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30e année

n°06 - Juin 2016
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

DOSSIER

Immobilier
d’entreprise
ÉTABLISSEMENT PUBLIC

PORTRAITS D’ENTREPRISES

Ils ont choisi d’être
éco-responsables

Le Chu de Poitiers
labellisé Iso 50 001

Saviez-vous que l'énergie ne représente que 1,5 %
du budget du Chu Poitiers ? Cette petite ligne dans le
portefeuille de l'établissement public est le fruit de
plusieurs années d'analyses et de réflexions. PAGE 3



Dans les champs, au cœur de l'entreprise, dans un hôtel, les pratiques
éco-responsables gagnent du terrain. Loin d'être antinomique avec développement
économique, ces nouvelles pratiques mettent en avant le bon sens. PAGES 4, 5 ET 8



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L’Actualité en Poitou-Charentes
I 2 I InfoEco Juin 2016

Ayons du bon sens !
Ce mois-ci, Info-éco a choisi de mettre en lumière
des pratiques éco-responsables de chefs d'entreprise
soucieux de leur avenir. Léa Nature, à Perigny est un
bel exemple, « nous reversons à la nature ce que nous
lui prélevons », mais les pommes du Verger Chezeau
le sont tout autant que les luminaires éco-conçus de
Sfel. Dans les champs, au cœur de l'entreprise, mais
aussi dans les établissements publics, l'esprit
éco-responsable gagne du terrain. Tout fraîchement
labellisé Iso 50 001, le Chu de Poitiers est le premier
en France métropolitaine. Loin d'être une démarche
tendance, le développement durable se pratique
grâce à l'ingénierie thermique depuis les années
2000 et pour Frédéric Marchal, directeur du
patrimoine, rien ne doit se perdre et tout est une
question de bon sens.
Et du bon sens, Christian Poirault en a également,
mais sur d'autres thématiques. Entrepreneur au grand
cœur, il vient de fêter les 40 ans de son entreprise
avec des sportifs célèbres, ses salariés et des clients.
Un grand show à l'américaine qui apporte un vent
frais au département.
Et justement, le vice-président en charge du
tourisme, Dominique Clément, nous a accordé une
grande interview pour parler des belles perspectives
d'avenir de la Vienne.
Notre dossier porte sur l'immobilier d'entreprise :
Faut-il acheter ou louer ? Quel est le prix au m² dans
les départements de l'ex Poitou-Charentes ? Les
experts de l'immobilier vous guideront dans votre
choix.
Et pour finir en beauté, découvrez notre double page
sur le tournoi des partenaires du PB86. Cent-quarante
participants, 17 équipes, dont les Supergirls qui
jouaient pour Info-éco. Un grand bravo pour cette
organisation fun et festive à l'image du spectacle
offert pendant l'année. Allez Poitiers !
Bonne lecture.
Lydia De Abreu,
rédactrice en chef adjointe

INFO-ÉCO
Siège social : Public Media
5 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef :
Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction : Mathilde Wojylac
Contact :
Adresse : 48 rue Jean-Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél. : 05 49 42 74 30
Mail : info@publicmedia.fr
Site : www.info-eco.fr
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Abonnement :
99 euros pour un an
Tél. : 05 45 31 06 05
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L'Éveil - 43 000 Le Puy en Velay

LA GRANDE INTERVIEW DE DOMINIQUE CLEMENT

« Il n’y a pas d’idée
sans prise de risque »
Le vice-président au Département en charge du tourisme, Dominique
Clément revient sur la politique de la Vienne en la matière. Il développe aussi
les nouvelles relations qui s'établissent avec la Région ou les Deux-Sèvres.
Info-éco / Pouvez-vous
vous présenter en quelques
mots ?
Dominique Clément / Je
suis Poitevin de naissance
et d'attachement. Je suis
parti à Paris, mais je suis
revenu. J'ai une formation
d'économiste et de gestionnaire. Je suis notamment
passé par un master en
sciences de gestion à l'IAE
de Poitiers. Pendant 17 ans,
j'ai été chef d'entreprise
d'une société de conseil en
communication, essentiellement auprès des collectivités. J'ai été directeur du
comité régional du tourisme jusqu'en 2003. En
2001, je suis devenu maire
de Saint-Benoît et l'année
dernière, j'ai été élu au
conseil départemental.
Info-éco / Vous avez été élu
récemment président de
l'IAE de Poitiers. Quel est
votre rôle ?
D. C. / Je suis un ancien
de l'IAE et très attaché à
cette structure. Ma première mission est de renforcer le position de l'IAE au
sein de l'université de Poitiers. En consolidant ces
liens, c'est finalement les
deux structures qui seront
gagnantes. Il est le 2e IAE de
France, après Lyon et devant
Nantes. Mon rôle est aussi
de participer au développement de l'école, elle est
encore sous-estimée dans
le département comme
ailleurs. C'est pourtant un
des fleurons de la Vienne et
dans la grande région, il doit
servir de drapeau. Enfin,
l'IAE est une maison beaucoup plus forte et importante que son image ne le
laisse entendre. Il nous faut
développer la marque au
niveau des anciens élèves,
comme des entreprises.
C'est une structure appréciée, mais sous-estimée.
Info-éco / Quel est votre rôle
en tant que vice-président
du conseil départemental
en charge du tourisme ?
D. C. / La Vienne a une
activité touristique sousestimée. C'est pourtant le
premier département touristique de l'intérieur avec

870 000 euros de chiffre
d'affaires généré par an.
Nous avons un beau département, même si nous n'avons pas la mer ou la montagne. Le tourisme est ici
une création politique. René
Monory a créé le Futuroscope, mais il a aussi initié
une stratégie en parcs et
pôles. Les suivants ont
continué dans cette logique.
Ce n'est pas l'ADN naturel
du département, mais nous
nous le sommes approprié.
L'objectif est d'atteindre un
milliard d'euros de chiffre
d'affaires généré par le tourisme d'ici 2021. Ce projet
politique s'est complexifié
avec la loi NOTRe. Tout d'abord, l'activité économique
n'est plus du ressort du
Département, mais de la
Région. Deuxièmement, le
tourisme est une compétence partagée entre la
Région, le Département et
les communautés de communes. Enfin, la Région ne
peut pas déléguer au
Département le développement économique. Le système est donc bloqué. En
Vienne, le tourisme est le
résultat d'une volonté interventionniste des politiques.
Si aucun accord n'est trouvé
pour débloquer la situation,
il sera difficile de mener à
bien les projets. J'espère que
le Conseil d'Etat va corriger
cela et clarifier les choses en
permettant aux Département d'intervenir économiquement quand il s'agit
d'une activité touristique.
Info-éco / Quelle est la place
de l'Agence de créativité et
d'attractivité de la Vienne

