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Titre: Microsoft Word - 1978-11-00 Moyemont _88_.doc
Auteur: GMH

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Moyemont - 88 - Vosges - 11 - 1978

CNEGU

Observation d’un phénomène insolite dans les environs de
Moyemont (88 - Vosges)

En novembre 1978
Gilles Munsch
- 07-2010 -

1 - Introduction :
A la fin des années 1970, l’ufologie ne disposait pas des outils de recherche et d’analyse des
informations qui sont les nôtres désormais. De plus, le contexte de l’époque n’était pas le même tant du
point de vue des témoins que de celui des enquêteurs de groupements privés.
Rappelons que nous sortions de plusieurs grandes vagues d’observations (1974 et 1976) en France et
que l’actualité était encore très fournie, tant sur le plan des témoignages diffusés par voie de presse que
sur le plan de l’astronautique (les missions lunaires Apollo étant encore dans toutes les mémoires).
Examinons donc sous un œil nouveau cette observation aux aspects pour le moins insolites !
2 - Source de l’information (texte partiel) :
Rapport d’enquête du CVLDLN (Cercle Vosgien Lumières Dans La Nuit)
Enquêteur François Diolez (Ingénieur – Président du CVLDLN) - Mars-Avril 1979.
Les pages qui suivent présentent l’essentiel du compte-rendu d’enquête rédigé à l’époque.
Les documents originaux ont été scannés mais il convient de préciser que les documents listés cidessous n’ont pas été intégrés ici pour ne pas alourdir le dossier (ils sont bien-sûr disponibles sur
demande auprès du CNEGU). Le cas n’ayant pas fait l’objet d’autres publications, l’anonymat sera
évidemment respecté, par principe et à la demande explicite du témoin (en 1979).
Documents non reproduits :
-

Formulaire d’enquête du CVLDLN (Enquête N° : F/98/88781100 (03))
Formulaire CNEGU de standardisation et de transmission d’un cas d’observation.
6 des 9 clichés réalisés par l’enquêteur sur le terrain.

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Cette enquête n’a pas fait l’objet d’une publication dans le bulletin d’information du CVLDLN, à savoir
« La Ligne Bleue survolée ? ». Elle a cependant été évoquée au travers d’une BD succincte signée
Jacques Rivière (alors membre du CVLDLN) dans le N° 4 – (1980).

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3 – Contre-enquête en 2010 :
En mars 2010, Eric Bitterly (ex-enquêteur du CVLDLN et astronome amateur) me contacte pour me
proposer de l’accompagner sur une enquête relative à un cas assez ancien, puisque remontant à l’année
1978. J’accepte volontiers sa proposition lui demandant où se situait l’observation, le bref résumé des
événements qu’il m’avait fait me disant quelque chose.
Profitant des quelques jours précédant notre rendez-vous avec le témoin, je recherche dans mes
dossiers et retrouve rapidement l’enquête de François Diolez, présentée ci-dessus. Je connaissais donc
effectivement ce cas et avait déjà songé à le réexaminer. L’occasion était donc venue.
Après remise en mémoire des faits et quelques vérifications, mon idée se forge rapidement…
Sans en parler à Eric, afin de ne pas l’influencer lors de l’enquête, je l’accompagne donc chez le témoin
le vendredi 02 avril 2010, en fin d’après midi.
Je participe donc à l’entretien, cherchant si possible à me faire préciser quelques points que je considère
alors importants et portant mon attention sur la comparaison du témoignage actuel avec celui de 1979.
Précisons qu’à aucun moment le témoin ne s’est douté que je pouvais déjà connaître son récit ce qui
rendait la comparaison d’autant plus pertinente.
Rencontre avec le témoin :

(entretien enregistré. Fichier disponible sous conditions)

