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Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication (ESPO)
Ecole des Sciences Politiques et Sociales (PSAD)

 
 

La crise en Ukraine dans le contexte de relations de l’UE et de l’OTAN avec la Russie.
Un point tournat dans le developpement de la sécurité euro-atlantique.
Travail réalisé par
Kaja Magdalena Wojtczak
LSPRI2330 - Stratégie et sécurité internationale
Michel Liégeois
Année académique 2015 - 2016
Master 2. Sciences Politiques. Relations Internationales. Finalité : diplomatie et résolution de
conflits.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Kaja Magdalena Wojtczak
Master 2. Sc. Po. RI - diplomatie et résolution des conflits

Plan du travail
I.

Introduction

II.

Les structures euro-atlantiques de sécurité face à la crise ukrainienne
1. La guerre froide et la question de sécurité
2. Un dégel de relations entre l’Orient et l’Occident et l’intégration euro-atlantique

III.

La crise en Ukraine
1. D’où vient le conflit ?
2. L’impact de la crise ukrainienne sur le développement de la sécurité euro-atlantique

IV.
V.

 

Conclusion : UE nécessite-t-elle une nouvelle stratégie de sécurité ?
Bibliographie

1  

Kaja Magdalena Wojtczak
Master 2. Sc. Po. RI - diplomatie et résolution des conflits

I.

Introduction
Le conflit entre la Russie et l’Ukraine apparaît depuis la fin de l’an 2013 comme

une des plus grandes épreuves au système de sécurité dans l’ensemble de l’espace euroatlantique. La crise ukrainienne a médusé un grand nombre d‘acteurs internationaux et a
poussé une large partie de l’Europe Occidentale d’entamer un débat sur une transformation
radicale de la scène de la sécurité internationale. Delors, ce changement de la situation en
Europe permet d’admettre que la stratégie européenne de sécurité de 2003 n’a plus de
validité et que la crise, racine d’une toute nouvelle réalité de sécurité transatlantique du
XXI siècle, demande également une réponse claire de la part de l’OTAN.
Après la chute d’URSS, l’UE et l’OTAN ont cherché à s’approcher de la Russie.
En effet, les relations de la Russie avec l’OTAN occupent une place très importante dans la
politique internationale de la sécurité, surtout parce qu’il s’agit de la plus puissante alliance
politico-militaire du monde. La Russie, en tant que « grande puissance », a toujours aspiré
à jouer un grand rôle dans la question de sécurité en Europe, donc une telle alliance lui a
été particulièrement insignifiante. Quand aux relations de la

Russie avec l’Union

Européenne, la Fédération a toujours été un des ses partenaires stratégiques les plus
importants. Pour des raisons de liens historiques, culturels et géographiques, la Russie joue
aussi un très grand rôle dans la Politique Européenne de Voisinage. Etant le plus grand
voisin de l’UE, la Russie s’y est encore plus rapproché après l’élargissement de l’UE en
2004 et 2007 lorsque ce sont les Etat de l’Europe Centrale et Orientale qui ont adhéré à la
communauté européenne.
Cependant, l’annexion de la Crimée en mars 2014 a fait marque d’une violation
incontestable de normes et principes internationaux, car, c’est pour la toute première fois
depuis la fin de la Guerre Froide, que les frontières européennes ont été changées par la
force.
L’Europe d’aujourd’hui doit faire face à un ensemble des crises démographiques et
économiques, lutter contre des défis immenses tels que les conflits actuels en Syrie, Irak,
Lybie ou encore en Afrique du Nord. Toutefois, il convient de considérer que c’est
principalement la crise ukrainienne qui a bouleversé l’ordre international et qui a
radicalement changé la perception de la sécurité et de la menace en Europe.

 

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De plus, les relations de l’UE et de l’OTAN avec la Russie se sont encore brisées avec
l’aggravation de la situation en Ukraine. L’Alliance transatlantique a décidé alors de se
référer au Traité de l’Atlantique Nord de base et plus précisément à son article 51. L’Union
Européenne, quant à elle, est passée à la réévaluation de sa politique de sécurité et de
défense de 2003, car effectivement, avec les nouvelles circonstances internationales, pour
bien réaliser sa mission, la politique de l’UE dans le domaine de la sécurité exige une
nouvelle stratégie opérationnelle et une gamme appropriée de préparations.
La crise russo-ukrainienne est une problématique « fraiche » pour le système
sécuritaire international. C’est pourquoi, en partant tout d’abord d’un rappel historique des
relations de la Russie avec le monde l’euro-atlantique et puis par une révision de la
structure de la sécurité de cet espace depuis la fin de la Guerre Froide, ce travail aura
comme l’objectifs, premièrement de voir et de comprendre quelles conséquences la crise
ukrainienne a eu sur la sécurité euro-atlantique et deuxièmement, de faire quelques
constats sur la politique actuelle de la sécurité, surtout au niveau européen.

