FBI N°15 Luis Suarez, tout simplement mordant .pdf


Nom original: FBI N°15 Luis Suarez, tout simplement mordant.pdfAuteur: F.W.F.S. 11

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n°15

L

’éducation  est  l’un  des  éléments  in‐
contournables  de  la  vie  sociale.  Qu’elle 
se fasse à domicile ou à l’extérieur, elle contri‐
bue solidement à la mise en place de l’Homme 
de  la  cité.  La  science,  le  savoir,  la  bienséance 
octroient  à  celui  qui  les  reçoit  une  aisance  à 
nul autre second au sein du consensus. 

Toutefois, tout humain, aussi bien éduqué soit‐
il,  possède  une  émotion  bien  distincte.  Une 
passion caractéristique qui très souvent prend 
l’ascendant sur sa raison. Positive ? Négative ? 
Elle est là. Et on ne peut qu’être admiratif... 

05022016

FBI n°15

Luis Suarez, Tout simplement mordant

T

out a commencé à Montevideo, au Nacional. Luis Alber‐
to  Suarez  devient  professionnel  par  la  grande  porte,  la  Ligue 
des  champions  sud‐américaine.  Une  étoile  est  née  et  avec  10 
buts  en  27  matchs  de  Primera  Division  et  une  tiare  de  cham‐
pion,  l’Europe  s’en  rendra  vite  compte.  Direction  Groningue 
pour une année. Il y marquera de nouveau 10 buts en 29 mat‐
chs et sera tout de suite coopté par l’Ajax. En 3 ans, entre 20 
et 23 ans, il inscrira 111 buts  en 159, notamment un sextuplé en 
coupe face à un club amateur. Cette année là, il sera meilleur 
buteur  européen  avec  49  buts  en  48  matchs  devant  Messi, 
Ballon  d’or  cette  année  et  pourtant…  «  Les  distinctions  ré‐
compensent le meilleur de sa catégorie, quel que soit le cham‐
pionnat où il évolue ou sa nationalité (…) »1. Mais ce ne sera 
que  partie  remise.  En  Janvier  2011  il  signe  à  Liverpool  pour 
remplacer  Torres  et  en  2014  après  il  est  soulier  d’or  à  égalité 
avec Ronaldo, Ballon d’or devant Messi et lui, même pas sur le 
podium.   

 
La réputation du « tireur fou » est donc à son paroxysme. Il tire plus vite que son ombre et 
c’est pour ça qu’on l’aime. Son caractère trempé n’est pas toujours apprécié mais : « Luis est 
imprévisible, il se laisse difficilement influencer mais c'est aussi ce qui le rend attachant, voire 
spécial » 2. Il est un vrai attaquant, il est comparé à Maradona et voilà qu’il signe au Barça. Ce‐
lui  qu’il  a  battu  2  fois  à  son  propre  jeu  sans  jamais  rien  gagner  en  retour,  dans  2  clubs  et  2 
championnats différents, le quintuple Ballon  d’or, est désormais son coéquipier. Il est entré 
en jeu tard, mais son retour sur les terrains coïncide avec la remontada du FC Barcelone en Li‐
ga. La saison sera magnifique et il marquera 25 buts dont un en finale de la LDC pour parache‐
ver le triplé des catalans. Aujourd’hui, il continue sur sa lancée. Jamais 2 sans 3, il continue de 
battre  Messi  à  son  propre  jeu  et  surtout,  sur  son  propre  terrain,  mais  sera‐t‐il  enfin  Ballon 
d’or ? De toutes les façons il n’y a plus de prétextes. Avec 35 buts dont 20 en championnat, il 
est carrément le meilleur buteur européen et le meilleur avant‐centre au monde. 
Lucky Luke est l’américain le plus accompli de sa génération. Une Copa America, une 4e place 
au mondial (2010) ‐ même si la « main du diable »3 ‐ et il sera peut‐être, ce qu’on a refusé injus‐
tement à son compatriote Forlan, élu meilleur joueur du monde ; en tout cas, il porte bien son 
nom... nom.4 

Un tir, un but

2

FBI N°15

O

n  le  savait  difficile  à 
gérer.  On  les  savait,  sa  dé‐
marche  et  lui,  très  proches 
de  l’eau  de  vie.  Il  titubait, 
bagarrait, mais personne ne 
s’imaginait qu’il en arriverait 
aux dents. Au départ c’était 
la  suite  logique  d’une  série 
de  comportements  liés  à 
une enfance difficile et sans 
père,  maintenant  c’est  em‐
barrassant.  Otman  Bakkali, 
joueur  du  PSV  Eindhoven 
sera la première victime des 
dents    cannibales  de  l’Ajax 
et qui sera la dernière? 

Luis Suarez, Tout simplement mordant

Après ses punitions, suspen‐
sion du club et de la fédéra‐
tion hollandaise de football, 
tout  le  monde  pensait  la 
plaie  pansée.  Son  chaleu‐
reux départ hivernal du club 
phare de la capitale néerlan‐
daise  ne  laissait  présager 
aucun venins.  
Et  pourtant…  Ivanovic  se 
tord  de  douleur.  On  a  tout 
de  suite  le  blues.  Pas  de 
sang  mais  les  regards  se 
portent déjà sur un feu rou‐
ge.  Le  vampire  de  Montevi‐
deo a encore mordu…  

Que faire ? Le sang semble ici plus attirant que la raison. Il ne peut apparemment pas résister 
à ce vibrant appel. Les suspensions sont déjà là mais suffiront‐elles? L’Angleterre, un pays ob‐
sédé par le respect du genre humain acceptera‐t‐elle de préserver son alliance avec un tel spé‐
cimen, accusé de racisme, tant talentueux soit‐il? Non. L’ultime saison du sud‐américain avec 
les reds sera  céleste et sera la dernière. Le passage au Brésil pour le mondial 2014, la victoire 
de la Celeste face aux anglais, la morsure sur Chiellini et l’élimination prématurée des doubles 
champions du monde seront la voie de sortie royale du natif de Salto de la Grande‐Bretagne. 
L’uruguayen le plus cher de l’histoire du football s’éclipsera et ira en Catalogne par une drôle 
de petite porte. Puni pour 4 mois par la FIFA, avec interdiction formelle de « s’approcher du 
Ballon rond », il reviendra plus fort que jamais. A quand la prochaine mort sure ? 

Un tir, un but

3

Références 
1 Article 2, Règles d’attribution du FIFA Ballon d’or : « Les distinctions récompensent le meilleur de sa catégorie, quel 
que soit le championnat où il évolue ou sa nationalité, pour ses performances lors de l’année civile »  
2 Marco Van Basten 
3 Vient du but sauvé avec une main de Luis Suarez à la suite d'une tête de l'équipe adverse lors d'un quart de finale 
de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, Uruguay‐Ghana : 1‐1 (4‐2). Cette faute a valu un penalty en faveur du 
Ghana mais Asamoah Gyan le rate, Suarez sauve son équipe. Il se considère alors comme le nouveau Maradona et il 
se qualifie prétentieusement comme la nouvelle main de dieu, mais les journaux n'ont pas la même sympathie et le 
considèrent comme la main du diable. (Lexique Football Wikipedia) 
4 Luis Suarez est l’homonyme d’un ancien milieu de terrain, Ballon d’or (1960), qui a évolué au Barça. 


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