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Mémoire fin étude Virginie Louckx.pdf


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Introduction historique
Il convient, dans un premier temps, de retracer l’évolution historique de l’activité
d’expérimentation (A), ainsi que l’évolution en Belgique (B), pour enfin détailler la situation
actuelle, en Belgique également (C)

A. Evolution historique
On dit qu’il est important de connaître l’histoire afin de ne pas répéter les erreurs du passé. De
fait, un bref retour en arrière permet tout d’abord de comprendre pourquoi il est nécessaire
d’encadrer, sur le plan juridique, l’expérimentation médicale sur l’être humain, spécialement
la question de son consentement.
De tout temps, l’homme a été un sujet de curiosité pour l’homme. Curiosité quant au mode et
style de vie, curiosité quant aux pensées, aux idées, mais également curiosité quant au
fonctionnement physique du corps. Il semblerait que c’est en 1866 que fut rédigé le premier
traité de la médecine expérimentale, par celui actuellement désigné comme le fondateur de
cette science, un médecin et physiologiste français du nom de Claude Bernard, qui établit une
médecine « agissant scientifiquement, et non empiriquement2 ». L’Histoire met souvent en
avant ses nombreuses découvertes3, moins les moyens hasardeux qu’il mit en œuvre pour y
arriver : ainsi, ses collègues et lui n’hésitèrent pas à faire de nombreuses expériences sur des
condamnés à mort- vivants ou morts-, par exemple à faire ingurgiter à l’un d’eux une brioche
fourrée de vers de manière à vérifier à l’autopsie si les vers ont pu se développer.
Cette nouvelle conception de la médecine, passant d’une activité à vocation exclusivement
curative à une activité de recherche, prit de l’ampleur dans les esprits, aidée par le
développement, à la même époque, de la biologie. Les découvertes de Mendel (sur l’hérédité),
de Weismann (sur la structure moléculaire), de l’embryologie, de Darwin, permirent à la
science de progresser dans son savoir. Toutefois, le climat de l’époque était tel que ces
nombreuses découvertes ne tardèrent pas à être utilisées à des desseins politiques,
spécialement pour servir la lutte des classes et le courant eugéniste qui se développait un peu
partout dans le monde et dont les premières victimes furent les malades mentaux, et les
personnes de race différente de celle du pouvoir en place.

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C. BERNARD, Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, Paris, Garnier-Flammarion, 1895, p. 279
Il découvrit par exemple le rôle de la sécrétion pancréatique dans la digestion des graisses (1848), le rôle du
foie dans la sécrétion interne du glucose dans le sang (1848), etc.
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