Dossier présentation Cabinet 2016.pdf


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Le Cabinet de Curiosités
Objets de luttes et d’histoire pour inscrire dans nos mémoires les acteur.e.s et les outils ayant permis
de réduire le nombre de contaminations VIH et hépatites

Présentation 2/2
Inscrire la lutte contre le VIH et les Hépatites dans notre patrimoine et
nos mémoires
Cette exposition et ce cabinet de curiosités s’inscrivent dans l’histoire de la ville de
Lyon et de nombreuses villes européennes, où les cabinets de curiosités apparaissent
à la Renaissance. Comme nous le rappellent M.P. Imberti et C. Duclos « le cabinet de
curiosités trouve son essence dans la volonté de déchiffrer le mystère des créations de la nature
et de l’homme en rassemblant et en donnant à voir toute la complexité du monde qui nous
entoure. D’abord collectées pour leur beauté et leur rareté, « les curiosités » étaient réunies
pour leur faculté à stimuler l’imagination. »1
En 2015, Le musée des Confluences proposait l’exposition « Dans la chambres des
merveilles » inscrivant la réouverture de ses collections dans l’histoire de ces cabinets
de curiosités, ancêtres des musées. Cet hommage rendu aux collectionneurs qui les
réalisèrent et tout particulièrement à deux lyonnais nous a également inspiré lors de
notre projet.
Le « Cabinet de curiosités » créé par FRISSE et la Fabric’Art en 2015 se compose
d’objets qui permettent à chaque visiteur.e d’explorer les 34 ans de cette histoire
humaine, faite de luttes collectives et de révolutions médicales. Cette visite peut se
poursuivre par une visite du cabinet virtuel où d’autres objets sont présentés pour
poursuivre le voyage amorcé.
Notre collection est également reliée à celle nommée « Histoire et mémoires du
sida en France et en Europe », une campagne de collecte réalisée en 2002 qui a durée 4
ans et a été animée par l’équipe du MUCEM2. Cette collection est composée de 17000
objets provenant de France et de 49 pays.
Georges Henri Rivière, le fondateur du musée national des Arts et Traditions
Populaires, dont le MUCEM prend la suite, s’était assigné la tâche de « donner la
parole à ceux qui ne l’avaient pas ». Dans cet esprit, le MUCEM accorde une place de
choix aux exclus de notre société. Or, le sida, comme les épidémies en général,
entraîne des exclusions liées à de mauvaises informations, à la peur de la
contamination, mais aussi à la peur de ce qui est différent. Aussi, parler du sida, c’est
parler des droits de l’homme et des combats des malades pour ces droits.
Il en va de même pour notre cabinet de curiosités. Nous proposons au sein de cette
exposition une déambulation singulière à chacun.e, qui peut à son tour enrichir la
collection en proposant une date, un objet, une personne...
                                                                                                                         
1 In M.P Imberti et C.Duclos, Naturelle ou artificielle, la curiosité mise en scène. Les collections du musée des
confluences.
2 Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Marseille

Association FRISSE – 2016

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