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NotionsDeCommunication .pdf



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Aperçu du document


Techniques
et outils

de communication

théorie
élémentaire
de la communication
Étape 1
Sources :

«Maquette et mise en page» - Pierre Duplan / Roger Jauneau / Jean-pierre Jauneau - Edition du Cercle de la Librairie - 2004
« Le langage de la typographie» - Will Hill - Eyrolles - 2006
«Manuel de Typographie Française élémentaire» -Yves Perrousseaux - Atelier Perrousseaux éditeur - 1997
«Mise en page et impression» -Yves Perrousseaux - Atelier Perrousseaux éditeur - 2000
«http://elisabeth.fays.pagesperso-orange.fr/cours/» - Elisabeth Fays- PDF en ligne

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 2

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 3

Schéma de principe de communication
Objectifs de l’émetteur

Émetteur
(client)

Message
Résultat

des codes
de la cible

Récepteur

Appropriation par la
cible du message à
l’aide des codes






Attirer l’attention du récepteur
Obtenir une compréhension et une adhésion
Assurer la mémorisation du message
Déterminer une utilisation cohérente du produit par le
récepteur

Objectifs du Concepteur
• Répondre aux objectifs de l’émetteur
• Donner une force typographique au message
• Donner une esthétique à cette force

Média
(papier, écran...)
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• Connotation : typographique, graphique, coloréé
Notion de signe =

+
Dénotation
éléments

Connotation

Interpréter la culture de
la cible ou même son
inconscient
(contexte socioculturel)

Dénotation : Sur un fond rouge, on voit un filet à commissions qui
contient deux paquets de spaghetti, une boîte de sauce, un paquet
de fromage et des produits frais : tomate, oignons, champignons.
En bas de l’affiche est écrit en blanc : pâtes - sauce – parmesan /
A l’italienne de luxe
Connotation : Panzani c’est l’Italie (couleurs dominantes vert, blanc,
rouge), les produits sont naturels, ils proviennent du marché (filet à
commission, produits frais, petite quantité).

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Faits

Étape de réflexion

L’émetteur (le client) présente les éléments propres à son domaine, son produit, son
expérience et son passé.
ée

Qui

Image de l’émetteur
Concurrence

• Attitudes
• Comportements
• Habitudes de consommation...

Dit quoi

Message qui découle
d’un fait principal
Problème à résoudre

Quel résultat

Faire connaître, faire aimer,
faire agir.....

Comment

Choix des mots, style,
iconographie

A qui

Cible, univers, comportement
Freins

La Concurrence
• Recherche de ce qui distingue le produit
• Lecture des offres disponibles sur le marché
• Analyse des codes utilisés auprès de la cible
Niveau de concurrence :

Par quel moyen

Choix des médias
Adaptation en fonction

• Même produit
• Leader sur le secteur
• Indirecte
Valeur d’usage

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La cible

En résumé : La stratégie créative générale

socio-démographiques, psychologiques et de styles de vie.
L’intérêt de cette analyse consiste à cataloguer les signes visuels, verbaux, les signes
d’environnement, stylisme, design, les signes de langages, verlan, tags, les signes
de comportement, gestuelles caractéristiques, pour reconstruire dans un message un
univers cohérent dans lequel la cible se reconnaît.
Cahier de tendances

La stratégie créative s’appuie sur les diverses données analysées pour établir le plan de
travail.
Le créatif sait à cet instant :
Quoi-dire, concept directeur de la communication envisagée : Le fait principal.
À qui le dire, car il connaît les motivations, les freins, les attitudes et comportement de la
cible retenue. Quelle sera la satisfaction promise à cette cible, adressée dans un langage
direct et imagé. Il doit alors envisager dans le cadre des moyens retenus (support, durée,
moyens...), comment traduire le message (tirer le meilleur parti visuel ou graphique) pour
installer un discours pertinent.
Sur quel ton le dire, qui découle de l’analyse des points précédents.
Dans quel ordre, ce qui implique la mise au point d’un calendrier.
Avec quelles contraintes, qui sont souvent d’ordre légal ou liées à une charte graphique
préexistante chez l’émetteur.

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gestion générale
de l’espace
et mise en page
Étape 2

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Au commencement, l’espace de travail est vide.
Ce vide est une parfaite harmonie.

Placer un élément contrasté sur un élément neutre conduit immédiatement le regard du
récepteur vers cet élément.
Ceci permet de jouer avec le regard et amène le récepteur à voir ce que l’on veut lui
montrer.

Regarde
ici

Regarde
ici

Mémorise
“Placer le moindre élément graphique ou textuel tend à rompre cette harmonie.
Notre objectif est d’en créer une nouvelle en apportant du sens ou à conduire
le récepteur à être accroché par le message à véhiculer.”

“Le coin bas à droite (en occident) est le dernier élément lu.
C’est le lieu idéal pour placer l’élément fort à retenir.”

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Ce jeu peut être aussi construit à partir d’images.

9

782

765

408

765

Comme en musique une composition doit alterner temps forts et temps faibles
pour finir par la dernier note qui doit raisonner.

La beauté n’a pas de prix

4 rue Montgolfier
87200 SAINT-JUNIEN
www.dpicom-agence.com

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24
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Les axes d’affichage

Les axes d’affichage

Lors d’une mise en page, nous avons la possibilité de travailler l’espace selon deux axes
principaux.

Un même visuel présente des caractéristiques différentes en fonction de son support de
présentation.

La verticalité : c’est la vie, l’homme debout, immobile, permanence de l’équilibre ; une
stabilité qui contient toutes les possibilités de mouvement...
L’horizontalité : c’est la mort, l’impossibilité du mouvement, écrasé par le poids de la
verticale. C’est aussi la tranquillité, une sérénité...

“En dehors de toute considération psychologique, ce sont les grands
standards de l’affichage ou de présentation visuelle”

Sur Bus

Affiche

“L’utilisation d’autres lignes directrices (oblique, centrage, calage à droite
ou à gauche) viendront animer ces axes d’affichage principaux pour traduire
différentes humeurs ou dynamiques.”
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Les axes de Message

Les axes de Message

Prenons l’exemple d’une marque de thé.
Trois éléments de communication un logo, un dégradé et un visuel.

Vertical

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30

Les axes de Message
Horizontal

Positionnement de Textes
Images
Les axes de Message
Les axes de Message
Vertical

Horizontal

Arrangement symétrique - Le texte et l’image ont la même importance. on obtient ainsi
une harmonie tranquille.

