Memoire M1 Elia BAMBARA .pdf



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UNIVERSITE CLAUDE BERNARD LYON 1
DEPARTEMENT DE BIOLOGIE HUMAINE

Stage à l’Unité d’Hygiène
et Epidémiologie Lyon Sud
Mémoire de Master 1 Santé Publique
Année 2013-2014

Sous la direction de Mme Raphaële GIRARD
Suivi scientifique par Mme Murielle RABILLOUD

Présenté par Elia Mindako BAMBARA













Ce stage n’aurait pu être l’expérience enrichissante et pleine d’intérêt qu’il a été sans la collaboration
de nombreuses personnes. Aussi, Je tiens à remercier et à témoigner toute ma reconnaissance tout
particulièrement à :

Madame Raphaële GIRARD, praticienne hospitalière, ma tutrice, pour son accueil et la confiance
qu’elle m’a accordée dès mon arrivée, ainsi que pour sa grande disponibilité durant toute la période
du stage ;

Madame Sophie GARDES, praticienne hospitalière, et Madame Stéphanie COUDRAIS, technicienne
bio-hygiéniste, pour leurs conseils et encadrement ;

Sans oublier l’ensemble de l’équipe, Nathalie, Catherine, Nicole, Sabine, et Isabelle, qui ont su créer
une ambiance conviviale avec leur accueil sympathique et leur bonne humeur.

SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS...................................................................................................2
INTRODUCTION ......................................................................................................................3
MATERIEL ET METHODES....................................................................................................5
1. Sujets ................................................................................................................................5
2. Méthodes ..........................................................................................................................5
a)

Surveillance épidémiologique et environnementale de Pseudomonas aeruginosa ..5

b)

Surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en chambre d’isolement 6

c)

Evaluation de la contamination d’endoscopes digestifs ...........................................8

RESULTATS ..............................................................................................................................9
a)

Résultats de la surveillance épidémiologique des IN à P. aeruginosa .....................9

b)

Résultats de la surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en
chambre d’isolement...............................................................................................10

DISCUSSION ...........................................................................................................................13
a)

Travail de recherche bibliographique .....................................................................13

b)

Travail sur la surveillance épidémiologique des IN à P. aeruginosa .....................14

c)

Travail sur la surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en chambre
d’isolement .............................................................................................................14

CONCLUSION .........................................................................................................................16
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ..................................................................................17
ANNEXES ................................................................................................................................19

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LISTE DES ABREVIATIONS
CCLIN

Centre de Coordination de la Lutte contre les Infections Nosocomiales

CHLS

Centre Hospitalier Lyon Sud

GH

Groupement Hospitalier

GHS

Groupement Hospitalier Sud

HAS

Haute Autorité de Santé

HEH

Hôpital Edouard Herriot

HCL

Hospices Civils de Lyon

IAS

Infections Associées aux Soins

IN

Infections Nosocomiales

UHE

Unité d’Hygiène et d’Epidémiologie

Page | 2

INTRODUCTION
En France, les infections nosocomiales font parties des Infections Associées aux Soins
et se rapportent à toutes les infections contractées dans un établissement de santé. Ces
infections représentent un réel danger non seulement pour les patients mais également pour
leurs visiteurs et le personnel soignant. La surveillance est un outil indispensable de la politique de maîtrise du risque infectieux lié aux soins, et c’est pourquoi les Centres de Coordinations de la Lutte contre les Infections Nosocomiales coordonnent des surveillances réalisées
par chaque Unité d’Hygiène et Epidémiologie hospitalière. Chaque UHE doit avoir un
programme de surveillance épidémiologique, et réaliser des prélèvements environnementaux
de suivi.
Parallèlement, le Ministère de la Santé a mis en place un tableau de bord des infections
nosocomiales fournissant des indicateurs de performance. Ces indicateurs, au nombre de sept,
sont présentés sous la forme d’un score sur 100 associé à une classe variant de A à F (A étant
la classe la plus élevée). Les établissements de soins ont l’obligation de diffuser au public les
résultats de leurs indicateurs.
Avec un score global à 90/100 et une classe A en 20121, le Centre Hospitalier Lyon
Sud se classe parmi les meilleurs centres hospitaliers de France en terme de lutte contre les
infections nosocomiales.
Du 1er avril au 15 mai 2014, j’ai été accueilli au sein de l’UHE du Centre Hospitalier Lyon
Sud pour mon stage de Master 1. L’objectif de ce stage était de me permettre d’avoir une
première vision du domaine de travail en épidémiologie, et particulièrement dans la gestion
des risques liés aux infections nosocomiales, en prévision d’un Master 2 Epidémiologie et
Gestion des Risques. J’ai eu l’opportunité de prendre part à l’élaboration de projets de
surveillance, et le présent rapport présente de manière synthétique le travail que j’ai eu à
effectuer.

1

Source Haute Autorité de Santé, 2012

Page | 3

J’exposerai en premier lieu les différents projets auxquels j’ai participé ; ensuite, je
développerai les résultats qui en ont découlés, suivis d’une discussion, et je conclurai sur les
apports de ce stage dans mon approche professionnelle.

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MATERIEL ET METHODES
1. Sujets
J’ai participé à trois projets :
-

Projet 1 : surveillance épidémiologique et environnementale de Pseudomonas
aeruginosa,

-

Projet 2 : surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en chambre
d’isolement protecteur,

-

Projet 3 : évaluation de la contamination d’endoscopes digestifs.

La majeure partie du temps de travail a été consacré au projet 1.

