RESUMES DES POSTERS.pdf


Aperçu du fichier PDF resumes-des-posters.pdf - page 6/204

Page 1...4 5 678204



Aperçu texte


P004- Evaluation de la dilatation endoscopique des stenoses peptiques de l’œsophage : à propos
de 35 cas
Chtourou L, Hachicha I, Kallel R, Boudabous M, Grati A, Mnif L, Amouri A, Tahri N.
Service de gastroentérologie-Hôpital Hédi Chaker-Sfax
Introduction : La sténose peptique de l’œsophage (SPO) est l’une des complications bénigne du
reflux gastro-oesophagien (RGO). Elle reflète souvent un RGO non ou mal traité et pose un
problème de prise en charge. L’endoscopie joue un rôle important, à la fois diagnostique et
thérapeutique.
But : Déterminer les caractéristiques anatomo-cliniques, évolutives des SPO et évaluer les résultats
des différentes modalités thérapeutiques.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, menée dans le service de gastroentérologie du CHU Hédi Chaker de Sfax sur une période de 13 ans (2002-2015). Tous les patients
ayant une sténose peptique de l’œsophage traité initialement par dilatation endoscopique ont été
inclus. Pour chaque patient, nous avons étudié les paramètres épidémio-cliniques, endoscopiques et
thérapeutiques. La saisie et l’analyse des données ont été réalisées au moyen du logiciel spss version
20.0. Dans tous les tests statistiques, le seuil de signification était fixé à 0,05.
Résultats : Trente cinq patients étaient inclus. Il s’agissait de 12 femmes (34%) et 23 hommes
(66%), d’âge moyen de 61,77 ±24 ans. Une histoire d’un syndrome de reflux gastro-œsophagien était
présente dans 49% des cas. Tous nos patients avaient une dysphagie au moment du diagnostic. La
sténose siégeait au niveau du tiers inferieur de l’œsophage chez 34 patients et s’étend au tiers moyen
chez un patient. Elle est centrée dans 85,7% des cas et régulière dans 91,4% des cas. Son étendue
moyenne est de 34,14 mm. Une hernie hiatale était associée chez 21 patients. Un brachyœsophage
était observé chez 6 patients. Une dilatation endoscopique première était tentée pour tous les patients
associée à un traitement par double dose d’inhibiteurs de la pompe à protons avec un succès dans
80% des cas. Deux séances de dilatation étaient nécessaires, en moyenne, pour obtenir une rémission
avec des extrêmes d’une à cinq séances. Aucune complication n’a été signalée après le traitement
endoscopique. Une chirurgie était indiquée chez 7 patients après échec des dilatations
endoscopiques. Le recours à un traitement chirurgical était significativement associée à un âge < 50
ans (p=0,006). Un brachyœsophage au transit œsophagien était plus fréquent chez les patients opérés
sans que la différence ne soit statistiquement significative (p=0,07). Le sexe, le niveau socioéconomique, le tabac, l’ancienneté des symptômes et la présence d’une hernie hiatale n’étaient pas
associés à un échec de la dilatation endoscopique.
Conclusion : La SPO est une complication rare du RGO à l’ère des inhibiteurs de la pompe à
protons (IPP). Nos résultats montrent que la dilatation endoscopique associée à un IPP permet
souvent d’obtenir une rémission.

6