TITRE

Bi publisultil hostrimullem ete mus, untebunum iam iae iam
dienam eo nondam, ure nu quo cote noveret ortem, us ponter
que cul verfectus, et videstuus, nota ses omnihilicaus cotiliq
uemente quonver ediorisquem actus, que cons facivius,
certerum, ubliculla vit. Osse in sum quem, nos publistem
moenatur urbi ina, quo elationdica; escerra etique ilincles
addum omperistiem caste caut aperum se, publiure, fiterfir
urnihic resi praedesidela is Ahae aucidees bon auciisqui
ent. Rume es ad aciis, que di, ceperfitatam tanu et; num voc
tus condam iam iam in Ita, aute es fac trit, ublia re, cutebat
ractus hae tarit imoverio, C. Ifecone ssimpra perit, C. Maeque
reviliem, por abuntiam ta Senihil ibereorum prissup ienductem
o ne cae modi publicio, nihil hiliem ares contero etrum alis,
quo elationdica;
escerra etique
ilincles addum
omperistiem
Ouverture,
invitation,
voyage,

30
Rigueur, droiture, certitude,
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sérieux, une amélioration,
rêve, une proposition,
une élévation.
un apaisement.

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Positionnement de Textes

Positionnement de Textes

À l’intérieur de l’axe général choisi, le positionnement du texte va aussi induire du sens.
Le placement exact des éléments d’une composition est essentiel à l’établissement d’une
impression d’équilibre et d’harmonie.

Texte centré placé juste au dessus de la ligne centrale

TITRE

Équilibre classique - Une certaine force

Placement d’un mot unique.

TITRE
Texte centré placé juste au dessous de la ligne centrale
Texte centré dans les deux axes

Équilibre et douceur - Pas de prétention

TITRE

Neutralité - Un peu rigide
Agressivité dans certains cas
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Positionnement de Textes

Positionnement de Textes

Texte centré en bas

Texte à gauche

Lourdeur - Une certaine force et de la conviction

TITRE

TITRE

Positionnement classique - Lecture immédiate

TITRE
TITRE
Texte centré en haut

Texte à droite

Légèreté

Composition plus dynamique - Modernité

Si le texte est très haut, l’équilibre devra être retrouvé
par d’autres éléments dans la composition
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TITRE

Positionnement de Textes

Travail dans l’Espace
En publicité et affiche la règle des 3 tiers est une bonne base de réflexion.

Texte vertical
Augmentation de la tension

Attention à la lisibilité

T
I
T
R
E

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Zone
discursive

Zone explicative

TITRE

Zone d’accroche

Zone d’accroche

Zone explicative

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Travail dans l’Espace

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Travail dans l’Espace

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Outils fonctionnels
de
mise en page
Étape 3

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Travail dans l’Espace

La mise en page modulaire

Dans la composition
d’ouvrage,
magazine ou composition mettant l’accent sur l’aspect
Travail dans
l’Espace
informatif, il est préconisé d’utiliser une grille.

La position des colonnes est déterminée par la grille, qui fixe des relations de mesure
constantes, appliquées à l’ensemble du document.

Dans la composition d’ouvrage, magazine ou composition mettant l’accent sur l’aspect
informatif, il est préconisé d’utiliser une grille.
Titre

Note

Intertitre
Temporum voloreprae cuptatem
re conet lignihictur? Quis denis
utem imus autem si rendit, ommod et aliqui dit voluptae por sequodi occatur alique labo. Nam,
sam vellaut et doluptaquame nos
dus, cuptatiam harum rehendi
dolut quiduciamet antenis similiquiae. Mus.
Volorio nseque aut molut optatibus molutet mo occuptaque aute
estem landuciis sedit offictata
sitatur atum in ra vollor mo molest, incto quati dolest quo inctur sitatem ut veni dolestis quae
volupta erferatem eossed et et
invereptatet fuga. Met ad quam,
sum fugia nem cori adit aut aut

volorectur sequae dita volupis
eatem et landucid
modignis vitat
eaque mil eaque
por adi quosti
re sum acias
et as sit, si qui
rent pratiusam,
sintiost ipsunt,
conseque nia

Les grilles les plus simples comportent uniquement les quatre traits qui définissent les
marges.
Ce dessin est répété sur la page suivante, créant la grille de double page.

labo. Ut eiur?
Ipsunt ariande ssitatiati que ea
dolorat inctatum quam voluptur?
Nume am, eum el imet aut aut
exerati usdantur?
Os dolut et mo excerisOfficati
volest et ommo es ped quaturest,
sam sanderu mquaspi ciatem is
doluptam, ipsuntorum sam repudit qui dolor aliquatem res
del in consed utem. Ovid quos
voluptat quost preri volor aut
quatemquos expliqui inctatis
eriant faccum que od moles aut
as quatem delese od utat eume
provita tquasi adi audae omnis
ea sitis eos rempore icipsa qui
dendit que estotatis ape vellestem lanis re nos est mos sinctum
Os dolut et mo excerisOfficati
volest et ommo es ped quaturest,
sam sanderu mquaspi ciatem is

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Et de connaître et gérer au mieux les Composants de la page
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La grille sert aussi à définir la position des numéros de page, des titres courants et de bien
d’autres éléments n’appartenant pas au texte proprement dit, mais récurrents (titres, soustitres, etc.).
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 35

Les magazines, les journaux et les livres de grand format utilisent des grilles beaucoup
plus complexes, permettant une certaine souplesse et des variantes tout en assurant la
cohésion de l’ensemble de la structure.
Ainsi, une grille à six colonnes peut fournir plusieurs combinaisons : deux colonnes de trois
de large, ou trois colonnes de deux de large, une de quatre et une de deux, etc.
Cette souplesse autorise également des changements d’échelle et le placement
d’illustrations et de photos, qui peuvent occuper différentes largeurs, de la colonne unique
à l’ensemble de la grille, tout en se conformant à la structure sous-jacente.

Grilles à cases

Avec certaines grilles, le texte est également
divisé horizontalement, ce qui crée un réseau de
cases rectangulaires de proportions identiques.
Cette solution, qui peut dans certains cas être utile
et satisfaisante sur le plan esthétique, n’est pas
indispensable si la grille établit clairement tous les
éléments horizontaux récurrents de la composition.
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 36

Grilles asymétriques

Certaines pages sont fondées sur des grilles
présentant deux largeurs de colonnes différentes.
L’asymétrie peut alors être reflétée sur la page
opposée, avec la colonne la plus étroite à l’extérieur ou
du côté de la gouttière au centre de la double page, ou
bien dupliquée telle quelle, avec la colonne étroite au
même endroit sur la page recto et sur la page verso.

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Exemples pratiques d’utilisation d’une grille 3x3

Établissement de la grille - Les bases
1- Le rectangle d’empagement s’inscrit en principe dans les mêmes proportions que le rectangle de la page.
2- Prévoir un espace minimum blanc, de 4 à 5 millimètres, entre les éléments de la grille tant verticaux
qu’horizontaux.
3- Prévoir les blancs : tête, petit-fond et pied, supérieurs à 5 millimètres nécessaires pour le façonnage.

