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P001- Dilatation endoscopique des sténoses œsophagiennes peptiques : A propos de 25 cas
R. Baklouti, W. Ben Mansour, O. Ghannei, M. Zakhama, F. Aissaoui ,W. Bouhlel, MH. Loghmari,
F. Bdioui, L. Safer
Service de gastroentérologie, CHU Monastir
Introduction
La sténose peptique (SP) constitue une des complications graves du reflux gastro-œsophagien
(RGO). Elle reste une pathologie fréquente dans les pays en voie de développement. Le but de notre
travail est de présenter l’expérience du service d’hépato-gastro-entérologie du CHU Fattouma
Bourguiba en matière de diagnostic et de traitement par dilatation œsophagienne (DO) des SP.
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée sur une période de 4 ans (2011 - 2015). Nous avons
inclus tous les patients dont l’âge était ≥ 16 ans, ayant une dysphagie secondaire à une sténose
peptique. La dilatation endoscopique était réalisée en utilisant les ballonnets hydrostatiques, à
diamètre variable entre 10 et 20 mm. Nous avons défini la récidive de la sténose par une récidive de
la dysphagie quatre semaines après la première dilatation. Les sténoses réfractaires sont définies par
des sténoses ayant nécessité plus de cinq séances avec des intervalles de récidive courts.
Résultats
25 patients ont été inclus. Il s’agit de 20 hommes et 5femmes avec un sexe ratio : 4/1. L’âge moyen
était de 52ans (20- 81). Sur l’ensemble de nos patients, 47,5 % avaient un antécédent de RGO qui
évoluait depuis en moyenne 6,68 ans (1–18 ans). Un pyrosis était retrouvé chez 10 % des malades
(n= 3), des régurgitations chez 45 % (n= 11) et des douleurs épigastriques chez 12% (n=3). Une
perte pondérale modérée était observée chez 40 % des patients. L’examen clinique était normal chez
94,5 % des patients. Nous avons noté une dysphagie aux solides chez 90 % de nos patients, alors
qu’elle était mixte (solides et liquides) chez quatre patients. Le transit œsophagien a été réalisé chez
50 % des patients. Ce dernier a objectivé une sténose d’allure peptique au niveau du tiers inférieur de
l’œsophage chez 85 % de nos malades, alors qu’une sténose du tiers moyen de l’œsophage a été
objectivée chez trois patients. Les sténoses étaient souvent courtes ne dépassant pas 2 cm de hauteur
chez 80 % des patients et longues (> 2 cm) chez huit patients. Une dilatation modérée de l’œsophage
en amont a été retrouvée chez 8 patients et une hernie hiatale chez 20 patients. L’endoscopie a
objectivé la présence d’une SP au niveau du tiers inférieur de l’œsophage chez 92,5 %. Parmi les
lésions endoscopiques associées, une œsophagite a été retrouvée chez 27,5 % des patients et un
endobrachyœsophage était présent chez 15 % des patients. Une seule séance de dilatation par
ballonnet était suffisante chez 37,5 % pour avoir une rémission complète. Deux patients ont nécessité
quatre séances, trois patients cinq séances et un patient six séances pour arriver à un résultat jugé
satisfaisant. Aucune complication post dilatation n’était notée. Deux patients avaient une sténose
réfractaire et ont été proposés pour un traitement chirurgical. Une récidive clinique et endoscopique
était notée chez 62,5 % des patients, avec des délais de récidive compris entre quatre et huit
semaines. Une récidive à un mois était notée chez 52,5 % des patients et à deux mois chez sept
patients.
Conclusion
La SP est une complication rare du RGO. La dilatation endoscopique est le traitement de référence.
Les formes réfractaires, sévères ou compliquées, peuvent amener à discuter d’autres options
thérapeutiques, prothèse œsophagienne, voire chirurgie. La prévention des SP pourrait passer par une
prise en charge précoce et optimale du RGO sous toutes ses formes.

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