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Ma Petite Académie en campagne .pdf



Nom original: Ma Petite Académie en campagne.pdf
Auteur: Anne Lemoine

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Ma Petite Académie en campagne (19000 Tulle)

Ma Petite Académie en
campagne
Siège social
Spectacles présentés
Sciences en campagne

Objet : « Elaboration, mise en œuvre et diffusion de productions artistiques et culturelles ; elle
accueillera, éventuellement, les artistes associés à la réalisation de ses productions ; ma petite
académie en campagne s'attachera aussi à l'enseignement artistique ; l'association par le choix de
ses productions, s'appliquera à atteindre un public éloigné des lieux habituels de diffusion pour
des raisons financières, culturelles ou géographiques. »
Association créée en 2010, à Gros-Chastang (19320), par madame Lucrèce La Chenardière et
composée uniquement de bénévoles (une dizaine actuellement).
Les ateliers de théâtre amateur existent depuis 5 ans, ils ont lieu actuellement à Tulle et
regroupent 6 personnes. Les textes choisis sont en rapport avec la journée « Sciences en
campagne » ou ont une correspondance avec l’actualité (Guerre de 14-18, féminisme), ils sont
choisis en fonction surtout de leurs qualités littéraires.
La journée « Sciences en campagne, journée scientifique et festive » existe depuis 4 ans et se
déroule à Nonards (commune rurale de 500 habitants). Elle propose un thème différent chaque
année (Astronomie ; Cerveau ; Sciences de la Terre ; Biodiversité) et accueille près de 300
personnes. Elle intègre un volet culturel (vente de livres, exposition, théâtre et poésie mise en
scène) et un volet « développement durable » (restauration : agriculture biologique et locale ;
gestion des déchets ; ateliers éco-responsables).
Anne Lemoine – GE0007X-SED

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Sciences en campagne – 2015
Photographie de C. Bertin
La troupe de théâtre a été créée il y a presqu’un an et regroupe une dizaine de personnes, tous
issus des ateliers amateurs.
Anne Lemoine – GE0007X-SED

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Spectacle présenté à Sciences en campagne – 2015
Photographie de J.P. Boullardie
D’autres activités ponctuelles sont proposées : des stages de théâtre (Tulle), des lectures
publiques (Meyssac, Champagnac-la-Prune, Gros-Chastang, Saint-Céré).

Méthodologie
1 – Espace de référence : le monde rural en Corrèze
La Corrèze est un département à dominante rurale : sa population est peu nombreuse (240 000
hab.) avec une densité de 41.2 hab./km2 en 2012, donc très largement inférieur à la moyenne
nationale (112 hab./km2). Un tiers de la population corrézienne réside dans l’agglomération de
Brive-la-Gaillarde (75 000 hab.), et celle de Tulle, la préfecture, en compte 30 000. Le reste de
la population se dissémine dans de petits pôles urbains (Ussel, Egletons, Uzerche) et dans des
villages relativement isolés les uns des autres. La population est vieillissante, la part des plus de
75 ans y atteint 13.1% contre 9% au niveau national, mais le solde migratoire est positif.
La quasi-totalité du territoire est d’ailleurs classé en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) dont
« l’objectif est de concentrer les mesures d’aides de l’Etat au bénéfice des entreprises créatrices
d’emploi dans les zones rurales les moins peuplées et les plus touchées par le déclin
démographique et économique » (www.data.gouv.fr)

Anne Lemoine – GE0007X-SED

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Le relief de petite montagne et la faible densité de population est un frein au développement
routier, et si les corréziens sont largement dépendant de la voiture pour leur mobilité, la
tendance est à la limitation des déplacements lointains, énergivores en temps et en argent.
Dans ce contexte, quelle peut être l’action des agents politiques et culturels du département ?
2 – Sélection d’une structure culturelle corrézienne :
J’ai d’abord fait l’inventaire des équipement culturels en Corrèze et sélectionné quelques
projets qui pouvaient montrer une certaine ressemblance avec le Château Bertier de
Pinsaguel : soit la réhabilitation d’une friche industrielle en lieu culturel, soit une structure
culturelle travaillant dans l’économie sociale et solidaire (ESS) et proposant un service
répondant à de nouvelles demandes culturelles.




