grains

Sierra SPT 2,92 g n° 1310

.22 K-Hornet

mm
2,92
5,70
Aucun
43,95

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

11,44

Marque
CCI
Nuisibles

Réf.
BR-4
-

in.
45
0,224
1,730
0,000
0,128

Réf.
BR-4
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Tu 2000
Tu 2000

0,75
0,95

11,6
14,7

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,60
0,75
0,60
0,80

gr
9,3
11,6
9,3
12,3

885

2 904

-

-

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
860

2 822

-

-

850

2 789

-

-

Longueur de la cartouche
La longueur totale de la cartouche est un élément critique, qui doit être pris en compte par le rechargeur.
Cette longueur affecte la fonctionnalité et la sécurité du rechargement.
En règle générale, la balle ne doit pas être au contact des rayures.
Sa base doit être située à proximité immédiate de la naissance du collet.
Dans une arme à répétition, la longueur maximale de la cartouche dépend de celle du magasin ou du chargeur. On aura soin de ne pas
dépasser cette longueur, à moins de ne vouloir employer l'arme que comme une arme à un seul coup.
La longueur de la cartouche dépend de la forme et du type de la balle. Certaines balles effilées à ogive longue procurent
évidemment une longueur totale de cartouche plus importante à poids égal que des balles de profil obtus, à tête ronde par exemple.

50 grains
Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section

Sierra SMP 3,24 g n° 1320
mm
3,24
5,70
Aucun
43,95
12,70

in.
50
0,224
1,730
0,000
0,142

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

Marque
CCI
Nuisibles

52 grains

Sierra MatchKing HP 3,43 g n° 1400

Poids
Diamètre
Sertissage
Enfoncement
Longueur de la cartouche
Coefficient balistique
Densité de section
Etui
Winchester
Amorce
Amorce standard
Amorce magnum (M)
Utilisations recommandées

mm
3,43
5,70
Aucun
43,95
13,44

Marque
CCI
Nuisibles

Réf.
BR-4
-

in.
53
0,224
1,730
0,000
0,150

Réf.
BR-4
-

Poudre
Marque
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan
Vectan

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,50
0,70
0,60
0,85

gr
7,7
10,8
9,3
13,1

Type
Sp 3
Sp 3
Tu 2000
Tu 2000

Charge
g
0,50
0,65
0,60
0,80

gr
7,7
10,0
9,3
12,3

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
795

2 608

-

-

825

2 707

-

-

.22 K-Hor

Vitesse (V 2,5 m) Pression **
m/s
f/s
bar
psi
770

2 526

-

-

795

2 608

-

-

** Pressions relatives relevées par jauges de contrainte

IMPORTANT - Les données ci-dessus sont fournies à titre d'information et ne sauraient constituer une recommandation ou une préconisation.
Ces charges sont sûres dans l'arme ou les armes employées pour ces essais. Cela ne signifie en rien qu'il puisse en être de même dans une autre arme,
quelle qu'en soit la marque ou la provenance. De même, toute variation d'arme ou de composants peut procurer des résultats très différents.
Dans la mesure où il leur est impossible d'exercer le moindre contrôle de l'arme, des composants ou des méthodes mis en œuvre, l'auteur ni l'éditeur ne sauraient
accepter quelque responsabilité que ce soit, et ce quels que soient les incidents ou accidents, matériels ou corporels, directs ou indirects, auxquels l'utilisateur
ou toute autre personne pourrait être exposé. Le simple fait d'utiliser, directement ou indirectement, les informations fournies ci-dessus vaut acceptation
© Alain F. Gheerbrant 2006
de ces conditions et décharge ipso facto l'auteur et l'éditeur de toute responsabilité. Reproduction interdite sans autorisation.