dans la politique touristique ?
D. C. / Au niveau national, pourquoi les entrepreneurs touristiques viendraient chez nous pour
implanter leur projet ? Le
Futuroscope est une
adresse internationale. Le
Département a un savoirfaire sur ingénierie touristique. Elle sait gérer et coordonner de grands projets.
Est-ce que ce savoir-faire,
nous ne pouvons le mettre
à profit pour d'autres dossiers. A défaut d'avoir de
l'argent, nous proposons
des services, des partenariats.
Info-éco / Qu'en est-il des
relations avec la Région
Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ?
D. C. / J'ai déjà suivi des
réunions avec les 11 autres
départements. Un schéma
de développement stratégique est en cours de
réflexion. Un constat s'impose : pour être pertinent, il
faut être grand, en dessous,
nous ne sommes que des
nains. La nouvelle région
est un territoire pertinent
avec de nombreux atouts,
une offre très riche en
matière touristique. Elle
peut être comparée à un
orchestre composé d’excellents musiciens. Mais, pour
que ce ne soit pas une cacophonie, une partition doit
associer tout le monde. In
ne faut pas seulement de
bons ingrédients pour faire
une bonne sauce, mais
aussi une bonne recette.
Pour peser dans ce nouveau
concerto qui est en train de
s'écrire nous devons avoir
une offre, un discours cohérent, des acteurs organisés,
une crédibilité. Cette grande
région arrive en même
temps qu'il y a une redistribution des compétences,
c'est une des difficultés.
L'enjeu est que le Département reste un acteur touristique. Nous écrivons de
notre côté, notre plan de
développement stratégique,
ce sera notre pierre à l'édifice.
Info-éco / Sur le sujet du

tourisme, quelles relations
avez-vous établies avec les
Deux-Sèvres ?
Il y a une réelle convergence des projets. Dans la
nouvelle région, plusieurs
noms ressortent : Pays
Basque, Landes, Béarn … En
comparaison, les Deux-Sèvres ou la Vienne sont plus
faibles. Derrière le nom du
Poitou, il y a un historique.
Nous sommes en train d'élaborer une marque, un
nom qui résonne, une offre.
Info-éco / Des Etats généraux du tourisme sont prévus pour la fin de l'année.
Quelle sera la ligne conductrice ?
D. C. / L'idée est de mettre autour de la table tous
ceux qui participent à cette
dynamique touristique. La
Vienne a des atouts : son
université, son tourisme,
une politique équilibrée en
l'urbain et le rural, mais il
faut les travailler. Poitiers et
la Vienne ne peuvent se
penser indépendamment.
Poitiers ne pourra pas se
repositionner sans que la
Vienne ne fasse pareil. Ce
sera l'occasion de faire un
état des lieux, de mettre en
avant nos atouts. Ce sera
aussi un grand moment de
partenariats, pour travailler
ensemble. Il n'y a pas de
succès sans une idée, un
projet, mais non plus sans
une prise de risque. Et
même si cela n'est pas très
bien vu en politique aujourd'hui, il s'agira de remettre
le risque au goût du jour.
Info-éco / Une réunion avec
des entrepreneurs a eu lieu
à Paris à l'initiative de jeanPierre Raffarin. Pouvez-vous
nous ne dire un mot ?
D. C. / Il a réuni 40 chefs
d'entreprise pour échanger
autour du développement
de la Vienne. Ainsi, ils nous
ont communiqué leur
volonté à investir, leur énergie. Trois fois par an, ce sera
ainsi l'occasion de discuter
de projets, d'apporter des
conseils, une aide. Pour
monter un projet, la sagesse
et l'audace vont de paire. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR
MATHILDE WOJYLAC

L’Actualité en Poitou-Charentes
I 3 I InfoEco Juin 2016
ÉTABLISSEMENT PUBLIC

Poitiers, 1 Chu de France
a être labellisé Iso 50 001
er

Visant la mise en œuvre de mesures d'efficacité énergétique, la certification se base sur l'amélioration
continue des systèmes de management. Au Chu Poitiers, les économies d'énergies sont une priorité pour
le bien-être de tous, du lieu et de l'environnement.

S

aviez-vous que l'énergie ne représente
que 1,5 % du budget
du Chu Poitiers ?
Cette petite ligne dans le
portefeuille de l'établissement public est le fruit de
plusieurs années d'analyses, de télécontrôles et de
réflexions savamment
orchestrés par Frédéric
Marchal, directeur des
constructions du Chu et
ses équipes. « Nous avons
mis en place une démarche
volontaire qui aujourd'hui est
valorisée à travers la certification Iso 50 001, nous sommes les premiers en France
métropolitaine. Le Chu a
atteint un certaine maturité
grâce à l'ingénierie thermique
que nous avons développée.
Sans ingénierie thermique, il
est impossible de faire du
développement durable et
indirectement des économies. »

Pourquoi l'Iso 50 001 ?
Si depuis plus de 10 ans,
le Chu a mis en place sa
politique d'économies d'énergies, elle a souhaité
valoriser ses différentes

Avec 1 720 lits et plus de 6 800 personnes employées par le CHU
entre le personnel administratif, médical, les étudiants ... l’hôpital a
des besoins énergétiques comparables à une ville de 10 000 à
15 000 personnes.

Dimitri Neel et Frédéric Marchal, ingénieur et directeur des constructions et du patrimoine au Chu.

actions pour sensibiliser
les acteurs, mais également pour pouvoir bénéficier d'aides financières
supplémentaires, notamment pour la création du
nouveau centre neuro-cardio-vasculaire. « Si nous
étions certifiés Iso 50 001
avant la livraison du bâtiment, cela nous permettait de

doubler les CEE (certificat d'économie d'énergie) et de percevoir ainsi une recette supplémentaire
d'environ
170 000 euros. » Montant
peu négligeable qui récompense des efforts et des
méthodes de construction
et de fonctionnement. « Il
y a sept ans, nous étions sur
les plans du centre et la per-

formance énergétique du bâtiment était l'une de nos priorités. A terme, la rationalisation de la consommation
d'énergétique pourrait faire
baisser la facture de 5 à
22 %. »

