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Nom original: Sexpérience.pdf
Auteur: Fabienne Walraet

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Sexpérience
Serge termina son rapport et se frotta les yeux. Quarante-huit heures sans dormir, mais il était satisfait. Les
recherches avaient progressé. Bientôt, ils obtiendraient un résultat. On les payait cher pour ce travail, avec
des avantages en nature auxquels ils n'étaient pas accoutumés. Mais l'impatience de leurs commanditaires se
faisait sentir. Le projet « Hybride » durait depuis plusieurs années, lui-même n'en avait pas connu les
prémices. On l'avait recruté quatorze mois plus tôt, et depuis, il procédait à des expériences, prenait des
notes, et recommençait. A un autre étage, bien plus bas, du bâtiment scientifique, d'autres professionnels
exploraient d'autres pistes d'après ses compte-rendus.
Après avoir enregistré son fichier, il rejoignit une pièce contiguë. Contrairement à son bureau exigu, celle-ci
présentait des dimensions hors-norme. Plus ou moins 1000 mètres carrés remplis de plusieurs centaines de
cages occupées. Lorsqu'il entrait dans le local, des cris et des grognements divers l'accueillaient, une clameur
au début insoutenable, puis il s'y était habitué. Des dizaines d'espèces animales étaient entreposées dans ce
zoo secret, uniquement des mammifères. La longueur la plus à droite, le long du mur, renfermait les sujets
humains, vingt hommes, vingt femmes. Nus, sales, et hirsutes, ils provenaient des quatre coins du monde,
autant des campagnes alentours avec leurs sexclus abondants, que d'Afrique, d'Asie, ou d'Amérique du sud.
Deux spécimens venaient tout droit des espaces glacés du grand nord.
D'un pas vif, Serge se dirigea vers une femelle à la peau foncée. Il lui restait une expérience à mener avant un
repos bienvenu. Une injection de calmant lui permit d'engourdir les réactions du sujet. Malgré tout, il resta
prudent en l'extirpant de sa prison. Plusieurs fois, il avait subi des rebuffades, à l'une ou l'autre occasion, il
avait été blessé, rien de grave, mais pourquoi tenter le diable.
Il mena la jeune femme vers une cage plus grande située dans l'espace découvert près de l'entrée. A l'intérieur
l'attendait un ours. Lui aussi drogué. Hébété, la bête dodelinait de la tête. L'exciter n'allait pas être facile. Il
faudrait que la fille y mette du sien, ce qui ne poserait aucun problème. Avec le temps Serge avait appris à
utiliser le pistolet électrique au mieux. Si ses cobayes rechignaient à la tâche ou se montraient trop agressifs,
il envoyait une décharge qui calmait les plus fougueux. A force, un réflexe pavlovien s'était installé parmi les
animaux, la seule vue de l'arme suffisait en général à les calmer et à les motiver.
Après avoir installé son sujet féminin auprès de son nouveau compagnon, il ressortit, verrouilla la cage, et
lança ses premiers ordres.
― Bien, écoute-moi. Tu vas le masturber pour le mettre en condition pour la suite.
La fille hagarde approcha une main timide du sexe de l'ours. Elle connaissait le processus, ce n'était pas sa
première fois. Saisissant le membre, elle se mit à le secouer de façon molle, peinant à trouver le rythme
adéquat.
― Active-toi un peu, ce n'est pas ainsi qu'il va bander.
La malheureuse sursauta. Dans un effort visible de concentration, elle affermit son mouvement, tira sur le

