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- CHAQUE MOIS
UN DOSSIER
THÉMATIQUE
POUR
LES DÉCIDEURS -

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DU POITOU ET DES CHARENTES

Commerce en
transition à Poitiers

AU SOMMAIRE
Entretien avec
Patrica Persico
L’élue au commerce veille
à créer un environnement
favorable. PAGE II

L’attractivité
du cœur de ville
Attirer les grandes
enseignes tout en
se différenciant. PAGE IV
Les associations
de commerçants créent
de l’animation. PAGE V

Portraits de
commerçants
Les bijoux féériques
de Dame Pivoine. PAGE VI
Suzanne Ségeron, l’âme
du centre-ville. PAGE VI

Le commerce dans
l’agglomération
Dans les quartiers, sur
les marchés, le commerce est
facteur de lien social. PAGE VII
La zone des Grands
Philambins redynamise
les Portes du Futur. PAGE VII

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INFO-ÉCO 2 Le commerce à Poitiers
I II I Info-éco 2 Février 2016
ENTRETIEN

Faire (re)découvrir le centre-ville
de Poitiers
Adjointe au commerce, aux foires et marchés, à l’animation et au tourisme de Poitiers,
Patricia Persico est consciente des enjeux et des atouts de la ville. Son rôle est de veiller à l'équilibre
des forces entre centre-ville et périphéries, enseignes nationales et indépendants
et construire un environnement favorable pour une ville attractive.
Info-éco 2 / Quel regard
portez-vous sur le centreville ?
Patricia Perisco / Aujourd'hui, avec la fin de l'opération Cœur d'Agglo, nous
avons un centre-ville revalorisée, des zones piétonnes claires, des bâtiments
mis en valeur, une ville
attrayante et attractive.
Dans ma lettre de mission,
commerce, tourisme et
attractivité sont liés. La
première chose était de
faire revenir en ville ceux
qui l'ont désertée. Un programme d'animations a
été mis en place. Les gens
ne doivent pas se demander s'il y a quelque chose à
faire à Poitiers, mais doivent avoir en tête qu'il y a
toujours une animation en
ville, que ce soit le weekend ou les soirs d'été. Le
centre-ville, ce n'est pas
que des magasins, il y a le
plaisir de se balader, celui
de faire des achats et celui
de s’attabler aussi.
La période de Noël a très
bien marché en terme de
fréquentation. Les gens
sont venus un peu plus
tardivement, sur les deux
dernières semaines de
décembre, sans doute à
cause des attentats, mais
il y a eu du monde en ville.
Evidement, je suis consciente que le contexte économique est difficile, mais
les gens ont aussi envie
d'achats de proximité, de
qualité, de conseils. Avoir
du monde en ville est déjà
un atout pour le commerce. L'objectif est de

faire redécouvrir le centreville et les boutiques au
plus grand nombre.
Info-éco 2 / Qu'est-ce qui
va attirer les habitants ?
P. P. / Le deuxième facteur après le centre-ville en
lui-même, c'est que l'offre,
la diversité d'enseignes
plaise. Les gens veulent du
service, de la proximité, à
des prix corrects. Il faut des
locomotives en centre-ville
comme H&M, Mango …
Certaines enseignes choisissent de sortir des centres commerciaux et de
revenir dans les rues piétonnes à l'image de Petit
Bateau ou la Boutique du
chocolat. Les grandes
enseignes ne font pas tout.
Elle attirent, elles correspondent à un certain
type de consommateurs, il
faut aussi des indépendants pour donner une
identité, se démarquer.
L'objectif est de créer un
environnement favorable.
44 nouveaux commerces
se sont implantés en 2015,
dont 17 enseignes nationales et 24 indépendants.
Il y a aussi les boutiques
éphémères, il ne faut pas
s'interdire de tester, d'essayer. Aux Cordeliers par
exemple, deux boutiques
sont en test. Le centre
commercial reprend de
l'attractivité. Le groupe qui
le gère a de bons contacts
pour les cellules encore
vacantes.
Info-éco 2 / Quel bilan faites-vous de l'activité en

Poitiers en quelques chiffres
Poitiers est la plus importante ville du département de la Vienne
avec 90 315 habitants. La communauté d’agglomération Grand
Poitiers réunit 143 000 habitants. De taille moyenne, grâce à ces
étudiants, c'est une veille jeune et dynamique. Poitiers est la ville
avec le plus d'étudiants (25 000) par rapport à sa population.
En 2013, Grand Poitiers comptabilise 100 000 m2 de locaux commerciaux dont 47 % dédiés à l’alimentaire. Grand Poitiers est le
1er pôle commercial du Poitou et des Charentes. Et une répartition des surfaces, très en faveur de l’alimentaire (47 % du total),
par rapport à la part de l’équipement de la maison (24 %) et à
celle de l’équipement de la personne (29 %).
Grand Poitiers comptabilise près de 182 commerces de plus de
300 m² soit près de 255 000 m² de surfaces commerciales. La
densité commerciale actuelle est de 1 742 m² par habitant.
Chiffres issus du « Portrait de territoire de Grand Poitiers »

Patricia Persico est adjointe au commerce, aux foires et marchés, à l’animation et au tourisme de Poitiers.