                                                                                                               
1

« The Parties agree that an armed attack against one or more of them in Europe or North America shall be
considered an attack against them all and consequently they agree that, if such an armed attack occurs, each
of them, in exercise of the right of individual or collective self-defence recognised by Article 51 of the
Charter of the United Nations, will assist the Party or Parties so attacked by taking forthwith, individually
and in concert with the other Parties, such action as it deems necessary, including the use of armed force, to
restore and maintain the security of the North Atlantic area.
Any such armed attack and all measures taken as a result thereof shall immediately be reported to the
Security Council. Such measures shall be terminated when the Security Council has taken the measures
necessary to restore and maintain international peace and security » : NATO, The North Atlantic Treaty,
Washington D.C. - 4 April 1949, (en ligne), http://www.nato.int/cps/en/SID-ECAE8DB0F591EC88/natolive/official_texts_17120.htm, (Consulté le 11 novembre 2015).

 

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II.

Les structures de la sécurité euro-atlantique
1. La fin de la Guerre Froide et la question de sécurité
Dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, une rivalité idéologique, politique et

militaire entre les pays membres de l’OTAN et les membres du Pacte de Varsovie apparait
comme résultante naturelle de la confrontation entre les deux puissances : les Etats Unis et
l’Union de Républiques Socialistes Soviétiques 2 . Tout au long de la Guerre Froide,
l’intégration européenne devient alors pour les Etats Unis une méthode efficace pour un
maintien de paix durable sur le continent. Les Américains cherchaient surtout à construire
une Europe forte politiquement et militairement afin d’en faire un partenaire capable de
contribuer à la consolidation de l’ordre international3. Quant à l’OTAN, elle représente le
socle fondamental du pouvoir militaire américain en Europe4.
La chute de l’Union Soviétique met à terme un monde bipolaire. La fin du régime
communiste en Europe Centrale et Orientale en 1989 atténue quant à lui, le sentiment de
menace sur tout le continent européen.
A partir de la proclamation du Plan Marchal, l’Europe reçoit comme tâche de
soutenir la démocratie et la primauté du droit, encourager et défendre d’un côté le respect
de droits de l’homme et de l’autre la coopération au nom de la paix et la sécurité mondiale,
car seulement une Europe intégrée peut avoir cette faculté de prendre une responsabilité
réelle sur la sécurité européenne et régionale5. Ce nouvel ordre international a eu aussi une
influence positive sur le processus de l’intégration européenne.
L’OTAN, tout d’abord remis en cause dans ce nouveau contexte géopolitique, restructure
son rôle et « d’une organisation de défense collective6, elle se muerait en organisation de
sécurité collective, par nature plus complexe puisqu’elle nécessite dans le chef des
partenaires une perception commune de la menace »7. L’Alliance, pour assurer la sécurité
                                                                                                               
2

POPOWSKI M., « Transatlantyckie struktury bezpieczeństwa w obliczu kryzysu ukraińskiego »,
Bezpieczeństwo Narodowe. 10 lat w UE, nr. 32, IV-2014, Warszawa, Biuro Bezpieczeństwa Narodowego,
2014, p. 99, (en ligne), https://www.bbn.gov.pl/ftp/dok/03/BBN_32_calosc.pdf. (Journal trimestriel publié
par le Bureau de la Sécurité Nationale de la République de Pologne).
3
Ibidm.
4
TREPANT I., « L'évolution récente des relations transatlantiques », Courrier hebdomadaire du CRISP,
2004/20 (n° 1845-1846), p. 31.
5
POPOWSKI M., Op. cit., p. 99.  
6
Une « défense collective » telle que précisée à l’article 5 du traité de Washington de 1949.
7
TREPANT I., Op. cit., p. 31.

 