Château de Sédières (Clergoux)
Propriété du Conseil Général de la Corrèze, propose des loisirs de pleine nature, des
expositions et des spectacles (concerts, cirque, jeune public, festival)
= Rural
Pôle culturel Clau del païs (Meymac)
« Programme d’animations culturelles variées tout au long de l’année et des espaces
disponibles à la location. Il vise à démocratiser la culture pour tous, à faire vivre le patrimoine
local et à le promouvoir auprès des habitants et des touristes. »
Projet porté par la communauté de communes Ussel – Meymac - Haute Corrèze
= Urbain




Multiactivités :

Salles de théâtre conventionnées

Les treize arches (Brive)
= Urbain
Théâtre des sept collines (Tulle)

Anne Lemoine – GE0007X-SED

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= Urbain




Musée Jacques Chirac (Sarran) - Conseil Général de la Corrèze
= Rural
Le Garage (Brive) : art contemporain – ville de Brive
= Urbain










Expositions

Projets culturels alternatifs

Théâtre de la grange (Brive)
= Urbain
Kacalou (Beaulieu sur Dordogne) : projet de maison conviviale (projections, concerts…)
= Urbain
Le Battement d’ailes (Cornil) : centre agro-écologique et culturel
= Rural
La Boîte en zinc (Chanteix) : concerts, restauration
= Rural
Centre d’art contemporain (Meymac) : expositions
= Urbain
Théâtre La Chélidoine (Saint Angel) : théâtre, stages, ateliers d’arts plastiques
= Rural
Des Lendemains Qui Chantent (Tulle) : concerts

= Urbain





La Cour des arts (Tulle) : expositions, ateliers
= Urbain
Peuple et culture (Tulle) : ateliers, cinémas, expositions
= Urbain et rural
Ma Petite Académie en campagne (Tulle) : ateliers théâtre et vulgarisation scientifique
Structure choisie pour le projet de recherche
= Rural (« Sciences en campagne » à Nonards)

Deux conclusions :

-

La recherche par les acteurs corréziens de proposer un maillage assez large de la culture sur la
Corrèze, même si les nœuds urbains (Brive, Tulle, Meymac) sont privilégiés par rapport aux
communes rurales ;

-

La polyvalence et la proposition de multi-activités par les acteurs associatifs surtout, aussi bien
en ville qu’en milieu rural.

Anne Lemoine – GE0007X-SED

Le Garage
Les Treize Arches
La Grange

Anne Lemoine – GE0007X-SED
Le Battement d’ailes

Tubercullture

Kacalou

Les sept collines
La Cour des Arts
Des lendemains qui
chantent
Peuple et Culture
Musée Jacques Chirac

Anne Lemoine – 2016

La Chélidoine

-

Routes
principales

Autoroute

Villes
secondaires

Villes principales

Préfecture

Multi-activités
Théâtre
Musique
Expositions

Structures culturelles

Sciences en
campagne

Spectacles

Siège

Ma Petite Académie en
campagne

6

7

3 – Entretiens et questionnaires :


Madame Lucrèce la Chenardière : fondatrice et directrice artistique de Ma Petite
Académie en campagne :
-

Depuis combien de temps habitez-vous en Corrèze et pourquoi ?
Cela fait 6 ans. J’habitais auparavant sur Paris mais mes parents, corréziens de naissance avait
une maison secondaire en Corrèze, j’y ai donc passé une partie de mes vacances étant enfant.
Je suis venue m’installer ici pour la beauté du paysage qui m’a toujours fait du bien et l’envie
très forte de quitter Paris au moment de la retraite.

-

Comment évalueriez-vous la vie culturelle corrézienne ?

-

Bornée, c'est-à-dire sans imagination, sans ouverture au monde, d'un autre siècle. Le
changement avec Paris a été difficile car la culture pour moi est essentielle. Ici, il y a peu de
manifestations d’un bon niveau. Je pourrai citer quand même le festival du Gour Noir qui offre
une programmation théâtrale dans un cadre naturel très beau et les manifestations telles que
les bals trad et le marché de la Roche Canillac qui offrent des vrais moments de convivialité et
proposent une démarche originale.