Le Chu s'autosuffit en
énergie l'hiver
L'un des points forts du

Chu de Poitiers est la production d'énergie à partir
de la cogénération. En
2009, le Chu a investi dans
un nouveau système de
cogénération permettant
la production combinée
d'électricité et de chaleur
par le biais de moteurs alimentés au gaz. « Nous
consommons le gaz et nous
produisons de l'électricité que
nous revendons à ERDF, souligne Dimitri Neel, ingénieur au Chu. En hiver, il est
assez incroyable qu'un site
aussi important que le CHU
puisse s'effacer. Des indicateurs et un suivi quotidien
nous permettent de suivre nos
consommations et de les ajus-

ter. » L'eau étant également
une source d'énergie, les
ingénieurs ont souhaité
l'intégrer dans leur démarche d'Iso 50 001. « En 2014,
la facture de l'eau dépassait
les 800 000 euros pour
300 000 m3, notre objectif est
de réduire la consommation à
50 000 m3. » Ambitieux ou
plutôt judicieux, la direction du patrimoine a choisi
de traquer les fuites d'eau
avec la mise en place d'un
monitoring en continu.
« Au moindre problème, nous
sommes alertés et nous pouvons agir directement. Tout
est une question de bons
sens ! » ◆
LYDIA DE ABREU

RECHERCHE

Rendez-vous entre université et entreprises

L

'université de La Rochelle organisait une journée portes ouvertes à
l'attention des entreprises, vendredi 20 mai.
« Je suis venu voir quels axes de recherches
porte l'université et évaluer si une coopération
est possible », soufflait Antoine CazauxDebat. Le fondateur de l'entreprise Ausolen, qui évolue dans le secteur des systèmes photovoltaïques participait, avec une
vingtaine d'autres professionnels, à la
journée portes ouvertes de l'université
rochelaise. Il a ainsi pu visiter le laboratoire de la qualité de l'air (LaSIE) et ses
plates-formes expérimentales sur la cogénération solaire et le triptyque ventilation-chauffage-climatisation, le laboratoire de l'habitant de la ville durable
(LIENSs) et le laboratoire L3i (informatique, image et interaction). Pour la
seconde année consécutive, l'université
de La Rochelle ouvrait ses portes aux
acteurs socio-économiques autour du
thème de la transition énergétique, en
partenariat avec l'Agglomération rochelaise, la Chambre de commerce et d'in-

Fondation Université de La Rochelle, qui
est « le lieu d'échanges entre l'université, les
entreprises et les administrations locales et
départementales », assure son président,
Jean-Michel Baer.

L'exemple Poujoulat

Universitaires et entrepreneurs en train de visiter le laboratoire de la qualité de l'air (LaSIE).

dustrie de La Rochelle, les Chambres de
métiers de Charente-Maritime et des
Deux-Sèvres et le cluster Habitat.
« Des coopérations (entre la recherche et
les professionnels, ndlr) doivent se nouer

autour de nos trois axes sociétaux (1) », a
martelé le président de l'université, JeanMarc Ogier. Le rapprochement — déjà
engagé, mais qui peut encore nettement
se développer — se ferait au sein de la

Pierre Peigne et Lionel Druette, salariés
du groupe Poujoulat, qui a créé le Centre
d'essais et de recherche des industries de
la cheminée (Ceric) ont fait la démonstration de l'intérêt de ce rapprochement.
Le premier nommé, qui a obtenu son doctorat à La Rochelle, a présenté vendredi
le conduit de fumée multi-parois, qui a
été développé après un travail avec les
scientifiques universitaires, en bénéficiant
« des outils et des plates-formes de la faculté »,
a précisé Pierre Peigne. De quoi éveiller
l'intérêt de la jeune entreprise Ausolen.
O. G.

(1) : L'université de La Rochelle travaille sur trois
axes sociétaux : la transition énergétique, la transition environnementale et la transition numérique.

Vie des Entreprises
I 4 I InfoEco

Juin 2016

COSMÉTIQUE ET ALIMENATION – PÉRIGNY / 17

« Nous reversons à la nature
ce que nous lui prélevons »
En matière d'éco-responsabilité, le groupe Léa Nature fait figure d'exemple à suivre, voire de référence,
qu'il s'agisse de la production ou du siège social.

E

conomie, environnement, social et
bien sûr sociétal,
l'entreprise Léa Nature
n'oublie aucun des
aspects de son écoresponsabilité dans son
développement.
Ce souci de préserver la
nature et les hommes fait
même partie de son ADN
depuis sa création en 1995.
Par exemple, quasiment
tous les ingrédients nécessaires à la composition des
1 000 produits Léa Nature
viennent de France et
« environ deux produits sur
trois sont fabriqués par nousmêmes ou nos producteurs
partenaires », indique
Mireille Lizot, responsable
communication
du
groupe, pour démontrer le
souci de l'entreprise d'aider le monde agricole.

Label Ecocert
Dans la constellation

Léa Nature, il existe neuf
sites de production, surtout installés dans le sud
de la France et en Anjou,
« tous proches des zones de
production, insiste la communicante. Nous transportons le moins possible la
matière première (les chauffeurs peuvent actuellement suivre une formation
à l'éco-conduite, ndlr). Elle
est au contraire souvent
transformée sur place. Seuls
les produits finis voyagent.
Cela permet de maintenir
l'emploi local pour toutes les
étapes de production. Le siège
aide simplement pour la
recherche et le développement,
trouver des débouchés commerciaux et des solutions
marketing. » Autour de ces
sites, quelques 800 producteurs fournissent la
matière brute. « Dès la première année où nous l'avons
sollicité, en 2013, nous avons
obtenu le niveau excellence

Le siège de Léa Nature à Périgny a été construit à partir de matériaux
écologiques (bois, verre, peintures naturelles ...). Il est aussi équipé de
capteurs solaires, d’une pompe à chaleur, d’un puits canadien et de
panneaux photovoltaïques.

pour l'ensemble de nos
actions par Ecocert », l'organisme certificateur qui
labellise les produits bio,
rappelle d'ailleurs Mireille
Lizot.

Club 1 % pour la
planète
Le même souci d'impacter le moins possible
l'environnement a présidé
à la construction du siège
social et du laboratoire qui

s'étend derrière, à Périgny,
en
périphérie
de
La Rochelle. Construit en
2006, il a fait appel à toutes les solutions durables
de l'époque : panneaux
photovoltaïques, linoléum
en fibres naturelles, peintures sans composés organiques volatiles ...
Ce n'est pas tout. Léa
Nature est aussi membre
du club 1 % pour la planète, « qui rassemble environ

La Fondation Léa Nature / Jardin BiO’ lance une campagne d’intérêt
général : « Océan mon amour » sur la problématique des déchets
plastiques dans les océans.

