CP Almost Animated FR GB .pdf


Nom original: CP_Almost_Animated_FR_GB.pdf

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par Adobe InDesign CS6 (Macintosh) / Adobe PDF Library 10.0.1, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 03/02/2016 à 16:05, depuis l'adresse IP 78.121.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 328 fois.
Taille du document: 48 Ko (2 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


6, rue Jacques Callot
75006 Paris

t +33 1 53 10 85 68
f +33 1 53 10 89 72

contact@loevenbruck.com
www.loevenbruck.com

ALMOST ANIMATED

05.02.2016 - 12.03.2016

Bernd & Hilla Becher, Jean Dupuy, Michel Journiac, Peter Moore, Hermann Nitsch,
Ria Pacquée, Gina Pane et Alina Szapocznikow
« On dit souvent que ce sont les peintres qui ont inventé la Photographie […]. Je dis : non, ce
sont les chimistes. […] La photo est littéralement une émanation du référent. […] la photo de
l’être disparu vient me toucher comme les rayons différés d’une étoile. »
Roland Barthes, La Chambre claire, 1979.
« Almost Animated » est une réflexion sur l’évolution et le rôle de la photographie dans les
années 1970 et 1980.
Après les avant-gardes, la photographie elle-même a été remise en cause. Sa relation au
réel – sa prétendue objectivité – a été décortiquée par des artistes qui en pressentaient la
nature profondément ambivalente. Au mitan de cette époque, la parution de La Chambre
claire, de Roland Barthes, résonna comme un coup de tonnerre, « Car l’immobilité de la photo
est comme le résultat d’une confusion perverse entre deux concepts : le Réel et le Vivant : en
attestant que l’objet a été réel, elle induit subrepticement à croire qu’il est vivant, à cause de
ce leurre qui nous fait attribuer au Réel une valeur absolument supérieure, comme éternelle
; mais en déportant ce réel vers le passé (« ça a été »), elle suggère qu’il est déjà mort. Aussi
vaut-il mieux dire que le trait inimitable de la Photographie (son noème), c’est que quelqu’un
a vu le référent (même s’il s’agit d’objets) en chair et en os, ou encore en personne ».
L’exposition est introduite par une œuvre iconique de Bernd et Hilla Becher, Vergleich:
Fördertum - Transformator (1970). Au cours de ces années, en effet, les photographes
allemands délaissèrent leurs inventaires systématiques de l’architecture industrielle pour
élaborer des vues d’un même élément, photographié selon différents angles. Le résultat,
quasi cinétique, rendait compte d’une tentative paradoxale – nourrie par leurs recherches
sur le cinéma expérimental – d’« animer » visuellement l’inanimé, anticipant l’intuition
barthésienne : « Dans la Photographie, la présence de la chose (à un certain moment passé)
n’est jamais métaphorique ; et pour ce qui est des êtres animés, sa vie non plus, sauf à
photographier des cadavres ; et encore : si la photographie devient alors horrible, c’est parce
qu’elle certifie, si l’on peut dire, que le cadavre est vivant, en tant que cadavre : c’est l’image
vivante d’une chose morte. »
Jouer avec des choses mortes, c’est précisément ainsi que Mike Kelley a titré son texte culte,
analysant psychanalytiquement son rapport avec les fétiches de l’enfance, d’où procéda un
certain renouveau de la performance au cours des années 1970.
Ce thème fondateur irrigue l’ensemble de l’exposition, qui confronte et superpose des
pratiques issues de cette période où la performance n’était plus tant vécue comme héroïque
ni transgressive que comme la mise en scène rituelle d’une dissection impitoyable du Moi.
Le confirment ici des séquences signées Michel Journiac, Hermann Nitsch ou Gina Pane,
tous représentants de l’art corporel, et spécialement de son versant auto-analytique. À
leurs côtés, les témoignages performatifs de Peter Moore figeant les mouvements de Nam
June Paik, d’Alina Szapocznikow, qui, avec la complicité de Roman Cieslewicz, rumine des
sculptures qui n’ont aujourd’hui comme seule existence ces images irréelles de chewinggum mou étalées sur le papier noir et blanc, ou encore d’Olga Adorno et Jean Dupuy ne
conservant que la saveur et l’essentiel d’un geste léger et gratuit font évoluer l’art-action du
côté d’une « sculpture de soi », délicate et sensible. Ria Pacquée, elle, s’est inventé deux alter
ego. L’un masculin, l’autre dénommée « Madame », qui condense les angoisses étreignant
l’adolescent, sans carapace au moment de sa mue – le fameux « complexe du homard » –, et
use d’une narration fantasmée en forme de catharsis.
Explorant sous ces auspices la relation entre la photographie et la sculpture – les Becher
ayant d’ailleurs reçu le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1990 –, entre
l’animé et l’inanimé, entre l’objet et le Moi, entre le geste et la pensée, « Almost Animated »
réunit huit artistes dont l’œuvre ne cesse actuellement d’être relu à l’aune de leur postérité,
ces problématiques ayant pris une ampleur considérable dans l’art d’aujourd’hui.
Remerciements aux artistes et aux ayants droit, ainsi qu’à Stéphane Corréard, Christophe Gaillard,
la Galleria Elefante, Anne Marchand et Piotr Stanislawski.
Contact presse :
Alexandra Schillinger, alexandra@loevenbruck.com, tél. 01 82 28 38 22
assistée de Lola Ector, lola@loevenbruck.com
Horaires de la galerie : Mardi - Samedi, 11h-19h et sur rendez-vous