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en Europe, s’élargit alors aux anciens pays membres de l’Union Soviétique8. En 1999, afin
de mieux gérer la sécurité internationale dans un monde complètement nouveau, les
Européens et les Américains se réunissent à Washington et redéfinissent le concept
stratégique de l’Alliance9. Premièrement, les compétences de l’OTAN sont élargies à la
mission de gestion de crises, auparavant celle de l’OSCE et l’UEO. Deuxièmement, vu la
zone géographique d’intervention potentielle élargie, les parties se mettent d’accord à ce
que l’OTAN définisse cette zone cas par cas. Finalement, la réunion se penche sur la
question de la légitimité de l’action de l’OTAN hors article 5 du Traité Atlantique Nord.
Cependant, le document ne résout pas la problématique10.
La Russie apparaît, elle aussi, enfin prête psychologiquement et politiquement à intégrer
l’architecture d’une sécurité européenne émergeant11. Pour la Fédération, l’OTAN n’est
plus alors un bloc militaire agressif, mais plutôt une force pour stabiliser l’Europe et le
monde dans lequel l’Alliance devrait garder son rôle de l’unique organisation de défense
capable de lutter contre toute menace à la paix12 internationale.
Cependant, les guerres des Balkans, et surtout celles en Bosnie et au Kosovo font
vite changer les relations entre les acteurs internationaux. Tout d’abord, elles font
comprendre à l’UE sa faiblesse politique et militaire 13 . La guerre au Kosovo a
probablement été la crise la plus grave que les pays occidentaux aient eu à régir depuis la
crise à Cuba de 1962, c’est pourquoi, le projet d’une politique européenne de sécurité et de
défense est né à partir d’un sentiment de frustration et de conscience qu’une puissance
économique d’une Europe intégrée ne se traduit pas en sa puissance politique14. La guerre
de Kosovo a aussi bouleversé les relations Russie-OTAN, surtout lorsque le Conseil de
Sécurité de l’ONU a décidé d’utiliser la force militaire sans un accord préalable de la
Russie15. Aux yeux de la Russie, l’ONU et l’OTAN ont donné un exemple d’une action
illégale16, contraire aux principes et droits internationaux.
                                                                                                               
8

Ibidm.
Ibidm.  
10
TREPANT I., Op. cit., p. 32.
11
PONSARD L., Russia, NATO and Cooperative Security. Bridging the gap, London and New York,
Routledge, Taylor & Francis Group, 2007, p. 61.
12
Ibidm.
13  POPOWSKI M., Op. cit., p. 100.  
14
GNESOTTO N., « Introduction : l’OTAN et l’Europe à la lumière du Kosovo », Politique étrangère, vol.
64, 1999, pp. 207-218.
15
PONSARD L., Op.cit., p. 72.
16
PONSARD L., Op.cit., p. 73.
9

 

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De plus, le débat sur une identité défensive européenne a coïncidé avec l’élargissement de
l’OTAN, ce qui a été considéré par la plupart des pays et surtout par les Etats Unis comme
de création d’un contrepoids à l’OTAN17. Malgré cela, les Américains restaient bel et bien
une garantie de sécurité en Europe, ce qui a en outre permis à l’Europe Centrale et
Orientale de se concentrer sur une transformation économique et politique, à savoir, une
condition sine qua non d’adhésion à l’UE. La Russie, quant à elle, affaiblie
économiquement et politiquement suite à la chute d’URSS, était incapable de s’opposer et
d’arrêter, ni l’élargissement de l’OTAN aux pays de l’ancien Pacte de Varsovie ni les
ambitions européennes de ses anciens pays satellites18.
2. Un dégel de relations entre l’Orient et l’Occident et l’intégration euroatlantique
Le début des années 1990 est une période de réconciliation et de premiers accords
européens (Europe Agreements)19 dont l’objectif est de préparer les nouveaux candidats à
leur première adhésion à l’UE. L’UE a aussi proposé un ensemble des accords de
partenariat et de coopération (Partnership and Cooperation Agreements, PCA)20 aux pays
de la Communauté des Etats Indépendants et à la Russie, toutefois sans perspective
d’adhésion 21. La Russie a signé cet accord en juin 199422. Même si elle ne partageait pas
le sentiment de joie à l’adhésion de PECO à l’UE et qu’elle souhaitait probablement
empêcher la formation de nouvelles lignes de démarcation entre une UE élargie et ses
voisins, ces deux acteurs étaient conscients de leur responsabilité de veiller à la sécurité et
à la stabilité en Europe. Afin de renforcer les liens de coopération, l’UE et la Russie se sont
fixés des domaines précis d’action : la lutte contre le terrorisme, la non-prolifération des
armes à destruction massive, renforcement du système de l’exportation, le désarmement ou
                                                                                                               
17

POPOWSKI M., Op.cit., p. 100.
POPOWSKI M., Op.cit., p.100.  
19
EUROPEAN COMMISSION, European Commission-Enlargement-Europe agreement, (en ligne),
http://ec.europa.eu/enlargement/policy/glossary/terms/europe-agreement_en.htm, (Consulté le 9 novembre
2015).
20
EUROPEAN EXTERNAL ATION SERVICE, Russia and the EU. Legal framework. The Partnership and
Cooperation Agreement, (en ligne),
http://www.eeas.europa.eu/delegations/russia/eu_russia/political_relations/legal_framework/index_en.htm,
(Consulté le 9 novembre 2015).
21
EUROPEAEN EXTERNAL ACTION SERVICE, Trieties Office, Detabase, Summery of the Treaty (PCA
UE-Russia), (en ligne),
http://ec.europa.eu/world/agreements/prepareCreateTreatiesWorkspace/treatiesGeneralData.do?step=0&redir
ect=true&treatyId=201, (Consulté le 9 novembre 2015).
22
POPOWSKI M., Op.cit., p.101.
18