80 entreprises en France, mais
surtout des professions libérales, très peu de sociétés de
la taille de Léa Nature. Il faut
dire que le Club oblige à
reverser 1 % du chiffre d'affaires, même si l'entreprise ne
gagne pas d'argent. Léa
Nature a reversé 5,5 millions
d'euros depuis 2007. Cet
argent a aidé plus de 700 projets environnementaux, en
majorité en France. Nous
reversons ainsi à la nature ce

que nous lui prélevons. » ◆
O. G.

FICHE D’IDENTITÉ
Siège : Périgny                  
Création : 1995
Président-fondateur :
Charles Kloboukoff
Effectif : 1 420 salariés dont
870 sur la France (entre Léa
Nature et le groupement
BioLéa) et 550 au siège
CA : 182 millions d'euros
(pour BioLéa et Léa Nature)

POMICULTURE — LES ROCHES-PRÉMARIE / 86

La nature au service du verger
éco-responsable Chezeau
Au cœur du Verger Chezeau aux Roches-Prémarie les petites bêtes règnent en maîtres, sur un domaine
de dix hectares au bord du Clain. 6,5 hectares sont consacrés aux pommes selon une agriculture raisonnée
et durable. De la production à la commercialisation, l'entreprise maîtrise tout.

S

on grand-père a planté la première graine dans les années 50,
Aujourd'hui, Vincent Baille-Barrelle cultive 10 hectares d'arbres fruitiers
dont 6,5 sont consacrés aux pommes
labellisées éco-responsables. Nourris aux
bons produits du terroir et à l'air frais au
cœur de la vallée du Clain aux RochesPrémarie, Vincent Baille-Barrelle et son
frère Simon ont repris les rênes de l'entreprise familiale dès 2003. Le premier
s'occupe des fruits, le second de 240 ha
de céréales. L'entreprise compte 11 salariés et 7 saisonniers permanent.
A la ferme, il est possible d'acheter
directement ses fruits à la petite boutique
nichée au pied du verger, mais également
venir les cueillir soi-même, fraise, abricot,
nectarines, pêches, selon la saison, Vincent Baille-Barrelle organise des cueillettes. Très à l'aise avec le web, l'exploitant
informe ses clients via les réseaux sociaux
et son site internet. En ville, à Poitiers
Demi-Lune, les vergers Chezeau ont
ouvert la boutique L'eau à la Bouche, un

Les Vergers Chezeau cultivent 15 variétés de
pommes pour 400 tonnes de production.

magasin sans intermédiaire, du producteur au client. « Nous vendons aussi directement aux supermachés, aux collectivités
locales, aux restaurants scolaires. Les gestionnaires, nous disent que nous avons des
pommes que les enfants mangent. »

Des pommes soucieuses
de l'environnement
Ces pommes ont justement une particularité, elles sont issues d'une agriculture raisonnée et durable, labellisées éco-

Des phéromones ont été installées sur les
pommiers.
reponsables. « Nous avons réussi à concilier
les attentes des clients avec une production écoresponsable qui s'appuie sur un cahier des
charges strict qui vise l'utilisation de solution
bio-contrôlées afin de respecter la biodiversité. »
Ces solutions, Vincent Baille-Barrelle, les
estime simples. « C'est un état d'esprit ! Pour
lutter contre les araignées rouges nous avons
introduit l'araignée blanche qui les mange.
Nous n'avons pas besoin de produits phytosanitaires pour ce problème. » Et à chaque
problème sa solution : pour éviter le ver

de la pomme, l'exploitant a mis en place
la confusion sexuelle. « Nous avons installés des phéromones dans les pommiers afin de
perturber le papillon mâle qui croit côtoyer une
femelle. Il s'épuise et meurt. » Pour limiter la
consommation d'eau, le verger est irrigué
au goutte-à-goutte et l'herbe n'est pas tondue afin de créer un éco-système. « Nous
avons besoin de toute la vie qui grouille autour
de nos fruits. » Et en cas de gel, une alarme
le prévient. Très au fait des dernières nouveautés, Vincent Baille-Barrelle aime « se
remettre en question. Je ne suis pas systématiquement à l'affût des dernières technologies,
mais on réfléchit toujours à de nouvelles alternatives. Actuellement, nous envisageons une
parcelle bio car nous allons y venir. » ◆
LYDIA DE ABREU

FICHE D’IDENTITÉ
Siège : Les Roches-Prémarie
Création : 1950
Effectif : 11 salariés et 7 saisonniers
CA : 750 000 euros

Vie des Entreprises
I 5 I InfoEco

Juin 2016

INDUSTRIE – SAULGÉ / 86

Sfel fait rayonner
les luminaires français
Depuis son rachat, la marque développe ses propres produits, des luminaires pour le tertiaire et les
industriels, mise sur le fabriqué en France et l'éco-conception. Une équation qui lui réussit plutôt bien.

L

e cadre peut surprendre. A deux pas
de Montmorillon,
avec comme premiers voisins des moutons, l'usine
Sfel (société de fabrication
et d'équipement de luminaires) s'étend sur 4 500 m2.
Créée il y a 40 ans, la
société était sous-traitante
pour de grands groupes tels
que Philips. « Peu à peu, ces
grandes sociétés se sont tournées vers des pays à bas coûts,
mettant Sfel en difficulté »,
explique Thierry Lambert,
le directeur de l'établissement. En 2004, elle est alors
rachetée par Guy et Bruno
Charnay. C'est un tournant.
Les deux hommes avaient
acquis peu avant la marque
GAL et décidé de la faire
renaître. Il leur fallait un
outil industriel pour produire. La sous-traitance est
arrêtée et une marque propre développée. Les premiers produits Sfel sont
nés. Cela commence par
une « simple » réglette fluo,
puis continue avec les tubulaires et les profilés alu.

« Aujourd'hui, la société
fabrique ses propres produits,
ainsi que ceux pour GAL. »
Vendus par des distributeurs professionnels, les
luminaires Sfel équipent
des écoles, hôpitaux, gymnases, maisons de retraite,
magasins, usines … « La
mode étant au loft, au style
industriel, nous essayons de
nous faire connaître, notamment avec GAL, auprès des
architectes. Cette nouvelle clientèle nous permet de présenter
de nouveaux produits, souligne Hélène Harris, responsable communication et
marketing. Nous essayons de
plus en plus de nous tourner
vers de la prescription. »

Se démarquer par
l’excellence
Sfel a sorti son premier
catalogue il y a tout juste
cinq ans et a réalisé son
premier salon en 2015.
« Nous voulons nous faire
connaître auprès des donneurs
d'ordre, des architectes, être
une marque française reconnue grâce à nos produits de

Thierry Lambert et Hélène Harris.