Gouttières de 5 mm

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Gouttières de 5 mm

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Le terme «grille» peut évoquer la restriction, la limitation. À une certaine époque, certains ont même
prôné la mise en pages sans grille, afin de favoriser la créativité. Toutefois, l’utilisation intelligente
d’une grille bien conçue offre d’infinies possibilités d’agencement du contenu, tout en maintenant une
continuité visuelle. En ce sens, la grille la plus réussie est celle qui ne se fait pas remarquer.

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Établissement de la grille - Techniques avancées
Relation entre zone de texte (empagement) et page
La plupart des programmes de mise en pages demandent à l’utilisateur de définir les
dimensions des marges et des colonnes dès l’ouverture du nouveau document.
Mieux vaut toutefois expérimenter les réglages au préalable, soit en dessinant la grille sur
papier, soit en visualisant différentes dimensions de colonnes et justifications à l’écran.

Une fois ces facteurs pris en compte on doit étudier la relation entre les marges extérieures
et intérieures.
Si chaque page possède une marge extérieure et une marge intérieure égales, la
gouttières centrale sera deux fois plus large que les marges extérieures, ce qui éloigne
beaucoup les deux zones de texte et nuit à l’unité de la double page.

Cela permet en effet de se rendre compte du rapport existant entre la zone de texte qu’on
appelle «empagement» et la double page, plutôt que de laisser cette relation dépendre de
la taille des marges.
Si le document est destiné à être relié, ses marges gauche et droite ne seront
probablement pas égales.
La marge extérieure doit être suffisamment large pour que le lecteur puisse tenir la page
sans cacher le texte.
La marge intérieure, ou gouttière, sera en partie déterminée par le format et le type
de reliure du document, car il peut être nécessaire de prévoir davantage d’espace pour
permettre la courbure de la page vers le dos du livre.

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Une double page doit présenter des marges extérieures plus larges que les marges
intérieures.
Une fois la gouttière prise en compte, la réunion des marges intérieures doit être à peu
près égale aux marges extérieures.
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 43

Pour créer un rapport harmonieux entre les rectangles intérieurs correspondant aux zones
de texte et les rectangles des pages, il suffit de se servir des diagonales.
Cette méthode, utilisée depuis des siècles, comme le montre l’examen attentif des
manuscrits et des livres anciens, est toujours valable lorsqu’il s’agit de déterminer la
position et les proportions de la zone de texte.

1

1- On choisi la hauteur des marges supérieure et inférieure,
2- On détermine les blancs latéraux grâce à l’intersection :

des marges supérieure avec la diagonale de la double page

des marges inférieure avec la diagonale de la page.
A

Il existe bien d’autres techniques pour subdiviser avec élégance une page.
Citons dans l’ordre :
Le Canon de division selon le chevalier Villard de Honnecourt
Le tracé régulateur de Raùl Rosarivo
Le Canon de division selon Jan Tschichold
Le Modulor de Le Corbusier
L’ensemble de ces techniques est disponible sur Internet
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 44

2
B

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Mais la meilleure règle pour apprendre à bien construire sa mise en page, consiste à étudier ce qui se
pratique professionnellement et à décortiquer la presse existante.

Rythme dans la Page
En fonction du type de publication, un certains nombre de règles et un vocabulaire
spécifiques sont à appliquer.

La composition éditoriale du livre
Couverture

Recto couverture

Page de garde

Ici on distinguera 3 univers :

1

Le livre
Le journal

2

3

Page de garde
Faux titre

Le magazine (avec l’affichiste et le tractage)

4

5
Page de titre

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6

7

Page de copyright
Page de départ

x

x

Fin du texte
Postface

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La composition éditoriale du livre

1 et 2- Pages de garde
Les premières pages d’un livre sont blanches, c’està-dire non imprimées, pages de garde pour protéger
la première page imprimée. Dans les livres courants,
il y en a deux ou quatre, mais on peut en prévoir
davantage dans les livres de bibliophilie.
Premier signe d’information d’ordre plastique :
nature, couleur, texture du papier ; l’espace de la
page dans une pureté totale ; un silence qui est
d’autant plus long qu’il y a de pages de garde à
parcourir, conçu pour isoler le lecteur, le préparer à
découvrir le premier mot à lire.

3- Page de faux-titre
Titre de l’œuvre
L’œil ne se pose pas n’importe où sur une page :
prédilection pour le tiers supérieur de la surface
dans le sens horizontal et pour le tiers supérieur
gauche dans le sens vertical. Il est logique de situer
la première des informations imprimée, le faux titre,
dans cette région privilégiée de la page.
Remarques  : le poids typographique, soit le rapport
noir/blanc de la page, doit permettre la progression
continue par les pages suivantes vers le gris du
texte.

4- Verso du faux-titre
Trois possibilités : page blanche ; liste des ouvrages
du même auteur ; illustration/frontispice.
5- Page de grand-titre
Contenu :
Nom de l’auteur ; titre de l’œuvre ; raison sociale de
l’éditeur ; ville d’origine de l’édition ; millésime de
l’édition.
Le cas échéant : nom du ou des illustrateurs ; nom
du traducteur ; nom de l’auteur de la préface et/ou de
l’avant-propos, avertissement…
Remarques : le poids typographique du grand titre
sera plus accentué que dans la page de faux-titre.

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 50

6- Page de copyright
Le copyright est imprimé en registre avec le nom de
l’éditeur, représenté par le signe international © au
verso de la page de titre. On peut aussi trouver sur
cette page 6 la justification du tirage :
Exemple : Cet ouvrage a été tiré à mile cinquante
exemplaires, à savoir cinquante exemplaires sur
papier du Japon, numérotés de I à L, et mille
exemplaires sur Vélin à la forme des papeteries
Prioux, numérotés de 1 à 1000. Il a été tiré, en outre,
cinquante exemplaires hors commerce, marqués HC
Exemplaire n°…

7- Page de départ
Sur cette page, trois possibilités : dédicace ; début
de la préface ; page de départ du texte. La préface
peut être typographiée dans le même corps que le
texte principal : avec un texte en romain, la préface
est en italique et plus rarement l’inverse. Première
page de l’ouvrage foliotée en chiffres arabes ou en
chiffres romains petites capitales, dans le cas de la
préface.

9- La page de départ, en page de droite ou belle
page, est le point culminant de la construction
typographique dans une progression constante
depuis le blanc de la page de garde.

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 51

La composition de la page imprimée livre ou périodique
Folio

La composition éditoriale & graphique du périodique
Le journal

Titre courant

Texte de labeur
(courant)
(principal)

Légende

Oreille

Mention de tourne
Bandeau, appel

Titre
(titre incitatif)
Tribune
(éditorial)

Glose
(note marginale)

Titre publication

Brève

Manchette
Surtitre
(titre informatif)
Titre
Sous-titre

Inter-titre
Filet

Gouttière
Note de bas de page
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 52

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 53

Titraille

La composition éditoriale & graphique du périodique

Le lexique

Le magazine - Le journal page intérieures
Titre rubrique

Cabochon
(Surtitre)

Le chemin de fer est le découpage, page après page,
de l’ensemble du contenu du journal. Son travail est
une étape primordiale pour dessiner l’architecture, le
rythme, le scénario d’une publication, tout en listant avec
précision les contenus en présence et/ou à venir.