 

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encore la coopération dans le domaine la gestion de crises et protection de l’humanité23.
L’engagement de la Russie d’assurer la stabilité en Europe et surtout dans les régions
situées entre la Russie et l’UE, restait bien dans l’intérêt de l’UE24.
L’OTAN est également passée à la politique de renforcement des liens avec la
Russie. A partir de 1997, la Russie est engagée, dans une certaine mesure, dans la
procédure de prise de décision de l’Alliance et elle devient « membre du Conseil conjoint
permanent OTAN-Russie »25. Le Conseil OTAN-Russie (COR) est formellement convoqué
en 2002 et permet alors à la Russie de rencontrer et consulter tous les Etats membres de
l’OTAN, cependant sans avoir le droit du vote ou du veto. La Russie ne peut donc pas
bloquer les décisions de l’organisation26. Il était présupposé que les relations vont évoluer
favorablement pour les deux parties (win-win situation) et que l’élargissement
transatlantique dans le domaine de sécurité ne sera pas contraire aux intérêts de la Russie.
Les procédures des opérations communes de paix se mettent en place, de même pour des
programmes de coopération en matière de formation ou des exercices de défense
antimissile, des plans pour une collaboration logistique et une ligne du téléphone rouge
entre le Ministre de la défense de la Russie et le Secrétaire General de l’OTAN 27.
Toutefois, vu que le COR ne disposait que des compétences restreintes dont l’engagement
limité dans les projets à intérêt commun, les rapports entre les Etats Unis et la Russie
restaient perplexes et douteuses28. Un pouvoir limité de la Russie à l’OTAN, la guerre au
Kosovo et l’élargissement de l’Alliance vers les Etats baltes en 2004 « ont aidé à
développer en Russie « un consensus national » pour s’opposer à l’OTAN »29.
Jusqu’à la fin des années 1990, en raison de sa situation démographique, sa faiblesse
économique et un potentiel militaire affaiblissant, la Russie n’était pas considérée par les
Américains comme un rival stratégique direct, contrairement aux perceptions européennes,
où la Russie, pour des raisons historiques et géographiques, demeurait un facteur
stratégique et un partenaire à ne pas nier par l’UE30.
                                                                                                               
23

COMMISSION EUROPEENNE, La direction Générale pour les affaires étrangères, Unia Europejska i
Rosja : bliscy sąsiedzi, ważni gracze na arenie międzynarodowej, partnerzy strategiczni, 2007, p. 15, (en
ligne), http://eeas.europa.eu/russia/docs/russia_brochure07_pl.pdf, (Consulté le 12 novembre 2015).
24
Ibidm.
25
, GARDNER H., « La crise dans les relations OTAN-Russie : vers un nouveau système de sécurité
européenne » in Géostrategiques, nr. 24., p. 120, (en ligne), http://strategicsinternational.com/24_08.pdf,
(Consulté le 9 novembre 2015).
26
GARDNER H., Op.cit., p. 120.  
27
PONSARD L., Op.cit., p. 10.
28
GARDNER H., Op.cit., p. 120.  
29
Ibidm.
30
POPOWSKI M., Op.cit., p.101.

 

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L’arrivée au pouvoir de l’Vladimir Poutine en 1999 fait changer la politique russe
envers l’UE et le reste de la communauté transatlantique. « Il existe bel et bien un
« phénomène Poutine », celui d’un fonctionnaire ordinaire qui s’impose, à l’air de rien,
dans le cercle des principaux dirigeants mondiaux et parvient à y faire valoir ses vues. (…)
Se présentant comme l’homme du renouveau il a très vite donné l’image d’un dirigeant
informé, ouvert au monde et conscient de la nécessité de réformer en profondeur la Russie.
Pour éviter l’isolement de son pays, il était essentiel de faire taire les critiques sur son
instabilité chronique, sur la toute-puissance des milieux d’affaires, sur ses liaisons
dangereuses avec les « rogue states »»31. C’est une attitude antagonique qui prend alors
place car l’objectif principal du président russe est de reconstruire une zone d’influence
russe en Europe et d’émettre une nouvelle, conflictuelle doctrine de sécurité. Les relations
positives et des gestes conciliateurs envers l’UE deviennent désormais de la tactique.
C’est dorénavant la crise ukrainienne qui va démontrer, dans son entièreté, une
vraie nature de la politique étrangère russe.

                                                                                                               
31

GOMART T., « Vladimir Poutine ou les avatars de la politique étrangère russe », Politique étrangère, vol.
68, nr. 3-4, 2003, p. 791.