.22 K-Hor

.221 remington Fireball
Cette cartouche date de 1962. Il s’agit d’une .222 Remington raccourcie, proposée initialement
seulement dans le pistolet à verrou Remington XP-100. De rares carabines ont été établies dans ce
calibre par Kimber et quelques artisans américains. On la rencontre habituellement, en dehors du
pistolet XP-100, dans des pistolets basculants Thompson/Center Contender. Disparue du catalogue
Remington en tant que chambrage pendant quelques années, elle a fait une réapparition dans un
des avatars de la carabine Remington 700 "commémorative" réalisée en petite série chaque année
sous le vocable de "Classic". L’arme est difficile à trouver, les collectionneurs s’étant probablement
arraché les quelques milliers d’exemplaires connus. En outre, le classement en France en quatrième catégorie de la cartouche oblige à obtenir une autorisation de détention pour cette arme d’épaule
à destination cynégétique ou sportive…
La douille de la .221 Remington Fireball a donné naissance à toute une famille de cartouches destinées
à des armes équipées de modérateurs de son, dont la plus connue est la .300 Whisper. Toutes ces
cartouches ont été créées par J. D. Jones, qui anime SSK Industries aux Etats-Unis. La .300 Whisper a
aussi connu son heure de gloire auprès des pratiquants de la silhouette métallique.

Pour le chasseur, la .221 Remington Fireball (boule de feu) pose un problème :

elle reste classée en France en quatrième catégorie en raison de son emploi d’origine dans des
pistolets et est donc interdite à la chasse. Ailleurs, aucun problème.
D’une redoutable précision dans les armes de poing spécialisées, la cartouche de .221 Remington
Fireball l’est bien évidemment aussi dans une arme longue correctement réalisée et mise en bois.
C’est une cartouche qui, dans une carabine comme dans une arme courte, est destinée d’abord
et avant tout au tir des nuisibles de petite taille. Plus puissante et rapide que la vieille .22 Hornet,
la .221 Remington Fireball n’est pas aussi puissante que la .222 Remington ; on devra donc se limiter
à des animaux rencontrés à moins de 200 m et dont le poids ne dépasse pas la quinzaine de kilos.
La balle devra être choisie avec soin et permettre d’obtenir la pénétration profonde indispensable sans
fragmentation intempestive.
Dans les mains d’un excellent tireur et avec une balle capable d’une expansion contrôlée, elle permet
d’envisager l’approche du chevreuil ou du chamois mais reste de toute manière très marginale
pour ce type de gibier et ne convient pas à des tirs au-delà d’une centaine de mètres. Il faudra bien
entendu faire des chargements qui emploient des balles conçues pour offrir une bonne performance sur
le gibier recherché. Son principal avantage, dans une arme d’épaule, reste sa relative discrétion.

Pour le rechargeur, la cartouche de .221 Remington Fireball ne pose pas de

grandes difficultés. Compte tenu de la capacité relativement faible de la douille et du pas de rayure
normalisé de un tour en 12 pouces (305 mm), il est à peu près illusoire de vouloir utiliser des balles
d’un poids supérieur à 55 grains/3,56 g. Il est assez simple de reformer, en cas de besoin, des étuis
de .222 Rem. pour les amener aux cotes de la .221 Fireball. Il faudra tout de même faire un contrôle

sérieux de l’épaisseur du collet et un petit coup d’alésoir de 5,65 mm éliminera les éventuelles
rondelles de laiton qui ne manqueront pas d’apparaître à la base du collet.
Le choix des poudres à utiliser est relativement restreint et va de la Sp 3 à la Tubal 2000 et à la Sp 10.
L’amorce est une Small Rifle standard. Nos essais ont été conduits dans une carabine à répétition
artisanale établie sur un boîtier de culasse Remington Model Seven par un artisan américain. Le canon
demi-lourd cannelé mesurait 22 pouces (560 mm). L’arme portait une crosse extrêmement courte et
une remarquable lunette Leupold variable 6,5-20x. La précision de cet ensemble s’est révélée tout à fait
exceptionnelle quelle que soit la poudre utilisée et en appliquant la méthode de l’escalier
au développement des chargements. Bien entendu, le recul était imperceptible.


Documents similaires


Fichier PDF msy9p42
Fichier PDF la methode de lescalier
Fichier PDF classeur rechargement
Fichier PDF entrainement au combat au pistolet et au revolver
Fichier PDF raze
Fichier PDF les armes du farwest


Sur le même sujet..