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Requete Daniel Masse Juin 2009.pdf


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Ayant retiré la première vis, et puis dévissé entièrement la seconde et aussitôt après avoir
glissé le tournevis sous le couvercle pour le soulever, celui-ci s’ouvrait brutalement,
laissant s’échapper une véritable boule de feu qui enflammait instantanément M. H., ses
mains, son visage, ses vêtements, puis son épouse qui se tenait à cet instant à un mètre
derrière lui (cote D 21).

Aussitôt après l’embrasement, M. et Mme H. se dirigeaient vers la sortie, Mme H. pour
chercher du secours.
Ayant retiré ses vêtements en flammes, M. H. tentait une dernière fois de revenir en arrière
pour constater que la chaleur était bien trop vive à l’intérieur du hall pour qu’il puisse y
pénétrer.

Tous deux parvenaient à quitter les lieux, et trouvaient du secours en se dirigeant vers
l’hôtel voisin ; les premiers témoins accourus sur place munis d’extincteurs voyaient
Joseph H. sortir des locaux et arracher ses vêtements qu’il laissait sur place ; ils parvenaient
à éteindre l’incendie et l’accompagnaient rejoindre sa femme, rapatriée elle aussi un peu
plus tôt dans ledit hôtel.

Une heure après les faits, la Section de Recherche de la Gendarmerie Toulouse – Le Mirail
se rendait sur les lieux et dépêchait des techniciens en identification criminelle.
Mme Coureau, substitut du Procureur les désignait aussitôt comme directeur d’enquête et
leur demandait de porter réquisition à M. Daniel Van Schendel, expert auprès de la Cour
d’appel de Toulouse. Celui-ci se déplaçait le jour même afin d’effectuer tous les
prélèvements nécessaires et identifier la nature du colis piégé en collaboration avec les
spécialistes de la gendarmerie.

Hospitalisés peu après au C.H.U. de Rangueil, M. et Mme H. présentaient tous deux des
brûlures du 3ème degré, pour M. H. sur 45 % et pour Mme H. sur 35 % de la surface
corporelle, particulièrement sur les deux faces des mains, le cou, la face, les membres
inférieurs pour ce qui concerne M. H., ainsi que des plaies semblant correspondre à la
projection d’objets contondants occasionnant à ce dernier notamment un hématome très
important sur la face interne de la jambe gauche, les médecins signalant en outre pour
chacun d’eux de probables séquelles irréversibles.

Devant les enquêteurs venus les rencontrer avant même leur évacuation, M. H. mettait en
cause aussitôt M. Daniel Massé (cotes D2, D5) comme l’auteur des faits.
En conséquence de ces accusations, ils plaçaient M. Daniel Massé en garde-à-vue ce même
jour à 13h30 (cote D17), l’ayant interpellé au Lycée Bellevue de Toulouse où il était chargé
de surveiller des sessions d’examen (cote D 15).

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