centre-ville ?
P. P. / La dynamique
commerciale repart. Plusieurs liquidations pour
travaux sont actuellement
en cours. Cela signifie que
des commerçants croient
en ce renouveau de la ville.
Ils ont envie de coller à la
tendance, de se remettre
au goût du jour. Je ne
pense pas qu'ils feraient
des investissements, s'ils
ne croyaient pas au potentiel du centre. Le contexte
économique est certes difficile, mais il y a un redémarrage. Nous n'ignorons
pas les difficultés de certains commerces, de la
conjoncture, mais il faut
avancer, proposer. Sur le
nombre de vacances, tous
les emplacements n°1 et
1 bis sont occupés ou vont
l'être. Nous menons un
gros travail sur la recherche d'enseignes à effectuer. Les différents salons
professionnels auxquels la
collectivité participe permettent de nous imprégner de la tendance, d’expliquer la force de notre
centre-ville et de donner
envie à de nouvelles enseignes de venir. Sur certaines cellules vides dans des
rues où le commerce n'est
plus présent, nous regardons comment réaffecter
certains locaux. Nous
allons mener une concertation avec les bailleurs
sociaux pour voir avec les
propriétaires s'il est possible de les requalifier en

logement. Notre rôle est de
veiller à l'équilibre et de
construire un environnement favorable pour avoir
une ville qui vit, qui
respire.
Info-éco 2 / Qu'en est-il
par rapport au tourisme ?
P. P. / Le commerce est
aussi un élément d'attractivité vis à vis des touristes. Poitiers est une ville de
passage. Nous avons une
offre d'hôtels de qualité, la
possibilité de se restaurer
et de faire du shopping est
ensuite tout aussi importante. Il y a 115 restaurants
ou points de restauration
sur le plateau, au client de
faire son choix. Nous
devons jouer aussi la
synergie avec le tourisme.

Poitiers est la capitale
romane. Un cheminement
dans les rues typiques de
Poitiers est sans doute à
recréer, à réinventer. Avec
dans certaines des artistes,
des galeries, il faut donner
envie de cheminer, de lever
le nez.
Info-éco 2 / Développer le
centre-ville c'est bien, mais
il faut pouvoir y venir ?
P. P. / Nous n'empêchons
pas les gens d'aller dans
les centres commerciaux,
ce n'est pas notre but, mais
il
faut
jouer
l'équilibre. Donner envie
de venir. Poitiers dispose
de 7 parkings soit
4 000 places de stationnement, 450 boutiques pour
2 000 marques. Nous por-

De nombreuses rues du centre-ville de Poitiers sont piétonnes.

tons évidement un regard
attentif par rapport aux
transports et au stationnement en collaboration avec
Anne Gérard, vice-présidente de Grand Poitiers
aux transports. Par exemple, en mettant le parking
à 1 euro le samedi matin,
nous espérons inciter les
gens à venir faire leur marché et en profiter pour faire
d’autres courses en centreville. Il faut inciter les gens
à fréquenter nos parkings
et combattre les idées
reçues : il est possible de se
garer à Poitiers pour pas
très cher. Comparez avec
Nantes ou Bordeaux.Venez
consommer, venez tester
le centre-ville.
Info-éco 2 / Quels sont vos
axes de travail pour 2016 ?
P. P. / En 2016, nous travaillons à un programme
d'animations étoffé. Nous
recherchons de nouvelles
enseignes, portons attentions aux vacances, à
l'équilibre de l'offre avec
notamment un accueil
particulier pour le commerce indépendant. Nous
travaillons à la requalification du commerce dans les
quartiers. Nous veillerons
à impliquer les producteurs locaux dans les marchés. Et au développement
du tourisme en parallèle. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR
MATHILDE WOJYLAC

INFO-ÉCO 2 Le commerce à Poitiers
I III I Info-éco 2 Février 2016
AVIS D’EXPERT

Et si la connaissance clients était
la clé de votre business !
6

0 % des entreprises
déclarent ne pas
connaitre suffisamment leurs propres clients.
Un aveu étonnant alors
que la plupart des décideurs clame que le client
est au centre de leurs préoccupations. Et pourtant !
Parce qu’elle répond aux
deux enjeux majeurs du
développement commercial que sont la fidélisation
et la conquête, la connaissance clients devrait être
placée au cœur de la stratégie marketing des entreprises.
Par sa puissance relationnelle et sa précision de
ciblage, la fidélisation
donne les moyens de
conserver le chiffre d’affaires. Mieux, elle ouvre de
nouvelles perspectives de
vente auprès de ses propres clients via l’up-selling
(faire acheter plus), le
cross-selling (faire acheter
autre chose, d’autres gam-

mes) et le marketing prédictif sur les moments de
vie de ses clients (naissance d’enfants, anniversaire, mariage ...). Pour activer ces leviers de
développement, il est
nécessaire d’affiner continuellement la connaissance de ses clients dans
le but de construire une
relation pertinente, durable et efficace.

Karen Germaneau,
Responsable des solutions
marketing

“ Il est important
de saisir
toutes
les opportunités
pour enrichir
ses bases
clients ”

cœur de cible. Un « profiling » (identification de profils clients à partir de comportements d’achat) a
révélé que sa véritable
clientèle était en réalité
constituée de ruraux non
aisés mais consommateurs
épicuriens !
Vous l’aurez compris :
en fidélisation ou en prospection, le ROI* passe par
la data.
*Retour sur investissement

Collecter, enrichir
et analyser la data
L’enjeu central est donc
la collecte de données.
C’est pourquoi il est important de saisir toutes les
opportunités pour enrichir
ses bases clients. Aujourd’hui, toutes les informations sont ou doivent être
collectées en multicanal
(magasin, site internet,
salons ...).
Idéalement, elles comprennent des données
transactionnelles (récence,

fréquence, montant des
achats), des données sociodémographiques (âge,
coordonnées, composition
de la famille) et des données comportementales
(domaines d’appétence ou
d’intention ...).
Si ces données sont
incomplètes, les solutions
d’enrichissement sont
nombreuses sur le marché.
Ces bases de données,
même incomplètes, peuvent aussi faire l’objet