C’est donc le vendredi 02-04-2010 en fin d’après-midi qu’Eric Bitterly (EBY) et moi-même (GMH) nous
nous présentons au domicile de M. P… R… qui nous reçoit fort courtoisement en compagnie de son
épouse. La discussion s’engage aussitôt autour d’une table.
Après présentation de notre intérêt déjà très ancien pour cette question, nous laissons la parole au
témoin.
Il commence en précisant qu’à cette époque il ne croyait pas du tout à ces histoires et qu’il a fallu que
cela lui arrive pour voir ébranlées ses convictions.
Témoin : « Ce matin là, je roulais en camion en direction de Neufchâteau (88). A la sortie de Moyemont (88), il y a
une descente assez rapide, puis une bonne montée, puis le carrefour de St-Genest. Après il y a une ligne droite qui
fait bien 3 kms, puis après un grand virage à gauche.
Donc à la sortie de Moyemont, j’aperçois une masse un peu rosée, immense, plus large que la route !
Je descends la côte, il se met alors devant moi à quelques mètres alors que je roulais à 75-80 km/h.
Je suis remonté en haut de la côte, il était toujours au-dessus de moi, il m’a suivi sur 700 à 800m.
Ce que j’ai aperçu alors, c’est une espèce de « S » dedans, un truc qui bougeait ! C’était un peu transparent quoi,
on voyait au-travers. C’était un truc qui ne ressemblait à rien de ce qui peut exister sur la terre, enfin pour moi ! Et
puis après, il m’a suivi 1 km, devant le camion pour bien que je le vois, j’ai cru comprendre ça, puis après il est
parti. Il est monté mais alors à une vitesse pas possible, à 2 ou 3 kms et puis il m’a semblé qu’il retombait plus
loin. Alors quand je suis arrivé dans le virage, je tendais un peu le dos me demandant ce qu’il pouvait arriver. Mais
en fin de compte, il a dut atterrir beaucoup plus loin, … Aller beaucoup plus loin, à une vitesse phénoménale ! Et
puis après, terminé !
Par la suite, j’ai même décalé mes heures de voyages pour éviter de le revoir ! »
EBY – Parce que vous pensiez le revoir ?
Témoin : « Oui, j’ai eu la trouille !
Donc je partais avant ou un peu après, c’est dingue ! Ca, je l’ai raconté à ma mère qui est décédée en 1978, c’est
pour cela que je me rappelle très bien de la date : novembre 1978.
Depuis, je n’en ai jamais revu ! »
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EBY – Et le jour de la semaine, c’était entre le lundi et le vendredi ?
Témoin : « oui, c’était en semaine ! »
GMH – C’était plutôt en début ou en fin de semaine ?
Témoin : « Ah non ! C’est difficile ! Vous savez, 32 ans … »
GMH – Vous souvenez-vous comment vous travailliez à l’époque ? Vous partiez au travail !
Témoin : « Oui, j’étais à mon compte, j’étais en camion, j’allais livrer, j’étais chargé. Je partais tous les jours vers
04h 45 d’ici. Donc je suis arrivé là-bas entre 05h05-05h10. »
EBY – Donc il faisait nuit ?
Témoin : « Oh oui ! C’est pour cela que c’était lumineux, vraiment lumineux, c’était d’un rose incroyable. »
EBY – Et ça vous a semblé matériel ou plutôt vaporeux, comme un nuage ?
Témoin : « plutôt comme un nuage puisqu’au travers j’apercevais un truc, comme un « S » qui bougeait ! »
GMH – Les contours étaient-ils nets ?
Témoin : « C’était la nuit ! C’était comme une ampoule qu’on voyait mais qui n’éclairait pas autour ! »
Puis, nous passons au repérage des lieux sur la carte IGN et le témoin nous reprécise toute les étapes de son récit,
à partir de Jeanménil.
Puis il continue :
« Je n’ai plus rien observé par la suite mais j’ai trouvé bizarre de ne croiser aucun camion alors que je pensais
toujours croiser d’autres collègues qui chargent des bouteilles à Gironcourt-sur-Vraine (88) pour les amener à
Strasbourg (67). Il a fallu que je traverse tout le bois pour finalement n’en croiser qu’à la sortie ! J’étais impatient
d’en croiser car j’aurais aimé qu’ils voient ça ! »
EBY – Vous n’avez jamais entendu personne en parler, … Avoir fait d’autres observations similaires ?
Témoin : « Ah non ! Jamais»
GMH – Et c’était donc au-dessus de la route ?
Témoin : « Ah oui ! C’était à 20 m au-dessus de moi, il se tenait devant pour que je le vois, quoi ! »
GMH – il est toujours resté devant vous ?
Témoin : « Oui, pendant un petit km ! »
GMH – Pendant un km, tout le temps, dans la ligne droite, il est resté bien visible, toujours bien devant vous !
Témoin : « Oui ! »
EBY – A 20 m, au-dessus de la route ?
Témoin : « Oui, à peu près ! Mais un truc, deux fois plus large que la route !»
EBY – Et à quelle distance du camion ?
Témoin : «20m au-dessus ! 20m devant ! Ah oui ! Et ça moi, je ne suis pas comme ma sœur, je n’y croyais pas !
Depuis là, (rire) j’ai été calmé !»
EBY – Et le « S » que vous décrivez il était de couleur ?
Témoin : « Il était foncé! »
EBY – Et toujours dans les roses ?
Témoin : « Ah non, il était gris, gris noir mais on voyait bien que, à travers ça, dans cette bulle, ça bougeait »
EBY – Et la forme ?
Témoin : « Un gros ovale … »
GMH – Vous pourriez le dessiner ? (il accepte et je lui fournis le nécessaire)
Témoin : « On aurait dit un ballon, ce n’était pas des formes arrêtées, ce n’était pas de la carrosserie ! Et puis, ce
truc là, on a l’impression qu’il flottait»
GMH – Il bougeait, il se déplaçait en restant toujours pareil ou il se déformait ?
Témoin : « Non, il restait sur son plan, mais en flottant ! »
GMH – C’est lui qui bougeait, en restant toujours au milieu comme un serpent qui bouge. Donc plus contrasté,
plus foncé !
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Témoin : « Oui, très distinct ! »
GMH – Et ça, vous l’avez vu tout le temps, depuis le début ?
Témoin : « Ah oui ! Et puis, bon, je regardais quand même la route ! Et puis d’un coup il est parti… Mais y’a pas eu
de bruit, rien du tout, parce que moi j’ai descendu la vitre tout doucement, rien entendu … Mais il est parti, j’vous
dis : quand j’ai vu il était à deux kms en l’espace d’une demi-seconde ! »
EBY – Il est parti à l’horizontale, ou il est monté ?
Témoin : « Non il est monté, mais j’ai eu l’impression qu’il atterrissait… Mais sûrement qu’à la vitesse où il est parti
il n’a pas atterri du tout, il est parti beaucoup plus loin. »
GMH – Au moment du virage ?
Témoin : « Avant, juste avant ! Il est monté et à la vitesse où il allait on avait l’impression qu’il retombait mais en
fin de compte, il devait être dans le ciel ! »
EBY – Et vous aviez l’impression qu’il avait un caractère intelligent dans le sens où il vous suivait puis qu’ensuite il
est parti, ou vous diriez que c’est le hasard… ?
Témoin : « Ah non, pour moi ce n’est pas le hasard ! Pour moi c’est quelque chose qui me suivait ! Ben oui,
pourquoi déjà que je l’ai vu très haut à la sortie du pays et quand je suis descendu, je suis arrivé à la côte il était
là, et puis après quand je roulais, il est reparti à la même vitesse qu’il était arrivé sur moi, ça paraît bizarre ! »
GMH – Parce qu’au départ, vous avez vu quelque chose qui était loin !
Témoin : « Oui, j’ai vu une petite boule, comme ça, j’ai cru que c’était le soleil mais là, quand je suis arrivé audessus de la côte, c’était énorme ! Ca foutait la trouille !
Parce que justement le journaliste J-C Bourret (confusion un moment avec Roger Gicquel, mais corrigée par son
épouse) il faisait des trucs comme cela ! M-C… (Ndlr : Sa sœur) en avait parlé à mon cousin qui était en rapport
avec lui. Je n’ai jamais revu mais pour moi, ce n’est pas humain ! Vraiment je ne sais pas ce que ça peut être.
GMH – Et il n’y a pas eu d’effet sur le camion ? Pas d’effet lumineux ?
Témoin : « Non, non rien du tout, pas de ratés ! »
EBY – sur la radio, pareil ?
Témoin : « Non, rien du tout ! »
GMH – A quelle heure c’était ?
Témoin : « C’était à 5h05-5h10 ! »
GMH –Aviez-vous noté l’heure d’une manière ou d’une autre ?
Témoin : « Non, mais je partais toujours à la même heure ! » ….
GMH – Vous partiez toujours à la même heure ? A 4h 45 !
Témoin : « C’était à 5h07, à peu près ! Et c’était, ça c’est sûr, début novembre 1978 ! »
GMH – Tous les jours vous faisiez le même trajet ? N’y a-t-il pas des jours où vous faisiez un trajet différent ou, …
Témoin : « Depuis là je vous dis, depuis ce coup là je ne suis jamais plus parti à la même heure, parce que je ne
voulais pas le revoir ! »
GMH – Donc lundi au vendredi, jamais le samedi ou le dimanche !
Témoin : « Ah non ! »
EBY – Parmi les collègues que vous connaissiez, vous leur avez demandé s’ils avaient vu quelque chose sur le
trajet … ?
Témoin : « Oui, sûrement qu’on en a parlé mais je sais que j’étais le seul. Moi ce que j’aurais voulu, tous les jours
je croisais des camions, et puis ce jour là ils n’étaient pas là ! J’ai fait tout le bois… »
GMH – Vous n’auriez pas pu, pour une raison X ou Y être avoir un peu d’avance ou de retard ce qui expliquerait
que vous n’ayez pas croisé les camions aux mêmes endroits ? Ou alors c’est eux qui étaient en avance ou en
retard ?
Témoin : « Ben c’est ça ! » (Ndlr : il veut signifier que cela reste une possibilité)
GMH – Et vous, de votre côté, vous n’avez pas le sentiment d’avoir pu être en avance ou en retard ?

