Sieleunou Fin Santé CMR mars2010 .pdf


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RESUME
Contexte : Le Cameroun comme tous les autres pays de la région de l’Afrique sub-saharienne, n’a pas
échappé à la dynamique observée dans le champ du financement du système de santé depuis les
indépendances. Le pays constituait avec la Sierra Leone en 1997 le duo de queue des pays africains dans
le classement OMS de l’équité de la contribution financière pour l’accès aux soins. Dix ans après, les
récents indicateurs relatifs au financement du système de santé ne montrent guère d’amélioration.
L’objectif de notre étude est d’une part, de décrire et analyser l’évolution du financement du système de
santé au Cameroun et d’autre part, d’engager une réflexion sur les défis fondamentaux auquel ce système
fait actuellement face.
Méthode : Nous avons utilisé pour notre analyse le cadre générique de référence du financement de la
santé ainsi que les données de 1995 à 2007 du compte national de santé, des lois de finance, de la base de
données en ligne de l’OMS et de l’interview de certains acteurs clés du système de santé.
Résultats : Trois principaux agents participent au financement de la santé au Cameroun : Les ménages,
l’Etat et les bailleurs. De 1995 à 2006, les dépenses de santé ont augmenté de 75% en terme réel, passant
de près de 200 milliards à plus de 352 milliards de francs CFA. En terme de part du PIB, elles sont restées
stables durant cette période et oscillent entre 4 et 5 %. Les dépenses privées varient entre 75 – 87 % des
dépenses totales de santé. Les paiements directs constituent la quasi-totalité de ces paiements privés en
santé et y contribuent pour au moins 94% chaque année depuis 1996. Chaque dollar de plus dépensé en
santé pour un habitant résulte 9 fois plus de l’augmentation des dépenses privées que des dépenses
publiques. La part des dépenses publiques de santé par rapport aux dépenses totales de santé est restée
inférieure à 25% par an. Les dépenses publiques de santé per capita quand à elle progresse, mais
faiblement et se situent entre 4 - 8 US $. Le niveau central occupait plus de 90% des allocations
budgétaires en 2004. Cette proportion a diminué au fil des années au profit du niveau opérationnel et en
2007, elle n’était plus que de 29%.
Conclusion : Le système de financement de la santé en vigueur au Cameroun ne s’emble pas présenter de
réelle force pour favoriser l’accès aux soins des populations pauvres. Pour l’améliorer, deux stratégies
peuvent être mises de l'avant : soit mobiliser d’avantage les ressources, soit améliorer la coordination des
ressources existantes pour améliorer l'accès, la qualité et l'efficience. Les résultats s’avèrent donner raison
à la deuxième option. La crise du financement du système de santé au Cameroun questionne ainsi moins
le montant de celui-ci que la cohérence et la pertinence de son organisation avec les fonctions qu’il doit
remplir.

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