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Tél. 05 45 31 06 05

d’études « datamining »
(analyse approfondie) afin
d’opérer, en interne ou via
un prestataire, une segmentation permettant une
excellente connaissance
client.
Aussi paradoxal que
cela puisse paraître, la
connaissance de ses
clients actuels permet
aussi de dégager des axes
de conquête plus efficaces
pour toucher de nouvelles
cibles. En effet, affiner la

connaissance de ses
clients, en particulier les
plus rentables, donne les
moyens de déterminer
vers quels profils lancer
des campagnes de prospection, quel canal utiliser, quels produits ou services proposer ...
Prenons l’exemple d’un
annonceur qui propose des
produits haut de gamme et
qui souhaitait prospecter
des citadins très argentés,
pensant y trouver là son

Contact
Karen Germaneau, Responsable
des solutions marketing, Direction des ventes Atlantique La Poste Solutions Business
Tel. : 06 83 81 30 93
@ : karen.germaneau@laposte.fr
Site : www.laposte.fr/entreprise

INFO-ÉCO 2 Le commerce à Poitiers
I IV I Info-éco 2 Février 2016
STRATÉGIE

Jouer l’équilibre des offres
Le commerce joue un rôle social majeur de structuration des cités. Son évolution est indissociable de
celle de l’urbanisation. Les expériences se sont multipliées en trois décennies de politiques publiques de
soutien au commerce de centre urbain. Les municipalités se penchent constamment sur l’attractivité des
cœurs de ville. Qu'en est-il à Poitiers  ?

D

ans l'agglomération,
trois pôles à rayonnement régional se
détachent : Cœur d'Agglo, les
Portes du Futur et Poitiers
Sud, souligne Bruno Pinzauti, directeur du service
Développement économique de Grand Poitiers.
Nous ne privilégions pas un
mode de distribution. Nous
portons attention au centreville, à la périphérie comme à
internet, tout en veillant à l'équilibre de tous. »

Attirer les enseignes
La zone de chalandise
est de 250 000 personnes
pour le centre-ville et
380 000 pour Poitiers Sud.
« Sur les commerces en périphérie, Grand Poitiers ne souhaite pas développer plus de
superficie commerciale. Ces
équipements touchent une
zone de chalandise profonde.
Dans ces espaces se trouvent

La réhabilitation de l’ex-Printemps et l’arrivée d’H&M étaient attendues.

plutôt des enseignes de destination. Alinéa par exemple est
une enseigne qui va rayonner
au-delà de l'agglomération,
voire du département. »
Pour attirer des enseignes, l'ambiance, l'image
de la ville sont importantes.
Poitiers est une ville de
taille intermédiaire, la prospection est donc un passage obligé, ainsi que le travail en réseau. Grand
Poitiers participe à trois

salons professionnels : le
Mapic, le Simi et le Salon de
la Franchise pour mener de
la prospection d'enseignes.
« Nous ciblons des secteurs
d'activité et des activités non
présentes sur le territoire. Equipement de la maison, prêt-àporter masculin … nous
essayons d'avoir des enseignes
différenciantes, de la nouveauté, notamment aussi par
rapport à la périphérie »,
explique Pascaline Violon,

chargée de développement
au service économie de
Grand Poitiers.
Pour attirer, le service
économie s'emploie à vendre la ville, crée des opportunités. « De nombreuses
agglomérations réinvestissent
leur centre-ville, à l'image de
Tours, Angers ou Le Mans.
Plusieurs enseignes, dans leur
stratégie de développement,
ont décidé de réintégrer les
centres-villes, note Bruno
Pinzauti. Sur Cœur d'Agglo,
nous avons essayé de travailler avec des enseignes
génératrices de flux et qualitatives (Zara, Mango, H&M,
Decimas …). Les grandes
enseignes font déplacer les
gens. Après les personnes se
déplacent dans les autres
marques. Nous avons aussi
une veille sur les nouveaux
concepts. Les enseignes ne se
lancent pas comme ça. Elles
réalisent un travail de four-

mis pour récolter des informations sur le passage, le
type de clientèle, la chalandise … Bio C'Bon est par
exemple un élément différenciant, issue d'une vraie tendance de consommation. »

Entre fermetures et
ouvertures
Du côté des ouvertures
et des fermetures, le service économie relève une
baisse des locaux vacants
(de 91 à 84 pour 2015). Les
emplacements numéro 1
et numéro 2 sont tous
occupés. « Après, il y a forcément un roulement. » Par
contre, sur les emplacement numéro 3 la vacance
s'accroît. Un travail est
engagé pour savoir si certains locaux ne peuvent
pas recevoir une nouvelle
affectation. Il y a eu
44 ouvertures en 2015 et
pas seulement des

banques et des assurances,
de nombreux indépendants et également des
enseignes qui ont déménagé pour une plus grande
surface. « Pour un centre-ville
attractif, il faut des commerces indépendants, comme des
enseignes qui génèrent du
flux. » Ainsi, il y aurait 66 %
d'indépendants en centreville. « Nous sommes très
vigilants sur l'accompagnement des commerçants indépendants. Nous pouvons
aider dans la recherche de
locaux, d'aides financières, le
montage de dossiers. » Sur la
question, retrouve-t-on les
mêmes marques en centre-ville qu'en périphérie,
30 enseignes seulement
sont communes. « Il y a une
vision complémentaire entre
le centre-ville et la périphérie.
Notre rôle est aussi de préserver une certaine qualité de
vie. » ◆

SALON

Le Mapic, un outil de visibilité
Depuis 6 ans, l’agglomération est présente au salon international de l’immobilier commercial.
Une présence nécessaire qui permet de rendre visible la ville aux yeux des enseignes.