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Témoin : « Non ! Mon réveil, je le mettais pour la semaine donc je me levais et je partais, c’était tout le temps
pareil »
GMH – Sur le parcours là, n’y a-t-il pas de risque de ralentissement ?
Témoin : « Ah non ! C’est des routes, on est tout seul et justement on partait de bonne heure pour être tranquille.
Y’a pas photo, le matin …
GMH – Vous vous souvenez de la météo du jour ?
Témoin : « Il ne pleuvait pas ! »
GMH – Il ne neigeait pas non plus ?
Témoin : « Non, non, il ne neigeait pas. »
GMH – Pas de neige au sol ?
Témoin : « Non, rien du tout»
GMH – Vous souvenez vous quel était l’état du ciel? Est-ce que c’était clair?
Témoin : « je dirais : clair ! »
GMH – Vous ne vous souvenez pas si vous avez vu des étoiles, la Lune, …
Témoin : « Je dirais qu’il devait y avoir des reflets de Lune car c’était clair comme temps, malgré que ce soit en
novembre !»
GMH – Vous pensez qu’il pouvait y avoir un clair de Lune ou quelque chose ?
Témoin : « Oui, un truc comme ça ! Mais il n’éclairait pas ce truc là, il s’illuminait tout seul, on le voyait vraiment
bien. »
GMH – C’était une nuit pas trop obscure ! Donc peut-être un clair de Lune ? Avez-vous vu la Lune ? Vous ne vous
souvenez pas…
Témoin : « Non, mais je sais que ce n’était pas noir, noir ! »