2. Méthodes
a) Surveillance épidémiologique et environnementale de Pseudomonas
aeruginosa
Avec l’aide de Mesdames Raphaële GIRARD et Stéphanie COUDRAIS, j’ai participé à
la relecture et l’adaptation à l’établissement d’un protocole d’étude quasi-expérimentale
contrôlée qui se déroule du 01 avril 2014 au 01 avril 2015. Cette étude porte sur l’efficience
d’une surveillance environnementale de P. aeruginosa ciblée, comparativement à une
surveillance systématique des eaux pour soins standards, le ciblage étant défini à partir d’une
surveillance épidémiologique.
P. aeruginosa est une bactérie ubiquitaire que l’on retrouve dans les sols et milieux
humides. Elle peut être à l’origine de graves infections nosocomiales respiratoires, urinaires,
et de bactériémies pouvant être fatales pour les patients. Des surveillances de l’eau sont
organisées en routine par les UHE des HCL, et l’hypothèse de cette étude est qu’il est possible
d’améliorer l’efficience du plan d’échantillonnage du réseau d’eau hospitalier tout en
prévenant les infections nosocomiales à P. aeruginosa en ne réalisant de prélèvements d’eau
dans les cas de suspicions avérées d’infections nosocomiales dues à la bactérie. Dans cette
optique, les résultats des surveillances épidémiologiques et environnementales seront
comparés durant deux périodes : une période où la surveillance d’eau se fera
systématiquement et de manière non ciblée, et une période où elle se fera uniquement en cas
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de suspicions d’infection nosocomiale chez un patient de manière ciblée dans certaines unités
hospitalière.
Le travail que j’ai effectué a débuté par une revue non exhaustive de la littérature existante
sur le sujet. P. aeruginosa étant une bactérie pouvant être endogène, il était nécessaire de
rechercher l’incidence des infections nosocomiales dues à cette bactérie.
Cette revue a été faite à partir de la base en ligne PubMed interrogée avec les mots-clés
« Nosocomial infection » « Pseudomonas aeruginosa » et « environmental source ». En
complément de cette recherche, les articles cités en références bibliographiques de chaque
article ont également été investigués.
Devant la diversité des articles trouvés, ils ont été classés dans trois catégories :
-

articles de synthèses,

-

articles d’études épidémiologiques,

-

articles d’études moléculaires et/ou de bactériologie.

Pour les études épidémiologiques et moléculaires, un tableau de synthèse a été fait. La
synthèse de cette recherche est jointe en annexe 1 de ce rapport. Ce travail bibliographique a
constitué la majeure partie du temps consacré à ce sujet.
Dans le cadre de la surveillance épidémiologique, mon travail a consisté à recueillir les
informations nécessaires à la constitution d’une base de données. Une recherche de patients
ayant fait l’objet d’un test de positivité à P. aeruginosa a été réalisée à partir du logiciel de
bactériologie du GHS, et seuls les prélèvements répondants aux critères d’inclusions ont été
retenus. Les données de chaque patient ont été reprises dans un tableau de synthèse qui
servira de base par la suite pour l’analyse. Ce recueil a été fait au rythme de trois fois par
semaine durant toute la durée de mon stage.

b) Surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en chambre
d’isolement
En collaboration avec Madame Stéphanie COUDRAIS, j’ai participé à un projet de
surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en chambre d’isolement protecteur.

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L’air ambiant contient de nombreuses particules, et notamment de l’Aspergillus, un
champignon filamenteux. Inoffensif pour l’homme en bonne santé, il représente un danger
pour les patients immunodéprimés [1-3]. Les patients d’hématologie qui sont transférés de
l’unité d’hématologie (où ils disposent d’un traitement d’air de très haute qualité) vers l’unité
de réanimation sont particulièrement à risque.
Des appareils mobiles de traitement d’air sont disposés dans leur chambre ainsi que dans le
sac précédant la chambre, afin de les maintenir en isolement protecteur. Le but de la
surveillance est de vérifier l’efficacité de ce dispositif sur la contamination aérienne.
Mon travail sur ce sujet a consisté en première partie à l’écriture du protocole avec l’aide
de Madame Stéphanie COUDRAIS, et en seconde partie à effectuer des prélèvements d’air
dans les chambres des patients. Ce protocole est joint en annexe 2 de ce rapport.
Les prélèvements d’air ont été faits à l’aide d’un aérobiocollecteur sur des Géloses
Trypticase-soja durant trois jours consécutifs. Chaque prélèvement était composé de trois
échantillons prélevés dans trois zones de l’unité de réanimation nord du CHLS :
-

le couloir central, commun à six chambres d’hospitalisation,

-

le sas de la chambre, permettant l’isolement de la chambre du patient et équipé d’un
appareil de traitement d’air,

-

la chambre du patient, équipé également d’un appareil de traitement d’air.

500 litres d’air ont été collecté dans la chambre et le sas, et 250 litres dans le couloir central.
Si les prélèvements dans le couloir central et le sas de la chambre ne demandaient aucune
organisation particulière, ceux réalisés dans la chambre demandaient le respect des consignes
obligatoires concernant la tenue. En effet, le patient mis en isolement étant en aplasie, une
situation d’asepsie stricte était nécessaire pour lui faire courir le moins de risque possible.
Ainsi, avant de pénétrer dans la chambre, il faut se désinfecter les mains par frictions, et
s’équiper d’une sur-blouse, d’un masque, d’une charlotte et de gants. Pendant la durée du
prélèvement, j’ai veillé à ne gêner ni le patient ni le personnel soignant intervenants. Tout
évènement pouvant intervenir dans l’interprétation des résultats (porte mal fermée, allées et
venues des soignants, etc.) a par ailleurs été noté sur la fiche de prélèvement.
Les prélèvements ont ensuite été portés au centre de biologie pour qu’ils soient acheminés au
laboratoire pour analyse.

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c) Evaluation de la contamination d’endoscopes digestifs
La plupart des endoscopes digestifs possèdent trois dispositifs amovibles réutilisables un
nombre limité de fois :
-

un piston d’aspiration,

-

un piston air/eau,

-

une valve pour canal opérateur.

Le nettoyage des endoscopes se fait grâce à des laveurs désinfecteurs, mais l’architecture des
éléments amovibles rend difficile leur nettoyage et leur désinfection interne, alors qu’ils
doivent avoir le même niveau de désinfection que l’endoscope.
L’étude a été organisée dans le but primaire d’évaluer la fréquence et la nature de la
contamination bactérienne et fongique des dispositifs amovibles, et secondairement d’estimer
le coût de leur remplacement, afin d’évaluer l’intérêt d’un remplacement par des valves et
pistons à usage unique.
En collaboration avec Mesdames Sophie GARDES et Stéphanie COUDRAIS, j’ai participé à
la rédaction du protocole de l’étude. J’ai également réalisé un travail de recherche
bibliographique, et j’ai présenté le protocole d’étude lors d’une réunion avec les responsables
hygiénistes des autres GH de Lyon, protocole joint en annexe 3.

