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Chronologie détaillée du conflit

Cette présentation des faits est basée sur des témoignages de différentes personnes
faisant ou non partie de notre collectif, confrontés et recroisés pour aboutir à une
version collant à la réalité des faits et non à des rumeurs.
Pour remonter avant les faits concernés, il faut savoir qu'il y a à peu près un an au
Barricade, il y avait B qui venait parfois, personne ayant plusieurs fois eu des
comportements assez inquiétants et sexistes (notamment en frappant un mec parce qu'il
parlait à une fille qu'il trouvait jolie, ce genre de trucs), ami avec des gens allant au
balèti, le bal occitan. Il y a aussi I, presque la quarantaine. Il est pote avec M (un ami
métisse de J, qui est membre du collectif, ça aura son importance après).
B et I ne s'aiment pas (plusieurs fois ils se sont croisés, notamment au balèti, B lui ayant
dit un truc pouvant être interprété comme raciste, I. lui avait dit de se tenir à l'écart de
lui).

Bref, acte 1: à une soirée au Barricade, février-mars 2015, les deux sont là, à l'extérieur
du bar, et I manque de s'asseoir par hasard sur le verre de B; B met une main pour le
retenir, I lui dit "'me touche pas pédé", ça part en embrouille les deux sont séparés. B
propose de s'excuser devant I en lui ordonnant de s'excuser à son tour (!), I se sentant
humilié finit par mettre une gifle à B dans une ruelle à côté, certaines personnes crient
sur I: "homophobe", qui ne sait pas ce que le mot signifie.

A ce moment, personne ne semble prendre ça au sérieux, mais nous décidons de creuser
la question en mettant donc en place la procédure que nous effectuons dans ce cas-là:
mettre fin à l'embrouille en excluant temporairement les personnes et puis on discute
avec elles pour savoir ce qui se passe, pourquoi la personne a utilisé ce mot "pédé", est
ce qu'elle en comprend les enjeux etc.
La personne en question (I) qui avait utilisé ce mot est un tunisien qui ne parle pas et ne
comprend pas très bien le français. Il nous expliquait alors avoir utilisé cette insulte

comme une autre et ne se doutait pas que ça pouvait être une injure homophobe (terme
qu'il ne connaissait pas par ailleurs). Il l'a très bien compris et s'en est excusé.
Nous reprécisons que B et I étant tous 2 hétéros, il est, selon les faits relatant les sources
de leur conflit, très malhonnête d'en faire une agression homophobe.

Acte 2: à une soirée, un samedi soir, début mai 2015, I arrive avec M et un ami à eux. Il y
a plusieurs personnes du collectif présentes. La et d’autres personnes se regroupent
immédiatement pour hurler à I et ses amis de partir, qu'ils sont homophobes, qu'ils
doivent se casser du lieu.
Nous essayons de calmer le jeu pour que les personnes cessent de hurler et discutent
avec I et M qui sont ouverts à la discussion; I et La parlent en arabe, la tension semble
retomber pour tout le monde (La regrette même son comportement agressif envers I et
M en début de soirée, devant un membre du collectif). Plus tard, V qui est toujours chaud
reste à côté de I. pour lui mettre la pression; seulement lui et ses potes sont aussi chauds
et le prennent mal, ils menacent V, La se plaint qu'ils ne soient pas virés, etc (après
plusieurs discussions avec La, sa version des faits a changé selon les interlocuteurs; il est
aussi possible d'avoir la version de P ou de S, qui étaient là à cette soirée).
On sépare les deux groupes, I. et ses amis sont devant le bar, insultent V et lui disent de
sortir s'expliquer, mais ça ne va pas plus loin. M (qui est métisse africain) dit à ses potes
"allez les nègres, on bouge".
Fin de la soirée.

Acte 3: à notre réunion de mardi, les seules personnes qui sollicitent une discussion au
sujet de la soirée sont J, F et Lo.
V (membre du collectif) nous explique que La a été menacée et insultée à l'oreille toute
la soirée par I. (il s’avérera après que ça n'a pas eu lieu). Nous décidons de mandater
quelqu'un, en l'occurrence J, qui discutait pas mal avec elle à ce moment-là, pour lui
demander formellement sa version des faits, rdv est pris. J est assez remonté et prêt à se
brouiller avec ses amis sur cette question. Notre consensus est le suivant: si La confirme

qu'elle a été victime d'insultes sexistes ou de menace, I, et éventuellement ses amis, sont
bannis du lieu.