Tétière

Un monstre est un croquis de mise en pages qui permet
de situer globalement les différents éléments d’une page
avant de passer à sa réalisation graphique.

Titre
Chapô

Note en glose

Lettrine
Encadré

L’ours réunit (dans un coin) les mentions légales et les
membres de l’équipe du périodique.
Une coquille est une faute de frapppe.

Accroche
(exergue)

Texte de labeur

Inter-titre

Pagination
Titre courant

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 55

Le lexique

Le lexique ... Mais aussi

Une lézarde est un espace déplaisant qui se dessine entre des mots,
verticalement (sur plusieurs lignes), du fait d’un mauvais réglage de la
justification.

Tabloïd

Une chandelle est une colonne de texte qui s’étend de haut en bas de
la page sans interruption.

Ventre
Partie centrale d’une page dans le sens de la hauteur, entre la tribune et le pied.

Bourdon
Oubli d’une ou plusieurs lettres, d’un ou plusieurs mots, ou d’un passage entier dans
un article.
Cheval

Marronnier

Journal de petite dimension : la moitié du format traditionnel.

Article commençant dans la dernière colonne, en bas et à droite de la Une, pour
sauter directement dans la première colonne en haut et à gauche de la page 2.
Petit article sur un événement qui revient à date fixe chaque année : début des
saisons, 1er Avril...

Rez-de-chaussée Article important installé sur plusieurs colonnes en bas de page.

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 56

Placard

(publicitaire) texte publicitaire nécessitant une composition et disposé comme une
affiche.

Belle Page

Page impaire, ainsi appelée parce que lorsqu’on feuillette un journal, elle tombe
normalement sous le regard.

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 57

Préliminaires
typographique
Étape 4

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 58

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 59

Un caractère désigne un signe tracé ou écrit, qu’il soit une lettre, un signe de ponctuation,
un chiffre, un symbole, etc.
Une Fonte rassemble les lettres minuscules, les lettres majuscules, les chiffres, les signes
de ponctuation, les ligatures (combinaison de caractères comme le ‘œ’) d’un même style
dans un corps et une graisse donnée.
Une famille de polices (ou Police) rassemble tous les styles qu’un caractère peut prendre.
Ainsi, une famille de caractères classique comprend une version normale (ou romaine),
une version italique, une version grasse et une version grasse italique. Mais il existe bien
d’autres versions intermédiaires.

Baskerville
Baskerville Italique
Baskerville Gras
Baskerville Gras Italique
Les capitales sont également appelée lettres majuscules ; elles sont originaires des
inscriptions lapidaires romaines. Les bas de casse ou lettres minuscules, sont ainsi
appelées pour des raisons historiques : elles constituent l’aboutissement de la minuscule
carolingienne.

CAPITALES
bas de casse

Les termes de « police » et de « fonte » sont souvent confondus. Une fonte est l’ensemble
des caractères correspondant aux mêmes caractéristiques de corps, graisse et italique au
sein d’une même police. Par exemple :

Garamond est une police de caractères ;

le Garamond

romain gras 20 points est une fonte.

Cette confusion remonte à l’époque du plomb, où un caractère était le dessin particulier
d’un alphabet, une fonte était la manifestation de ce dessin en tant que caractères
d’imprimerie en métal et une police listait le nombre de ces caractères. Un imprimeur
voulant utiliser le caractère Garamond commandait un jeu de fontes Garamond pour
chaque corps désiré, ce jeu étant défini par une police.

Les italiques sont des polices reprenant des caractéristiques de la lettre romaine
d’origine mais penchées.
Il ne faut pas confondre italique et romain penché. Les ordinateurs peuvent en
effet dessiner automatiquement un romain penché à partir d’une fonte romaine.
Toutefois, le résultat sera loin d’être satisfaisant comme le prouve l’exemple
suivant :

Georgia italique
Georgia italique (faux)
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 61

Les petites capitales sont des versions miniatures des capitales et non pas des capitales
réduites. On les trouve souvent dans les fontes expert. Ces capitales ont en général la
même hauteur de l’hauteur d’x, ce qui les rend plus discrètes que les capitales normales.

Copperplate Petites Capitales (Copperplate)
Les petites capitales réduites électroniquement donnent en général un oeil trop léger, parce
que tous les traits du caractère sont réduits.
Les ligatures sont des combinaisons de deux ou trois lettres consécutives. Les
combinaisons classiques sont le ‘ff’, ‘fi’, ‘ffi’ et ‘ffl’.

Petites Capitales Forcées

Petites Capitales Naturelles
Anatomie d’une lettre

‘ff’, ‘fi’, ‘ffi’, ‘ffl’ (Garamond)
Les chiffres dit arabes (en opposition aux chiffres romains) sont en général disponible dans
les fontes traditionnelles en version Didot. Les chiffres Didot ont la même hauteur que les
capitales et se prêtent parfaitement à la composition de tableaux.

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (Didot)
En revanche, on trouve parfois dans les fontes expert, des chiffres dit elzéviriens qui
dépassent de part et d’autre de la ligne de pied.

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (Hoefler)
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 62

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 63

Glossaire typographique
Angle d’empattement [filet] : liaison plus ou moins incurvée entre l’empattement et le fût.

Af
Af
Af
o

Axe oblique [stress] : inclinaison suggérée par la relation entre les pleins et les déliés. Il
est le plus souvent vertical ou oblique.

o

O

Boucle [goutte, loop] : partie du ‘g’ qui descend sous la ligne de pied.

g
Contrepoinçon [counter] : espace blanc à partiellement ou totalement enclos à l’intérieur
de la panse d’un caractère. (en anglais, le contrepoinçon de la lettre ‘e’ est appelé eye).
Corps [force de corps, type size] : taille d’un caractère, exprimée généralement en points
typographiques ou en dixièmes de millimètres.

Gg
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 64

Délié [thin stroke, hairline] : partie plus fine du caractère.

EZ

Délié de jonction [link] : trait fin qui relie par exemple la panse du ‘g’ à sa boucle.

g

Diagonale [branche, leg pour le ‘k’, stem sinon] : partie inclinée d’un caractère.

Xk

Empattement [serif] : petit trait qui prolonge les extrémités des traits droits et obliques des
lettres ; en général perpendiculaire à ces derniers.

Gh

Fût [montant, haste, hampe, stem, stroke] : trait principal vertical (le terme s’applique
également à certaines diagonales).