qualité, rajoute Thierry
Lambert. Nous sommes très
peu nombreux en tant que
fabricants français d'éclairages. Pour produire en France,
il faut être excellent et jouer
sur la souplesse, le service, la
réactivité, l'adaptation des
produits aux besoin. Fabriquer
français, cela signifie qu'il y a
un service derrière. Nous pouvons nous déplacer, proposer
un prototype, fabriquer une
petite quantité … Voilà notre
avantage par rapport à un
container venu d'Asie. »
L'entreprise dispose
d'un bureau d'études

interne composé de quatre
personnes, dont une est
dédiée aux tests. La société
réalise ses propres essais
de luminosité, d'étanchéité, de température.
« Nous pouvons ainsi garantir nos produits 5, voire 8 ans,
ce qui est rare dans ce milieu. »
Les luminaires sont écoconçus, l'utilisation de
chaque matière est pensée,
ainsi que son recyclage.
L'entreprise fait partie des
membres fondateurs de
Recylum (éco-organisme
pour le recyclage des
ampoules et lampes). Au

sein de l'usine, la sensibilisation s'accentue : bacs
séparés pour les déchets et
leur valorisation, optimisation des découpes, peu
d'emballage, tasses plutôt
que gobelets … Elle
accueillera également le
14 juin prochain, le 2e salon
du véhicule électrique
porté par le Club des entreprises du Sud-Vienne.
La tendance est au luminaire intelligent. « Le secteur
est en mutation. L'utilisation
est différente aujourd'hui, les
préoccupations en matière de
développement durable rentrent en ligne de compte. » Les
produits intègrent des cellules de détection, des
variateurs d'intensité suivant la lumière naturelle.
« Notre showroom à Pantin
nous permet de présenter ses
solutions nouvelles. »
En 10 ans, 5 millions
d'euros ont déjà été investis. Un million supplémentaire est prévu sur les deux
prochaines années. « L'objectif est d'arriver à une usine
4.0, une usine connectée. C'est

utiliser des luminaires performants dans notre propre
usine, mais avoir aussi des
techniques de préparation de
commandes, une organisation
différentes. Nous essayons de
tendre vers un idéal où la
commande serait directe, l'organisation derrière simple et
fluide. L'usine devient un
show-room où le luminaire
est mis en situation. L'idée est
d'organiser des journées de
découverte en associant le territoire, en faisant des visites
du patrimoine. Nous sommes
en milieu rural, mais cela
n'empêche pas la modernité,
la technicité. Pour cela, le plus
important pour nous c'est les
infrastructures, que ce soit la
route (avec la RN 147) ou l'internet. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

FICHE D’IDENTITÉ
Site : Saulgé
Dirigeants : préésident :
Bruno Charnay et directeur
du site : Thierry Lambert
Surface : 4 500 m2
Effectif : 33 salariés
CA : 5 M¤

HÉBERGEMENT – POITIERS / 86

Le 50’s, un gîte urbain éco-responsable
Dixième site éco-labellisé de la Vienne, le projet de Didier Seguin va plus loin que la location d'un meublé
touristique. Il s'inscrit dans l'histoire de son quartier, dans la volonté d'échanger et de construire des
relations durables.

A

deux pas du quartier de la Blaiserie, dans une impasse, le
numéro 12 de la rue de la Martinique a été transformé en meublé touristique. Ce gîte urbain éco-responsable
s'inspire et s'inscrit dans son environnement.
Les maisons de la rue ont été construites par l'abbé Pierre Brossolette en 1952
pour loger des ouvriers. « Cette impasse a
toujours gardé cet esprit d'échanges, de service à l'autre. Moi-même vivant dans le quartier depuis 15 ans, je cherchais à faire vivre
cet esprit et aller plus loin que de simplement
louer des murs », explique le propriétaire
du 50's. Voulant construire un espace
durable, Didier Seguin intègre dès le
départ, dans ses travaux les conditions
pour créer un gîte éco-responsable. Cuisine, salon, salle de bains, trois chambres,
une salle de jeux, tout a été refait. Une terrasse et un joli jardin s'étendent aussi à
l'arrière de la maison. Le gîte vient justement d'obtenir l'éco-label européen, le

Didier Seguin sous la tonnelle du jardin de
600 m2, un vrai coin de verdure en pleine ville.

10e de la Vienne. A celui-ci s'ajoute le label
CléVacances et Tourisme et handicap
(auditif et mental). « Les labels obligent à
réfléchir. Cela répondait à ma démarche. Le
développement durable, c'est le respect de la
nature, mais aussi de ce qui nous fait vivre,
de ce que les gens apportent. Toute ma vie, j'ai
été dans les projets en essayant de concilier,
l'économie et une évolution de la société, de la
conscience des gens. » Cela commence par

La décoration du gîte combine un style simple et
moderne et quelques pièces des années 50.
des gestes simples, il y a ainsi les bacs de
tri sélectif, l'emploi de produits éco-labellisés pour le ménage, la récupération de
l'eau de pluie, mais c'est aussi informer
et aller plus loin.

Créer des occasions d'échanger
« Mon souci est de créer un espace de vie et
de voir comment le gîte peut être le point de
départ de nouvelles relations avec les autres,

l'occasion pour le voyageurs de créer autre
chose. Je suis en train de construire un programme, de collecter un certain nombre de partenaires, d'expériences, d'initiatives pour leur
permettre d'élargir, d'enrichir leur expérience
sur place. » Didier Seguin imagine ainsi des
repas sur le thème des années 50, des
petits concerts, une soirée langue étrangère, mais aussi des ateliers ou des animations en lien avec le développement
durable, la biodiversité, le recyclage ou
encore une visite d'une centrale solaire,
d'un agriculteur bio ou des habitants du
quartier … « Je souhaiterais initier des balades urbaines, pour aller voir les compétences
qui se cachent derrière les façades, rencontrer
les gens et leur histoire, qui est aussi celle du
quartier. » Pour appuyer ce programme et
être rejoint par de bonnes volontés, il a
ainsi créé l'association Les amis du gîte.
« Le gîte est finalement un outil pour fédérer,
animer, partager. » ◆
M. W.

