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différence dans les techniques de production utilisées dans les deux pays. Cependant, ces
différences dans les techniques sont données, rien ne permet de les expliquer.
A partir du moment où l’analyse prend en compte les différences de qualification des travailleurs,
il est normal de s’interroger sur les conséquences de l’activité des travailleurs les plus qualifiés,
les ingénieurs et les scientifiques, qui vont être à l’origine des innovations. La différence entre
cette nouvelle analyse et les précédentes provient de ce que la technologie, en tant que telle,
correspond à la combinaison de deux éléments distincts : les dépenses de R&D, réalisées par les
firmes et par les institutions publiques, et les personnels (scientifiques et ingénieurs), eux-mêmes
employés soit par les firmes, soit par les universités et les organismes publics de recherche. La
technologie ne peut donc être définie comme un stock détenu par une nation, mais comme un flux
qui résulte en partie d’un stock de travailleurs hautement qualifiés.
L’écart technologique
Posner (1961) est à l’origine de la prise en compte des innovations pour expliquer le commerce
international. Pour des raisons tenant à l’importance inégale de la R&D dans les nations, il existe
des nations qui, à un moment du temps, disposent d’une avance technologique qui leur confère
une situation de monopole transitoire pour certains produits. Il en résulte un commerce
international d’écart technologique : le bien nouveau est demandé par des consommateurs
nationaux, dans un premier temps, mais aussi étrangers avec un certain décalage (dénommé
demand lag). La demande étrangère lorsqu’elle se manifeste est nécessairement satisfaite par des
importations, puisque le producteur étranger dispose d’un monopole dans la production du bien
nouveau. Mais ce monopole n’est que temporaire : en raison de la diffusion des innovations, le
bien sera ensuite produit dans le pays importateur (ce délai est dénommé imitation lag).
La théorie du cycle de vie du produit
Vernon (1966) fait avancer la théorie néo-technologique dans trois directions complémentaires :
le premier est la spécification de la nature des innovations dans le cas particulier des USA, la
deuxième est une approche dynamique de la demande et des conditions de productions des biens,
la troisième est la prise en compte du rôle que jouent les FM (Firmes Multinationales). Il est
nécessaire de préciser que le schéma proposé par Vernon est, selon l’auteur lui-même, n’est
valable que pour rendre compte de l’insertion des USA dans les échanges internationaux de
produits industriels, jusqu’au début des années 1970 seulement.
Vernon se réfère au concept de « cycle de vie du produit », développé dans les années 1950 par
des auteurs spécialisés dans le marketing. Comme le terme l’indique, ce concept repose sur l’idée
que les produits ont une « vie » marquée par des phases : naissance, croissance, maturité,
sénescence), qui sont liées à la croissance de la production et à l’évolution des ventes. Les
différentes phases peuvent être caractérisées par l’évolution de la demande, celle des techniques
de production utilisées selon l’importance de cette demande et son élasticité-prix, et par les
modalités d’approvisionnement des marchés internationaux.
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