 

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III.

La crise en Ukraine
1. D’où vient le conflit ?
La crise ukrainienne a débuté en automne 2013 lorsque l’Europe était en pleine

organisation du sommet du Partenariat Oriental à Vilnius dont objet était la signature de
l’accord d’association avec l’Ukraine (AA/DCFTA). Le président ukrainien de l’époque,
Viktor Ianoukovytch, a refusé de signer le document. Selon lui, l’accord était tout d’abord
peu avantageux pour l’Ukraine et puis, sa signature pourrait nuire les relations
économiques de l’Ukraine avec la Russie32. La position du président ukrainien était donc
motivée politiquement et elle reflétait clairement la conscience russe de la sortie inévitable
de l’Ukraine de sa zone d’influence dans le cas où l’accord d’association serait signé.
La Russie s’est donnée comme objectif de créer, via son intégration dans les
structures de l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan, une liaison permanente
avec l’Ukraine. Le Kremlin avait dès le départ une vision très claire du système politique
et du statut géoéconomique ukrainien et c’est pourquoi il n’accepterait pas un ordre
juridique moderne en Ukraine, tel que fondé sur les pratiques européennes33. Bien que
l’accord AA/DCFTA ne contenait aucune garantie de sécurité et qu’il n’offrait pas à
l’Ukraine des perspectives d’adhésion à l’UE, la Russie voulait à tout point éviter
l’européanisation de son voisin34.
2. L’impact de la crise ukrainienne sur le développement de la sécurité euroatlantique
Pour la Russie, les organisations internationales telles que l’UE et l’OTAN,
déstabilisent la sécurité internationale. Effectivement, « Moscou et l’Ouest appréhendent
la sécurité européenne en termes conceptuels très différent » 35 , là où « les capitales
occidentales36 voient émerger une Europe unie, libre et en paix, Moscou voit un continent
encore fragmenté, toujours dominé par la mentalité des blocs (…) et accablé par un conflit
                                                                                                               
32

POPOWSKI M., Op.cit., p.102.
POPOWSKI M., Op.cit., p.103.
34
Ibidm.
35
OTAN, La Révue de l’OTAN, La crise ukrainienne et les relations OTAN-Russie, (en ligne),
http://www.nato.int/docu/review/2014/Russia-Ukraine-Nato-crisis/Ukraine-crisis-NATO-Russiarelations/FR/index.htm, (Consulté le 17 novembre 2015).
36
L'expression « l'Occident » comprend à la fois l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord et l'Union
européenne.
33

 

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qui se poursuit »37. De plus, l’UE est considérée, surtout par Moscou, non pas comme un
simple observateur ou médiateur dans la crise ukrainienne, mais plutôt comme une partie
au conflit et une part du problème.
Les évènements qui ont eu lieu sur la Place de l’Indépendance à Kiev et l’annexion
de la Crimée, sont considérées par les structures euro-atlantiques comme début d’une
guerre hybride en Ukraine de l’est, d’ailleurs une conception que la Russie refuse. De plus,
elle a aussi rejeté les accusations occidentales d’avoir agressé l’Ukraine et annexé la
Crimée d’une façon illégale. En outre encore, face à sa condamnation lors du sommet de
l’OTAN à Newport en septembre 2014, la Russie ne baisse pas les armes, mais au
contraire, elle agresse les forces ukrainiennes et « (…) alors qu’elle parle de la paix »38,
elle ne fait aucun « geste pour rendre la paix possible (…) »39. Cette crise actuelle prouve
que les perceptions de la Russie sur les causes et les conséquences de derniers évènements
conflictuels de la période postsoviétique, se différencient fortement de perceptions de
l’Occident. La Russie affirme que la construction euro-atlantique est inapte à résoudre les
problématiques actuelles et qu’en tant que puissance internationale, elle-même doit gérer
toute crise provoquée par les Etats-Unis ou l’UE. Elle ne cherche alors qu’à défendre ses
intérêts nationaux contre l’expansion euro-atlantique40. C’est aussi pour cela qu’elle essaye
de mettre en place ses propres moyens de résolution des conflits41, qui sont d’ailleurs,
selon Moscou, rejetés par l’OTAN pour des raisons de leurs origines russes42.
Dans le cas de l’Ukraine, personne n’a prévu une telle agressivité de la part de la
Russie et de plus encore, un tel changement fondamental de la nature de sécurité en
Europe. Mais, dans les faits, la crise ukrainienne n’est qu’une suite des conflits et
confrontations entre l’Occident et la Russie. Le manque de confiance entre ces deux
acteurs ne date pas seulement d’aujourd’hui, mais est un résultat des accusations anciennes