P

our la 6 e année,
Grand
Poitiers
tenait un stand au
Mapic, le salon international de l'immobilier commercial qui s'est déroulé à
Cannes du 18 au
20 novembre 2015. « Cela
permet sur trois jours de
prendre rendez-vous avec des
enseignes que nous avons
préalablement repérées, de les
rencontrer, de se faire connaître, explique Bruno Pinzauti, directeur du service
Développement économique de Grand Poitiers.
Sur un lieu, en un temps court
nous avons tous les contacts
nécessaires. »
Parmi les exposants, il y
a des foncières immobilières, des promoteurs-aménageurs, les enseignes et
les collectivités. « Vis à vis
des foncières, nous avons un
rôle de régulateur. Nous sommes vigilants par rapport aux
valeurs locatives appliquées.
Des prix trop importants
pourraient faire fuir certaines

Les contacts sont fréquents entre le service Développement
économique de Poitiers et les agents immobiliers, ici Jacky Brothier.

enseignes. » Depuis Cœur
d'Agglo, l'image du centreville a changé. « Etre au
Mapic permet de positionner
l'agglomération sur un marché, de lui donner de la visibilité et de la crédibilité. Ne
pas y être, c'est être absent.
Pour une ville moyenne, il est
rare que les enseignes viennent à nous, la prospection
active est nécessaire. » A côté
des grandes métropoles
comme Nantes ou Bordeaux, il y a aussi la place

pour des villes moyennes
à l'image de Besançon,
Calais Epinal, Laval,
Libourne ou encore Mulhouse.

Rendez-vous et veille
« Le salon permet de faire
de la mise en relation, mais
aussi de la veille sur de nouveaux concepts, de croiser des
informations. » Par exemple,
sur la nouvelle zone des
Philambins, des contacts
d'il y a deux ans ont per-

mis d'aboutir à l'arrivée
d'Imaginéa ou l'installation de Carrefour City en
centre-ville. « Ces enseignes
vont générer du flux pour le
centre-ville ou la périphérie.
Nous portons une grande
attention à l'équilibre des
deux. Pour le centre-ville, nous
essayons d'avoir des marques
différenciantes, nouvelles et
de limiter les doublons. » La
présence de la ville au
salon est un atout pour
faire avancer les projets.
« Venir au Mapic dans le
milieu, c'est significatif, souligne Pierre-Marie Moreau,
dirigeant de L&A Commerces, développeur d'affaires basé sur la Technopole du Futuroscope.
Aujourd'hui, nous avons un
très bon outil avec la refonte
du centre-ville. Les enseignes
réétudient les possibilités
d'implantation, avoir la ville
les rassure. Avoir une collectivité en direct permet de donner envie à l'enseigne. » ◆

« Créer un cocon autour du consommateur »
Pour Jacky Brothier, agent immobilier, aujourd'hui le centre-ville
de Poitiers est prêt. « Il y a eu la phase pré Cœur d'Agglo, puis
les travaux, la phase d'observation et depuis un an, nous sommes dans le concret. Il s'agit de réinscrire Poitiers dans la
démarche des enseignes. » L'enseigne va regarder l'aspect financier, le mètre de linéaire, la surface ... « Aujourd'hui, j'ai des
demandes d'enseignes pour leur trouver un bon emplacement,
c'était moins vrai, il y a deux ans. »
Pierre-Marie Moreau, dirigeant de L&A Commerces, développeur d'affaires basé sur la Technopole du Futuroscope va dans
le même sens. « La refonte du cœur de ville a été un véritable
outil de développement. Les enseignes se rendent compte du
chemin parcourus et vont parfois réétudier leur implantation. »
Il tient à citer le centre commercial des Cordeliers. « C'est un
centre qui marche. Les dernières implantations, comme Pandora ou Bijoux Brigitte, sont ravies des bons chiffres obtenus. »
Mais avant, il y a tout un travail préparatoire. « Aujourd'hui,
baser une implantation sur un nombre d'habitants n'est plus
pertinent. Il faut l’adapter à la catégorie sociale, à la typologie
du consommateur aux besoins. L'autre dimension à prendre en
compte est l'expérience client. Il faut créer un cocon autour du
consommateur. En faisant la refonte du centre-ville, la mairie a
créé une expérience de consommation. Au fur et à mesure,
des rues ont été identifiées pour certains secteurs. » La rue de
la Regratterie comporte ainsi de nombreuses boutiques de
vêtements haut-de-gamme. La rue Carnot est plutôt un pôle
restauration.

INFO-ÉCO 2 Le commerce à Poitiers
I V I Info-éco 2 Février 2016
ASSOCIATION DE COMMERÇANTS

Centre-ville : « Notre salut passe
par l’animation »
L'association de commerçants du centre-ville Poitiers Le Centre déroule un programme d'animations
tout au long de l'année. L'objectif est de créer du passage.

N

ous sommes très
contents par exemple
de l'arrivée d'H&M
en centre-ville. Il nous faut de
« grandes » enseignes pour
générer du trafic, estime
Benoît Delsuc, président de
l'association Poitiers le
Centre et dirigeant d'Excalibur. La redynamisation
passe par la venue de nouvelles marques, mais il faut laisser du temps au temps. Nous
ne sommes pas les investisseurs … pourtant, nous aimerions voir d'autres installations, que les choses aillent
plus vite. Leur venue signifie
plus d'animation, plus de
monde. Cela dynamise l'ensemble des commerces, rejaillit
sur tout le centre-ville, tire tout
le monde vers le haut. »
Depuis plusieurs années
déjà, les propos du président de Poitiers Le Centre
sont clairs. « Notre salut

passe par l'animation. Cela
générera plus de passages,
nous serons plus attractifs. Il
faut additionner nos forces. Je
suis content de la dynamique
enclenchée par les acteurs.
Nous avons l'appui de la
municipalité, mais aussi de la
chambre de commerce et d'industrie, du Département ou
encore de la Région. C'est en
se regroupant que nous dynamiserons encore le centre-ville.
Il faut multiplier les actions.
En initiant plus d'animations,
c'est plus de business que
nous encourageons. »