-

Qu’est-ce qui vous a donné envie de fonder Ma Petite Académie en campagne ?
Précisément, pour apporter un "ailleurs", mais le mur est haut et épais. J’étais comédienne à
Paris, j’ai donc tout naturellement eu envie de partager mon savoir quand je suis arrivée en
Corrèze. Les retraités sont souvent investis dans la vie associative et bénévole, je ne trouvais pas
de structures qui correspondait à mes envies près de chez moi, et je n’avais pas envie de partir
en ville. J’ai donc commencé dans ma commune, Gros Chastang, nous avons déménagé le siège
social à Tulle dans un deuxième temps pour avoir accès aux salles plus facilement, mais le centre
névralgique de l’association est toujours à Gros Chastang.
Il était important pour moi aussi d’avoir une action militante, proposer Sciences en campagne
est le moyen d’offrir à ceux qui ne le peuvent pas forcément d’avoir accès aux dernières
avancées scientifiques et à une dimension artistique moderne.

-

Y a-t-il des freins à votre projet culturel ? Lesquels ?
La distance est pour moi l’un des premiers handicaps de notre département, les transports en
commun ne sont pas développés, être en permanence dépendante de la voiture m’a demandé
beaucoup d’efforts car cela est contraire à mes convictions écologiques. En fait, ce qui est le plus
gênant, c’est de développer un projet sur un territoire aussi peu peuplé, donc avec peu de
demande culturelle, les institutions cherchant en général à toucher le plus grand nombre mais
j’estime important de proposer un programme de qualité aussi à ceux qui sont relégués à la
marge.

-

Comment se passe votre partenariat avec la mairie de Nonards pour Sciences en campagne ?
Nous avons contacté plusieurs structures en Corrèze pour monter ce projet. La mairie de
Nonards, qui avait investi dans une salle polyvalente moderne et très bien conçue (architecture,
sonorité) a tout de suite été intéressée par notre projet. Être soutenue par une équipe
municipale dynamique et active est un véritable plus. Souvent, il faut batailler pour monter

Anne Lemoine – GE0007X-SED

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quelque chose, c’est donc plus qu’appréciable quand on est portés par l’enthousiasme d’une
commune.



Madame Suzanne Meunier : maire de Nonards :
-

-

Quelles actions/structures culturelles se trouvent dans votre commune/secteur ?
Animations proposées par diverses associations : jeux de cartes, voyages, accueil de spectacles
divers, concerts, groupes folkloriques…

-

Pensez-vous que Sciences en campagne réponde à une demande de votre population ?
Pourquoi ?
Pas de demande formulée mais le besoin existe bien puisque le public est toujours là et très
nombreux.

-

-

-

-

-

-



Dans quel contexte avez-vous rencontré Ma Petite Académie en campagne ? et pourquoi avezvous décidé de vous engager à leur côté ?
Elue municipale je mettais la salle communale à disposition pour les ateliers théâtre et j’ai
souhaité assister à une séance ; emballée je me suis inscrite la saison suivante et nous avons
décidé de créer le 1er Sciences en campagne en fin de saison, les élus étant favorables et la
salle assez spacieuse.

Créer un partenariat avec une association à vocation culturelle, telle que Ma Petite Académie
en campagne, représente-t-il pour vous une avancée citoyenne ou un manque
d’investissement des structures officielles (département, Etat, mairies, réseau de
bibliothèque…) ? Pourquoi ?
Les deux car d’une part l’association existe grâce à la passion de quelques bénévoles et d’autre
part elle peine à être reconnue et financée par les structures officielles.
Existe-t-il un projet culturel cohérent ou une dynamique à visée culturelle portée par la
Communauté de Communes du Sud Corrézien (SUD CO) à laquelle vous appartenez
(tourisme ? bibliothèques ? patrimoine ? etc.)
SUD CO offre à tous les écoliers de son périmètre des spectacles de qualité (7 collines) ;
installation du musée de La chapelle aux saints qui accueille aussi des groupes et classes
patrimoine ; subvention à l’association du petit patrimoine bellocois pour organiser un festival
de cinéma assez original.
Y a-t-il des freins au développement culturel de votre territoire (au sens large : département,
communauté de commune, commune) ? Lesquels ?
L’éloignement et le manque de moyens financiers.
En tant que maire d’une commune rurale, comment évaluez-vous la vie culturelle
corrézienne ?
Tulle et Brive offrent des animations intéressantes mais souvent dans les communes plus
petites on retrouve les mêmes animations proposées par des bénévoles de bonne volonté
mais…

Madame Nadine Besse, monsieur Christophe Bertin : bénévoles et membres de la troupe :