                                                                                                               
37

OTAN, La Révue de l’OTAN, La crise ukrainienne et les relations OTAN-Russie, (en ligne),
http://www.nato.int/docu/review/2014/Russia-Ukraine-Nato-crisis/Ukraine-crisis-NATO-Russiarelations/FR/index.htm, (Consulté le 17 novembre 2015).
38
LE VIF.BE, L’Otan condamne les actions russes en Ukraine, (en ligne),
http://www.levif.be/actualite/international/l-otan-condamne-les-actions-russes-en-ukraine/article-normal259991.html, (Consulté le 19 novembre 2015).
39
Ibidm.
40
OTAN, La Révue de l’OTAN, La crise ukrainienne et les relations OTAN-Russie, (en ligne),
http://www.nato.int/docu/review/2014/Russia-Ukraine-Nato-crisis/Ukraine-crisis-NATO-Russiarelations/FR/index.htm, (Consulté le 17 novembre 2015).
41
Ex : Les propositions de Medvedev en 2008
42
OTAN, La Révue de l’OTAN, La crise ukrainienn et les relations OTAN-Russie, (en ligne),
http://www.nato.int/docu/review/2014/Russia-Ukraine-Nato-crisis/Ukraine-crisis-NATO-Russiarelations/FR/index.htm, (Consulté le 17 novembre 2015).  

 

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et permanentes entre eux. En effet, ces deux parties se reprochent constamment de violer
les engagements qu’elles se sont définies dès le début de leur relation43.
Même si les Russes contestent de soutenir militairement les séparatistes ukrainiens,
les nombreux « hommes verts » arrivant en Ukraine depuis « l’invasion » de Crimée « ne
dissimulent pas leur appartenance aux armées russes »44. Les combats sanglants menés
depuis 2014 en Ukraine, donnent actuellement des résultats terribles : plusieurs milliers de
personnes tuées et plus d’un 1,5 million des réfugiés et des demandeurs d’asile à travers
l’Europe45. Malgré que l’Ukraine ne fait pas vraiment partie de l’Alliance, les décisions du
président Poutine poussent l’OTAN à se référer à l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord.
Vu que la crise ukrainienne touche fortement l’Europe, l’agression contre l’Ukraine est
considérée par l’Occident comme équivalente à celle contre un des Etats membres de
l’Alliance. Du fait, une attaque contre l’Ukraine veut dire une attaque contre l’OTAN dans
son entièreté.
Malgré le fait, que les intérêts de l’OTAN envers l’Ukraine se différencient de ceux de
l’UE, en matière de la sécurité internationale, l’Ukraine a toujours été considérée comme la
plus importante de toutes les républiques de l’Union Soviétique. D’un, l’Ukraine reste une
possibilité à faire déplacer la zone de sécurité encore plus vers l’est afin de mieux contrôler
les frontières russes et de deux, ce pays serait un instrument paralysant parfait contre les
ambitions géopolitiques russes de reconstruire son empire sur une partie de la région
postsoviétique46.
Comme déjà mentionné, la Russie a toujours cherché de s’opposer à
l’européanision de l’Ukraine. Le conflit qui a débuté en 2014 a ainsi définitivement clôturé
les relations internationales postsoviétiques et une offre européenne de coopération dans le
secteur de la sécurité pour la Russie.
Les actions agressives russes expliquent parfaitement la crainte de l’Occident pour
sa structure euro-atlantique de sécurité. L’OTAN devrait ainsi être consciente de la place
                                                                                                               
43

Ibidm.
LE SOIR, Ukraine : « invasion » de 2.000 soldats russes en Crimée, (en ligne),
http://www.lesoir.be/482275/article/actualite/monde/2014-02-28/ukraine-invasion-2000-soldats-russes-encrimee, (Consulté le 17 novembre 2015).
45
FR.SPUTNIKNEWS, 1,2 million d’Ukrainiens : la Russie a « sa » crise des migrants, (en ligne),
http://fr.sputniknews.com/international/20151102/1019253994/ukraine-russie-refugies-crise-ue.html,
(Consulté le 19 novembre 2015).
46
PSZ.PL, Dagmara Moskwa, Ukraina a UE i NATO. Na drodze do integracji ?, (en ligne),
http://www.psz.pl/117-polityka/dagmara-moskwa-ukraina-a-ue-i-nato-na-drodze-do-integracji, (Consulté le
19 novembre 2015).
44

 