Benoît Delsuc

“ Il faut
multiplier
les actions.
En initiant plus
d'animations,
c'est plus
de business
que nous
encourageons ”

Faire la différence
L'association met en
place des actions pour les
fêtes de fin d'année, la braderie, certains samedis …
« C'est par la diversité de l'offre que nous arriverons à faire
venir les gens. Pour chaque
événement, l'objectif est de

créer un bon moment. La personne doit se dire : j'ai passé
une après-midi agréable. »
Les animations pour les
fêtes de Noël ont d'ailleurs
connu une belle réussite.
La population s'est déplacée dans les rues du cen-

tre-ville. « Nous avons eu de
nombreuses personnes réparties sur les différents pôles. »
Au parc de Blossac avec les
forains, sur la place Leclerc
avec la patinoire, aux
abords de Notre-Dame et
dans la Grand'Rue, sur la

place Charles VII avec les
artistes … chaque lieu
développe une identité différente. « Nous avons un
beau centre-ville, un bel écrin
à remplir de choses étonnantes. Il faut savoir prendre des
risques, tout en mesurant le

retour sur investissement.
C'est ainsi que nous pérenniserons nos activités, créerons
de nouvelles activités et des
emplois. Toutes les idées sont
les bienvenues. Tous les
échanges sont souhaitables
pour mieux construire ensemble. Plus nous serons nombreux à nous mobiliser, plus
nous pourrons proposer de
nouvelles actions, de nouveaux services. »
Ma carte en ville permet
notamment d'offrir plus de
services aux clients, de les
fidéliser. Chaque porteur
bénéficie de promotions,
d'un moyen de payer son
parking. Il y a un beau
potentiel : 11 000 cartes
sont actives. « Nous devons
continuer à la faire connaître.
Les meilleurs ambassadeurs
du centre-ville sont les entreprises qui bougent, qui proposent des nouveautés. » ◆

ANIMATIONS

Une nouvelle dynamique
pour la Grand’Rue
Relancée depuis juin dernier, l'association a déjà à son actif deux événements
et ne compte pas s'arrêter là.

L

a Grand'Rue a une
identité qui lui est propre, souligne Gérard
Pannie, président de l'association du même nom.
Elle est le fruit de l'histoire, de
la géographie, elle appartient
à Poitiers. » Sa pente naturelle relie le Clain à l'église
Notre-Dame, en passant à
proximité de la cathédrale.
« Aucun des commerçants
de cette rue ne s'est installé là
par hasard. C'est un choix. Un
tissu commercial différent s'y
est développé sans enseignes
nationales, composé de boutiques uniques. » Il tient luimême un magasin de
meubles et décoration
d’intérieur Gérard Pannie
Home. Pour faire vivre ce
tissu, à la suite d'une
réunion en mairie, les
commerçants décident de
réveiller l'association dormante. « L'objet de l'association n'est pas seulement l'animation commerciale, mais
plutôt le vivre ensemble, se

réapproprier ce patrimoine
commun qu'est notre rue. »
En se réunissant, les membres souhaitaient faire
tomber les barrières. « L'objectif n'est pas seulement
commercial, c'est avant tout
de créer du lien et décloisonner. L'association est ouverte
à tous. Nous souhaitons par
tous les moyens valoriser la
Grand'Rue. Il y a la volonté
d'échanger, d'aiguiser la
curiosité des Poitevins. L'envie d'organiser des manifestations était là, c'était à nous
de nous engager. »

Des événements
conviviaux
L'association créée
depuis juin 2015 a déjà à
son actif deux événements. Dimanche 13 septembre, la première fête de
la Grand'Rue s'est déroulée sous un ciel gris, mais
avec enthousiasme. Pour
les fêtes de Noël, l'association est repartie en propo-

Gérard Pannie

“ L'objectif n'est
pas seulement
commercial,
c'est avant tout
de créer du lien
et décloisonner.
L'association
est ouverte
à tous. ”

sant un village en hiver en
décembre avec un temps
fort le dimanche 13.
6 000 personnes sont passées par la Grand'Rue.
« Nous avons reçu un bon
accueil et rencontré à chaque
fois un beau succès. Nous
avons su recréer un moment
de convivialité. » Le prochain
événement est en préparation pour cet été. « Sur

nos différentes actions, nous
avons eu un bon accueil de la
part de la mairie. Nous avons
l'appui des services, le soutien
de Madame Persico. Cela facilite aussi notre travail. »

Construire ensemble
Chaque événement est
le fruit d'initiatives qui
s’additionnent. « Il faut
savoir rebondir, nous sommes

là pour faire partager notre
créativité, notre énergie. C'est
aussi l'occasion d'offrir un
espace de visibilité à des gens
qui nous intéressent comme
des artistes, des producteurs
locaux ... » Une safranière
invitée pour les fêtes a
ainsi pu bénéficier d'un
nouvel espace de visibilité.
L'installation lumineuse a
été l'occasion de mettre en

avant deux artistes poitevins. « Les artistes souhaitent
de plus en plus intégrer le
tissu urbain, nous leur en
donnons la possibilité. C'est
en se différenciant, en proposant des initiatives variées
que les gens viendrons et
reviendrons. »
C'est aussi en testant de
nouvelles choses que la
Grand'Rue souhaite se
démarquer. « Tout commerçant se doit d'oser. Ça a été le
cas par exemple pour Agnès
Clairand qui a choisi d'installer sa boutique Mon Univers
Papier pour deux mois. Voyant
le bon accueil, elle a décidé de
prolonger sa présence jusqu'à
l'été. » Malgré les fermetures du Loup Blanc, de la
ciergerie, d'autres arrivent.
L'artiste David Malek est
en train de s'installer, la
Fanzinothèque emménagera au mois de mars. « De
nouvelles énergies viennent
renouveler la rue et s'additionner. » ◆

INFO-ÉCO 2 Le commerce à Poitiers
I VI I Info-éco 2 Février 2016
ACCESSOIRES

MOBILIER DESIGN – DÉCORATION

Les bijoux féériques
de Dame Pivoine
Aurélia Dalby et Yves Bosson ont décidé d’installer leur boutiqueatelier dans la Grand’Rue. Un choix qui colle bien à leur univers créatif.