Acte 4: Vendredi suivant, quand J demande à La sa version des faits de la part du
collectif, elle lui dit qu'elle lui dira plus tard, décommandant la rencontre prévue (il
s'avère qu'elle ne voulait simplement pas lui répondre du tout, considérant qu'il était
pote avec I).
Alors que le cercle de lecture féministe à l'initiative de Mu doit se réunir au bar comme
chaque semaine, nous apprenons que la réunion a lieu ailleurs. On essaie de les joindre,
mais elles nous disent être occupées.
Puis nous recevons un mail (archivé) de La, expliquant qu'au vu du climat, elle ne se sent
plus d'assurer les cours d'arabe au barricade. Nous sommes un peu deg vu le succès des
cours, mais nous attendons qu'elle nous en dise plus de visu.
F discute avec elle Samedi, il s’avère qu’elle a été choquée par la violence des
embrouilles mais elle ne confirme ni n’infirme le fait qu’I lui aurait susurré des insultes à
l’oreille toute la soirée, elle reste très vague la dessus. Si elle ne souhaite plus participer
à l’atelier d’arabe et prendre de la distance avec le Barricade, la situation semble en
rester là.

Acte 5: Samedi.
Après cela, nous recevons un mail d'une partie du groupe (certaines personnes du
groupe féministe étant en désaccord ou ne participant pas à l’écriture de ce texte, l'une
d'elles intégrait d’ailleurs notre collectif quelques semaines après), assez long, et que
nous considérons comme très agressif, indiquant que les signataires considèrent que
notre lieu défend les agressions sexistes, homophobes, les propos racistes, et qu'il faut
venir armé pour y être en sécurité, etc. le tout en relatant des faits distordus et
mensongers. Il n'y a pas vraiment de demande de discussion dans le texte, nous le
prenons donc assez mal.

Dans la mesure où nous fréquentions ces gens fréquemment, comme camarades ou
amis, ça nous étonne vraiment et nous sommes très déçus qu'on ne puisse pas en
discuter en face. De nombreux mails sont échangés en interne, dont certains ironiques
ou énervés.
Le mail du groupe féministe est censé être strictement interne, mais nous apprendrons
après que des gens (meufs et mecs) de Toulouse, Paris, ou même Bologne ont été
appelés au sujet d'un bar "sexiste et homophobe" à Montpellier, sur la base du copinage.

Acte 6: à la réunion suivante Lundi, tout le monde est plus ou moins remonté et on parle
pas mal de cette affaire. Les signataires du texte, qui refusaient le dialogue jusque-là,
nous indiques qu’elles sont d'accord pour une rencontre. Nous décidons de mandater
des personnes pour aller parler en face avec le groupe féministe puisque toute
discussion personnelle semble impossible, et certains membres du bar disent qu'ils ne
serviront plus les signataires (c'est leur droit), mais bien sûr, personne n'est exclu. Seul
V semble être en désaccord mais ne dit pas grand-chose: A notre grande surprise il nous
affirme qu’il n’a jamais dit que I aurait susurré des insultes à l’oreille de La, sa version de
la soirée change radicalement. On apprendra après qu'il a envoyé tous nos mails
internes à ses potes, dont La, Mu, etc, ce qui a contribué par ricochet à envenimer la
situation.
Il est également décidé à cette réunion qu’un point soit fait avec I et M sur les réactions
qu’ils peuvent avoir avec les femmes, sur leur perception des faits qui leurs sont
reprochés, etc.
F discutera avec eux quelques jours plus tard pendant près de deux heures et il s’avère
qu’ils ont pour leur part ressenti un certain racisme social de la part de La, V…
Ils ne sont pas plus sexistes que la plupart des militants le sont sans le dire et
comprennent bien que certains mots renvoient à des insultes sexistes et homophobes et
qu’ils ne sont donc pas tolérés au Barricade.