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importante que la Russie occupe sur la scène internationale et il lui est impératif en ce
moment d’accorder une attention aux reformes de forces armées russes, car « une guerre
hybride ou asymétrique est surtout menée par des méthodes conventionnelles »47. Depuis
les attentats du 11 septembre, l’OTAN subit une réduction du budget accordé pour le
domaine de la sécurité, tandis que du côté russe, les dépenses pour la défense ont
augmenté48. L’UE quant à elle, n’est pas capable d’agir de manière stratégique et ne
montre aucune initiative d’agir en premier. Malgré le grand nombre des instruments et la
création du SEAE, le manque d’un socle stratégique commun entre les Etats membres
n’offre à l’UE qu’une pratique opérationnelle réactive et incapable de mettre en marche les
missions externes49. Effectivement, une menace potentielle reste possible et demande,
autant du côté de l’OTAN que du côté de l’UE, une réformation presque totale du secteur
de la sécurité50.
En conséquence, l’Alliance et l’UE doivent bien prendre en considération les
réactions subséquentes de la Russie face à cette nouvelle mobilisation stratégique de
l’Occident. Il existe actuellement plusieurs théories.
Une première idée est de voir Moscou organiser un groupe de soutien pour affronter le
processus de l’élargissent « des organisations occidentales » et les modifications dans leurs
secteurs de sécurité. De l’autre côté, Moscou pourrait aller plus loin et agir d’une façon
plus agressive, à savoir : exercer une pression sur l’Europe par un renforcement des forces
armées sur les territoires qu’elle occupe. La crise en Crimée en est un bon exemple.
Finalement, la Russie pourrait se retirer des accords relatifs au contrôle des armements51,
ce qui serait bien sûr, le cas le plus défavorable pour l’Occident.

                                                                                                               
47
POPOWSKI M., Op.cit., p.104.  
48

Ibidm.
KOZIEJ S., FORMUSZEWICZ R., « O potrzebie nowej strategii bezpieczeństwa Unii Europejskiej »,
Bezpieczeństwo Narodowe. 10 lat w UE, nr. 32, IV-2014, Warszawa, Biuro Bezpieczeństwa Narodowego,
2014, p. 21.
50
POPOWSKI M., Op.cit., p.104.
51
OTAN, La Révue de l’OTAN, La crise ukrainienn et les relations OTAN-Russie, (en ligne),
http://www.nato.int/docu/review/2014/Russia-Ukraine-Nato-crisis/Ukraine-crisis-NATO-Russiarelations/FR/index.htm, (Consulté le 17 novembre 2015).
49

 

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IV.

Conclusion : UE nécessite-t-elle une nouvelle stratégie de sécurité ?
La révolution ukrainienne et l’agression russe furent un grand challenge pour

l’Europe et une sorte d’examen de passage pour la politique européenne de sécurité et de
défense, que l’UE n’a d’ailleurs pas réussi. La crise ukrainienne a une influence directe sur
la politique de sécurité de l’UE et exige des modifications dans son modus operandi actuel.
Les changements externes et internes de l’environnement international ont démontré les
limites de sa subjectivité dans la sphère de la sécurité. Le contexte actuel de la crise de la
sécurité européenne se différencie fortement de la situation de l’Europe de 2003. La guerre
civile en Syrie, la création de l’Etat Islamique, la déstabilisation en Afrique, la migration
incontrôlable, la pression militaire, la menace nucléaire ou encore les actes terroristes ont
tout d’abord prouvé que l’UE n’est pas capable de faire face aux défis de dimension
stratégique. Le fait, d’accoler l’UE à des moyens « soft » d’action, entrave les capacités de
d’Union de faire face aux défis « durs » liés au domaine de la sécurité. L’UE ne dispose
pas d’instruments de « hard power » et surtout pas dans les rapports avec un joueur qui
veut et peut utiliser la force militaire pour atteindre les objectifs politiques. Les seules
possibilités de prévenir les agressions de la Russie en Ukraine furent les sanctions
économiques, mais, même si l’UE dispose d’un énorme potentiel de dissuasion
économique, malheureusement la politique de sanctions ne donne pas des résultats
laborieux.
D’autres raisons pour faire une mise à jour de la politique européenne de sécurité sont les
caractéristiques du système de prise de décision en matière de la sécurité. La crise en
Ukraine a confirmé que l’Occident est inapte de prendre une position commune dans la
gestion de crises. Le fait que les intérêts des Etats restent trop divergents a d’un côté
retardé la réaction de l’UE et de l’autre, a donné l’occasion à la Russie de briser la voix
unanime de l’UE. Une pratique d’agir en mode expérimental, la formation de la politique,
sa réalisation ou sa modification est un élément peu développé en politique de sécurité. De
plus, ces difficultés sont exacerbées par l'incertitude quant à l'orientation de la crise
ukrainienne.
L’établissement de nouvelles bases stratégiques de la politique de sécurité est
indispensable. Il faudrait plus de coopération dans le domaine de la sécurité. La PEV
repose sur une forte hypothèse libérale, selon laquelle la meilleure façon de parvenir à une
stabilité est d'améliorer la qualité de la gouvernance et de renforcer la coopération
 