A

u milieu de la
Grand'Rue,
la
devanture bleue de
sa boutique attire l'oeil.
Quand, le curieux s'approche de la vitrine, il découvre des bagues, des bracelets, des colliers, mais
surtout un univers bien
particulier. Ce petit monde,
c'est celui d'Aurélia Dalby
et Yves Bosson, il suffit
ensuite de pousser la porte
pour y plonger.
La jeune femme a commencé à le construire en
2007. Préparant un Capes
de lettres classiques, elle
débute un blog créatif. « Je
partageais des choses que j'aimais, mon scrapbooking, mes
customisations d'objets. Petit
à petit j'en suis venue aux
bijoux. L'image était présente
dans toutes mes créations.
Mes mises en scène parlaient
aux gens. » Après une pause
de deux ans, elle rencontre
Yves Bosson. « J'ai renoué
avec mes premiers amours.
J'ai toujours eu envie de créer.
Avec Yves, j'ai retrouvé l'énergie nécessaire pour redé-

Aurélia Dalby compose chaque bijou minutieusement.

marrer. » Il apporte aussi
son bagage technique et
améliore la technique de
création d'Aurélia.
En bonne chineuse, elle
traque des pièces détachées, des colliers, broches,
bracelets … chez les brocanteurs, antiquaires …
Elle va ensuite démonter
décortiquer ces objets
anciens pour mieux les
recréer, les réinventer. Dans
ses créations, elle va également intégrer une image
sous résine. « Nous avons
trouvé les techniques pour
marier ces différents composants, apporter notre valeur

ajoutée tout en obtenant un
rendu joli, de qualité et fini. »
Les éléments passent dans
les quatre mains. Le vrai
plus vient dans l'intégration de l'image inspirée de
l'époque victorienne, des
années 50, des motifs floraux, de l'art nouveau.
« Nous faisons un travail d'artisan. L'incrustation est réalisée à la main. L'image prend
une autre dimension. Chaque
bijou est unique. »

lier. « C'est le 2 e local que
nous visitions. Nous avons
assez vite vu le potentiel.
Notre seule exigence était la
localisation. Nous voulions
être dans la Grand'Rue. L'image qu'elle dégage nous correspondait. En acquérant cet
espace, nous avons voulu aller
à la rencontre des gens, nous
cogner au monde car l'inspiration vient aussi des gens. Je
réalise aussi des bijoux personnalisés en partant de la
photographie d'un proche par
exemple ou d'un bijou hérité.
Je fais revivre l'objet pour qu'il
ait encore des choses à raconter. » ◆

L

Yves Bosson encapsule l’image
sous de la résine.

HABILLEMENT

Hopenlife parie
sur le dynamisme de Poitiers
Trois jeunes Bordelais ont décidé de s’installer dans le centre-ville de
Poitiers pour ouvrir leur boutique de vêtements pour hommes.

A

deux pas du Palais
de justice, sur la
place Alphonse
Lepetit, la boutique de
vêtements pour hommes
Hopenlife a ouvert début
décembre.
Trois jeunes Bordelais se
sont lancés dans l'aventure du commerce. Florent
Remicourt (27 ans) et Kevin
Jullion (23 ans) sont déjà
associés dans la gérance
de salles de sport à Bordeaux, Perigueux et Toulouse. Maëlle Redaud
(22 ans), en master 2 en
alternance, les a rejoints
sur ce projet. Les trois amis
ont découvert la marque
Hopenlife au salon de la
franchise à Paris. Convaincus de son potentiel, ils se
mettent en quête d'une
opportunité et lancent des
études de marché. « Nous

sommes Bordelais, mais Poitiers était une ville idéale pour
nous. Il y a une bonne dynamique, une clientèle jeune,
notamment avec l'université
et des loyers abordables »,
explique Maëlle Redaud.
Les trois associés ont
rapidement trouvé un
local. « Nous avions lancé
plusieurs recherches. Cet
espace correspondait tout à
fait à ce que nous envisagions.
La vitrine, les stocks en bas,
le coin détente que nous avons
pu aménager ... Trouver ce
lieu a été déterminant dans
notre démarche. »

Une bonne intégration
Après un mois de travaux, la boutique a
accueilli ses premiers
clients. « L'objectif maintenant est de nous faire connaître. » Des soirées aux cou-

Rue des Grandes écoles, Ségeron
Bien-être règne en maître.
Magasin dans la famille depuis
1885, il a traversé les siècles et des
épreuves pour aujourd'hui être
transmis à Marie-Cécile Mathieux.

Suzanne Ségeron.