Eb

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 65

Jambage inférieur [hampe ou longue descendante, descender] : partie inférieure d’une
lettre bas de casse qui descend sous la ligne de pied.

gjy

Jambage supérieur [hampe ou longue ascendante, ascender] : partie supérieure d’une
lettre bas de casse qui s’élève au-dessus de l’œil.

hkl

Hauteur de capitale [caps height] : hauteur de la capitale d’une police, comprise entre la
ligne de pied et l’extrémité supérieure du caractère (en anglais, la ligne supérieure se dit
cap line).

PIN

Hauteur d’x [parfois appelée œil, x-height] : hauteur du caractère bas de casse, à
l’exclusion des jambages inférieurs et supérieurs. Ainsi appelée car elle est basée sur la
hauteur du ‘x’ minuscule (en anglais, la ligne médiane se dit mean line).

abx
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 66

Ligne de pied [ligne de base, baseline] : ligne imaginaire sur laquelle s’alignent les
caractères, ces derniers sont comme suspendus à cette ligne.

hxg

Panse [rondeur, bowl] : trait courbé ou ovale qui renferme le contrepoinçon.

QG

Plein [thick stroke] : partie plus épaisse du caractère.

EZ

Pointe [apex] : désigne l’extrémité du triangle coiffant le ‘A’ capital.

A

Queue [ear pour le ‘g’ et tail pour le ‘Q’] : trait court dépassant du ‘Q’ ou du ‘g’.

Qg

Shoulder : partie incurvée prolongeant un fût.

Rn

Spine : partie incurvée centrale de la lettre ‘S’.

S

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 67

Spur : projection, plus petite qu’un empattement, qui renforce l’extrémité d’un caractère (se
dit surtout pour le ‘G’).

Gu
Traverse [barre, crossbar, arm] : partie horizontale d’un caractère.

Ez

Classifications de caractères
Thibaudeau

Typographe parisien (1860-1925), François Thibaudeau a été amené à concevoir le premier système
rationnel de classement des caractères en élaborant les volumineux catalogues typographiques des
fonderies Renault et Marcou et de Peignot et Cie.
Il présente celui-ci dans deux ouvrages magnifiques :
La Lettre d’imprimerie (1921) et le Manuel français de typographie moderne (1924).

Vox-AtypI

La classification formelle la plus couramment utilisée, et qui a le mérite de recouper les classifications
historiques, celle élaborée en 1954 par le français Maximilien Vox. Avec une répartition en neuf
familles, cette classification tenait compte de l’architecture générale des lettres ainsi que de détails
historiques. Adoptée et complétée, en 1962, par la plus importante organisation typographique
mondiale, l’Association typographique internationale (ATypI), elle possède également la
caractéristique d’avoir été traduite en anglais et en allemand, renforçant ainsi son caractère universel.
Utilisant des termes artificiellement composés afin de les rendre interprétables de façon identique
dans les langues anglo-saxonnes et latines.

Classification chronologique

D’origine anglo-saxonne, cette classification présente le mérite d’affiner la classification Thibaudeau.
Classification atypique mais néanmoins très utile à l’heure du web et de la distribution tous azimut des
fonts

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 68

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 69

91

Classification W3C

4

La plus utilisée aujourd’hui, surtout sur le web, est celle du W3C qui nous donne les grandes familles
suivantes :

Fantasy / Display : polices plus exotiques, décoratives (ex :
Impact, Fraktur...)

33

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Monospace : polices à chasse fixe (largeur utilisée pour

Serif : polices à empattement
(exemples : Times New Roman, Georgia, Garamond...)

chaque caractère) (ex : Courier New, Lucida Console...)

Sans-serif : polices sans empattement
(ex : Arial, Helvetica, Tahoma, Verdana...)
248

Une illustration plus parlante :

partages

Cursive - Handwritting : polices simulant l’écriture à la main
(ex: Lucida Handwriting, mais aussi Comic Sans MS (et ouais !))

Police monospace

248

partages

110

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 70

91

110

4

91

33

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 71
4

De l’utilisation
typographique
Étape 6

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 72

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 73

Basique mais Indispensable
Caractéristiques

A quoi sert la typographie
Connotations produites
Traditionalisme, classicisme, élégance

Fonte sans empattement

Ecriture de type script
Italique
Gras

MAJUSCULE

Modernité, objectivité, virilité
Élégance, féminité
Dynamisme, vitesse
Force, lourdeur, lenteur
Puissance

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 74

La typographie est l’art de choisir et d’assembler les caractères pour être lu.
Elle améliore la lisibilité et l’agrément de lecture
Elle diminue le coût des imprimés (augmentation de la densité des caractères
jusqu’à deux fois plus qu’en dactylographie, d’où une économie de papier et
de temps d’impression).
Elle participe à l’image de marque du prescripteur.
Certaines règles obéissent à l’usage et aux traditions esthétiques, d’autres à des lois
physiologiques et d’autres encore à la mode ou au goût du jour.
La mise en page d’un document traite de la répartition des blancs.
Il n’existe pas de bonne mise en page type, mais une multitude de mises en pages
adaptées au type de document et de lecteur (textes informatifs ou publicitaires...).

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 75

Ne pas mélanger dans un même document de trop nombreuses polices de caractères ni
des polices appartenant à une même famille (Times et Bookman appartenant tous deux à
la famille des Serif).

GegMGegM
Attention aux Didots, aux empattements filiformes, qui risquent d’être mal imprimés
dans les petits corps.

GegM
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 76

Utiliser une police Sans-serif pour les titres (les polices de cette famille donnent plus à
voir qu’à lire) et une police de la famille Serif pour le corps du texte (elle se «fond» dans le
papier grâce aux empattements qui guident par ailleurs l’œil vers le caractère suivant).

Titre Uptatur sitatem voluptatia c
Ad erferum con el idictior adi as volupti conem
velia volorro viderum ipit volum quo voluptas
magnimus diaturest, sincia nes volorepedis nihil
magnienis ipsus con pa conseque ratur, ut volupta santem aturem aut autat et ipsandi tem rerum,
inus min cus.
Xerrum remporepuda nobit am quatem verchic
to voluptaecum quaturio et volores rerit repudi
dendis ut reribus, untiaspel ma denimpo rerferferum quis illique voloreratur? Os etur, qui
to dolecte sit quis sequod estrum si beriossite
evelesto optaqui ratur senihil inciliquid maio
et ipsanis aut vit eos et, iusa quam, ut quiatur
iorunto te libus, conecto et aliatur reici dus rem
facessinulpa de exerias doluptatius mollorepti
voluptatur?
Ihitatquia dolorro dipsanda se sit, vollorae
nonsequid essimus sunt peditatemque quas
quiaeribea cullandis eosseditatem si tectiae
noneces enditiu mquossimusa secere cuptassimi,
conserum qui dentotatem ullitas aditatio odignatem veliquid quid modi quae. Nem hillition
earibus reptatibus, quae as et est, omnis eume
nemporrum consed moditae enditem estorernam
senis num everitatent harum alit hillentem di ali-