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économique. Il était de même avec l’Ukraine. Ses liens politiques et économiques avec
l’UE devaient se renforcer avec la signature de l’accord d’association qui, à part une zone
de libre échange, envisageait aussi une modernisation du système politique et social de
l’Ukraine dans le but de faire accroitre le niveau de la stabilité. Le déclenchement de la
crise n’a pas changé la position de l’UE et celle-ci a continué de fournir de l’aide
financière à l’Ukraine. Toutefois, la situation conflictuelle a démontré que le Partenariat
Oriental n’a qu’une influence limitée sur le niveau de la sécurité52 et qu’il faut renforcer la
composante de la sécurité dans la PEV et consolider les institutions des pays partenaires.
Avant la crise, l’UE s’est limitée à l’idée de faire preuve de la prudence car un ajout du
volet sécuritaire à la PEV pourrait déclencher une réaction négative de la part de la Russie
et affecter sa coopération avec l’UE. Le conflit a provoqué d’un côté, que l’UE s’est
rendue compte du besoin de l’Ukraine de passer à une profonde reforme du secteur de la
sécurité et de l’autre, que les relations UE-Russie une fois détériorées, ne servent plus
d’argument pour des éventuelles conséquences négatives de l’ajout du volet sécuritaire à la
PEV.
S’il s’agit des relations UE-OTAN, le constat est clair : malgré une stratégie de
sécurité européenne désadaptée, la crise ukrainienne a contribué positivement aux relations
euro-atlantiques. L’agression russe envers l’Ukraine a rapproché les deux organisations,
qui depuis les dernières 15 années, n’ont pas coopéré aussi étroitement qu’aujourd’hui.
Comme l’ait souligné le Général américain, chef militaire de l’OTAN, Philip Breedlove
lors d’une interview pour LE FIGARO : « la partie européenne de l’OTAN est un pilier de
l’Alliance 53» dont les Etats Unis ne peuvent s’en passer, car « partout où l’OTAN s’est
engagée, les Européens étaient présents »54.
La situation a encouragé l’UE de repenser ses relations transatlantiques. Cela pourrait
donner un nouvel élan au renforcement du partenariat UE-OTAN en matière de la sécurité.
Quant aux relations de l’Occident avec la Russie, elles nécessitent une mise à jour.
L’Europe doit enfin trouver un moyen adéquat pour résoudre tous les malentendus qui
                                                                                                               
52

Ex : problématique de la gestion de frontières. Les gardes-frontières ukrainiens n’étaient pas-du-tout
préparés à ce genre de situation. Les troupes russes et des groupes de « bénévoles » pouvaient entrer dans le
circuit de Donetsk et de Lougansk d’une manière presque libre et dès lors modifier le système du pouvoir
local au détriment de l'Ukraine.
53
LE FIGARO, Alain Barluet, Face à la crise ukrainienne, l’OTAN remplira ses obligations de sécurité, (en
ligne), http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/11/01003-20140411ARTFIG00432-face-a-la-criseukrainienne-l-otan-remplira-ses-obligations-de-securite.php, (Consulté le 17 novembre 2015).
54
Ibidm.

 

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existent avec la Russie depuis des années. Or, en observant les faits d’actualité, la
possibilité d’une telle réconciliation s’avère de plus en plus probable. En effet, suite aux
attentats terroristes qui ont eu lieu à Paris le 13 novembre 2015, les Etats Unis et la Russie
ont assuré la France de leur soutien. Lors du sommet du G20 qui s’est tenu un peu après les
attaques, le président Obama, le président Poutine et le président Hollande se sont mis
d’accord sur la nécessité d’une coalition internationale contre l’Etat Islamique.
Cependant, la spécificité de la politique étrangère de Poutine devrait obliger
l’Occident de rester prudent et ne pas permettre à la Russie de penser que ses anciens
crimes, dont la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée, sont passés dans l’oublie.

 

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V.

Bibliographie

Livres
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Résumé du travail
La crise en Ukraine fut une grande surprise pour un bon nombre de haut fonctionnaires
dans plusieurs pays européens. Par consquent, elle a ouvert un nouveau débat : tout d'abord
sur le paysage modifié de la sécurité européenne, mais également sur le fait que la crise
entraine de nouvelles réalités pour la sécurité au XXIe siècle. Dans ce contexte, une telle
crise nécessite une réponse plus considerable de part de l’OTAN
Cependant, ladite crise implique un certain nombre de problèmes plus complexes, tel un
sentiment de la dissonance croissante entre l'Occident et la Russie
5  mots  clés  :  sécurité  –  transatlantique  –  crise  ukrainienne  –  OTAN-­‐UE  –  Russie    
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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