Montrer
son savoir-faire
Cet univers est exposé
dans cette boutique-ate-

S. Ségeron,
l’âme du
centre-ville

orsqu'en 1992, Suzanne Ségeron-Mathieux décide
de reprendre la boutique familiale en centre-ville
de Poitiers pour y installer un magasin de mobilier design, son père pense qu'elle marche sur la tête.
« Dans les années 70, il avait pressenti le potentiel des zones
périurbaines et il a été l'un des premiers à s'installer à Chasseneuil-du-Poitou pour créer Mobilier de France. L'espace, le
parking, les Trente Glorieuses, tout prêtait à la consommation. » Mais Suzanne Ségeron, n'était pas familière avec
cette attitude. Elle, ce qu'elle aimait avant tout, c'était
l'échange avec le client. « Lorsqu'un client rentre dans une
boutique de 600 m2, il ne se comporte pas de la même façon
dans un magasin de 4 000 m². Dans ce dernier, les personnes
ne disent pas bonjour. Moi, je voulais faire plaisir aux gens et
leur offrir un intérieur à leur image. Alors du prêt à porter, je
suis passée au cousu main. »

Ensemble, plus forts
Elle quitte le magasin de son père pour se consacrer
à sa boutique de proximité. Elle développe des relations
avec les autres commerçants et rejoint des réseaux, celui
des commerçants de centre-ville, à l'époque la Fae, et
Génération femmes d'entreprises. « Seul, nous ne sommes
rien. Nous devons chasser en meute pour faire bouger les choses. » Très attachée au centre-ville et à son dynamisme,
elle se félicite des relations qu'entretiennent l'association des commerçants et la municipalité. « Il y a une interaction évidente. Eux se chargent de la gestion de la ville, nous,
nous sommes les forces vives qui animent la ville. Une ville
sans commerce, c'est une ville morte livrée à la délinquance. »
La réussite des festivités de Noël les encourage à suivre cette voie. « Chacun a amené sa pierre à l'édifice. En jouant
collectif, on gagne collectif. »

Maëlle Redaud est l’une des trois associés d’Hopenlife.

leurs d'Hopenlife ont eu
lieu à la Tomate Blanche et
la Grand Goule. « Nous
avons eu un bon accueil des
commerçants, souligne
Maëlle Redaud. Nous avons
été bien reçus. »
Une responsable boutique vient d'être recrutée,

un vendeur viendra également l'épauler. Hopenlife
développe aussi une
gamme pour adolescents.
« Nous avons eu plusieurs
demandes en ce sens. Nous
allons donc intégrer la prochaine collection au magasin
dans le courant du mois. » ◆

Transmettre et se renouveller
Aujourd'hui, Suzanne Ségeron a transmis les rênes à
sa fille Marie-Cécile Mathieux. « C'est super de découvrir
ses enfants sous un autre prisme, mais je reste auprès d'elle
tant qu'elle en a besoin. Marie-Cécile apporte de la modernité
et une autre vision du commerce. Elle a développé le web, les
réseaux sociaux et un corner pour les enfants où le premier
prix commence à 5 euros. Nous accueillons une nouvelle clientèle et en même temps nous n'avons jamais fait autant
d'aménagement d'intérieur. » ◆
LYDIA DE ABREU

INFO-ÉCO 2 Le commerce à Poitiers
I VII I Info-éco 2 Février 2016
QUARTIERS

Le commerce, facteur de lien social
Le commerce se déploie aussi dans les quartiers, sur les marchés.
Il permet de donner de la vie, de créer du lien.

L

e commerce n'existe
pas qu'en centre-ville
de Poitiers, pointe
Patricia Persico, adjointe au
commerce à la mairie de
Poitiers. Dans les quartiers,
c'est un facteur de lien social
important. » Il apporte du
service, un cadre de vie
agréable.
Outre le centre-ville, Poitiers Sud et les Portes du
Futur, des pôles secondaires ont émergé. Il y a la
zone de Beaulieu (autour
de Géant Casino), Le Grand
Large et des pôles thématiques comme les concessionnaires près de MignéAuxances ou le village
loisirs à Fontaine-le-Comte
(avec le CGR). « Dans ces différents pôles, nous avons un
rôle d'accompagnateur, de
reconstructeur, mais aussi de
facilitateur et de densifieur,
précise Pascaline Violon,
chargée de développement
au service économie de
Grand Poitiers. Sur les pôles
de proximité comme les Couronneries, la Demi-Lune ou

Les halles accueillent de nouveaux venus.

Bellejouanne, l'objectif est de
maintenir et diversifier l'offre,
en lien avec la présence de
services publics. »
Plus précisément deux
quartiers sont au centre
des attentions, les Couronneries et Beaulieu.
« L'objectif est d'améliorer le
cadre de vie, explique Patricia Persico. Une étude sur le
site des Templiers est en
cours, qui nous permettra de
mieux cibler les points à améliorer. Aux Couronneries, l’objectif de l'association de commerçants est de faire venir de
nouvelles activités, qui cor-

respondent à la population, à
leurs besoins. A l'arrière, il
faut voir quels types de commerces ne sont pas implantés
ou si des services sont plus
adaptés. Nous accompagnons
cette réflexion. »

Un 11e marché
Les marchés sont aussi
un lieu de vie, de lien. Celui
des Couronneries, le
dimanche matin est le
plus important de la
Vienne. La rénovation de la
place a permis de le mettre en avant. Tous les profils y vont, toutes les clas-

Le marché des Couronneries est le plus important de la Vienne.

ses sociales. Le 11e mis en
place aux Montgorges le
mercredi après-midi
depuis cet été rencontre
un beau succès. « C'est
aussi un lieu de passage. En
rentrant du travail, certains
habitants en profitent pour
s'arrêter. » Tout est parti
d'une demande des habitants et des commerçants.
En effet, ces derniers estiment que cela amène du
monde qui en profitera
peut-être également pour
faire des achats dans leurs
propres commerces. Pour
l'instant le pari est réussi.