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RESULTATS
La durée de mon stage ne permet pas de présenter des résultats complets pour les projets 1
et 3 qui se déroulent sur une plus longue période que celle de ma présence. Je présente dans la
partie qui suit uniquement les résultats du début de la surveillance épidémiologique que j’ai
réalisée dans le cadre du projet sur P. aeruginosa, et les résultats de la surveillance de la flore
aérienne fongique et bactérienne en chambre d’isolement.

a) Résultats de la surveillance épidémiologique des IN à P. aeruginosa
La figure 1 répertorie les résultats de la surveillance des infections à P.aeruginosa du 1er
au 30 avril 2014 au GHS. Le mois d’avril correspond au premier mois de la période de
surveillance systématique et non ciblée.
Pour être retenus pour une éventuelle investigation, les prélèvements devaient être d’une des
quatre natures suivante :
-

hémoculture,

-

plaie de chirurgie propre ou de césarienne,

-

œil,

-

cathéter.

On considère qu’il y a suspicion d’infection nosocomiale si la date d’hospitalisation du patient
remonte à trois jours ou plus avant celle du prélèvement, et si le patient n’était pas porteur à
l’admission.
A l’issue de ce premier mois de recherche, sur l’ensemble des identifications de P. aeruginosa
du GHS, 9 prélèvements présentaient une suspicion d’origine nosocomiale.
Parmi ces 9 prélèvements, 3 provenaient du même patient, 7 prélèvements étaient des
hémocultures et 2 provenaient de cathéter. Aucun prélèvement d’œil n’a fait l’objet d’une
identification de P. aeruginosa.

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Figure 1 : Surveillance épidémiologique des infections à P. aeruginosa au GHS du 01
avril au 30 avril 2014

146 prélèvements
99 patients
133 prélèvements
exclus
88 patients
13 prélèvements retenus
11 patients investigués

4 prélèvements non suspects

9 prélèvements suspects

4 patients

7 patients

7 hémocultures

2 cathéters

5 patients

2 patients

b) Résultats de la surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en
chambre d’isolement
Les prélèvements ont concerné la chambre 3, son sas, et le couloir central commun aux
chambres 1 à 6 de l’unité Réa Nord du CHLS. La chambre a été occupée par le même patient
qui était présent durant toute la période de prélèvement. La puissance à laquelle étaient réglés
les appareils de traitement n’a pas été relevée, ce point ayant été spécifié ultérieurement.

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Les analyses biologiques ont été réalisées par le Laboratoire de Biologie, Sécurité, et
Environnement de l’HEH.
L’analyse des données de la flore bactérienne a été faite sous SPSS et sous l’hypothèse qu’il y
a une amélioration significative du nombre de particules retrouvées dans la chambre et le sas
par rapport au couloir central. Un test T a été réalisé pour comparer les moyennes par paire.
Trois paires étaient concernées :
-

Paire couloir-sas,

-

Paire couloir-chambre,

-

Paire sas-chambre.

L’interprétation de la flore fongique est considérée comme satisfaisante pour une flore
inférieure ou égale à 5 PNC/m3 et en absence d’Aspergillus, et non satisfaisante au-dessus de
ce seuil.
Les résultats des prélèvements sont répertoriés dans le tableau 1. Les tableaux 2 et 3
présentent les résultats de l’analyse sous SPSS.
Tableau 1 : résultats des prélèvements d’air
Date de
prélèvement

Site du
prélèvement

Couloir
central
23/04/2014 Sas
Chambre
Couloir
central
Sas
24/04/2014
Chambre

Couloir
central
25/04/2014 Sas
Chambre

Conditions de recueil

Flore
Flore
bactéfonrienne
gique
PNC/ m3 PNC/ m3

Identification
de la flore fongique

Interprétation Flore
fongique :
S / NS

Normales.

332

0

ABS

S

Normales.
Normales. Asepsie
respectée

104

0

ABS

S

064

0

ABS

S

Normales.

560

8

Absence
d’Aspergillus

Non
interpretable

172

0

ABS

S

222

0

ABS

S

Normales.

348

0

ABS

S

Normales.
Normales. Asepsie
respectée.

142

0

ABS

S

034

0

ABS

S

Ménage récent.
Porte sas-couloir
ouverte.
Normales.
Entrée brève d’un
infirmier pour
soins.
Asepsie respectée.

S/NS : Satisfaisant/ Non Satisfaisant
ABS : Absence de flore fongique
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Tableau 2 : résultats statistiques descriptives
N
couloir
chambre
sas
N valide (listwise)

Minimum
Maximum
332
560
34
222
104
172

3
3
3
3

Moyenne
413,33
106,67
139,33

Ecart type
127,269
101,002
34,078

Tableau 3 : résultats du test T sur la flore bactérienne - échantillons appariés
Différences appariées
Intervalle de confiance
Erreur
95% de la différence
Moyen Ecart standard
ne
-type moyenne Inférieure Supérieure

t

Sig. (bilatérale)

ddl

Paire 1 couloir - sas

274,000 99,338

57,353

27,231

520,769

4,777

2

,041

Paire 2 couloir - chambre

306,667 35,572

20,537

218,302

395,031

14,932

2

,004

32,667 79,255

45,758

-164,213

229,547

,714

2

,549

Paire 3 sas - chambre



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DISCUSSION
a) Travail de recherche bibliographique
Méthodologiquement, avant d’entreprendre un travail de surveillance, la rédaction d’un
protocole rigoureux est importante. Il doit être scientifiquement argumenté, et exhaustif dans
ses résultats attendus et ses définitions. Le travail bibliographique doit être réalisé en amont
afin d’apporter du poids à l’hypothèse de l’étude, mais également de faire le point sur ce qui a
déjà été fait comme étude sur le sujet. Cette recherche bibliographique doit être la plus large
possible. Le choix des mots-clés est important pour pouvoir cibler les bons articles et ne pas
se retrouver avec des articles sans intérêts et/ou hors-sujet.
Il faut une bonne notion de l’Anglais car la grande majorité des articles est rédigée dans cette
langue, mais également une bonne connaissance des techniques d’études microbiologiques et
moléculaires.
Ma formation de Licence de biologie m’a été d’une très grande aide dans la compréhension
des articles d’analyse moléculaire. Mes connaissances en indicateurs épidémiologiques m’ont
facilité la compréhension.
J’ai parfois eu du mal à me familiariser avec le vocabulaire médical mais l’utilisation
ponctuelle de logiciel de traduction, l’aide de l’équipe, et la participation aux activités de
routines m’ont été d’une grande aide.
Certains articles étaient peu précis dans leurs populations étudiées, notamment sur le nombre
total de patients inclus, ce qui rendaient les résultats pas toujours facilement interprétables. Je
n’ai pas non plus été en mesure de calculer les incidences en personnes-années car les durées
de chaque hospitalisation de patients n’étaient pas indiquées.
J’ai bénéficié d’une grande aide organisationnelle et technique de la part de Madame
GIRARD qui m’a expliqué comment classer mes articles. En effet, avec la quantité d’articles
retrouvés et à lire, sans avoir réalisé des tableaux de synthèse je n’aurais pas pu facilement
faire le bilan de ma recherche.
Ce travail bibliographique a été très formateur et m’a permis d’apprendre énormément sur les
différents procédés des scientifiques, ainsi que sur la mise en page et le mode de lecture des
articles.