6, rue Jacques Callot
75006 Paris

t +33 1 53 10 85 68
f +33 1 53 10 89 72

contact@loevenbruck.com
www.loevenbruck.com

ALMOST ANIMATED

05.02.2016 - 12.03.2016

Bernd & Hilla Becher, Jean Dupuy, Michel Journiac, Peter Moore, Hermann Nitsch,
Ria Pacquée, Gina Pane and Alina Szapocznikow
“It is often said that it was the painters who invented Photography […]. I say: no, it was the
chemists. […] The photograph is literally an emanation of the referent. […] the photograph of
the missing being […] will touch me like the delayed rays of a star.”
Roland Barthes, La Chambre claire, 1979.
Almost Animated is a reflection on the evolution and role of photography in the 1970s and
80s.
After the avant-gardes, photography itself was called into question: its relation to the real
– its purported objectivity – was deconstructed by artists conscious of its deep ambiguity.
Published by Roland Barthes in the middle of this period, La Chambre Claire (Camera Lucida)
was like a thunderbolt. “For the photograph’s immobility is somehow the result of a perverse
confusion between two concepts: the Real and the Live: by attesting that the object has been
real, the photograph surreptitiously induces belief that it is alive, because of that delusion
which makes us attribute to Reality an absolutely superior, somehow eternal value; but by
shifting this reality to the past (‘this has been’), the photograph suggest that it is already
dead. Hence it would be better to say that Photography’s inimitable features (its noeme) is
that someone has seen the referent (even if it is a matter of objects) in flesh and blood, or
again in person.”
The exhibition opens with an iconic piece by Bernd and Hilla Becher, Vergleich: Fördertum
- Transformator (1970). Over the years the two German photographers began to abandon
their systematic inventories of industrial architecture and develop series of views of certain
objects, taken from different angles. The almost kinetic result was the result of a paradoxical
attempt – stimulated by their research into experimental cinema – to visually “animate” the
inanimate, anticipating Barthes’ insight that, “In Photography, the presence of the thing (at
a certain past moment) is never metaphoric; and in the case of animated beings, their life
as well, except in the case of photographing corpses; and even so: if the photograph then
becomes horrible, it is because it certifies, so to speak, that the corpse is alive, as corpse: it
is the living image of a dead thing.”
Playing with Dead Things also happens to be the title of a seminal text by Mike Kelley in which
he considers from a psychoanalytical viewpoint his relation with childhood fetishes, which
were the source of new forms of performance in the 1970s.
This founding theme irrigates the exhibition as a whole, which confronts and superimposes
practices from this period when performance was no longer seen as heroic or transgressive,
but more as a ritual staging of the pitiless dissection of the Self. This is confirmed here in
sequences by Michel Journiac, Hermann Nitsch and Gina Pane, whose practice of body
art all had a strong self-analytical dimension. With them are captures of Nam June Paik’s
movements by Peter Moore, unreal images of soft chewing gum on black and white paper by
Alina Szapocznikow and Roman Cieslewicz (all that remains of the “rumination” of sculptures)
and the light, free gestures of Olga Adorno and Jean Dupuy that shift art as action towards a
kind of delicate and sensitive self-sculpture. As for Ria Pacquée, she has invented two alteregos: a masculine one, and a “Madame” who is a concentrate of adolescent anxieties – the
famous “lobster complex” of the creature momentarily losing its shell – and uses fantasy
narrative as a form of catharsis.
Exploring the relation between photography and sculpture – the Bechers in fact won the
Grand Prize for Sculpture at the Venice Biennale in 1990 –, between the animate and the
inanimate, between gesture and thought, Almost Animated brings together eight artists
whose work is constantly being reread in the light of its contemporary heritage in work by
later artists for whom these issues are of central importance.
Acknowledgements: the artists and right-holders as well as Stéphane Corréard, Christophe
Gaillard, Galleria Elefante, Anne Marchand, Piotr Stanislawski.

Press contact:
Alexandra Schillinger, alexandra@loevenbruck.com, t 01 82 28 38 22,
assisted by Lola Ector; lola@loevenbruck.com

Opening hours: Tues-Sat, 11 a.m. - 7 p.m. and by appointment


Aperçu du document CP_Almost_Animated_FR_GB.pdf - page 1/2

Aperçu du document CP_Almost_Animated_FR_GB.pdf - page 2/2




Télécharger le fichier (PDF)




Sur le même sujet..





Ce fichier a été mis en ligne par un utilisateur du site. Identifiant unique du document: 00397754.
⚠️  Signaler un contenu illicite
Pour plus d'informations sur notre politique de lutte contre la diffusion illicite de contenus protégés par droit d'auteur, consultez notre page dédiée.