Acte 7: La rencontre avec les signataires du "cercle de lecture" ne se passe pas bien,
n'aboutit à rien de concret et dure des heures sans perspectives. Nous proposons une
formation collective sur les comportements sexistes et homophobes (que nous avons en
effet organisée par la suite), les autres disent qu'on veut les bannir, qu'on a merdé, etc,
ça tourne en rond et vire au psychodramatique (nous serions tous manipulés par J qui
défendrait ses amis, en gros).
Apocalypse dans le microcosme gauchiste, on ne parle que de ça pendant des mois, les
gens changent d'avis, etc. Nous discutons individuellement avec certaines personnes
impliquées, de manière informelle, puis collectivement avec V (il se retire du collectif,
sur notre proposition, son attitude ayant selon nous crispé les positions).

Bilan: les personnes nous boycottant sont isolées politiquement, on continue notre
activité mais juste on ne les fréquente plus, et tout ça semblait s'être pas mal calmé.
Soucieux d’une tenue sereine du lieu, nous avons organisé en tout état de cause une
formation antisexiste afin d’apprendre à identifier et à gérer les comportements sexistes
et homophobes sans que ça tourne au paternalisme ou au combat de coq (comme ça a
été le lors de l’embrouille). Formation animée par une camarade de Toulouse, extérieure
au groupe, qui était ouverte également aux personnes qui nous avaient accusées de
protéger les homophobes et les sexistes. Elles ne sont pas venues.

Seulement,

récemment,

début

décembre2015,

Rascarcapac,

groupe

de

rap

biterrois/toulousain sensé venir jouer au Barricade dans le cadre de la "semaine contre
l'enfermement", a visiblement été "conseillé" de se désister, ce qui est un peu n'importe
quoi vu la situation et surtout les méthodes de merde employées. Nous l'apprenons par
hasard sur un statut facebook public de leur page, le groupe n'a ni informé le Barricade
ni les membres du collectif contre l'enfermement, avec qui il s’était engagé à jouer. Nous
essayons de les contacter mais ils refusent tout échange/discussion. Un membre du
collectif reçoit des menaces de Mu, lui ordonnant de ne pas chercher à discuter avec des
membre du groupe.

Plus tard dans le mois, des personnes ayant organisé une soirée de soutien à l'ouverture
d'un local révolutionnaire à Toulouse au Barricade ont également reçu des messages de
pressions de la part du même groupe de personnes, leur demandant de ne pas venir
dans notre lieu (ils n'en ont heureusement pas tenu compte).
Depuis le début de cette histoire, des adhérent-e-s du Barricade ou des personnes les
fréquentant ont reçus diverses menaces, pressions ou insultes de la part de Mu
(l'auteure du texte d'accusation publié en ligne en avril 2016) et de ses proches.
Dernier acte. Mars 2016 Lors de la soirée du Carnaval:
Y, membre du collectif barricade, excédé, a agressé physiquement Mu. Par contre ce que
le texte d'accusation « oublie », c'est qu'une fois les personnes séparées, le petit copain
de Mu, assisté de son frère, a attaqué Y par derrière en le frappant avec une bouteille en
verre sur la tête. Il est tombé à terre avec le crâne ouvert en sang. Il a eu plusieurs points
de suture sur la tête et en garde à vie une cicatrice de 2cm. Nous nous permettons de
pointer cet oubli (parmi d’autres) assez significatif de l'honnêteté de la rédactrice de ce
long texte d'accusation.
Contrairement à ce qu'elle prétend, aucun membre du Barricade n'a cautionné cet acte
de violence physique. Contrairement à ce qu'elle prétend également, ce n'était nullement
une action du Barricade, mais le pétage de plomb physique d'un individu poussé à bout.
Rien n'a jamais été décidé dans ce sens lors de nos réunions. Tout de suite après cet
incident, en interne, nous avons tous refusé de cautionner cet acte ou de soutenir la
personne qui l'a fait.