Anne Lemoine – GE0007X-SED

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-

-



Pourquoi êtes-vous membre de Ma Petite Académie en campagne, et depuis combien de
temps ?
N. Besse : volonté de s’impliquer dans une structure culturelle et intérêt pour le théâtre ;
depuis 4 ans ;
C. Bertin : Je suis allé à un stage pour découvrir ce qu’est le théâtre de l’intérieur. J’ai continué
à la fois pour le théâtre et pour les contacts avec les autres adhérents ; depuis juillet 2012.
Pensez-vous que Ma Petite Académie en campagne répond à un besoin culturel dans votre
département ? Pourquoi ?
N. Besse : oui, déficit de propositions culturelles en milieu rural ;
C. Bertin : oui, ce n’est pas la seule association mais elle a son approche particulière, originale
qui peut attirer un nouveau public.

-

Participez-vous à d’autres activités culturelles et/ou bénévoles ? Lesquelles ?
N. Besse : danse et arts plastiques ;
C. Bertin : bénévole dans la randonnée pédestre, abonné dans deux théâtres et lecture
publique tous les deux mois.

-

Auriez-vous d’autres demandes culturelles que vous ne trouveriez pas dans votre secteur
actuellement ?
N. Besse : les structures culturelles reposent sur un nombre de bénévoles trop réduit (manque
de dynamisme en général) ;
C. Bertin : concert de chanson française.

-

Comment représentez-vous votre action pour Sciences en campagne :
o Donner un coup de main : N. Besse ; C. Bertin
o Un acte militant : N. Besse (avant tout) ; C. Bertin (un petit peu)
o L’envie de faire partager sa passion : N. Besse ; C. Bertin
o Autre : C. Bertin : m’amuser

-

Selon vous, est-il pertinent d’organiser Sciences en campagne dans une commune rurale ou
ne vaudrait-il pas mieux installer ce genre d’évènement en milieu urbain pour toucher un
public plus large ?
N. Besse : il est primordial d’offrir des propositions culturelles à un public « rural » qui en est
souvent exclus, cela permet aussi de faire venir du public de l’extérieur et ainsi de dynamiser
(même provisoirement) le tissu rural
C. Bertin : non, le public urbain peut se déplacer pour une fois ;

Public : Frédérique Perrin et Pierre Chastang, qui suivent régulièrement les
manifestations proposées par Ma Petite Académie en campagne :
-

-

Depuis combien de temps, suivez-vous les événements organisés par Ma Petite Académie en
campagne ?
F. Perrin : 3 ans.
P Chastang : J'ai assisté aux 2 dernières versions.
Comment évalueriez-vous la vie culturelle corrézienne ?

Anne Lemoine – GE0007X-SED

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-

F. Perrin : Pour moi, la proposition culturelle en Corrèze convient, elle répond en grande
partie à mes besoins, mes envies, ma curiosité. Mais il y 2 requis : chercher l'information sur
l'offre culturelle, "ce qui se passe" ou va se passer, d'une part, et accepter de faire beaucoup
de kilomètres d'autres part, de se déplacer vers les événements. Par rapport à chercher
l'information, j'ai eu l'expérience dans une autre région d'une formule intéressante = un petit
journal hebdomadaire gratuit, déposé chez tous les commerçants et services publics,
comportant un agenda des activités culturelles de la semaine. En Corrèze, cette info
manque.
P. Chastang : Je suis satisfait de ce qui se fait en Corrèze concernant la culture, peut-être
parce que je suis un peu intégré dans le circuit (Peuple et culture...)

-

Pensez-vous que Ma Petite Académie en campagne répond à un besoin culturel dans votre
département ? Pourquoi ?
F. Perrin : Oui, Ma Petite Académie en campagne répond à un besoin, selon moi. Les sciences
sont marginalisées par les programmes culturels, réputées d'accès difficile et réservées à une
"élite" formée. C'est très dommage car cette marginalisation entérine la domination des
"sachants" sur le peuple, sur nous tous. De plus l'idée d'allier théâtre amateur et
connaissance scientifique comporte en soi une dynamique car elle rassemble des publics qui
spontanément ne se rencontrent pas.
P. Chastang : Ma Petite Académie en campagne est tout à fait importante pour moi et cela
car les proposions dans le domaine scientifique sont quasi inexistantes ; les 13 arches à Brive
proposaient quelque chose de très intéressant en liaison avec France culture, mais cela
semble arrêté depuis l'édition ratée consacrée à la coopération/symbiose.

