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l'époque par son mémoire en réponse au défi porté par Pascal
relativement à l'aire de la cycloïde. En 1668, il obtint le titre d'architecte du roi et dirigea la construction d'un grand nombre d'édifices, notamment celle de la cathédrale Saint-Paul, où se trouve sa
tombe avec l'épitaphe « Si monumentum requins, circumspice
(si tu cherches un monument, regarde autour de toi). Il fut trois
fois membre du Parlement, et présida la Royal Society de 1681
:

à 1683.

Mais revenons, encore une fois, à Boyle. Ame profondément
religieuse et même mystique (il avait appris le grec, l'hébreu et
le syriaque pour étudier les textes bibliques) Boyle pensait que
l'existence de Dieu se démontre aisément par les causes finales
et l'ordre de la nature. A sa mort, en 1691, il laissa par testament
une somme dont les revenus seraient employés à rétribuer soit
un pasteur, soit un chercheur qui prononcerait dans l'année huit
conférences-sermons, « pour prouver la religion chrétienne contre
les infidèles notoires, soit déistes, soit athées, soit païens, soit
juifs, soit mahométans «, sans jamais entrer dans une controverse qui puisse diviser les chrétiens eux-mêmes «.
C'est le célèbre érudit Richard Bentley qui en 1692 fut chargé
d'inaugurer ces conférences, et il choisit comme sujet de méditation la réfutation de l'athéisme. Le thème des trois dernières
conférences est réfutation de l'athéisme par l'origine et l'armature (frame) du monde. Il y démontre que l'existence de la gravitation, inexplicable mécaniquement, implique le libre choix du
Créateur. C'est à la suite d'un échange de lettres avec Newton
que celui-ci, très heureux de l'influence que sa philosophie pourrait avoir sur le public, fut amené à adjoindre à la deuxième édition des Principia (1713) la proclamation de foi qui la termine.
La fondation Boyle fut aussi l'occasion pour Samuel Clarke (17041705), plus tard pour William Derham (1711-1712) de démontrer
les implications théologiques de la gravitation universelle.
En même temps, d'autres newtoniens expliquaient au grand
public le système de Newton et son importance dans la réfutation
de l'athéisme
William Whiston, qui en 1717 dédia à Newton ses « principes
astronomiques de religion naturelle et révélée «, John Toland
(
Lettres à Serena «, 1705), George Cheyne, médecin néo-platonicien ( Principes philosophiques de religion naturelle et révélée «, 1705). Ajoutons Jean-Théophile Desaguliers, qui fut membre
de la Royal Society et qui, dans un poème intitulé .' The newto:

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