Vie des Entreprises
I 6 I InfoEco

Avis d’expert
La reprise à temps
partiel thérapeutique

Juin 2016

ECOSCOPE / CHRISTIAN POIRAULT - APE Etiquettes

Un dirigeant au grand cœur
Christian Poirault

Lorsqu’ un de vos
salariés est victime d’un
accident du travail ou
atteint d’une maladie
professionnelle, la
reprise du travail peut
se faire à temps partiel
thérapeutique. Voici un
éclairage sur les principales modalités à
connaître :
Tout d’abord il faut
Florence Grelier,
savoir que la première conseillère Employeurs
prescription à temps
partiel thérapeutique est soumise à l’avis du médecin conseil de la caisse primaire, afin de reconnaitre
que cet arrêt est de nature à favoriser la guérison ou
la consolidation de la blessure (art. L. 433-1 et R.43315 du CSS).
Ensuite, votre salarié et vous- même avez des obligations :
La victime doit adresser à la Caisse un certificat
médical du médecin traitant prescrivant le travail à
temps partiel.
Vous devez adresser une attestation de salaire à
la fin de chaque mois tant qu’il y a un arrêt à temps
partiel.
La durée du travail peut-être variable en fonction
de l’état de santé de votre salarié et elle est décidée
en accord entre le médecin du travail, l’employeur et
le salarié.
Concernant l’indemnisation, la reprise à temps
partiel thérapeutique peut intervenir après un seul
jour d’arrêt à temps complet pour pouvoir être
indemnisée par la CPAM. Cette condition minimum
doit être remplie sinon le salarié se verra opposer un
refus d’indemnisation pour la reprise de travail à
temps partiel. Si le début ou la fin de l’arrêt à temps
partiel commence en milieu de mois, il faut proratiser le salaire sur l’attestation de salaire suivant le
nombre de jours prescrit sur l’arrêt de travail.

“ Au bout de
40 ans
d'expérience
de chef
d'entreprise,
je prends toujours
autant de plaisir
à venir travailler
avec le sourire.
J'aime
les personnes
avec qui
je travaille et
je pense que
c'est réciproque ! ”

BIO EXPRESS
1954 Né à Neuvillle-du-Poitou à l'école
Belfroi
1969 Passe son BEPC au collège
1972 Sort diplômé des beaux arts de
Bordeaux en tant que graphiste
1973 Réalise son service militaire et
devient responsable d'un bureau dessin à
Cassis
1975 Décroche son premier emploi
comme charpentier métallique
1976 Crée avec un ami une imprimerie
MP Graphic
1988 Court son premier Dakar
1995 Lance Challengers, une agence
d'événementiels
1999 Reprend APE à Neuville et ses
65 salariés (aujourd'hui 148 salariés pour
un CA de 18 M¤)

La formulation de reprise d’un travail léger en
AT/MP permet d’envisager une reprise à temps plein
ou à temps partiel avec une activité allégée ou un
poste adapté.
Elle est prescrite par le médecin traitant et un
accord commun doit être trouvé entre le médecin du
travail, l’employeur et le salarié.

Motivation. Qu'est-ce qui vous

L’importance du bulletin d’hospitalisation

Contact : Pour tout renseignement, n’hésitez pas à
contacter le 3646 ou Florence Grelier par mail à :
contact-employeur@cpam-poitiers.cnamts.fr.

Conseil. Quel conseil donneriezvous à un jeune souhaitant devenir
chef d'entreprise ?
C. P. / Il doit être curieux et s'il
cherche, il trouvera les réponses à ses
questions. J'ai accompagné un salarié qui a racheté une imprimerie, il y
a de la place pour tout le monde.

La reprise de travail léger

Je voudrais revenir sur le bulletin d’hospitalisation
qui équivaut à un imprimé d’arrêt de travail. Nous
vous invitons à rappeler à vos salariés que les bulletins d’hospitalisation sont destinés d’une part à
l’entreprise et d’autre part à la CPAM. Ce document
étant unique, il est nécessaire d’en faire des copies,
car en l’absence de ce document, la CPAM ne peut
pas indemniser l’assuré pour sa période d’hospitalisation.

Carrière. Quelle est votre plus
belle réussite professionnelle ?
Christian Poirault / Je ne regrette
rien donc c'est difficile de sélectionner un moment. Ma réussite professionnelle c'est tout un ensemble, mais
j’ai peut-être une petite fierté d'avoir
emmené l'entreprise là où elle est
aujourd'hui en développant ses
valeurs qui placent l'humain au cœur
de l'entreprise. Au bout de 40 ans d'expérience de chef d'entreprise, je
prends toujours autant de plaisir à
venir travailler avec le sourire. J'aime
les personnes avec qui je travaille et
je pense que c'est réciproque.

Christian Poirault est entouré des sportifs
Alain Bernard, Philippe Candeloro, MarieJosé Pérec, Christian Lavieille et Sylvain
Chavanel.

motive dans la vie ?
C. P. / Avoir des projets. Je termine
une course et je repars après. J'aime
me procurer du plaisir au travail et
dans la vie de tous les jours. Ensuite,
je suis devenu grand-père, c'est aussi
une autre belle forme de motivation.
« On n'est jamais vieux pour jouer,
c'est quand on arrête de jouer que

l'on devient vieux. »

Avenir. Quels sontsont vos projets
pour l’avenir ?
C. P. / Nous venons de fêter nos
40 ans, plus précisément nos 42 ans
avec des sportifs célèbres : Philippe
Candelero, Alain Bernard,Sylvain
Chavanel … Et nous baptisons
chaque nouvelle machine par un
sportif de haut niveau, Belmando,
Alfand… ça colle à la dynamique de
l'entreprise et ça fait la fierté des
salariés. Un selfie avec Marie-José
Perec, ce n’est pas courant ! Concernant l'entreprise, nous sommes en
haut de l'échelle, un moyen chez les
gros et un gros chez les petits, nous
envisageons le rapprochement avec
un grand groupe pour grandir. Si on
stagne, c'est foutu, il faut aller de l'avant.
Loisirs. Quels sont vos loisirs ?
C. P. / Je touche à tous les sports,
lorsque j'étais jeune, je voulais devenir guide alpin. J'adore les sports de
glisse. Et, depuis que ma femme est
à la retraite, je prends moi aussi pas
mal de vacances.

Mots croisés. Pouvez-vous nous
donner trois mots pour vous définir ?
C. P. / Sincère, humain et je sais
d'où je viens. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR LYDIA DE ABREU

QUESTIONNAIRE DE PROUST
La qualité que j’apprécie chez les autres
L'honnêteté
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
La fidélité
Mon principal défaut
Je suis maniaque
Mon occupation préférée
Etre actif
Mon rêve de bonheur
Etre aimé
Le pays où je désirerais vivre
En Argentine, Guadeloupe, aux Seychelles et dans notre maison
à l'Ile de Ré
La couleur que je préfère
Le bleu, comme mes yeux
Votre plat préféré
Les huîtres

Mes auteurs favoris
J'aime le dernier livre de Depardieu, « Ça c'est fait comme ça »,
mais aussi celui de Patrick Sebastien
Mon film préféré
“Itinéraire d'un enfant gâté“
Mes peintres favoris
Orsa
Mes héros dans la vie réelle
Mon père, Michel
Ce que je déteste par-dessus tout
La connerie
Le don de la nature que je voudrais avoir
Celui de Mimie Mathy qui claque des doigts et change le monde
Ma devise
Le bonheur commence par la bonne humeur !