…/… (16 minutes 30 sec sur 55 minutes 30)
La suite de l’entretien revient à plusieurs reprises sur les divers détails du récit. En résumé,
il en ressort de ces 39 minutes suivantes que :
- Suite aux échanges avec son cousin de Belleville, il pense que des gens s’intéressant à cela sont
venus le voir (selon son épouse ils devaient venir mais ne sont jamais venus, version à laquelle il
adhère aussitôt).
- A l’époque, il était déjà marié et habitait près de l’église.
- Il n’avait jamais rien vu auparavant et contrairement à sa sœur, il ne croyait pas à ces histoires.
- Il n’a pas déposé à la gendarmerie et n’a jamais reçu de visite de sa part ou subit d’enquête
officielle. (Ndlr : affirmation erronée, voir plus loin)
- L’ovni est toujours resté devant le camion.
- Il n’éclairait pas la route.
- Le « S » bougeait sans cesse lentement.
- L’ovni était plus large que haut.
- Il ne se souvient plus si le camion était en « feux de croisement », en « phare » (a priori pas en

« antibrouillard »)
-

Le camion avait des feux au-dessus (gabarits). C’était un 38 tonnes, avec remorque. Il
transportait des grumes de bois.
Il ne s’est pas arrêté, ni même n’a ralenti son véhicule.
Il ne pense pas que le phénomène était là spécifiquement pour lui mais que, passant par là …
On aurait dit un ballon, une bulle …
Pas d’odeur perçue lors de l’ouverture de la vitre, ni d’effet sur l’autoradio qui fonctionnait.
Le témoin n’a jamais cherché à en savoir plus sur ces phénomènes.
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Il ne connaît personne qui aurait fait des observations insolites. (Ndlr : en 1979, il aurait évoqué une
observation de son père).