cae nulparum reici dolo ma conet, ut maximi, aut
hitatio. Doluptincit quo il ipienis int qui omnis ut
quiati nestore stius, ulla vidust, ipsa con exerunto vollani cus net aut quisti alicto tem ressi ute
landa nonseque ea nobis rempor moloribusam
voloren tiassunt unt ommolor estisin cilitib uscient pos eos sam nostiur, consectur a de perum,
iusdaectum sitaspici ut dolesequis sit, ommolut
esequia dolendam que volestint.
Obitaspel invenditium, tem nos estiatusam, aces
asim ium fugit, ut quibus aborepedi dolest, am
inciet pe odit dolumquo officil incto odi simaxim
qui recusdandem nulparcipsae is qui con entuste
venem volesci ditate prae. Ur? Gias et arumet
aut faceaquia volorem aut doluptatist, solore net
milis audiaspient.
Atectotatus suntiatur? Occab iscias ut explamus
modipiciam volupis explaborem la poreper ferrumqui ut que eles magnihit, sim eos voluptam
dolorro erum repro omniminiet ipsant quibuscipiet excea nemodi re natem. Et ab in perernam
dicilit ellorerrum re et omnissi omni dolo omnit
aut eum et ute ea dignat omnis sum inci quatus
ea culless equamenimet, sinvent aut

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 77

Choix des corps

Choix de casses

On conservera un même corps pour l’ensemble du texte à lire.

Capitales, petites capitales et bas de casse

• Deux autres pour les titres et inter-titres,
• Un pour les légendes et notes.

Capitales petites capitales pour les titres (à éviter cependant pour les titres longs).
Bas de casse pour le corps du texte.

6
7
8
9
10
11
12
13 et plus

Petites capitales au lieu de capitales pour un nom propre que l’on ne souhaite pas
trop faire ressortir dans le corps du texte.

notes, légendes
Textes à lire
Textes, intertitres

Intertitres, sous-titres,
titres

Le choix de la police, du corps des caractères et le choix de l’interlignage
rendront compte du ton général de l’œuvre, gai ou triste, léger ou sérieux, facile ou
difficile

Italiques
Textes à voir à lire

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 78

À utiliser sporadiquement (elles sont lentes à lire), pour marquer l’insistance (faire ressortir
un mot ou une phrase), la distinction (citation par exemple), voire pour des légendes de
photographies et illustrations

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 79

Premières règles de construction

Attention aux couleurs

Les paragraphes

Les fonds tramés et le «noir au blanc»

• On parlera de composition en drapeau lorsque, appuyé à gauche ou à droite, le texte n’est pas
justifié ; si le texte est justifié on dit qu’il s’agit d’une composition en pavé (en bloc).
• Les titres et sous-titres seront toujours placés plus près du texte qui leur fait suite que du
texte qui les précède.
Attention aux veuves et aux orphelines

Lorsque l’on trame un fond, c’est bien souvent pour faire ressortir l’information qu’il contient, or on
arrive souvent à l’effet inverse, en augmentant la difficulté de lecture, on décourage le lecteur.
Une trame peut aussi avoir pour objet de donner une unité à un article s’étendant sur deux pages.

Disposition des textes...
• Les compositions en alinéa ou en sommaire sont à éviter si les paragraphes sont courts, cela les
rend boiteux.
• Les titres sont lus cinq fois plus que le corps du texte, les légendes deux fois plus.
• Un blanc entre deux paragraphes permet la respiration du lecteur.
• Des mises en exergue provoquent l’intérêt du lecteur.
• Un intertitre sera placé après 15 à 20 lignes de texte.

Les titres






En capitales ou petites capitales.
Éviter les titres sur plus de trois lignes.
Pour les titres longs utiliser des bas de casse.
Penser aux surtitres (précédant le titre, ils constituent une amorce).
Ajouter un chapô (en quelques lignes expliquer le contenu de l’article).
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 80

Attention donc aux trames de densité trop forte : les caractères doivent avoir une graisse suffisante
pour rester lisibles et les points de trames «collés» au bord du dessin des caractères en diminuent la
netteté.
Par contre une trame de faible pourcentage qui donne de bons résultats en associant mise
en valeur du texte et légèreté peut être dégradée au moment d’une sortie sur photocopieur
(perte de points).
Un fond tramé ne nécessite pas de filet extérieur (encadrement).
Lorsque l’on écrit en blanc sur fond noir («noir au blanc»), il convient de garder un «blanc» tournant
(haut, droite, gauche, bas), dont la valeur est d’environ 1/3 du corps du caractère.

Titre Uptatur sitatem voluptatia c
Ad erferum con el idictior adi as volupti conem
velia volorro viderum ipit volum quo voluptas
magnimus diaturest, sincia nes volorepedis
nihil magnienis ipsus con pa conseque ratur, ut
volupta santem aturem aut autat et ipsandi tem
rerum, inus min cus.
Xerrum remporepuda nobit am quatem verchic
to voluptaecum quaturio et volores rerit repudi
dendis ut reribus, untiaspel ma denimpo rerferferum quis illique voloreratur? Os etur, qui

cae nulparum reici dolo ma conet, ut maximi, aut
hitatio. Doluptincit quo il ipienis int qui omnis ut
quiati nestore stius, ulla vidust, ipsa con exerunto
vollani cus net aut quisti alicto tem ressi ute
landa nonseque ea nobis rempor moloribusam
voloren tiassunt unt ommolor estisin cilitib uscient pos eos sam nostiur, consectur a de perum,
iusdaectum sitaspici ut dolesequis sit, ommolut
esequia dolendam que volestint.
Obitaspel invenditium, tem nos estiatusam, aces

Attention aux couleurs
Les contrastes
Le contraste «donne de la couleur» aux publications en équilibrant l’espace réservé au texte, aux
illustrations et aux blancs.
On peut observer le contraste en regardant la page à l’envers (le regard se concentre alors non pas
sur les mots mais sur le «gris» de la page).

Les règles essentielles
Évitez les polices par défaut
La plupart des logiciels de traitement de texte proposent des polices par défaut (Arial, Calibri, Times New
Roman). Choisir une typo plus personnelle est déjà une manière de sortir du lot, d’indiquer que, pour vous,
les détails comptent.

Structurez la page

Textes en couleur
Lorsqu’on décide qu’une couleur sera appliquée à un texte, une des composante quadri doit être à
100%.

Si vous pensez que seul votre contenu a de l’importance, sachez qu’un texte kilométrique, mal structuré,
sans titres et sous-titres, (donc difficile à lire en ligne) risque fort de vous faire perdre pas mal de lecteurs.
Un texte lisse, sans points de repères, a donc peu de chance de capter l’attention.

Fuyez les clichés et les typos bling bling
Certaines polices ont tellement été utilisées à tort et à travers qu’elles sont devenues synonymes
d’amateurisme et de mauvais goût. Fuyez les Comic Sans et autre Papyrus, à moins de les utiliser avec
une extrême prudence.