-

-

-

-

Auriez-vous d’autres demandes culturelles que vous ne trouveriez pas dans votre secteur
actuellement ?
F. Perrin : Oui. Il me manque de pouvoir voir de la peinture de temps en temps (par ex. il
pourrait y avoir l'organisation de visites en petit groupe dans des musées éloignés, à un prix
accessible, cela me plairait). J'aimerai également pouvoir plus souvent écouter de la musique
ou chanson (toutes sortes), dans des lieux faciles d'accès, proches, des bistrots par exemple
ou des salles improvisées (églises, granges...) et pas cher (par exemple "prix libre").
P. Chastang : Si ce n'est l'artothèque de Peuple et Culture et le travail de David Molteau, il
nous manque des musées consacrés à la peinture et la sculpture. Il y avait Sédières, mais le
niveau me semble beaucoup baisser.
Selon vous, est-il pertinent d’organiser Sciences en campagne dans une commune rurale ou ne
vaudrait-il pas mieux installer ce genre d’évènement en milieu urbain pour toucher un public
plus large ?
F. Perrin : Très pertinent à mes yeux de choisir le village pour Sciences en campagne. Il faudrait
en effet se débarrasser de l'idée convenue qu'il faut "toucher un large public", qu'il faut faire du
chiffre, plaire, car en général c'est au détriment de la qualité, si on rentre dans cette
préoccupation de type commercial. Nous y avons beaucoup réfléchi à Peuple et Culture dans
nos groupes "cinés au village". Nous ne voulons plus nous poser la question fatale : y aura-t-il du
monde pour voir ce film documentaire ? est-ce qu'il va plaire ? Il nous plaît, donc nous essayons
de le partager, avec le risque que ça ne marche pas à tous les coups ! Opter pour le public rural
est une tentative de réhabiliter une pratique plus active de la culture, une pratique d'acteurs,
contre la pratique de consommateurs courante. Enfin, c'est un pari...

Anne Lemoine – GE0007X-SED

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-

P. Chastang : Organiser Science en campagne en milieu urbain permettrait peut-être de toucher
un public plus large. Je préfère pour ma part le statut quo qui ne délaisse pas le milieu rural. Cela
me semble plus vivant, plus vrai et moins consumériste.

4 – Revue de presse :
Revitalisation d’un milieu rural fragile : Toutes les personnes interrogées insistent sur l’importance de
dynamiser la vie culturelle en milieu rural, car s’impliquer dans la vie associative est à la portée du plus
grand nombre et compense le marasme économique.
Modernisation de l’offre culturelle : Le succès engendré par Ma Petite Académie en campagne, malgré
son jeune âge, montre que la population n’est pas seulement désireuse d’une vie immergée dans la
nature mais aussi de pouvoir participer à l’évolution de la société. Implanter une manifestation
scientifique de haut niveau en zone rurale déplace les barrières psychologiques : elle est une preuve de
la mutation de l’espace. Nous passons d’une « zone grise » dépeuplée à un haut lieu de la connaissance
scientifique (même de manière temporaire). De même, les manifestations culturelles villageoises ont la
réputation (justifiée) de ne proposer que des repas traditionnels, des concours de belote ou le spectacle
de la troupe de théâtre amateur locale. Or Ma Petite Académie en campagne, par ses choix littéraires
exigeants, attire une population frustrée par le bas niveau culturel ambiant.
Création d’un tissu social local (lien avec l’agriculture et les associations) : Partout où elle se produit, Ma
Petite Académie en campagne crée des partenariats locaux. Ainsi pour Sciences en campagne,
l’association fédère autour de son projet la commune de Nonards, son comité des fêtes, les agriculteurs
locaux et les associations qui ont un lien avec la thématique proposée (ex. astronomie > A.A.L.).

5 – Sources :
www.correze.gouv.fr
www.data.gouv.fr
www.insee.fr
www.correze.fr

19.agendaculturel.fr

6 – Revue de presse :

Anne Lemoine – GE0007X-SED

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Anne Lemoine – GE0007X-SED

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Anne Lemoine – GE0007X-SED

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Anne Lemoine – GE0007X-SED


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