-

Sa destination se situait entre Neufchâteau et Chaumont (jusqu’à la scierie à St-Blin). Départ
~04h45 – arrivée ~07h25. Moyenne ~ 55-60 km/h. (Ndlr : ou 75-80 km/h !?)
Il est marié, père de deux enfants, en retraite.
Sur interrogation, son épouse confirme qu’il lui a parlé de son aventure le soir même à son
retour.
Ils n’ont pas souvenir d’autres phénomènes ovni mentionnés les jours suivants dans la presse.
Il a cessé de faire ce trajet ~1 an ½ après l’observation.
Nous recueillons ses coordonnées.

La fin de l’entretien déborde du cadre strict de l’observation elle-même.
Nous prolongeons notre visite, Eric et moi, par un passage sur les lieux de l’observation. La nuit
tombante et une soudaine averse de pluie nous empêchent de réaliser quelques photos. Visiblement
peu de choses ont changé dans le paysage très campagnard du secteur.
Durant ce déplacement en voiture, nous échangeons nos sentiments respectifs et j’évoque mon
hypothèse d’explication potentielle à Eric. Je lui montre alors le rapport d’enquête CVLDLN de l’époque,
dont-il n’a plus souvenir (il n’en a d’ailleurs peut-être jamais eu connaissance).
A titre indicatif, notre déplacement (en essayant de rouler à 60km/h) dure 17 minutes environ (depuis
l’église du village) pour atteindre la sortie de Moyemont, lieu du début de l’observation.
4 – Situation géographique des lieux :
L’observation a donc bien eu lieu dans le secteur situé à l’Est de Moyemont.
Carte : Source IGN – GéoPortail.

3
2
1
Carrefour

Virage

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1

Phase 1 : Sortie de Moyemont – Le phénomène apparaît, lointain.

2

Phase 2 : Après le carrefour et la montée, le phénomène semble au plus proche.

3

Phase 3 : A l’approche du virage, le phénomène qui semblait l’attendre, s’évanouit rapidement.
Vue aérienne : Source IGN – GéoPortail.

Moyemont

3
2
1
Carrefour

Virage

5 – Hypothèse :
Comme l’observation s’est déroulée dans une grande ligne droite (~2,5km), il est facile de constater
que, le phénomène restant toujours décrit comme étant à la verticale de la route (sauf dans les derniers
instants), il semble être resté dans un azimut constant, en l’occurrence celui de la route, à savoir
275°/NG.
Nous pouvons donc envisager la Lune comme candidat potentiel à la méprise en fonction du fait que :
-

-

-

la forme ovale peut correspondre à une Lune proche de sa phase pleine,
la couleur rose (2010) ou rouge-rosé (1978) est assez compatible avec les teintes que la Lune
peut parfois prendre lorsqu’elle est basse sur l’horizon (comme le soleil),
la hauteur angulaire du phénomène est effectivement assez faible,
la direction d’observation est compatible avec un coucher de Lune.
la taille apparente reste visiblement proche de celle de la Lune puisqu’il n’est pas rare, en
voiture, d’observer un lever ou un coucher de Lune (ou de Soleil) avec un astre dont la taille
apparente dépasse largement celle de la route.
l’ovni est certes décrit comme mobile mais pas en azimut ! Le témoin perçoit surtout des effets
de rapprochement ou d’éloignement (profondeur) qui peuvent éventuellement s’expliquer par
des effets de perspective, voire par les effets dus à des nuages ou de la brume.
Les mouvements apparents en hauteur ne sont pas incompatibles avec les effets de perspective
provoqués par la route qui descend puis remonte très sensiblement (>20m de dénivelé).
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pas de bruit durant toute son observation (vitre ouverte), même si le bruit du moteur peut avoir
couvert un éventuel son en provenance du phénomène.
- Aucune odeur perçue, ni aucun autre effet particulier.
A ce stade de la réflexion et au vu du nombre d’éléments en faveur de l’hypothèse, nous pouvons
imaginer que le cas pourrait bien se résumer à l’observation de la Lune, qui obligatoirement se situerait
alors :
- proche de son coucher (faible hauteur angulaire),
- en phase pleine ou plutôt gibbeuse (au vu de l’heure),
- donc située, en corollaire, dans le secteur Ouest et dans l’axe de la route.
La date n’étant pas connue avec précision mais située plutôt en début de mois, Il reste donc à solliciter
un logiciel d’astronomie pour rechercher d’éventuelles occurrences compatibles avec notre hypothèse.
-

