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Pourquoi Ce guide ?

Bien se comporter dans la nature devrait être une évidence. Et pourtant, il suffit d’une simple promenade
pour constater que tel n’est pas le cas. Déchets laissés sur place, inscriptions sur les arbres, fleurs
coupées ou écrasées, animaux stressés, clôtures endommagées, sont le quotidien de la nature. Ces
atteintes au patrimoine relèvent autant de l’inconscience que du manque d’éducation, de sensibilisation.
On apprend à se servir d’internet, à entrer dans des mondes virtuels, alors qu’on a oublié d’enseigner
aux humains que la nature est nécessaire à leur vie et que sa conservation l’est tout autant à l’avenir
de l’humanité. Cette situation conduit à opposer deux types d’utilisateurs de la nature, ceux qui la
connaissent, par leurs études, la gestion qu’ils appliquent pour conserver sa flore, sa faune et ceux qui
l’abordent comme un terrain de détente, de jeu. La plupart d’entre ces derniers a conscience de la nécessité de la maintenir dans le meilleur état possible et s’appuie pour cela sur les dires et l’expérience
des premiers, tandis que d’autres en sont des consommateurs peu sensibilisés aux meilleures attitudes
à adopter. Le développement des sociétés empiète sur les milieux naturels aux surfaces de plus en
plus réduites. La soif de verdure conduit les citadins à se précipiter sur ce qu’il reste de nature pour la
contempler, y pratiquer des activités récréatives ou sportives. Cette pression pousse les conservateurs
de la nature à demander plus de mesures ou une application plus forte des mesures existantes afin de
garantir le bon fonctionnement des milieux et la survie des espèces. Ceci n’est pas toujours compris et
passe souvent comme une atteinte à la liberté individuelle. De ce fait, le dialogue entre ces deux catégories de personnes n’est pas simple car, d’emblée, chacun campe sur sa connaissance, sa vision et
veut défendre, si ce n’est son territoire, tout au moins sa conception de l’usage de la nature.
Il faut avouer que, pour un simple citoyen, le langage des protecteurs de la nature n’est pas toujours
engageant, avec des mots comme « interdit », sanction. Si les usagers, par l’intermédiaire de cet ouvrage, comprennent certaines des notions de base de la conservation, comme la nécessité de ne pas
déranger, de ne pas piétiner, un premier but sera atteint. De la compréhension des termes et des
contraintes découlera alors celle de la nécessité de changer de comportement ou de l’ajuster pour que
l’utilisation actuelle de la nature se fasse en veillant à son utilisation dans des conditions similaires par
les générations futures.
Sont donc réunies dans cet ouvrage des informations sur les besoins de la faune en matière de tranquillité, en présentant, de manière la plus simple possible, les notions souvent confondues de fréquentation et de dérangement ainsi que ce qu’elles impliquent en termes d’organisation de la gestion des
activités dans la nature. Il est ensuite proposé des codes de bonnes pratiques adaptés aux milieux et
activités différentes afin d’ajuster le comportement individuel ou collectif qui permette l’utilisation de la
nature sans la mettre en péril. Ce guide n’a cependant pas la prétention d’apporter des solutions à tous
les problèmes, mais celles qui sont présentées ici peuvent permettre à chacun de trouver des idées et
des pratiques adaptées à diverses situations.
Un autre objectif de ce travail est de ne pas se contenter de présenter des situations et des problèmes
rencontrés en France, mais d’ouvrir un champ d’horizon vers les pays francophones, en particulier en
Afrique. Certes, beaucoup de problèmes liés à l’usage récréatif de la nature y sont souvent moins préoccupants ou inquiétants que dans l’hexagone, mais le comportement de certains touristes est parfois
tellement déroutant, voire décevant, par ignorance, par bêtise, qu’un rappel du bon comportement,
non seulement pour la nature mais aussi et surtout pour les populations locales, n’est pas inutile.
Enfin, si les activités sportives et récréatives peuvent poser des problèmes, ces derniers restent rarement sans solution. La nature souffre beaucoup plus du développement de l’urbanisation, des empiè3