« Nous avons veillé à ce que
majoritairement ce soient des
producteurs locaux qui participent. »

Le renouveau
des Halles
Les Halles de NotreDame connaissent également un beau succès. Les
entrées ont été refaites.
« Nous travaillons à une
remise à plat du règlement et
à une présence plus étalée de
commerçants dans la journée », précise l'élue au
commerce. A l'intérieur,
plusieurs bancs ont

changé de mains. Le restaurateur japonnais Moshi
Moshi s'est installé dans
un espace plus grand. A sa
place, Monsieur Potiron
propose ses soupes et de
véritables pâtes italiennes,
ainsi que des smothies. Un
restaurant de spécialités
mexicaines, A la Mexicana,
s'est installé à quelques
pas. Les spécialités libanaises ont également pris
plus de place en ajoutant
une partie épicerie. Ainsi,
la partie restauration se
renforce avec toujours également la Breizh'itude ou
les spécialités asiatiques
de Gérard Levan. Les
camions de restauration
rapide aux abords du marché ont également trouvé
leur place dans le paysage.
Et depuis un an, grâce à
Florence Martin avec Flo
Livraison, elle propose à
l'aide de son triporteur
électrique de venir livrer
votre commande du marché. C’est aussi ça le commerce. ◆

ZONE COMMERCIALE

L’Eau Vive mise sur les Grands Philambins
Ce spécialiste du bio a ouvert ses portes en novembre sur la nouvelle zone commerciale.
Un choix porté par la présence de Grand Frais, la demande et le potentiel de consommateurs.

S

ur la zone des
Grands Philambins,
le magasin l'Eau
Vive a ouvert ses portes le
5 novembre. Ce spécialiste
du bio propose sur 280 m2,
des produits d'alimentation, mais également un
espace bien-être avec des
compléments alimentaires et des cosmétiques
naturels.
« Je suis issue du milieu,
explique Christine Hérault,
la gérante. Mes parents
étaient agriculteurs. Après
17 ans passés à travailler
dans un magasin spécialisé
en bio, j'ai voulu me lancer. Je
me sentais capable d'ouvrir
mon propre magasin. » Voulant rester dans ce secteur,
elle étudie les différentes
enseignes. « L'Eau Vive est
le groupe qui me correspondait le mieux. Sur l'autonomie, le concept, l'approvisionnement … j'étais vraiment en
phase avec leurs valeurs. » Le
magasin de Chasseneuildu-Poitou sera donc le

Christine Hérault est la gérante du magasin l’Eau Vive.

36e du groupe en France.
Implanté en Rhône-Alpes,
voilà quelques années, que
le groupe a décidé de lancer un réseau de franchisé.
« C'est un beau challenge. Il
faut faire connaître la marque,
nos produits. »
Pour le choix de l'implantation, plusieurs études de marché ont été
réalisées en amont. « Sur
Poitiers même, il y a déjà de
nombreuses enseignes. Chasseneuil-du-Poitou était pour
nous une commune avec un
besoin et du potentiel. Et la

zone des Grands Philambins
pouvait répondre au projet.
Elle est bien située, sur l'axe
Poitiers-Châtellerault et avait
de bons échos. Elle est plutôt
qualitative, en matière
d'aménagements notamment. » Plusieurs enseignes
ont également fait ce
choix. Certaines ouvertures marquent un retour,
comme avec Sport 2000. Il
y a aussi des nouveautés
avec Imaginéa ou Croc
Book. « Quant à Grand Frais,
c'est un vrai draîneur de flux.
Il y avait donc un vrai poten-

tiel. Dans le pôle alimentaire,
nous sommes en fait complémentaires de Grand Frais.
Ceux qui veulent du bio vont
venir dans notre boutique.
Nous allons d'ailleurs développer encore notre rayon
fruits et légumes. Nous misons beaucoup aussi sur le
vrac et le rayon sans gluten. »
L'équipe est composée
de cinq personnes, dont
deux référentes-conseil
pour la partie bien-être,
« même si toute l'équipe a été
formée sur le sujet. Le côté
accueil et conseil sont très
importants. » Christine
Hérault est assez fière de
pouvoir compter 27 producteurs locaux dans ses
fournisseurs. « Cela me
tenait à cœur, je voulais présenter des productions locales, de proximité. Nous sommes allés les rencontrer, les
prendre en photos. Ils sont mis
en avant en magasin. » D'autres producteurs devraient
rejoindre les rayons du
magasin au fil des mois.

« Nous avons eu une belle
ouverture, avec de très bons
retours de la clientèle. Si
j'avais une remarque, c'est
qu'encore beaucoup de clients
arrivent un peu par hasard
sur cette zone. La signalétique
est à améliorer, mais cela veut
dire aussi qu'il y a encore du
potentiel, qu'elle va évoluer. »
Le magasin touche des
habitants de Neuville-duPoitou, Châtellerault, Poi-

tiers, Jaunay-Clan. « Nous
avons aussi un service de
drive. Il est possible de commander en ligne gratuitement.
Nous préparons la commande, la personne n'a plus
qu'à la récupérer. C'est un
vrai plus, nous avons pensé
notamment aux 7 500 salariés de la zone du Futuroscope
qui en rentrant chez eux peuvent prendre leurs courses
sans perdre de temps. » ◆

Les Portes du Futur à la relance
« La requalification des Portes du Futur était devenue nécessaire face à des concepts vieillissants, explique Bruno Pinzauti,
directeur du service Développement économique. La nouvelle
zone des Philambins, 12 000 m2 de surfaces supplémentaires,
était aussi nécessaire pour mettre à jour et dynamiser l'offre
déjà existante. Des concepts nouveaux sont venus s'implanter.
La construction des Philambins, c'est un signal de revalorisation
de ce secteur. Un programme était nécessaire pour avoir du
sang neuf, de nouvelles locomotives. » Dans un deuxième
temps, une boucle commerciale va être créée, avec des îlots
mutualisés au niveau du rond-point d’entrée. « Sur les Portes
du Futur, il s'agit d'optimiser l'existant », précise Pascaline Violon, chargée de développement. L'étude a été finalisée, la cession des terrains est en cours de réalisation. Les enseignes
auront une meilleure lisibilité vis à vis des clients.

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