6 – Vérification des éphémérides astronomiques :
Les pages suivantes présentent des captures d’écran issues du logiciel : STELLARIUM V0.10.2
Le balayage des dates du mois de novembre 1978 met en évidence deux possibilités difficilement plus
convaincantes puisque nous trouvons la Lune (sur le point de se coucher) en plein Ouest.
Coordonnées du lieu, (carrefour de St-Genest) :
Longitude :
~ 06° 31’ 20’’ Est
Latitude : ~ 48° 21’ 00’’ Nord.

Altitude : ~ 340m

Position de la Lune le 13-11-1978 au début de l’observation (selon horaire donné en 2010)
Hauteur : ~ 5° Azimut géographique : ~ 276,5° (Ouest)

N-B : Coucher de la Lune le 13-11 à ~ 05h 39 HL, dans l’azimut géographique : ~ 282 (Ouest)

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Position de la Lune le 14-11-1978 au début de l’observation (selon horaire donné en 1978)
Hauteur : ~ 12,5° Azimut géographique : ~ 273,5° (Ouest)

N-B : Coucher de la Lune le 14-11 à ~ 06h 45 HL, dans l’azimut géographique : ~ 288 (Ouest)
Aspect de la Lune (phase gibbeuse)

Le 13/11/1978

Le 14/11/1978

Dans les deux cas, l’aspect très gibbeux (Pleine Lune le 15/11) conduit à une légère ovalisation (partie
supérieure dans l’ombre), probablement renforcée par la réfraction atmosphérique.

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7 – Analyse :
Discours du témoin :
Il est remarquable de constater le degré de fidélité dont le témoin a fait preuve ici. Trente deux ans
après les faits, il donne une version vraiment très proche de celle qu’il avait donnée au président du
CVLDLN quelques mois seulement après l’événement. Cela semble démontrer, outre ses qualités
mnémoniques, qu’il s’en est toujours tenu aux faits tels qu’il les a vécus (ou cru les vivre) sans jamais se
laisser aller à enjoliver son récit.
L’entretien permet d’évaluer le sens concret, pratique et mesuré d’une personne qui, bien que fortement
perturbé par une situation inhabituelle pour elle, a su garder les pieds sur terre, tant pendant
l’événement que dans les temps qui suivirent.
Notons toutefois les quelques contradictions relevées :

1978
Heure présumée :
Couleur :
Nuit :
Vitesse camion :
Autres camion :
Aspect du PAN :

2010

- vers 05h 25
- rose-rouge-foncé
- sombre, ciel clair
- 60/70 km/h
- croisé un camion de bouteilles avant.
- dessin ci-dessous

-

vers 05h 07
rose
claire (clair de Lune possible)
55/60 km/h
n’a pas évoqué ce camion.
dessin ci-dessous