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b) Travail sur la surveillance épidémiologique des IN à P. aeruginosa
Dans mon travail d’extraction de données épidémiologiques, je n’ai pas rencontré de
difficulté majeure. Il m’a été cependant nécessaire de faire des vérifications régulières
pour vérifier qu’aucun patient n’a été omis, et ce malgré la recherche réalisée faite trois
fois par semaine.
J’ai eu un peu plus de difficulté à me repérer dans le logiciel de gestion des dossiers
médicaux des patients afin de retrouver leurs identifiants. L’aide de ma tutrice m’a été
salvatrice à chaque fois que je n’arrivais pas à retrouver l’information qui m’intéressait.

c) Travail sur la surveillance de la flore aérienne fongique et bactérienne en
chambre d’isolement
Le but de cette surveillance était de vérifier l’efficacité du traitement d’air en chambre
d’isolement équipée d’appareil mobile de traitement d’air. La surveillance se focalisait sur 3
zones principales : le couloir central, le sas de la chambre, et la chambre. Une recherche de
flore bactérienne et de flore fongique a été menée.
Flore bactérienne
L’évaluation de la flore bactérienne dépend énormément de l’activité dans les différentes
salles. Elle peut donc varier du simple au double d’un jour à l’autre.
En moyenne par rapport au couloir central, il y a 3 fois moins de flore bactérienne dans le
sas, et 4 fois moins dans la chambre. Entre le sas et la chambre, la baisse de la flore est d’un
facteur 1,3.
La probabilité associée à la valeur t du test T est de 0,041 pour la paire couloir-sas, 0,004
pour la paire couloir-chambre, et 0,549 pour la paire sas-chambre. Etant inférieure à 0,05,
seuil de référence, on peut considérer qu’il y a une différence significative entre la
colonisation bactérienne dans le sas et dans la chambre, par rapport au couloir central. Cette
différence n’est pas significative entre le sas et la chambre.

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La moyenne de la flore retrouvée dans la chambre est fortement influencée par la valeur
mesurée le second jour qui est largement supérieure à celle des deux autres jours. On constate
également que la flore bactérienne retrouvée dans la chambre ce même jour s’avère être plus
importante que celle dans le sas alors que l’inverse devrait être remarqué, comme c’est le cas
les deux autres jours. Cette différence est à mettre sur le compte de l’activité ayant régnée
dans la chambre au moment du prélèvement d’air : à l’inverse du premier et du troisième jour,
le second jour a été marqué par l’entrée d’un infirmier pour des soins au patient. En excluant
le second jour, la moyenne de la flore bactérienne retrouvée dans la chambre est de 49
PNC/m3 (écart-type : 11,7 ; intervalle de confiance à 95% : [35,8 ; 62,2]), et la baisse par
rapport au couloir est d’un facteur 8. De même la baisse entre le sas et la chambre passe à un
facteur 2,8.
Flore fongique
Sur les trois jours, on retrouve une seule fois de la flore fongique dans le couloir

cen-

tral, et aucun Aspergillus. L’absence de flore fongique dans le sas, malgré une présence dans
le couloir central, un ménage récent et la porte d’accès ouverte, est le signe d’une bonne
efficacité de l’appareil de traitement d’air.
En plus, le fait de ne pas retrouver de flore fongique dans la chambre témoigne d’un bon
respect des règles d’asepsie requises (notamment le port du masque).
Devant ces résultats, on peut conclure à une bonne efficacité des appareils mobiles de
traitement d’air dans cette chambre. Même si pour cette évaluation les résultats sont
satisfaisants, il est important que la vigilance ne soit pas relâchée pour maintenir ce niveau.
Selon les critères de référence, on considère la quantité microbiologique acceptable
pour une valeur en dessous de 50 PNC/m3 dans le sas et 10 PNC/m3 dans la chambre. Les
prélèvements mettent en évidence des flores largement au-dessus. Plus qu’un défaut de
traitement d’air (puisqu’on ne retrouve pas de flore fongique), on peut remettre en question la
pertinence d’utiliser ce seuil défini pour les zones en atmosphère contrôlée dans le contexte
d’une chambre d’isolement. La flore bactérienne étant très sensible à l’activité régnant dans la
pièce, des valeurs spécifiques devraient être définies.

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CONCLUSION
Les infections nosocomiales sont un grand risque pour toutes les personnes côtoyant
un établissement hospitalier. Cependant, ce risque est d’un niveau encore plus élevé pour les
patients affaiblis par des traitements lourds (chimiothérapie) et pour les patients
immunodéprimés. Dans cette optique, il est important de veiller à limiter leur incidence le
plus possible.
Au sein du GHS, l’UHE s’occupe tout particulièrement des mesures de surveillance
nécessaires pour limiter ces infections. Des Entérocoques Résistants à la Vancomycine, aux
Staphylococcus aureus Résistant à la Méticilline, en passant par l’éducation du personnel soignant, la mise en place d’affiches de prévention, de surveillances de routine et d’études, j’ai
pu pendant six semaines observer l’organisation de l’Unité et participer à trois projets.
J’ai pu m’impliquer à la fois dans du travail bibliographique, rédactionnel, d’analyse de
résultats, et de prélèvements sur le terrain. J’ai pu prendre part aux réunions d’équipe et
observer le fonctionnement de l’UHE pour comprendre le rôle que chaque membre avait dans
le bon fonctionnement de l’unité. J’ai appris les bases du vocabulaire lié aux IN ainsi que les
grandes mesures en place au niveau national.
Ce stage m’a permis d’approcher de plus près le domaine professionnel auquel je me
destine. Il m’a apporté de l’assurance vis-à-vis de mon choix de Master 2. Après avoir
parcouru les descriptifs des Master 2 de Santé Publique, j’avais instinctivement été attiré par
le parcours d’Evaluation en Recherche Clinique, mais la présentation de début d’année du
responsable du Master 2 en Epidémiologie et Gestion des Risques, Monsieur VANHEMS,
avait attiré mon attention sur la gestion des risques. A l’issue de ce stage, je suis convaincu
que le sujet des infections nosocomiales est celui qui m’intéresse le plus et c’est avec une
grande de conviction que j’entamerai l’année prochaine mon Master 2 en Epidémiologie et
Gestion des Risques.