Vie pratique
I 7 I InfoEco

Juin 2016

COACHING AVEC ... Christian Marcon

Communication responsable :
donner du sens dans la durée
C

hez les communicants, une des dernières modes est la
communication responsable.
La précédente, celle du
numérique, a bousculé la
communication média
classique : l’internet
conversationnel est désormais au centre de la communication devenue une
relation de dialogue de
l’entreprise avec les parties
prenantes de son activité
et de son succès. Une communication équilibrée en
termes de capacité de prise
de parole, mais davantage
maîtrisée par l’entreprise
qui peut exploiter les données massivement produites par ces conversations.
Converser, certes, mais
pour dire quoi ? Que l’on
est le plus beau et le plus
fort ? Tout le monde le prétend depuis longtemps.
Mais comment créer un
attachement durable à
l’entreprise, au produit, à
la marque ? Par le sens
donné à la consommation.
Et, à l’ère du développement durable et du « bon
pour la planète », le sens
qu’attendent les partenaires — clients en tête —
c’est le sens de ses responsabilités sociétales.
Le greenwashing, cette
imposture écologique en
publicité, est désormais
stratégiquement dépassé.

Christian Marcon

“ La
communication
doit être
maintenant
éco-conçue
en termes
de moyens
employés
et pensée
pour créer
une relation
durable
avec les cibles ”

Il a d’ailleurs coûté cher à
ceux qui s’y sont essayés.
Les consommateurs ont
appris à le reconnaître et
le dénoncer. La communication doit être maintenant éco-conçue en termes de moyens employés,
pensée pour créer une
relation durable avec les
cibles en ne les saoulant
pas de promesses mirifiques, faire preuve de
modestie et ne pas prétendre à des performances
qui dépassent la vérité,
notamment dans la mise
en avant des actions en
faveur du développement
durable que l’on mène. Ce
serait incohérent.

S’adresser
au client-citoyen
Pour une fois donc, et

c’est heureux, la tendance
en matière de communication se préoccupe du
sens et pas seulement de
l’amélioration de la performance. Naturellement,
la démarche n’est pas désintéressée mais elle pense
le long terme, alors qu’habituellement le retour sur
investissement est attendu
à court terme, voire à très
court terme. Et puis l’intérêt
de
l’entreprise
concorde avec celui du
citoyen, et pas seulement
le besoin du client. C’est un
changement majeur.
Les communicants ont
tout à y gagner ; les entreprises également, qui doivent s’engager car l’attitude responsable incombe
à tous et doit infuser dans
l’entreprise. Des normes

existent pour fixer des
caps et donner des repères.
Des réseaux œuvres à stimuler les pratiques
responsables. L’information disponible en ligne est
abondante. Des professionnels qualifiés proposent leurs services. Nul ne
peut plus dire « je ne savais
pas ».
Gageons que dans dix
ans « communication
responsable » sera devenu
un pléonasme. ◆

culture et changement climatique des chambres d’agriculture ALPC développera le
sujet : « Les changements climatiques : menaces ou opportunités pour les Deux-Sèvres ? ». A partir de 19h, à la salle
de congrès de l’Hélianthe,
route de Mougon à La Crèche.

et énergétique

CHRISTIAN MARCON

Maître de conférence à l’université de Poitiers et membre du
bureau de RéseauCom 86

Agenda
2 juin
Atelier régional sur les
achats responsables
Des experts répondront à
quels sont les enjeux, les aides,
les risques et des entreprises
témoigneront. De 9 h à 12 h à la
CCI Deux-Sèvres à Niort.

6 juin
Forum innovation et
numérique
La CCI d'Angoulême organise la
4e édition de ce temps d'échanges avec des stands, des
démonstrations, des conférences (nouvelles tendances, améliorer sa rentabilité, le financement des projets, nouvelles
technologies ...). De 9 h à 17 h, à
la CCI d'Angoulême.

8 juin
Où se développer en
Asie demain  ?
FutuExport propose un petitdéjeuner pour aborder la Chine

et l'Asie du Sud Est, avec également un focus sur le Vietnam
et les opportunités à saisir. De
8 h 30 à 10 h 30, au World
Trade Center Poitiers-Futuroscope, à la CCI de la Vienne, sur
le Technopole.

9 juin
Premières rencontres du
Produire en France
Les entreprises de la Vienne et
de la région témoigneront de
leur expérience du label et de
ses retombées économiques
autour de tables-rondes.
Fabienne Delahaye, commissaire générale du Salon Mif
Expo et Yves Jégo, président
de Pro France seront présents.
A partir de 9 h 30, au Campanile, à deux pas du Futuroscope.

9 juin
Conférence sur le climat
Frédéric Levrault, expert agri-

15 et 16 juin
JAS La Rochelle
La 11e édition des Journées Aliments Santé se dérouleront à
l'Espace Encan de La Rochelle.
Cette manifestation de référence pour les professionnels
de l’agro-alimentaire propose
des expositions, des ateliers,
des rendez-vous, des conférences avec plus de 800 professionnels présents. C’est la
convention d’affaires européenne du secteur.

16 juin
La transition écologique

Quatre intervenants viendront
répondre à toutes les questions sur ce sujet. Acteurs
locaux, entreprises sont invités
à réfléchir à leur mode de
fonctionnement, de consommation … et à leur remise en
question. De 8 h 30 à 10 h, au
centre de conférences de Poitiers.

16 juin
"La révolution blockchain
est en marche !"
Grâce à cette conférence, les
entreprises pourront découvrir
le principe et le fonctionnement de la blockchain, l’outil
qui pourrait révolutionner l’ensemble des usages de notre
société. Claire Balva, co-fondatrice de Blockchain France sera
présente pour répondre aux
questions. A 18 h 30 à la CCI
Deux-Sèvres à Niort.