Considérer que le rose s’étend à toute la forme ovale

Ce sont effectivement des nuances de détails très minimes mais la première, concernant l’heure précise
de l’observation conduit à envisager selon le cas deux solutions différentes mais toutefois si proches
qu’elles ne remettent pas en cause, selon nous, l’explication globale.
Si plutôt 05h 25 (1978) : méprise avec la Lune au coucher le mardi 14 novembre 1978.
Si plutôt 05h 07 (2010) : méprise avec la Lune au coucher le lundi 13 novembre 1978.
En effet, il est aisé de constater qu’il n’y a guère d’éléments opposables au prédicat mis en hypothèse.
Le fait que l’azimut de la Lune corresponde à moins de 2° dans les deux cas de figure (273.5 /NG ou
276.5 /NG) à l’azimut de la route (275°/NG) est à lui seul très convaincant sur le fait que le témoin, à
ces dates là, ne pouvait pas ne pas apercevoir la Lune en train de se coucher.
De plus dans les deux cas, lundi ou mardi, le jour correspond bien à un jour ouvré de la semaine et qui
plus est plutôt dans la première partie du mois de novembre.
La forme générale (notamment l’ovalisation), la couleur, l’azimut, la hauteur angulaire, la taille
apparente, l’absence de mouvement perceptible en azimut, l’absence d’effet d’aucune sorte sur
l’environnement ou sur le témoin, le fait qu’elle n’éclaire pas les environs (affaiblissement par absorption
dû à l’atmosphère), l’absence d’autres témoignages, (… /…) sont autant d’éléments qui convergent vers
une probabilité très élevée que notre témoin ait été abusé par la Lune au coucher.
Certes la forme décrite en 1978 et tout particulièrement le « S » observé comme « oscillant » sur la
forme globale n’est pas directement interprétable. L’expérience nous conduit pourtant (au vu de
nombreux autres cas où de telles distorsions ont été observées) à penser que cette particularité peut
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raisonnablement être imputée à des effets dus à des nuages ou de la brume (fréquente en cette saison
dans cette région). En 2010, le témoin semble avoir perdu de vue la partie inférieure de cette forme.
La hauteur angulaire de la Lune diminue progressivement durant le parcours du témoin mais la durée
n’étant que de quelques minutes, il est probable que cette variation de hauteur angulaire n’ait pu être
réellement bien perçue par le témoin qui, rappelons le, se déplace et dont l’horizon et l’environnement
se modifient sans cesse. Qui plus est, il conduit un poids-lourd !
La couleur moins orangée qu’à l’ordinaire pour une Lune au coucher semble appuyer l’idée que
l’atmosphère était quelque peu encombrée de nébulosités.
La disparition soudaine au niveau du virage à gauche peut aisément correspondre au fait que la route
change brutalement de direction, donnant ainsi l’illusion d’un départ de la Lune (azimut fixe) vers la
droite. Une Lune, qui plus est, rapidement masquée par le rideau d’arbres situé à droite et au-delà du
tournant (Cf photo de 1979 phase 3).
La Lune étant très proche du coucher (notamment le lundi 13-11), il suffit que le conducteur soit gêné
durant quelques petites minutes par le relief et/ou les arbres pour qu’il ne puisse revoir notre satellite
par la suite, perdant toute chance de l’identifier sous un angle moins trompeur.
Certes l’explication pourra paraître incroyable à un lecteur non expérimenté dans l’étude des cas de
méprises avec la Lune. Mais pour nous qui étudions souvent ce type de confusions, il n’y a rien
d’étonnant à rencontrer ce genre de scénario, histoire mainte fois rapportée sous diverses variantes
(parfois autrement plus extravagantes).
8 – Conclusion provisoire :
Il est toujours envisageable d’imaginer que l’observation n’ait eu lieu ni le 13, ni le 14 novembre, ce qui
éliminerait la Lune en temps qu’explication possible.
Notons toutefois que dans les jours qui précédent ces deux dates, la Lune devait être bien visible plus
haut dans le ciel et sur la gauche (côté chauffeur). Hors, justement, rappelons que le témoin n’a pas vu
la Lune (peut-être une clarté lunaire ?). Au-delà du 14/11 la Lune est couchée à l’heure de l’observation
mais nous nous éloignons alors d’autant du repère avancé (plutôt au début du mois de novembre) !
Mais l’argument qui me semble le plus décisif (au-delà des éléments déjà constatés) demeure la très
faible probabilité pour qu’un phénomène ressemblant à la Lune, se promène de cette manière quelques
jours avant ou après celui où, justement, la Lune se couche à cette heure là, à cet endroit là, dans
l’azimut parfait de la route !!!
Pour exemple : le 13-11, la Lune ne revient dans une situation proche que pour les années : 1997,
2016, 2073, … ce qui reste clairement peu fréquent !
Il faudrait pour s’en convaincre, croire au plus grand des hasards ou, de façon moins économique
encore pour la raison, s’imaginer qu’un phénomène intelligent s’amuse à provoquer de telles situations
pour le moins étonnantes. (et dans quel but ?)
Pour ma part et je le rappelle avec insistance au vu des nombreuses situations analogues déjà mises à
jours en d’autres temps et d’autres lieux, je me range sans difficultés à la conviction pour le moins
raisonnable et hautement probable que notre témoin a simplement été la victime d’un concours de
circonstances ayant légitimement provoqué ladite méprise.