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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Sur les endoscopes
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the past? Curr Opin Infect Dis, 2008. 21(4): p. 362-6.

Site web utiles
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http://www.sante.gouv.fr/les-indicateurs-du-tableau-de-bord-des-infectionsnosocomiales,12545.html
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_Tableau_de_bord_infections_nosocomiales_201
2-2.pdf
Haute Autorité de la Santé
http://www.scopesante.fr/#/etablissements/690784137/ch-lyon-sud-hcl/
CCLIN Sud-Est
http://cclin-sudest.chu-lyon.fr/
http://cclin-sudest.chu-lyon.fr/LIN/TB_BS.html

Page | 18

ANNEXES
Annexe 1

Synthèse bibliographique sur P. aeruginosa ……………..……………

Annexe 2

Protocole de surveillance de la flore aérienne fongique en chambre de
réanimation équipée d’un appareil de traitement d’air ………..………..

Annexe 3

p. i

p. xv

Protocole d’évaluation de la contamination d’endoscopes digestifs …. p. xviii

Page | 19

Annexe 1
Synthèse bibliographique sur P. aeruginosa
P.aeruginosa est une bactérie ubiquitaire qui apprécie les milieux liquides. Elle peut se
développer même dans les solutions hydro alcooliques.
Cette bactérie a été à l’origine d’épidémies principalement dans les services de soins intensifs
et de réanimation. En effet, les patients de ces unités sont plus à risque du fait de leur système
immunitaire fortement diminués. Les infections respiratoires (29 %), les infections urinaires
(21 %) et les bactériémies (20 %) représentaient près des trois quarts des localisations
infectieuses recensées en France entre 2001-2006 par l’Institut Nationale de Veille Sanitaire
[27].
La revue bibliographique faite ici répertorie trois grands types d’études réalisées sur des suivis
d’infections nosocomiales à P. aeruginosa, avec pour principal objectif de mettre en évidence
un lien entre ces infections et l’environnement de l’hôpital. Il en ressort que dans la majorité
des cas, l’environnement de l’hôpital n’est pas la source principale des infections recensées.
Toutefois, devant la présence de cas d’infections dues à l’environnement aquatique de l’unité
de soins, des procédures de contrôle d’eau ne doivent pas être négligées.

Etudes générales de synthèse
[1] Berthelot, 2006 : l’utilisation d’électrovannes pourrait être à l’origine de la contamination
de l’eau par P. aeruginosa. Des robinets manuels semblent être moins vecteurs du germe.
[2] Floret, 2008 : les épidémies à P. aeruginosa sont plus diverses qu’on le pense. Les
prélèvements à visée diagnostiques uniquement biaisent les résultats car la bactérie est
présente de façon commensale dans 10 à 20% des cas et se développe en infection lorsque le
patient est affaibli.
[3] Blanc, 2004 : l’utilisation des méthodes moléculaire permet une meilleure surveillance de
la contamination des patients par l’eau (même en dehors de période épidémique), ainsi que la
mise en place de procédures de contrôle de l’eau. Ces procédures permettent une baisse
significative du nombre de patients infectées.

Page | i

[4] Lawrence, 2004 : des contaminations environnementales de matériels médicaux comme
les endoscopes pulmonaires et digestifs ont été

constatés régulièrement, causé par l’eau de

rinçage. Des sources responsables d’infections ont également été retrouvées dans l’eau du
robinet, les lavabos et les douches.
[5] Berthelot, 2006 : Les bacilles à Gram négatif non fermentant (BGNnF) dont fait partie P.
aeruginosa sont naturellement résistants aux

antibiotiques et. L’épidémie de ces bactéries

est endémo-endémique en hôpital, et on retrouve les BGNnF dans cinq grands réservoirs :
milieu

hydrique, matériel insuffisamment nettoyé-désinfecté ou insuffisamment séché,

solutions contaminées, mains, et transmission directe à partir des patients colonisés ou
infectés. P. aeruginosa a de nombreux facteurs de virulence, et une infection est favorisée par
la mise en place de matériels invasifs (sondes d’intubation, sondes vésicales, etc.).
[6] Trautmann, 2005 : si les infections nosocomiales à entérobactéries ont largement baissés,
celles à P.aeruginosa se sont maintenues. Elles sont principalement à l’origine de
pneumonies. Les milieux humides sont à investiguer régulièrement pour traquer la bactérie.


Page | ii

Etudes épidémiologiques

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

Incidence
pour 100
patients

Facteurs de
risque

Lien avec
environnement

[7]
Talon,
1998

Unité
de
soins
intensifs
chirurgicaux.

12
mois

prospective.

Tous
patients
de l’unité
hospitalisés 3j et
plus.

576

190

190

44

08

36

13 dont
-1/8 parmi les
colonisés à
l’entrée.

6.8

Durée de
l’hospitalis
ation.

Non mis
en évidence.

Ventilation
mécanique.

ventilation
mécanique.
[8]
Bertrand,
2000

Unité
de
soins
intensifs
chirurgicaux.

30
mois

prospective
pendant
une
épidémie.

Tous
patients
hospitalisés.

NC

NC

929

168

Page | iii

119

55

29

3.1

Durée
d’hospitali
sation.

Epidémie
liée à une
même
version de
la bactérie
non retrouvée
dans
l’environn
ement des
patients
infectée (à
l’exception
d’un cas).

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

Incidence
pour 100
patients

Facteurs de
risque

Lien avec
environnement

[9]
Berthelot,
2001

2 Unité
de
soins
intensifs.

6
mois

prospective

Patients
de 18 ans
et plus,
ventilés
pendant
4 jours
ou plus.