Avis d’expert
Zoom sur
la domiciliation
collective
Pour fixer le lieu de
leur siège social, les
sociétés peuvent prendre des locaux dont
elles auront seules la
jouissance (en tant que
propriétaire, locataire
ou sous-locataire), s’installer dans le domicile
de leur représentant
légal ou encore faire le
choix de s’installer dans
des locaux occupés en
Me Fatiha Nouri, avocate à la
commun par d’autres Cour de Poitiers
entreprises (par exemple en pépinière ou dans des centres d’affaires). On
parle dans ce dernier cas de domiciliation collective.
Le choix de la domiciliation collective est fréquent
dans le cadre de groupes de sociétés ou encore chez
les starts up. Pour les sociétés dont l’activité économique ne nécessite pas d’accueillir de la clientèle, la
domiciliation collective permet de satisfaire à un
moindre coût à l’obligation légale d’avoir un siège
social. Autre intérêt - plus indirect - de la domiciliation collective : elle tend à favoriser les synergies entre
les entreprises domiciliées.
Attention, la domiciliation collective ne doit pas
revenir à la prise d’une simple « boîte à lettres ». Elle
doit permettre la domiciliation effective du siège
social de la société en tant que lieu de fonctionnement de ses organes de direction. La loi encadre
d’ailleurs strictement la pratique de la domiciliation
collective. Sauf le cas où la domiciliation collective
intervient entre des sociétés d’un même groupe, l’entreprise domiciliataire (celle qui domicile les sociétés dans des locaux dont elle est propriétaire ou locataire) doit avoir obtenu un agrément préfectoral pour
exercer l’activité de domiciliation. De son côté, la
société domiciliée doit, lors de son immatriculation,
justifier d’un contrat de domiciliation établi par écrit
entre elle et le domiciliataire. Ce contrat doit être
conclu pour une durée de 3 mois au moins et imposer aux parties un certain nombre d’engagements.
Notamment, il doit y être indiqué que le domiciliataire met à la disposition de la société domiciliée des
locaux dotés d'une pièce propre à assurer la confidentialité nécessaire et à permettre une réunion régulière des organes chargés de la direction, de l'administration ou de la surveillance de l'entreprise ainsi
que la tenue, la conservation et la consultation des
livres, registres et documents prescrits par les lois et
règlements. A ce titre, il convient de faire état, dans
le contrat, des locaux, équipements (lignes téléphoniques, internet …) et éventuellement services mis
à la disposition de la société domiciliée.
Contact :
Ordre des Avocats de Poitiers
Adresse : 12 rue Gambetta, BP 373, 86009 Poitiers Cedex
Téléphone : 05 40 88 05 35
Site : www.avocats-poitiers.com.

Tourisme
HÉBERGEMENT

Le Pigeonnier du Perron,
un hôtel à la campagne
Non loin d'Availles-en-Châtellerault, au lieu-dit du Perron, un ancien
corps de ferme a été rénové en hôtel. Le site mise sur les labels pour
se différencier, prouver la qualité de son accueil et s'améliorer.

A

u cœur de la campagne châtelleraudaise, une
ancienne propriété noble
du XVe siècle a été transformée en un charmant
hôtel.
« Cette bâtisse est dans
notre famille depuis 1850,
raconte la gérante Emilie
Thiollet. C'est mon père qui
a décidé de la transformer en
hôtel en 2001. » Le philosophe René Descartes a été
un des propriétaires de la
demeure. « Il a d'ailleurs pris
le nom du lieu-dit en devenant le sieur du Perron. Et
même s'il a beaucoup voyagé,
il a gardé ce titre jusqu'à sa
mort qui figure sur sa pierre
tombale. Le pigeonnier est
aussi un signe de maison
noble. » Ainsi, le pigeonnier,
le corps de ferme, les granges ont été transformés
pour accueillir 14 chambres (dont un appart hôtel)
et un restaurant de 50 couverts. Une piscine a également été construite et une
salle de séminaire aménagée. « Dès le départ, le projet
incluait un restaurant. L'objectif était de faire vivre cette

L’ancienne métairie a été transformée pour accueillir les chambres.
Pour une nuit, il vous en coûtera entre 78 et 139 euros.
bâtisse. » Il est ouvert le labels. En 2005, c'était le
midi pour des groupes et label Qualité Vienne, en
le soir pour les clients de 2012 le label Qualité Rando
l'hôtel et en réservation. (pédestre et cycliste). L'hô« Nous élaborons nos plats à tel bénéficie aussi de la
partir des produits de notre marque Tourisme et hanpotager ou en provenance de dicap (moteur et mental).
nos arbres fruitiers. Je me « Les labels nous permettent
fourni sinon localement, de certifier une qualité de serauprès de l'association Bio- vices, de se distinguer, d'être
solidaire Senillé. »
identifié. Nous pouvons faire
valoir notre accueil auprès de
randonneurs, de cyclistes, de
Toujours s’améliorer
Depuis son ouverture, personnes en situation de
l'hôtel a obtenu plusieurs handicap. » Le site bénéficie
aussi de l'éco-label européen. « Nous faisons attention à nos consommations
d'eau, d'électricité, nos
déchets, la formation du personnel, l'information envers
les clients, l'approvisionnement local pour le restaurant.
Nous allons proposer la location de vélos électriques pour
visiter les alentours. Le label
est un gage de qualité. C'est
aussi un plus dans les recherUne plaque témoigne du passage de René Descartes dans ces lieux.

Emilie Thiollet est arrivée en
2004 pour diriger le site.

ches qu'effectuent les clients. »
Du côté de la restauration,
la maison est référencée
VégOresto et propose un
plat et un dessert 100 %
végétal. « Nous offrons une
alternative aux végétaliens,
mais aussi à tout ceux qui ont
des intolérances aux lactoses
par exemple. Nous avons une
clientèle d'affaires, comme des
couples ou des familles, nous
nous adaptons à chacun. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

Des labels au service de la qualité

Posséder un pigeonnier était un privilège réservé à la noblesse.
Autrefois, les fientes de pigeons étaient utilisées comme engrais.

Le label Qualité Vienne concerne 148 sites sur le département
de la Vienne. « C'est un label départemental, mais nous nous
basons sur une grille nationale pour l'évaluation des sites,
explique Carol Audis, chargée du label auprès de l'agence touristique de la Vienne. Il est renouvelable tous les trois ans. » Le
label Qualité Rando compte plus de 120 sites, pour la majorité
pédestre et cycliste (une centaine), mais également équestre (36)
ou canoë (26). Pour la marque Tourisme et handicap, organisme
national, 110 sites ont été retenus avec au moins deux déficiences (auditive, visuelle, moteur ou mentale). « L'objectif est que la
personne puisse venir et séjourner avec le plus d'autonomie
possible », souligne Bérangère Paquereau, responsable de la
marque auprès de l'ATV. Chaque marque ou label est le résultat
d'une démarche volontaire du prestataire. « Il bénéficie d'un
référencement, mais surtout d'une reconnaissance, note Carol
Audis. Ces labels sont souvent un point de départ dans d'une
démarche d'amélioration continue. C'est en tout cas un signe de
différenciation et une garantie pour le client, il est assuré d'une
qualité d'accueil. »


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