2 ou 3 polices maximum
Pour donner du relief au contenu, il est préférable d’utiliser une police différente pour les titres et pour le
corps du texte. Par contre, mieux vaut limiter le nombre de polices.
Pour varier les effets visuels, vous jouerez plutôt sur la taille, la graisse, voire la couleur des blocs de texte
plutôt que de changer de police de caractères. Alternez aussi sérif et sans sérif.
Mais avant tout, distinguez l’essentiel (un nom, un titre, une offre) de ce qui l’est moins.
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 82

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 83

Efficacité des contrastes

Longueur de ligne idéale

Mieux vaut ne pas choisir deux polices de la même famille. Mélangez une police sans-serif (corps) avec une
cursive ou une police fantaisie (titres) ; l’impact sera nettement supérieur. C’est bien connu, les contraires
ont tendance à attirer : des polices «introverties» et «extraverties» s’équilibrent lorsqu’elles sont combinées.
Il peut donc être intéressant de coupler une police avec une «forte personnalité» avec une police plus neutre
pour équilibrer votre design.

On estime généralement que le nombre optimal de caractères d’une ligne se situe entre 60 et 72. Mais c’est
surtout le contexte qui déterminera la valeur idéale. On comprend aisément qu’un roman réponde à des
critères différents qu’un magazine, une page web ou un CV. Pour une page web, mieux vaut éviter les blocs
de texte qui s’étendent d’un côté à l’autre de l’écran ; vous risquez de perdre vos lecteurs.

Jouez sur la taille des caractères

L’interlignage est la valeur de l’écart entre les lignes d’un texte, il peut être augmenté ou diminué.
Généralement, il est légèrement plus grand que la taille de la police (ex : un interlignage de 12 pour une
police de 10).

Pour beaucoup le corps 12 reste le standard à utiliser dans tous les cas. Pas forcément !
Un corps 10 ou 11 est préférable pour des documents imprimés. Vous pouvez même descendre plus bas
dans certains cas (jusqu’au corps 8).

N’utilisez pas QUE DES MAJUSCULES
Notre cerveau lit beaucoup plus vite et plus facilement si les lettres correspondent à des formes.
Or, les formes disparaissent en grande partie dans un texte rédigé tout en majuscule.
De plus, l’usage des majuscules est souvent ressenti comme plus agressif.

Interlignage idéal

Retour à la ligne et césures
Les coupures de mots à la fin d’une phrase ne sont pas très heureuses visuellement.
Mais elles sont indispensable pour obtenir un gris visuel correct.
Solut lacest volore voluptae doluptin rerumetur, si istibus arum repudi accuptur?
Ra voles voloreperit millitente voloreh enditium faci blam, sundit
utem nempos dit fugit aut delibus quosse qui as ped molore as quis
sit, quibeatur? Occumquodi as susanim rem volesti officabora que
volorero eum quae pelit, tem harchil landucil etur sam expedioreped ut accumquis est, quam, qui rempore pratium is as explabo
repedictur? Um, con reperumque que qui dolenimi, que porum
hillati cus ped que solo et quas sed molleni hilliquaspe et utaquat
verferu mquodition poritios alia nem voluptaturis voluptaquati aliqui corecus ut enis simus, alitati doluptatem consediatiam am que
prepraepre sitatem il entiuribusam qui consecepta nusa dollut mos
il ma qui deles aliquasperum eossimodita perchilibus as accullaccum endae eum voluptas qui tet lam,

Solut lacest volore voluptae doluptin
rerumetur, si istibus arum repudi accuptur?
Ra voles voloreperit millitente voloreh
enditium faci blam, sundit utem nempos dit
fugit aut delibus quosse qui as ped molore as
quis sit, quibeatur? Occumquodi as susanim
rem volesti officabora que volorero eum quae
pelit, tem harchil landucil a landucilceunt

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 85

Les réglages infographiques
Le gris typographique est l’impression produite sur l’œil par la vision générale d’un texte ;
on parle aussi de couleur du texte.
Le gris typographique conditionne la première impression qu’un lecteur a d’un texte et
surtout l’aisance avec laquelle ce lecteur pourra le lire ; il se doit donc d’être en accord
avec les règles typographiques.
Les différents facteurs qui influencent le gris typographique et son homogénéité sont la
police (ou «fonte»), le corps (taille du caractère), l’interlignage, la graisse, l’utilisation de
majuscules, la justification et l’approche entre les caractères (interlettrage).
La qualité d’un gris typographique fluctue donc selon plusieurs paramètres :
• Le dessin du caractère lui-même ;
• La qualité des approches ;
• l’interlignage ;
• La longueur de justification.
L’homogénéité du gris d’un bloc de texte est souvent appréciée en plissant les yeux pour
«flouter» le texte et mieux percevoir les variations.
S’il y a trop de taches sombres ou trop de taches claires dans l’image créée, c’est
que le gris n’est pas harmonieux.
Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 86

Indesign Menu fenêtre / Informations
37 signes par ligne

37 signes par ligne

50 signes par ligne

Nonecti audanimaxim rest moloreius
sitiis et rem lam quat atur audae od
qui andandiore magnatium lici nonse
renis rehendam, tor aliquiaes apiendam
hiligni ssumquas delliciet volorepellab
ipsum quo dolorem facepudandem
idestis el eariore consequae. Nam
volorum quiscia sam, offic tempers
pienima ionsequ untiorrum volor sus
et eum doluptatur, volorum nia ni tem
alitae nobitat issequam andeliquae etur,
consed ma nest, et ute maximperiore
sum qui aliae est, quatior andist quam
quo odit, conem quo ommoluptat.
Occatias re, odissus, as dolla num
vendenti offici te pedi delis non porio.
Quunt aliquam facid eost pa sim lit,
vendi ini cusam quidisit offic te nessin
eiunt.
Fugit moluptaque corruptatiam idel et
que corion con cusdam, te nes elesed
quam, qui quid untur am vel idistibus,
sae venist eostiberum lignis maio
magniatur?

Nonecti audanimaxim rest moloreius sitiis et rem lam quat atur audae od qui
andandiore magnatium lici nonse renis
rehendam, tor aliquiaes apiendam hiligni ssumquas delliciet volorepellab ipsum quo dolorem facepudandem idestis el eariore consequae. Nam volorum
quiscia sam, offic tempers pienima
ionsequ untiorrum volor sus et eum doluptatur, volorum nia ni tem alitae nobitat issequam andeliquae etur, consed
ma nest, et ute maximperiore sum qui
aliae est, quatior andist quam quo odit,
conem quo ommoluptat.
Occatias re, odissus, as dolla num
vendenti offici te pedi delis non porio.
Quunt aliquam facid eost pa sim lit, vendi ini cusam quidisit offic te nessin eiunt.
Fugit moluptaque corruptatiam idel et
que corion con cusdam, te nes elesed
quam, qui quid untur am vel idistibus,
sae venist eostiberum lignis maio magniatur?