1383

1383

59

26

07

16

10 dont
-1/7 parmi les
colonisés à
l’entrée.

16.9

Maladies
sévères.

Faible lien
avec
l’environn
ement : la
positivité
de 21 patients était
d’origine
endogène.
Les 3
autres
proviennent surement de la
contamination des
soignants
par les
éviers.

Unité
de
soins
intensifs
chirurgicaux

7
mois

Tous
patients
hospitalisés.

72(49)

17

4.5

[10]
Trautmann,
2001

prospective

NC

378*

17

*estimé
car non
indiqué
dans
l’article
.

Page | iv

NC

NC

Durée
d’hospitali
sation.

Ventilation
mécanique.

5 patients
présentaient les
mêmes
souches
que celles
retrouver
dans l’eau
des éviers.

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

Incidence
pour 100
patients

Facteurs de
risque

Lien avec
environnement

[11]
Bertrand,
2003

Réanimation
chirurgical.

2 ans

prospective

Tous
patients
hospitalisés.

NC

NC

1646

314

77

237

84

5.1

Patients
immunodéprimés.

Etude
ciblée sur
la transmission
croisée et
manuportée. Pas
de mise en
cause de
l’environn
ement.

Durée
d’hospitali
sation.

Réanimation
médicale.

[12]
Thuong,
2003

Unité
de
soins
intensifs.

7
mois
1/2

prospective

Tous
patients
hospitalisés.

NC

NC

269

269*
* (puis
exclusion
de 32
patients
non porteurs à
l’entrée
pour
manque
de données).

Page | v

46

70*
*Suivi
effectif
pour 191
patients
non porteurs à
l’entrée.

16

5.9

Ventilation
mécanique

Les réservoirs endogènes et
exogènes
contribuent
tous les
deux à la
colonisation et à
l’infection
des patients.

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

Incidence
pour 100
patients

[13]
Cholley,
2008

Unité
de
soins
intensifs
chirurgicaux
et médicaux.

2
mois

prospective.

Tous
patients
hospitalisés.

448
(203)

Total
inconnu mais
63
positifs.

123

17

NC

NC

NC

13.8 *
*Inciden
ce de
patients
colonisés

Page | vi

Facteurs de
risque

Lien avec
environnement

Pas de
discrimination faite
entre les
patients
colonisés à
l’entrée et
ceux colonisé/infectés
durant le
séjour,
donc difficile de
savoir si
l’origine
est majoritairement
due à
l’environn
ement. De
plus, un
seul patient
présentait
une souche
commune
avec celle
retrouvé
dans
l’environn
ement.

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

Incidence
pour 100
patients

[14]
Trautmann,
2008

Unité
de
soins
intensifs

2 ans

Etudes
comparative
d’un
système de
filtre :
une
période
sans
filtre
sur un
an
Une
période
avec
filtre
sur un
an.
prospective

Patients
hospitalisés 3
jours et
plus.

117
(113)
pour la
période
sans
filtre

NC

295 :
-154
pour la
période
sans
filtre

33 :
-26 pour
la période
sans filtre

NC

NC

25 :
-18 pour la
période sans
filtre

8.5 :
-11.7

-141
pour la
période
avec
filtre

-7 pour
la période
avec
filtre

628

73

[15]
Blanc,
1998

Unités
de
chirurgie et
unités
médicales.

7
mois

52 (0)
Pour la
période
avec
filtre

Les 10
premiers
patients
de 18 ans
et plus en
première
admission dans
chaque
unités
chaque
jour.

359(34)

NC

Page | vii

Facteurs de
risque

La mise en
place des
filtres
réduit
considérablement
l’occurrenc
e
d’infection
à P. aeruginosa.
L’eau est
ici le réservoir de
la bactérie.

-5.0
-7 pour la période avec filtre

48

17

10 dont
-2 parmi les
colonisés à
l’entrée

13.6

Lien avec
environnement

HIV
Cathéter
urinaire
Présence
de plaie

Peu de
souches
retrouvées
dans
l’environn
ement. La
contamination de
l’environn
ement
semble
provenir
des patients.

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

Incidence
pour 100
patients

[16]
Lashéras,
2006

Unité
de
réanimation.

6
mois

prospective

Tous
patients
hospitalisés.

494 (80)
prélèvement
d’eau.

NC

211

14

5

9

9

4.2

[17]
Aumeran,
2007

Unité
d’onco
hématologie
pédiatrique.

3
mois

rétrospective

prélèvements
dans
toutes les
sources
recevant
de l’eau
dans les
chambres
d’hospita
lisation
des malades.

5

Page | viii

Facteurs de
risque

Lien avec
environnement

Les robinets de réa
sont contaminés
par la
bactérie, le
plus souvent directement
dans le
service.

Forte concentration
de la bactérie dans
les
douches
des malades.

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

[18]
Grudmann,
1993

Unité
de soin
intensif
néonatal.

12
mois

rétrospective

[19]
Blanc,
2004

Unité
de
soins
intensifs.

1 an

prospective

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

prélèvement de
test dans
les éviers
et robinets,
ainsi que
sur les
mains
des soignants.

Tous
patients
hospitalisés.

216 (21)
des robinets
64(0) des
échantillons
d’eau

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

Incidence
pour 100
patients

6

144

139

132

Page | ix

75*
*dont 39
patients
possédant au
moins
une
souche
en commun.

56*

nc

42.4*
* incidence
des personnes
colonisées par
les
souches
environnementales.

Facteurs de
risque

Lien avec
environnement

Durée de
l’hospitalis
ation

Etudes liée
à la recherche de
la source
de
l’épidémie.
Pas de
souches
retrouvées
sur les
mains des
soignants,
mais dans
2/3 des
robinets et
dans tous
les éviers.

Les robinets représentent le
réservoir
des
souches
retrouvées
dans
presqu’1/2
cas.

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type
d’étude

Critères
d’inclusion

Nombre de
prélèvements dans
l’environn
ement
(dont
positifs)

[20]
Pitten,
2001

Unité
de
soins
intensifs.

15
mois

rétrospective

Tous
patients
avec au
moins
une
forme de
P. aeruginosa
dans leur
analyse.

prélèvement sur
tous les
dispositifs en
contact
avec
l’eau.