phallus plus fort, plus régulièrement, mais l'animal, trop assommé, ne donnait aucun signe de bonne volonté.
Serge la laissa travailler de longues minutes avant de changer sa méthode.
― Laisse tomber, ça ne marchera pas. Nous allons passer à une autre méthode. Suce-le.
Même pas une expression de dégoût ne traversa le visage de la jeune femme. Obéissante, elle se pencha vers
le bout de chair et l'enfourna. Ses lèvres se resserrèrent dessus, et elle se mit à pomper. Ses joues se
gonflaient, se dégonflaient, puis se gonflaient à nouveau. Le spectacle devenait hypnotique. Serge sentit sous
sa combinaison les prémices d'une érection. Ça lui arrivait souvent. Au début, il en avait été honteux, puis il
avait accepté les faits. Les accouplements bestiaux l'excitaient, c'était ainsi. Et il n'était pas le seul dans ce
cas, la majorité de ses collègues réagissait comme lui. Certains se substituaient parfois aux cobayes pour
assouvir leurs pulsions. Lui ne l'avait pas encore fait, mais il y pensait.
Posant une main sur sa queue, il la pressa, adoptant la même cadence que la fille dans la cage. L'ours
paraissait reprendre un peu de vie. Son sexe prit soudain de l'ampleur, et sa compagne abandonna sa
fellation.
Sans lâcher sa bite, Serge donna les instructions suivantes.
― C'est bon, tu as réussi. Maintenant tu vas t'asseoir dessus. Baise-le jusqu'à ce qu'il crache. Ensuite, ne
laisse pas la semence couler hors de toi.
Toujours aussi hagarde, elle se mit en position. La verge de l'animal était énorme, mais elle se posa dessus
sans même une grimace. L'habitude sûrement, mais elle parvenait à mouiller abondamment et à se dilater
sans même être excitée. Un spécimen remarquable qu'on avait réservé aux ursidés, avec comme partenaire
principal celui qu'elle chevauchait pour l'expérience en cours. Durant une semaine, quatre accouplements par
jour étaient prévus, ensuite, elle se reposerait. Chaque matin au réveil, une prise de sang permettrait de
déterminer son taux de progestérone et ainsi de détecter une improbable grossesse.
Serge ne croyait pas vraiment en la réussite du projet, même si des rumeurs de gestation de trois guenons se
propageaient d'étage en étage. Lui, n'en avait pas encore vues de ses yeux. Toutes ses tentatives restaient
infructueuses. Mais il s'en foutait, il prestait ses heures, plutôt avec plaisir, et rentrait se coucher.
Son sexe devenait douloureux à force d'être comprimé, mais il n'osait prendre le risque de se dévêtir. Peu
probable que quelqu'un surgisse, mais ça se produisait parfois. Aucune envie de se faire surprendre à se tirer
sur le zob pendant le boulot, et surtout devant un spectacle encore réprouvé par beaucoup.
Accélérant son geste, il intima à la fille de se dépêcher, il n'avait pas que ça à faire.
Obtempérant à l'injonction, elle aussi augmenta sa vitesse. Ses fesses dodues sur lesquelles Serge avait une
vue imprenable balançaient en rythme, mais ce qu'il préférait c'était voir le sexe de l'ours entrer et sortir du
vagin. Parfois, un mouvement plus maladroit l'extirpait complètement, mais la jeune femme se ré-empalait
dessus sans tarder.

L'animal s'était mis à grogner. Malgré son hébétude, il participait maintenant aux ébats en secouant son
énorme fessier, la femme rebondissait sur son abdomen, s'agrippant aux poils pour ne pas tomber. C'est qu'il
y allait sans précautions, et le fétu de paille sur lui ne faisait pas le poids sous les coups de bassin. La bête
pour affermir son étreinte posa ses deux énormes pattes avant sur la taille de sa maîtresse imposée et serra.
Serge surveillait, parfois l'enlacement pouvait être trop viril, et la femme s'était déjà retrouvée avec des
blessures graves. Mais le chercheur avait bien dosé la drogue, l'ours avait tout juste la force de maintenir sa
compagne contre lui tout en se secouant dans sa vulve.
Maintenant que l'animal avait pris les choses en main, la fille ne bougeait plus et le laissait faire. Sa tête
dodelinait au rythme des poussées. Elle ne devait songer qu'à sa couche se dit Serge. Lui était bien réveillé,
et fixant la grosse queue de la bête, il se laissa aller dans sa combinaison qui s'orna d'une tache humide que
sa blouse de travail cacherait sans problème.
Soulagé, il se concentra à nouveau sur le coït contre nature. L'ours semblait arriver au final. La fille s'était
étalée sur son torse. Serge espérait qu'elle ne s'était pas endormie. La bête allait l'éjecter dès son sperme
craché, ce qui était ennuyeux. Non seulement, la semence allait s'écouler le long des cuisses, mais en plus,
Serge devrait porter la femelle amorphe jusque sa cage, sans parler des risques de lésions dues à la chute.
Dans une dernière secousse, l'ours éjacula bien au fond de sa partenaire, puis comme prévu la repoussa au sol
contre lequel elle se cogna la tête sans réagir.
Serge se précipita, ouvrit la porte, et la traîna à l'extérieur. Il lui écarta les cuisses et glissa un bouchon dans
le vagin encore dilaté. Le maximum de sperme devait rester en elle. Ensuite seulement, il s'occupa de
l'ausculter. Un simple évanouissement, sans dégâts, elle serait d'aplomb pour la prochaine séance.
Après l'avoir ramené sur sa paillasse, il retourna dans son bureau. Les derniers résultats d'analyse venaient
d'arriver.
Aucun doute, son spécimen allait être mis au repos. Une grossesse se développait.
Serge se demanda en lui-même s'il avait eu raison de la sauter trois jours plus tôt.


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