Précisions et remarques utiles sur les faits:

Mu, la "militante" en question, auteure du texte, évolue dans le milieu militant depuis
plusieurs années, elle a passé son temps à tenter de saboter des initiatives
d'organisations politiques ou de syndicats étudiants et à faire courir des rumeurs, à
utiliser la calomnie pour décrédibiliser les groupes militants actifs sur Montpellier (tour
à tour, AL, CGA, barricade, syndicats étudiants, syndicats de salarié-e-s...).

Par exemple, elle a accusé des militants d'AL Montpellier d'être des balances pendant
plusieurs années, faisant courir cette rumeur à qui voulait bien l'entendre. Elle a fini par
reconnaître à demi-mots que ce n'était pas vrai et s'est excusée auprès des camarades
visé-e-s.
Cette pratique de passer encore par un énième texte public plutôt que de nous adresser
la parole alors qu'elle sait tous où nous trouver est révélatrice de ses pratiques
politiques.
Alors que ces pratiques consistent toujours à répandre des rumeurs en prenant les gens
isolément et en distordant des faits de manière malhonnête, notre réponse a toujours
été collective, ouverte au dialogue, privilégiant la discussion de personne à personne à
l’attaque perfide sur facebook, diffusée à un petit milieu qui s’enthousiasme du moindre
bruit de chiotte.
Le Barricade est un lieu où les militant-e-s (tou-te-s bénévoles) qui l'animent font ce
qu'ils/elles peuvent (et ce n'est pas évident) pour que ce soit un lieu safe, à la différence
des bars. Nous sommes attentifs aux comportements sexistes et nous appliquons une
"procédure" pour laquelle nous nous sommes formé-e-s (aller voir la personne qui
pourrait être dérangée par un comportement, lui demander si elle veut qu'on fasse un
truc, la soutenir, jusqu’à envoyer chier qqn, lui dire qu'on est derrière, surveiller la
personne qui pourrait avoir des attitudes déplacées, et si c'est la volonté de la personne
qui se fait emmerder, inviter l'emmerdeur à partir et l'accompagner jusqu'à la sortie).
Nous pensons qu'il faut préciser aussi que toute cette embrouille part en grande partie
du mépris de classe de la part d'étudiants politisés à l'égard de mecs issus de quartiers
populaires. C'est à dire que l'attitude des premiers a été immédiatement de vouloir
exclure sous prétexte que si quelqu'un a dit pédé une fois il est de manière immuable un
homophobe.
Ainsi quand nous avons discuté avec les personnes impliquées, cela a été compris et
surtout intégré puisque ça ne s'est jamais reproduit après, et I. a même corrigé des
personnes employant des termes homophobes...
Les codes du Barricade et d’autres milieux militants ne sont pas une évidence pour tout
le monde, loin de là, et c'est pour ça que nous prenons régulièrement le temps de les
expliquer, de les rappeler, et de ne pas exclure radicalement les personnes qui, ne les
connaissant pas, ne les respectent pas.

C'est sur le fait qu'on ait refusé d'exclure les personnes que nous avons été attaqués au
départ par Mu et son groupe. Quand nous avons tentés de lui/leur expliquer qu'on
n’excluait pas des gens comme ça et qu'on discutait avec eux parce que c'était l'objet du
lieu que de diffuser aussi des pratiques auprès de personnes qui les ignoraient
auparavant, elle(s) a(ont) commencé à écrire des textes publics sur le fait qu'on
protégeait les sexistes et homophobes, plutôt que de faire quoi que ce soit pour régler
ces problèmes importants.
Pour info Mu n'a jamais écrit un seul texte contre les lieux qui sont véritablement connus
pour être des lieux sexistes et homophobes dans notre ville (bars, boîtes de nuit...). La
tolérance envers le racisme et le sexisme de ce petit groupe semble donc dépendre de
rapports de classe et de copinage et non pas de considérations politiques sur les
oppressions subies.
Devant l’insistance de ces personnes à nous diffamer et à tenter de nuire à nos activités
militantes, nous avons été contraints de diffuser notre propre version de toute cette
histoire, qui nous excède tous, sachant que nous avons toujours tenté d’échanger, de
discuter plutôt que d’exclure, et de résoudre les conflits de manière sereine.


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