[21]
Engelhart,
2002

Unité
d’héma
tooncologie.

rétrospective

209(14)

Nombre
de prélèvement
chez les
patients

Nombre
de patients
inclus

Nombres
de patients
positifs à
P.aeruginos
a

58

Nombre de
patients
déjà colonisés (ou
coloniséinfecté) à
l’entrée

Nombre de
patients
colonisés
durant le
séjour

Nombre de patients
développant une
infection durant le
séjour

41

6

Page | x

Facteurs de
risque

Lien avec
environnement

L’eau
provenant
des robinets était
hautement
contaminé
par la
bactérie.
6

NC : Non communiqué

Incidence
pour 100
patients

Le faible
nombre
d’échantill
ons environnementaux contaminé par
P.aerugino
sa ne permet pas de
mettre en
évidence
un lien
évident et
significatif
entre
l’épidémie
et
l’environn
ement.

Etudes Bactériologiques et/ou moléculaire
Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type d’étude

Nombre de patients inclus

Nombre de prélèvements environnementaux (dont
positifs)

Nombres
de prélèvement
positifs
chez les
patients

Nombre
de génotypes
environnementaux

Nombre
de génotypes
patients

Nombre
de génotypes en
commun

Méthodes

Résultats, concordance, discordance

[22]
De Vos,
1998

Unité des
brulés.

6 semaines

moléculaire

9

NC

37

NC

NC

NC

RAPDPCR
PVD

Méthodes complémentaires pour
discriminer les
souches.

[23]
Fanci,
2009

Unité SCT.

4 mois

moléculaire

6

52(4)

6

3

4

1

AFLP
hémocultures

Soupçon de contamination du
savon par l’eau
mais pas de
preuves formel.

[24]
Baghal,
2013

11 hôpitaux
inclus, 4
zones ciblées :
-Unité de
soins intensifs
-Blocs opératoires
-Service de
chirurgie
-Salle de
bain des
patients.

NC

moléculaire

NC

44(14)

NC

NC

NC

NC

PCR

Formation de
biofilm sur lequel
es sources de la
bactérie provenant
de l’eau se développe et contamine les désinfectants.

Page | xi

Référence
Auteur,
année

Section

Durée

Type d’étude

Nombre de patients inclus

Nombre de prélèvements environnementaux (dont
positifs)

Nombres
de prélèvement
positifs
chez les
patients

Nombre
de génotypes
environnementaux

Nombre
de génotypes
patients

Nombre
de génotypes en
commun

Méthodes

Résultats, concordance, discordance

[25]
Ruiz,
2004

Plusieurs
unités.

NC

moléculaire

NC

20 (20)

20

10

17

0

SDSPAGE,
RAPD,
PFGE

[26]
Johansson,
2013

Unité de
soins intensifs thoracique.

5 ans

moléculaire

72

8

24

4

NC

4

PFGE

Pas de génotypes
communs entre
les bactéries retrouvées chez les
patients et dans
l’environnement.
P. aeruginosa
d’origine endogène dans la majorité des patients
ayant développée
une infection
après la transplantation.

NC : Non communiqué


Page | xii




1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
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43(4): p. 335-8.
Baghal Asghari, F., M. Nikaeen, and H. Mirhendi, Rapid monitoring of Pseudomonas
aeruginosa in hospital water systems: a key priority in prevention of nosocomial
infection. FEMS Microbiol Lett, 2013. 343(1): p. 77-81.
Ruiz, L., et al., Relationship between clinical and environmental isolates of
Pseudomonas aeruginosa in a hospital setting. Arch Med Res, 2004. 35(3): p. 251-7.
Johansson, E., C. Welinder-Olsson, and M. Gilljam, Genotyping of Pseudomonas aeruginosa isolates from lung transplant recipients and aquatic environment-detected
in-hospital transmission. APMIS, 2013. 122(2): p. 85-91.
BEH, n°30-31, 22 Juillet 2008 : Signalement des infections nosocomiales à
Pseudomonas

aeruginosa.

France,

Août

Page | xiv

2001

-

Juin

2006,

INVS

Annexe 2
Protocole de surveillance de la flore fongique en chambre de
réanimation équipée d’un appareil de traitement d’air
INTRODUCTION
L’Aspergillus est un champignon filamenteux qu’on trouve couramment dans l’air ambiant.
S’il est inoffensif pour l’Homme en bonne santé, il représente un danger important pour les
personnes immunodéprimées.
En réanimation, un dispositif de traitement d’air mobile est installé dans les chambres pouvant
accueillir les patients d’hématologie qui sont particulièrement à risque : un Aseptair® dans le
sas et d’un Sentinel® dans la chambre.

OBJECTIF DE L’ETUDE
Le but de cette surveillance est de vérifier l’efficacité du dispositif de traitement d’air présent
dans les chambres de patients en isolement protecteur, par la recherche de présence éventuelle
d’Aspergillus ou d’autre flore fongique dans l’air ambiant. La flore bactérienne totale sera
également prise en compte dans l’étude, même si son interprétation dépend de la présence
humaine et de l’activité au sein de la salle.

MATERIEL ET METHODE
Critères d’inclusion
Les chambres de Réanimation nord n°1, 2 et 3 recevant des patients d’hématologie en
isolement protecteur et équipées d’armoire mobile de traitement d’air en fonctionnement
(Aseptair® dans le sas et Sentinel® dans la chambre) seront incluses dans la surveillance.
Modalités de prélèvement
Les prélèvements seront faits par les membres de l’Unité d’Hygiène et Epidémiologie. Ils se
feront à l’aide d’un aérobiocollecteur sur des Géloses Trypticase-soja, à raison de 3
échantillons par prélèvement :
-

1 échantillon de 500 L d’air dans la chambre,

Page | xv

-

1 échantillon de 500 L d’air dans le sas de la chambre,

-

1 échantillon de 250 L d’air dans le couloir central.

Le rythme de prélèvement se fera dans la mesure du possible sur 3 jours consécutifs, à raison
d’une série de prélèvements chaque mois.
Le préleveur vérifiera que le Sentinel® est réglé sur la Puissance 3 et que l’Aseptair® est
réglé sur 50% au minimum.
Règles d’asepsie
Pour le recueil dans la chambre du patient, l’opérateur devra avoir une tenue adaptée:
-

Désinfection des mains par friction,

-

Port de masque, charlotte, sur-blouse et gants.