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Cette conclusion ne porte aucune atteinte à l’intégrité du témoin (au demeurant d’excellente qualité)
puisqu’en la matière l’expérience nous prouve que tout un chacun (ufologues et astronomes inclus) peut
se laisser abuser en toute bonne foi, notamment par la Lune ! (de tels cas ne manquent pas).
9 – Les enseignements à retirer de ce cas :
Si nous acceptons comme établie l’idée d’une méprise (à chacun toutefois de se forger une opinion), il
nous est alors possible de pointer les caractéristiques propres à ce cas (à comparer avec des cas
similaires déjà proposés par ailleurs) :
-

Non reconnaissance visuelle de la Lune.

-

Interprétation des variations de perspective en termes de mouvement illusoire du phénomène (y
compris des variations d’altitude).

-

Distance totalement sous-évaluée puisqu’un objet situé à ~380 000km est perçu comme distant
de quelques dizaines de mètres. Par voie de conséquence l’altitude et la taille sont estimées de
façon totalement illusoire.

-

Le témoin surestime la longueur de la ligne droite (> 3kms au lieu de < 2,5kms).

-

Une fois encore, s’il s’agit bien comme nous le pensons de la Lune, la régularité des cycles
astronomiques permet de déterminer la date exacte des événements puisque contrairement au
témoin, nous pouvons avancer la date du lundi 13 novembre 1978 (à défaut le mardi 14
novembre).

-

L’enquête d’époque (1979) avait bien enregistré les éléments essentiels nous ayant permis, à
postériori, de mieux comprendre ce cas. Remarquons au passage que l’enquêteur ne s’était pas
livré à une interprétation des faits, se contentant de les relater. N’oublions pas que la recherche
d’une explication d’ordre astronomique était nettement plus laborieuse en 1979 qu’aujourd’hui.

-

Le témoin ne se souvient pas de l’enquête réalisée par François Diolez en 1979 (et pas
davantage son épouse).

-

Le témoin est sans conteste de qualité et d’une bonne foi la plus totale. Seule son interprétation
à chaud, comme à froid, nous semble être défaillante, sans que cela puisse lui être légitimement
reproché au vu des circonstances.

-

Comme d’autres, ce témoignage montre comment un témoin peut décrire un phénomène qui le
suit alors qu’en réalité celui-ci reste toujours devant lui. Il faut évidemment interpréter « suivre »
dans le sens « accompagner ». C’est toute la difficulté qu’il y a à bien comprendre certains
témoignages écrits lorsque l’enquête est réalisée par d’autres personnes.

10 – Reconstitution par le cycle du saros :

Le témoin aurait pu revivre son expérience en retournant sur les lieux le lundi 23-111996 à 05h 00. La Lune se situait alors à 5° de hauteur dans l’azimut 280°/NG.
Il peut encore le faire en s’y rendant mercredi 03-12-2014 à 03h 43. (soit 1h20 plus tôt !)
La Lune s’y présentera sans faute, au terme de deux cycles du Saros.
(Elle sera de plus ~ 2 degrés plus à droite ! Azimut ~ 278° - Hauteur ~5°)
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11 – Autres reconstitutions :
Les logiciels actuels permettent de rechercher d’autres solutions pour lesquelles la combinaison des
divers paramètres peut provoquer une situation plus proche encore (mais plus aléatoire) que celles
fournies par le cycle du Saros.
Par exemple, la chance fait que le 13-11-1997, la Lune se retrouvait à la même position et la même
phase à la même date et seulement 2 minutes plus tard !! (5h 09 HL - Az : 276° 22’ - Haut : 5° 7’)
Il eut été judicieux de la saisir pour se replacer au mieux dans les conditions de l’observation.

**********

Annexe
Calendrier de 1978

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