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un désir d’annexion de Gaza et de la Cisjordanie. Le droit international stipule qu’un Etat
occupant ne possède aucune souveraineté sur les territoires en question, mais garde seulement
un droit temporaire de gestion sur ces zones29. A part la construction illégale de colonies
juives l’Israël n’a jamais prétendu une autorité sur le territoire et ne l’a que contrôlé par une
action militaire. De même, selon la perspective juridico-internationale, l’autorité souveraine
sur les territoires occupés n’est en aucune façon limitée ou remplacée par l’agresseur.
Bien que ni Israël ni les Etats-Unis n’aient pas officiellement reconnu la Palestine, il
est possible de tirer une conclusion en observant les actions des autorités à Tel Aviva.
L’accord d'Oslo signé entre le Premier ministre israélien et l’OLP, à part d’avoir établit
l’Autonomie palestinienne, il a aussi marqué la reconnaissance de l'Etat d'Israël par les
palestiniens. Mais, la reconnaissance d’un État en droit international est un acte qui ne peut
être pris que par un autre État. Ainsi, en insistant sur la reconnaissance de son pays, le
Premier ministre israélien a fait part de la légitimation de l’Etat de Palestine30.
Cependant, certaines observations ne permettent pas d’accepter la souveraineté de la
Palestine. Tout d’abord, car suite aux accords d’Oslo la Palestine a été divisée en 3 zones31 et
la Convention de Montevideo impose comme principe de souveraineté un exercice d’une
autorité légale et une possibilité d’action indépendante sans influence ou subordination à un
autre pays, ce qui n’est pas le cas de la Palestine. De plus, la division au sein même du
pouvoir palestinien remet en question le statut étatique de la Palestine. Et puis, la déclaration
de l’Indépendance elle-même, répétée à plusieurs reprises32 marque un point d’interrogation
auprès de la souveraineté palestinienne33.
Pour conclure, on constate que les « pour » et les « contre » ne facilitent pas la réponse
à la question du statut étatique palestinien. Mais, c’est surtout l’image et le statut octroyé à la
Palestine par les Nations Unies qu’il faut prendre en compte. Car, si les palestiniens ne cèdent
pas à la pression israélienne, avec l’importance que l’ONU joue sur la scène internationale, il
est possible qu’ils soient admis comme membres d’autres organisations, accords ou
conventions internationales.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                                                                                               
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BONOLIEL D., PERRY R., Op. cit., p. 19.
QUIGLEY J., The Palestine declaration to the International Criminal Court: The Statehood issue, p. 7, In :
RUTGERS LAW RECORD, Volume 35 Legal Implications of Operation Cast Lead, Spring 2009.
31
Zone A dirigée par l’Autorité palestinienne, zone B dirigée par les deux autorités en place, et zone C sous
contrôle israélien
32
En 1948 lorsque sur le territoire de Gaza fut instauré le Gouvernement de Toute Palestine, en 1988 lors de la
déclaration de l’indépendance de la Palestine ou encore en 2009 quand une des organisations islamistes radicales
a annoncé la création, dans la Bande de Gaza, d’un l’Emirat Islamique d’Arabie sous l’autorité de Hamas
33
BONOLIEL D., PERRY R., Op. cit., p. 15.  
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