Nonecti audanimaxim rest moloreius sitiis et rem
lam quat atur audae od qui andandiore magnatium
lici nonse renis rehendam, tor aliquiaes apiendam
hiligni ssumquas delliciet volorepellab ipsum quo
dolorem facepudandem idestis el eariore consequae. Nam volorum quiscia sam, offic tempers
pienima ionsequ untiorrum volor sus et eum doluptatur, volorum nia ni tem alitae nobitat issequam
andeliquae etur, consed ma nest, et ute maximperiore sum qui aliae est, quatior andist quam quo odit,
conem quo ommoluptat.
Occatias re, odissus, as dolla num vendenti offici te
pedi delis non porio. Quunt aliquam facid eost pa
sim lit, vendi ini cusam quidisit offic te nessin eiunt.
Fugit moluptaque corruptatiam idel et que corion
con cusdam, te nes elesed quam, qui quid untur
am vel idistibus, sae venist eostiberum lignis maio
magniatur?

Police ARIMO
Corps 12 pts
Interlignage 14,4 pts
Césures : non
Justification automatique
logiciel

Police ARIMO
Corps 12 pts
Interlignage 14,4 pts
Césures : oui
Justification automatique
logiciel

Police ARIMO
Corps 10 pts
Interlignage 10 pts
Césures : oui
Justification personnalisée

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 87

caractère
DuLe
bon
usage des polices

Du bon usage des polices
Les catégories de polices

Lisibilité
Lisibilté

Les Humanes (Humanistic)

Le fort contraste et la précision calligraphique de ses formes peuvent néanmoins limiter son utilisation pour la composition de texte en continu.
Mieux vaut la réserver à des contextes où ses qualités historiques et calligraphique
calligraphiquesrenforcent
renforcentetetcomplètent
complètentlelecontenu
contenu.

La lisibilité correspond à la facilité avec laquelle l’œil du lecteur identifie
les lettres et les distingue les unes des autres ; il s’agit donc davantage
de la relation des lettres entres elles que du dessin de chaque lettre en
particulier.
La longueur de ligne, l’espacement des mots et l’interligne sont aussi les
principaux critères qui influencent la lisibilité du texte.
De plus, des lignes courtes créent de multiples interruptions dans le
processus de lecture, trop longues, elle fatigue l’œil du lecteur.
Un nombre de 60 à 66 caractère par ligne est optimal.

Bac Pro Artisanat et métiers d’art - Option Communication Graphique 2009 - 2010

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 88

64

Centaur
Kennerley
Adobe Jenson
Cloister
ITC Berkeley old style
Hadriano
Bac Pro Artisanat et métiers d’art - Option Communication Graphique 2009 - 2010

Laurent Pasquet - Techniques et outils de communication - Page 89

67

Du bon usage des polices
Les catégories de polices

Du
usage des
polices
Lesbon
catégories
de polices

Les garaldes (garaldic, Hold style)

Les Réales (Transitional)

Galliard
Bembo
Palatino
Adobe Caslon
Adobe Garamond
Lucida

New Baskerville
Century Schoolbook
Times New Roman
Perpetua
Cochin

Les Garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l’Italien Alde. Cette famille
de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères Humanes.
L’élégance des Garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des
Humanes disparaissent avec les Garaldes. Elles présentent une notion de «classe» qui les prédisposent aux travaux luxueux.

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Les Réales présentent une opposition entre pleins et déliés accentuée et les graisses sont distribuées selon un axe plus vertical.
Elles sont abondamment utilisées dans l’édition et la presse.

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69

Du
usage des
polices
Lesbon
catégories
de polices

Du
usage des
polices
Lesbon
catégories
de polices

Les Didones (Didonic)

Les Mécanes (Mechanistic, Slab Serif)

Ces caractères ont des empattements et déliés très fins, contrastant fortement avec les pleins
La naissance de ces caractères s’explique aussi par l’apparition du papier vélin en France (crée en Angleterre par Baskerville) qui permet des
subtilités d’impressions impossibles avant.
Les Didones sont encore beaucoup employées dans la publicité, notamment de mode, de
parpart
le caractère
«hautain»
et quiet
attire
l’attention.
leur caractère
«hautain»
qui attire
l’attention.

Bodoni
Linotype Didot
Acanthus
Kepler
Scotch Roman
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Cette allusion à l’engrenage se traduit par des empattements aussi épais que les jambages. Leurs formes rectangulaires donnent à la lettre
une certaine solidité.
Les Mécanes ont des formes plus franches pour supporter la cadence rapide d’impression (le caractère s’adapte aux besoins de l’époque).
Elles perdent le style (qu’avaient les Réales, les Garadles, les Didones...) et ne sont là que pour accrocher le regard. Elles annoncent les
Linéales (dont les Linéales du début du siècle ne sont que des Mécanes sans empattements).

Clarendon
Rockwell
Officina
Beton
Memphis
American
Typewriter
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Du bon
usage des
polices
Les
catégories
de polices

Les catégories de polices

Les Linéales (Lineal, Sans serif, grotesques, Antiques)

Les Linéales (Lineal, Sans serif, grotesques, Antiques)

Gill Sans
Myriad
Arial
Optima
Calibri
Helvetica
Tahoma

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Elles combinent lisibilité et intérêt visuel et s’adaptent à toutes sortes d’applications,
d’application, signalisation
signalisationinternationale,
internationale,titrage,
titrage,texte
textelong
longen
encontinu.
continu.
Elles exploitent des dynamiques d’espace, d’échelle et d’alignement.
Elles fonctionnent très bien à grande échelle. Très utilisées en publicité pour leur lisibilité même à grande distance.
Elles sont porteuse de modernité

Verdana
Futura...

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74

Du
usage des
polices
Lesbon
catégories
de polices

DuLes
boncatégories
usage desde
polices
polices

Les Incises (Incised)

À l’origine, l’incision de la taille directe au ciseau et au burin donnait la forme d’un triangle rectangle à l’empattement. L’aspect généralede
de
cette famille est celui des linéales avec des extrémités élargies.
Trop typée, cette famille est peu étendue et n’invite pas à une lecture en continue mais traduira parfaitement le travail d’un orfèvre, d’un travail
de précision.

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Il s’agit des écritures qui tentent de reproduire l’écriture courante à main levée. Elles reproduisent le geste de l’écriture, elles s’inspirent
fortement de la calligraphie. D’inspiration résolument calligraphique, les Scriptes semblent écrites à la plume.
Très utiles lors d’un besoin d’un renvoi à l’humain. La maîtrise du geste.

Snell Roundhand
Zapfino
Zapf Chancery
Linoscript
Kaufmann

Trajan
Albertus
Copperplate Gothic

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Les Scriptes (Scripts)

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