L’opérateur veillera à ce que les deux portes du sas et de la chambre (accès au sas et accès à la
chambre) ne soient jamais ouvertes en même temps avant de procéder au prélèvement.
Avant de démarrer le prélèvement, le crible et le corps de l’aérobiocollecteur seront
décontaminés à l’aide de papiers essuies mains imbibés d’alcool à 60°C.
La mise en place de la gélose dans l’aérobiocollecteur se fera de manière aseptique.
Après prélèvement, scotcher chaque boite pour que le couvercle reste bien en place.
Chaque échantillon sera identifié à la fin de chaque mesure par un numéro d’identification
noté sur la fiche de prélèvement jointe et reporté sur la boite de pétri. Cette fiche sera remplie
au fur et à mesure des prélèvements, en veillant à la correspondance entre point de
prélèvement et numéro de gélose.
Toute circonstance pouvant entrer en compte dans l’interprétation du prélèvement (activité
dans la salle pensant le prélèvement ou juste avant, ouverture de portes…) sera précisée sur la
feuille de prélèvement.
La conservation des géloses se fera à température ambiante. Elles seront insérées dans un sac
accompagnées d’une copie de la fiche de prélèvement et remises au CBS pour acheminement
au laboratoire dans les 12h maximum pour analyse.

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RESULTATS
Les résultats seront recueillis dans le tableau suivant :

Date de
chambr prélèe
vement

Puissance
des appareils

Site du prélèvement

Sentinel® :
Aseptair® :

Couloir central
Sas
Chambre

Conditions de
recueil

Flore bactérienne
PNC/ m3

Flore
fongique
PNC/
m3

Identification de la
flore fongique

Interprétation Flore
fongique :
S / NS

S/NS : Satisfaisant/ Non Satisfaisant
Les résultats attendus sont :
Flore bactérienne et flore fongique
PNC/ m3
En activité

Couloir extérieur
Sas
Chambre

ND
M50 *

F5 et absence d’Aspergillus de Mucor ou de Fusarium
M10 *

F5 et absence d’Aspergillus de Mucor ou de Fusarium

M10 M50 : classe microbiologique
F5 : classe fongique
ND = non déterminé
* La qualité bactériologique de l’air attendue en présence de patients et de soignants et/ou
visite pourra varier en fonction de l’activité au sein de la pièce et au cas par cas.

Page | xvii

Annexe 3


Evaluation de la contamination des pistons d’aspiration et air/eau
et valve pour canal opérateur
Groupe HCL endoscope

Contexte
En endoscopie digestive aux HCL, les pistons d’aspiration, air/eau et les valves pour canal
opérateur sont désinfectés avec l’endoscope en laveur désinfecteur. Ces dispositifs présentent
une architecture qui rend difficile leur nettoyage et leur désinfection interne. Ces dispositifs
doivent avoir le même niveau de contamination que l’endoscope.

Objectifs :
Evaluation de la fréquence et de la nature de la contamination bactérienne et fongiques des
valves et pistons réutilisables en endoscopie digestive.
Comparaison des coûts de la sécurisation de ces dispositifs.

Matériel et méthode :
Description de la population étudiée
Les unités inclues :
-

les services d’endoscopie digestive des groupements suivants :

-

serve 3 GHS

-

exploration fonctionnelle digestive H bis GHEH

-

centrale de désinfection – exploration fonctionnelle digestive GHN

-

bloc opératoire HFME

Les endoscopes inclus:
Tous les endoscopes de marque Olympus utilisés en endoscopie digestive à l’exception des
échoendoscopes. Privilégier dans la mesure du possible le même nombre de prélèvements
entre les gastroscopes, les coloscopes et les duodénoscopes.
Le nombre de prélèvements par GH :
10 au minimum

Page | xviii

Les centres participants :
GHN GHS GHEH HFME
Durée de l’étude :
fin 21 juin
Modalités de prélèvements
La commande des poudriers contenant les milieux de culture sera faite au niveau du
laboratoire de biologie, sécurité et environnement GHEH. Les milieux de culture se
conservent à température ambiante, péremption au-delà de la date de fin d’essai.
Les prélèvements seront faits par les membres des unités d’endoscopie ou de l’unité
d’hygiène en fonction des organisations de chaque groupement.
L’analyse des valves et pistons se fera dans les conditions habituelles d’utilisation. Prévoir
une double paire de valve et piston pour permettre l’utilisation de l’endoscope.
Règles d’asepsie pour le recueil des valves et pistons
En amont, vérifier la clarté du bouillon des poudriers (absence de contamination initiale).
Les 3 éléments sont pris en sortie de LDE :
-

Masque chirurgical

-

Désinfection des mains 30 sec

-

Port de gants stériles ou de pince stérile

-

Ouverture au dernier moment des 3 poudriers stériles remplis de Bouillon
trypticase soja de façon aseptique.

-

Dépose de la valve et des deux pistons : un par poudrier.

L’envoi des prélèvements est fait au laboratoire de biologie, sécurité et environnement
GHEH le plus rapidement possible (dans la journée obligatoirement) à température
ambiante.
Adresse : pavillon 1, 2ème étage GHEH
Avec la fiche de prélèvements précisant bien l’unité endoscopie.
Mise en culture
Durée d’incubation : 7 jours

Page | xix

Retour du matériel
Nettoyage désinfectant des valves et pistons pour éliminer le milieu culture (Aniosurf®15
min) puis rinçage. Conditionnement des 3 valves et pistons dans un poudrier et retour du matériel par le LBSE par le PTHA vers les unités d’endoscopie (délai d’immobilisation de la
valve et piston : 7 jours maximum).
Interprétation
Les résultats seront analysés en fonction de la procédure « Surveillance microbiologique des
endoscopes aux HCL » : germe cible (Enterobactérie, Pseudomonas aeruginosa….), autres
germes.
Interprétation qualitative

Résultats
1) Microbiologie
Centre

Service Type
d’endoscope

Marque

Piston

Piston

Valve

Germe (bac-

air eau

d’aspiration biopsie térie ou
champignon)

2) Coûts estimés
-

Nombre acte d’endoscopie (à l’exclusion des échoendoscopes) en 2012 et 2013

-

Nombre de valves et pistons achetés sur cette période

DISCUSSION
Type de bactérie ou de champignon

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